(Tegucigalpa) À l'issue d'une visite de dix jours au Honduras au moment de l'élection présidentielle, Amnesty International a demandé jeudi 3 décembre qu'une enquête indépendante soit menée afin que toutes les personnes soupçonnées d'atteintes aux droits humains soient déférées à la justice et que les victimes bénéficient de réparations.
La délégation d'Amnesty International a rassemblé des informations sur de nombreux cas d'atteintes aux droits humains telles que des homicides dus à un recours excessif à la force, des arrestations arbitraires de manifestants par les forces de sécurité, et l'utilisation aveugle et gratuite de gaz lacrymogène.
De nombreux cas d'atteintes aux droits humains ont été perpétrées par les forces de sécurités depuis juin dernier, date à laquelle le président Manuel Zelaya a été contraint à l'exil.
Amnesty International a déclaré samedi 28 novembre qu'elle était extrêmement préoccupée par la sécurité des victimes et des témoins de tirs qui ont eu lieu à un barrage militaire à Tegucigalpa.
Amnesty International a appris que les autorités de facto du Honduras avaient stocké 10 000 unités de gaz lacrymogène et d'autres pièces d'équipement pour le contrôle des foules. Ces informations font craindre que les forces de sécurité ne fassent un usage excessif et disproportionné de la force au moment de l'élection présidentielle.
Tegucigalpa - Amnesty International a exhorté dimanche 29 novembre les autorités honduriennes à indiquer l'identité et le lieu de détention des personnes arrêtées la veille et le jour de l'élection présidentielle, et à faire connaître les charges retenues contre ces personnes.
Amnesty International a déclaré samedi 28 novembre qu'elle était extrêmement préoccupée par la sécurité des victimes et des témoins de tirs qui ont eu lieu à un barrage militaire à Tegucigalpa dans la nuit du 27 au 28 novembre. L'organisation a demandé au procureur spécial chargé des droits humains d'enquêter immédiatement sur ces événements.
Une délégation d'Amnesty International en mission d'observation de la situation des droits humains au Honduras a découvert des éléments attestant d'un risque accru de recours à une force excessive de la part des forces de sécurité.
Une délégation d'Amnesty International va se rendre au Honduras du 24 novembre au 4 décembre pour y évaluer la situation des droits humains dans le contexte de la crise politique que connaît cette nation d'Amérique centrale.