Informe anual 2012
El estado de los derechos humanos en el mundo

Documento - Iran: Incommunicado detention/ fear of torture and ill-treatment

ACTION URGENTE

DOCUMENT PUBLIC MDE 13/055/2006 – ÉFAI
AU 151/06

Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.

DÉTENTION AU SECRET
CRAINTES DE TORTURE ET DE MAUVAIS TRAITEMENTS

IRAN 

Dr Ahmad Gholipoor Rezaie, alias Dr Heydaroglu (h), 47 ou 48 ans

Hasan Ali Hajabollu, alias Hasan Ark (h), 47 ou 48 ans

Hassan Shahi (h)

Ahmad Soltani (h)

Changiz Bakhtave (h)

Babak Bakhtave (h)

Ebrahim Dashti (h)

Hussein Sababi (h)

Javad Abbasi (h)

Saber Beytallahi (h)

Ali Husseinejad (h)

Bahman Nasirzadeh (h)

Ali Halmi (h)

Mohsen Damirchi (h)

Asgar Akbarzadeh (h)

Ismail Rezaie (h)

ainsi que plusieurs centaines d’autres personnes

________________________________________________________________________________________________________

Londres, le 26 mai 2006


Plusieurs centaines de membres de la minorité turque azérie d’Iran, dont les personnes nommées ci-dessus, ont été arrêtés pendant et après des manifestations qui se déroulent actuellement dans tout le nord-ouest de l’Iran. Il semblerait qu’ils soient détenus au secret et Amnesty International craint qu’ils ne soient victimes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements.

Ces manifestations ont été déclenchées par un dessin paru le 12 mai dans Iran, un quotidien détenu par l’État, qui a choqué de nombreux membres de la minorité turque azérie d’Iran (qui se nomment eux-mêmes « Azerbaïdjanais d’Iran »). La publication de ce journal a été suspendue le 23 mai et le rédacteur en chef ainsi que l’auteur du dessin ont été arrêtés.

Ce sont des étudiants turcs azéris de plusieurs universités, dont celles de Téhéran et de Tabriz, qui ont été les premiers manifestants, mais le mouvement de protestation s’est ensuite étendu à de nombreuses autres villes du nord-ouest de l’Iran, comme Tabriz, Orumiyeh, Ardebil, Maragheh et Zandjan, où la population est majoritairement turque azérie.

Ces manifestations ont pris une ampleur considérable ; dans la seule ville de Tabriz, quelque 300 000 à 500 000 personnes auraient pris part à des rassemblements de protestation le 22 mai. Selon les informations recueillies, plusieurs centaines de manifestants auraient été arrêtés. Le 24 mai, le commandant des forces de l’ordre a confirmé qu’une soixantaine de personnes avaient été interpellées lors de chaque manifestation.

D’après certaines sources, plusieurs manifestants ont été battus par des membres des Forces spéciales et par les bassidji, des miliciens volontaires en civil. Un très grand nombre de personnes ont été blessées et il semble que certaines d’entre elles, voire toutes, soient détenues dans un hôpital militaire où elles ne sont pas autorisées à recevoir la visite de leurs proches. Certains manifestants auraient été tués après que les Forces spéciales eurent ouvert le feu dans la ville de Tabriz. Les autorités ont cependant démenti ces informations.

Saber Beytallahi, Ali Husseinejad, Bahman Nasirzadeh et Mohsen Damirchi, des militants azéris, ont été arrêtés par des représentants du ministère du Renseignement dans la ville de Maku, le 18 mai ou autour de cette date. Aucune information supplémentaire n’est parvenue à la connaissance d’Amnesty International. Ahmad Soltani et son frère ont été appréhendés à son domicile par des représentants du ministère du Renseignement aux alentours du 22 mai. Ces derniers ont fouillé sa maison et saisi des livres, des CD et des journaux en langue turque. Il semble que les deux frères soient détenus dans les locaux de ce ministère, à Tabriz. Changiz Bakhtave et Hassan Shahi ont été interpellés à Tabriz le 22 mai, mais Amnesty International ignore leur lieu de détention. Le docteur Ahmad Gholipoor Rezaie, un militant azéri également connu sous le nom de Dr Heydaroglu, et Hasan Ali Hajabollu, alias Hasan Ark, ont été eux aussi arrêtés le 22 mai après avoir participé à une manifestation à Tabriz. Des représentants du ministère du Renseignement les ont appréhendés vers 18 heures alors qu’ils montaient à bord d’une voiture. Ils ont d’abord été conduits au poste de police, avant d’être transférés dans un centre de détention du ministère du Renseignement situé à Tabriz. Ils n’ont pas été autorisés à entrer en contact avec leurs proches ni avec leur avocat. Depuis l’arrestation du docteur Rezaie, sa famille se rend quotidiennement dans le centre de détention pour prendre de ses nouvelles.

