Le gouvernement soudanais s’apprête à juger 109 autres personnes après la condamnation à mort de huit membres présumés du Mouvement pour la justice et l’égalité par les tribunaux d’exception soudanais chargés des affaires antiterroristes.
Amnesty International a accusé le gouvernement soudanais, ce lundi
18 août, de détenir des centaines de personnes – parmi lesquelles des
femmes et un bébé de neuf mois – sans inculpation et sans possibilité
de consulter un avocat, tout en s’apprêtant à juger dans un simulacre
de procès 109 autres personnes pour l’attaque armée perpétrée le 10 mai
par le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE) dans les environs
de Khartoum.
Le procureur de la Cour pénale internationale a demandé la délivrance d'un mandat d’arrêt contre Omar el Béchir pour 10 chefs d’accusation de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Amnesty International a déclaré que l’annonce du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), ce lundi 14 juillet, constituait une étape importante dans la responsabilisation des auteurs de violations des droits humains au Soudan. L’organisation réagissait à l’annonce par le procureur de la CPI d’une demande de mandat d’arrêt à l’encontre du président soudanais Omar Hassan Ahmad el Béchir.
Amnesty International s'inquiète vivement de la répression menée par les forces de sécurité soudanaises après l'incursion d'un groupe armé dans Khartoum.
Un an après l’émission par la Cour pénale internationale (CPI) de mandats d’arrêt contre deux hommes soupçonnés de crimes de guerre au Darfour, des organisations de défense des droits humains du monde entier lancent le 27 avril une campagne intitulée Justice pour le Darfour, appelant à l’arrestation des deux suspects.
« Le gouvernement soudanais ne peut prétendre œuvrer à la protection
de la population du Darfour, tout en laissant des forces agissant pour
son compte attaquer des civils en toute impunité, comme cela se produit
», a déclaré Amnesty International ce vendredi 11 avril.
L’organisation a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à
censurer sévèrement le gouvernement soudanais après une série
d’attaques orchestrées contre des civils au Darfour par les milices
janjawids.
La force de maintien de la paix des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour, appelée MINUAD, a été déployée le 31 décembre 2007, mais pour les enfants de la région presque rien n’a changé.