Informe anual 2013
El estado de los derechos humanos en el mundo

30 abril 2013

Burundi : la liberté d'expression est menacée par la nouvelle loi sur la presse

Burundi : la liberté d'expression est menacée par la nouvelle loi sur la presse
Il est prévu que le président Pierre Nkurunziza signe le projet de loi sur la presse.

Il est prévu que le président Pierre Nkurunziza signe le projet de loi sur la presse.

© AFP/Getty Images


Il faut que le président Pierre Nkurunziza rejette ce projet de loi et veille à ce que les journalistes soient en mesure de travailler librement, sans que pèse sur eux la menace d'une action en justice.
Fuente: 
Netsanet Belay, directeur d'Amnesty International pour l'Afrique

Une nouvelle loi sur la presse qui limiterait sévèrement les activités des journalistes au Burundi représente une grave menace pour la liberté d'expression, a déclaré Amnesty International mardi 30 avril 2013.

Adopté par le Sénat burundais plus tôt dans le mois, le projet de loi, qui définit de nouvelles infractions liées aux métiers de la presse et prévoit des amendes exorbitantes pour les journalistes qui les commettraient, semble prêt à être promulgué par le président.

Ce texte restreint le droit de couvrir des sujets liés à la sécurité publique ou à la sûreté nationale et de diffuser des informations qui menacent l'économie ou « insultent le président ».

« La liberté d'expression au Burundi est gravement menacée par cette loi répressive, qui se prête aux abus et place les journalistes à la merci des autorités », a déclaré Netsanet Belay, directeur d'Amnesty International pour l'Afrique.

« Il faut que le président Pierre Nkurunziza rejette ce projet de loi et veille à ce que les journalistes soient en mesure de travailler librement, sans que pèse sur eux la menace d'une action en justice. »

Au Burundi, les journalistes sont déjà exposés aux actes de harcèlement et d'intimidation et aux arrestations arbitraires uniquement en raison de leur travail. Malgré cela, les médias dans le pays sont très dynamiques.

Des journalistes enquêtent souvent sur des sujets sensibles, se mettant parfois en danger, et rendent publiques des allégations de violations des droits humains et de corruption.

Le projet de loi tel qu'il est actuellement rédigé pourrait rendre les journalistes passibles de poursuites pénales uniquement pour avoir fait leur travail et il leur impose beaucoup de nouvelles exigences à respecter.

Tout manquement pourrait leur valoir une amende pouvant aller jusqu'à 6 000 000 de francs burundais (environ 3 760 dollars des États-Unis), une somme que la plupart des médias seraient dans l'incapacité de payer.

« Cette loi imposerait des restrictions excessives aux journalistes et leur ferait risquer des poursuites judiciaires. Une grande partie des nouvelles exigences à respecter sont trop larges et pourraient être utilisées pour restreindre la liberté d'expression », a expliqué Netsanet Belay.

« La liberté de la presse est quelque chose de précieux pour le peuple burundais et le président devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour la protéger, plutôt que de l'étouffer. »

Le Sénat burundais a adopté le projet de loi le 19 avril et il est prévu que le président Pierre Nkurunziza le promulgue sous peu, après quoi il deviendra une loi à part entière.

Le Conseil national pour la défense de la démocratie au Burundi-Forces pour la défense de la démocratie au Burundi (CNDD-FDD), parti au pouvoir, gouverne sans véritable opposition à la suite du retrait des partis d'opposition lors des élections de 2010.

País

Burundi 

Región

África 

Tema

Libertad de expresión 

Follow #burundi @amnestyonline on twitter

Noticias

22 julio 2014

Mientras en Londres se reúnen hoy activistas para debatir sobre estrategias para abordar la mutilación genital femenina, comunidades de todo Sierra Leona adoptan un enfoque... Más »

04 septiembre 2014

Amnistía Internacional lleva muchos años investigando y documentando el uso de la tortura en México. A continuación, ofrecemos algunos datos alarmantes:

Más »
03 junio 2014

En la segunda de una serie de dos partes, dos de las personas cuyos nombres estaban entre los “más buscados” a causa de su papel en las protestas de 1989 en Tiananmen cuentan... Más »

11 julio 2014

Sasha, activista ucraniano de 19 años, fue secuestrado a punta de pistola por separatistas en Luhansk y golpeado una y otra vez durante 24 horas.

Más »
03 septiembre 2014

La decapitación del periodista estadounidense Steven Sotloff por militantes del Estado Islámico es el último de la serie de crímenes de guerra que están cometiendo los grupos... Más »