Informe anual 2013
El estado de los derechos humanos en el mundo

Comunicados de prensa

14 noviembre 2012

L’échec des Nations unies lors du conflit armé au Sri Lanka

D’après leur propre rapport publié mercredi 14 novembre, les Nations unies ont échoué dans leur mission de protection des civils lors du conflit armé qui a ravagé le Sri Lanka. Aussi Amnesty International réitère-t-elle son appel en faveur d’une enquête indépendante sur les crimes de guerre présumés commis par l’armée sri-lankaise et les Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (LTTE).

Le rapport du Groupe d’experts nommé par le secrétaire général des Nations unies pour examiner l’action de l’ONU au Sri Lanka, remis à Ban Ki-moon et rendu public mercredi 14 novembre, porte une grave accusation contre l’action de l’ONU lors du conflit armé au Sri Lanka.

Il porte sur une période du conflit où de très graves violations du droit international ont probablement été commises et où une action efficace de l’ONU aurait peut-être pu permettre d’en éviter certaines.

Le rapport décrit un scénario où les représentants de l’ONU ont à plusieurs reprises manqué à leurs obligations envers les civils qu’ils étaient censés protéger ; s’efforçant d’apaiser les autorités sri-lankaises désireuses de restreindre l’espace humanitaire, ils ont ignoré ou minimisé la multiplication des éléments de preuve recueillis par leur propre personnel faisant état de crimes de guerre.

« Hélas, ce rapport confirme les allégations troublantes pointant du doigt l’échec de l’ONU qui circulent depuis la fin du conflit, en mai 2009, a indiqué José Luis Díaz, directeur du bureau d’Amnesty International auprès de l’ONU à New York.

« Nous espérons que les conclusions énergiques de ce rapport contribueront à améliorer la réponse de l’ONU et de la communauté internationale s’agissant de protéger les civils en temps de guerre, et à réformer les systèmes de secours défaillants. »

Ce rapport doit également aider à recentrer l’attention de la communauté internationale sur le grave problème que constitue l’impunité au Sri Lanka.

Des dizaines de milliers de civils sri-lankais auraient été tués lors d’actions menées sans discrimination par les combattants.

Les allégations selon lesquelles des crimes de guerre ont été commis tant par les forces armées sri-lankaises que par les LTTE étaient déjà considérées comme crédibles dans un précédent rapport, rédigé par le Groupe d’experts nommé par Ban Ki-moon sur la responsabilité au Sri Lanka. Il préconisait l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

Le présent rapport sur l’action de l’ONU au Sri Lanka décrit de façon très réaliste les conditions endurées par les civils et les employés de l’ONU.

Il explique comment ils ont été pris au piège dans la région des combats, victimes d’attaques menées par les deux camps. Toutefois, l’ONU a supprimé les informations relatives aux violations du droit humanitaire, particulièrement celles commises par les forces sri-lankaises.

« Ce rapport est aussi un signal d’alarme pour les États membres de l’ONU qui ne se sont pas suffisamment battus pour qu’une enquête internationale indépendante soit menée sur les crimes de guerre imputables aux forces armées et aux LTTE durant la dernière phase du conflit. Il illustre clairement l’absence de volonté du gouvernement sri-lankais de protéger les civils et de rendre des comptes pour les très graves violations perpétrées. Rien n’indique que cela ait changé », a poursuivi Jose Luis Díaz.

Selon les témoignages de victimes recueillis par Amnesty International, les deux camps ont délibérément tué et mis en danger des civils, et l’armée sri-lankaise a fait « disparaître » des combattants qui s’étaient rendus.

D’après des témoins, les LTTE se sont servis de civils comme de boucliers humains face à l’offensive de l’armée sri-lankaise et ont abattu ceux qui tentaient de s’enfuir. Au fur et à mesure que leurs troupes s’amenuisaient, les LTTE accéléraient la conscription d’enfants soldats.

Le gouvernement sri-lankais a mis en place une « zone de sécurité » et a enjoint aux civils pris au piège du conflit de s’y installer.

Selon des témoins, l’armée a bombardé cette zone, alors que les dirigeants tant militaires que politiques savaient qu’elle abritait de très nombreux civils.

Les bombardements ont touché des hôpitaux, tuant et blessant les patients et le personnel.

Plus de trois ans après, aucune enquête impartiale n’a été menée sur ces crimes présumés relevant du droit international et les responsables présumés de ces agissements n’ont pas été traduits en justice.

Cet échec établit un dangereux précédent, car il revient à dire que les États n’ayant pas ratifié le Statut de Rome, comme le Sri Lanka, sont hors de portée de la justice internationale et que l’on peut fermer les yeux sur les crimes commis au nom de la « lutte contre le terrorisme ».

Índice AI: PRE01/562/2012
Región Asia y Oceanía
País Sri Lanka
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