Informe anual 2013
El estado de los derechos humanos en el mundo

Comunicados de prensa

16 octubre 2013

L’Iran doit annuler l’exécution d’un condamné qui a «survécu à la pendaison»

L’Iran doit annuler l’exécution d’un homme qui a été retrouvé en vie à la morgue alors qu’il avait été pendu la veille, a déclaré Amnesty International mercredi 16 octobre après que les autorités ont annoncé qu’il serait pendu une seconde fois lorsque son état de santé le permettrait.

Cet homme âgé de 37 ans, identifié comme étant Alireza M., a été pendu à la prison de Bojnourd, dans le nord-est de l’Iran la semaine dernière, après avoir été déclaré coupable d’infractions à la législation sur les stupéfiants.

Selon les médias officiels, un médecin a constaté son décès après sa pendaison qui a duré 12 minutes. Pourtant, lorsque la famille du prisonnier s’est rendue à la morgue pour récupérer son corps le lendemain, il respirait encore.

Il se trouve actuellement à l’hôpital, mais un juge aurait déclaré qu’il remonterait sur la potence « dès que le personnel médical confirmera que son état de santé le permet ».

« La terrible perspective que cet homme soit pendu une deuxième fois, après avoir déjà traversé cette rude épreuve, ne fait que souligner le caractère cruel et inhumain de la peine de mort, a indiqué Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

« Les autorités iraniennes doivent immédiatement bloquer la procédure d’exécution visant Alireza M. et instaurer un moratoire sur toutes les autres exécutions. »

Alireza M. serait désormais dans un état « satisfaisant » à l’hôpital et un membre de sa famille a affirmé que les deux filles du rescapé étaient « très très heureuses » qu’il soit encore en vie.

Il aurait été condamné à mort pour trafic de stupéfiants par le tribunal révolutionnaire, qui juge les trafiquants en Iran dans le cadre de procédures ne respectant que rarement les normes internationales d’équité.

Depuis le début de l’année 2013, les autorités iraniennes auraient procédé au total à au moins 508 exécutions, dont 221 qu’elles n’ont pas confirmées.

La majorité des personnes exécutées l’ont été pour des infractions à la législation sur les stupéfiants.

« Il est tout à fait légitime que les autorités iraniennes tentent de remédier aux graves problèmes sociaux, économiques et de sécurité liés au trafic et à la consommation de stupéfiants. Cependant, s’en remettre à la peine de mort pour combattre ce fléau est malavisé et contraire au droit international, a estimé Philip Luther.

« Les gens veulent être protégés contre le crime, mais la peine capitale ne rend pas les sociétés plus sûres. »

Le Secrétaire général du Haut conseil des droits humains du pouvoir judiciaire iranien, Mohammad Javad Larijani, a lui-même exprimé en 2011 des doutes quant à l’efficacité de la peine de mort pour faire baisser la criminalité liée au trafic de stupéfiants.

« Procéder une seconde fois à l’exécution d’un homme ayant réussi à survivre à 12 minutes de pendaison – qui a été déclaré mort et dont la dépouille était sur le point d’être remise à sa famille – est tout simplement épouvantable. Cela trahit le manque élémentaire d’humanité qui caractérise hélas le fonctionnement du système judiciaire en Iran », a conclu Philip Luther.

Complément d’information
Amnesty International ne nie pas la souffrance des victimes de crime et reconnaît l’obligation et le devoir qu’ont les gouvernements de protéger leurs droits. Elle estime que les responsables présumés, après avoir été jugés de manière équitable, doivent être sanctionnés, sans recourir à la peine de mort.

Amnesty International s’oppose à la peine capitale en toutes circonstances.

Índice AI: PRE01/547/2013
Región Oriente Medio y Norte de África
País Irán
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