Javad Abbasi, professeur et militant azéri de renom, a été appréhendé le 24 mai à son domicile situé dans la ville de Salmas. Des représentants du ministère du Renseignement ont fouillé sa maison et saisi des livres et des CD en langue turque, ainsi que le carnet d’adresses et l’ordinateur de sa famille, avant de l’arrêter. Ses proches pensent qu’il est maintenu dans un centre de détention du ministère à Orumiyeh, mais ni eux ni son avocat n’ont réussi à le voir. Javid Abbasi a commencé à purger une peine de six mois d’emprisonnement en décembre 2005, après avoir été condamné pour « promotion du séparatisme et liens avec des groupes panturquistes ». Cependant, il n’a pas effectué la totalité de sa peine et a été libéré le 12 mars.

Ebrahim Dashti a été arrêté chez lui, à Tabriz, par des représentants en civil du ministère du Renseignement le 25 mai. Sa famille est sans nouvelles de lui depuis cette date, mais pense qu’il est maintenu dans le centre de détention du ministère. Ses deux fils ont été interpellés alors qu’ils s’y rendaient pour obtenir des informations à son sujet. À la connaissance d’Amnesty International, l’un des deux frères s’appelle Babak Dashti, mais le nom de l’autre est encore inconnu de l’organisation. Hussein Sababi a été appréhendé le 25 mai sur son lieu de travail, à Ardebil, par des représentants en civil du ministère du Renseignement. Il avait auparavant distribué des tracts portant sur une manifestation qui devait avoir lieu à Ardebil le 27 mai. Asgar Akbarzadeh a également été arrêté pour avoir distribué ces tracts le même jour.

Ismail Rezaie a été interpellé à son domicile situé à Tabriz le 26 mai par des personnes en civil qui n’ont pas indiqué leur identité. Il semblerait que ces hommes soient des représentants du ministère du Renseignement et qu’ils aient battu son épouse au cours de cette arrestation.


ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires mentionnés ci-après(en persan, en arabe, en anglais ou dans votre propre langue) :

– dites-vous inquiet pour la sécurité de ces 16 hommes (veuillez indiquer leur nom) et de plusieurs centaines d’autres personnes qui ont, semble-t-il, été arrêtées pendant et après des manifestations de grande ampleur organisées par des membres de la minorité turque azérie d’Iran dans le nord-ouest du pays ;

– cherchez à savoir si ces détenus ont été inculpés et demandez, si tel est le cas, que les charges retenues contre eux soient rendues publiques. Rappelez aux autorités que si ces personnes n’ont pas été inculpées pour une infraction dûment reconnue par la loi, elles doivent être libérées immédiatement ;

– exhortez les autorités à confirmer leur lieu de détention et à les autoriser, sans délai et sans condition, à entrer en contact avec leurs avocats, avec leurs proches et avec des interprètes, ainsi qu’à recevoir les soins médicaux dont elles pourraient avoir besoin ;

– efforcez-vous d’obtenir la garantie que ces personnes ne seront victimes ni de torture, ni d’autres formes de mauvais traitements au cours de leur détention.


APPELS À :

Responsable du pouvoir judiciaire :

His Excellency Ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi

Ministry of Justice, Park-e Shahr, Tehran, République islamique d'Iran

Courriers électroniques : veuillez adresser vos courriels via le formulaire en ligne destiné à recueillir l’avis des internautes : http://www.iranjudiciary.org/contactus-feedback-fa.html

La première ligne signifie : nom
La deuxième : adresse électronique, et la troisième : objet

Merci de rédiger votre appel dans le dernier champ, réservé au texte.

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,


Ministre du renseignement :

Gholam Hossein Mohseni Ejeie

Ministry of Information

Second Negarestan Street

Pasdaran Avenue

Téhéran, République islamique d'Iran

Courriers électroniques : iranprobe@iranprobe.com

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Ministre,


COPIES aux représentants diplomatiques de l’Iran dans votre pays.


PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 7 JUILLET 2006, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.



La version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l'adresse suivante :
http://www.efai.org

Cómo puedes ayudar

AMNISTÍA INTERNACIONAL EN EL MUNDO