01 mai 2012
Il faut abandonner les charges pesant encore contre le journaliste soudanais Abuzar Al Amin

Le journaliste Abuzar Al Amin, affilié au journal Rai Al Shaab, tient une feuille sur laquelle il est écrit « Liberté d'expression ...un droit constitutionnel ». © DR

Abuzar Al Amin, ancien rédacteur en chef adjoint du journal Rai Al Shaab, un quotidien soudanais affilié au Congrès populaire (CP), parti d'opposition, a été arrêté en mai 2010. Les locaux de Rai Al Shaab ont été perquisitionnés et fermés par le Service national de la sûreté et du renseignement le lendemain de son arrestation. Le 14 juillet 2010, il a été déclaré coupable et condamné à cinq ans d'emprisonnement au titre des articles 50 et 66 du Code pénal de 1991 pour « atteinte à la Constitution » et « publication de fausses informations » à la suite d'articles qu'il avait écrits, qui ont été considérés comme critiques à l'égard du gouvernement. L'un de ces articles était un billet d'opinion affirmant que le président soudanais, Omar el Béchir, ne bénéficiait pas d'un large soutien au sein de la population. En mai 2011, la Cour suprême a réduit sa peine à une année d'incarcération, fixant sa libération au 3 juillet. Cependant, le Service national de la sûreté et du renseignement a porté deux nouvelles accusations à son encontre deux semaines avant cette date.

Abuzar Al Amin a finalement été libéré sous caution le 22 août 2011. Néanmoins, les charges pesant contre lui n'ont pas été abandonnées et il n'a pas encore été présenté devant un tribunal. Par conséquent, il est actuellement limité dans sa capacité à travailler en raison du risque d'une nouvelle arrestation. Son journal Rai Al Shaab avait été rouvert en octobre 2011, mais a de nouveau été fermé le 2 janvier 2012.

Amnesty International considérait Abuzar Al Amin comme un prisonnier d'opinion quand il était incarcéré. Pendant cette période, il était détenu au secret et aurait été torturé et soumis à d'autres formes de mauvais traitements par les agents du Service national de la sûreté et du renseignement.

La liberté d'expression est restreinte depuis longtemps au Soudan. Au cours des deux dernières années, l'intolérance du gouvernement vis-à-vis de l'opposition et, avec elle, la répression de tous les détracteurs du parti au pouvoir se sont intensifiées. Les journalistes faisant l'objet de poursuites pénales comme Abuzar Al Amin craignent constamment d'être la cible d'arrestations et de manœuvres d'intimidation.

Amnesty International demande l'abandon de toutes les charges pesant contre Abuzar Al Amin, y compris les accusations portées à son encontre en juillet 2011, qui semblent motivées par des considérations politiques. Joignez-vous à nous pour réclamer la fin de ces violations.

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Envoyez un courriel au ministre de la Justice du Soudan, Mohammed Bushara Dusa, en l'appelant à abandonner toutes les charges pesant contre Abuzar Al Amin.

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