16 septembre 2013
Le gouvernement kenyan doit mettre un terme aux expulsions forcées

© Amnesty International


Mise à jour : en moins de deux mois, nous avons déjà collecté 65 000 signatures dans le monde entier par le biais de pétitions hors-ligne ou de sites partenaires. Nous aimerions obtenir 80 000 signatures d’ici le 21 novembre 2013, date à laquelle des habitants des quartiers informels de Nairobi vont remettre la pétition à la secrétaire d’État Charity Ngilu.

Le 10 mai 2013, près de 400 logements ont été détruits dans le cadre d’une expulsion forcée menée dans le quartier de City Carton, à Nairobi, préalablement bouclé par un cordon de 170 policiers ayant pris position entre 4 et 5 heures du matin.

« Le 10 mai 2013, avant l'aube, les habitants du quartier informel de City Carton ont été réveillés par quelque 200 jeunes hommes et chassés de chez eux. Sous les yeux des policiers, ces hommes, armés de barres de fer et de marteaux, ont ensuite commencé à détruire les maisons… »

Témoignage sur les expulsions forcées de City Carton, recueilli par un chercheur d'Amnesty International à Nairobi (Kenya)

Le logement est un droit humain

Nul ne doit être expulsé de force, quel que soit son lieu de résidence. Les expulsions forcées sont illégales au regard du droit international et régional relatif aux droits humains. Les habitants des quartiers informels ont les mêmes droits au logement, à l’eau, aux infrastructures sanitaires, à l’éducation et à la santé que les autres.

À l'heure actuelle, le gouvernement kenyan ignore dans ses plans d'urbanisme plus de 50 % de la population de Nairobi. Selon les estimations, quelque deux millions d'habitants de la ville vivent dans des bidonvilles ou d'autres quartiers d’habitat spontané, avec un accès à l’eau, à l’enseignement, aux soins de santé et à la sécurité insuffisant, voire inexistant. Tout comme les habitants des quartiers informels de Mombasa et de Kisumu, ces personnes payent des impôts, votent, contribuent à l’économie et participent à la société au même titre que les autres habitants de la ville, mais elles sont exclues des budgets et des projets municipaux.

 

Interpelez avec nous la secrétaire d'État kenyane chargée du Territoire, du Logement et du Développement urbain en signant la pétition ci-dessous :

 

Madame la Secrétaire d'État,

Amnesty International, ses partenaires et ses sympathisants sont préoccupés par les expulsions forcées qui se déroulent au Kenya. Ces actes sont illégaux et doivent cesser immédiatement.

Nous vous appelons à mettre à terme à toutes les expulsions forcées au Kenya, et à adopter et mettre en œuvre une loi interdisant les expulsions forcées et établissant des garanties à respecter à la lettre avant toute expulsion. Cette loi doit être conforme aux normes internationales et régionales relatives aux droits humains.

 

La pétition sera remise à la secrétaire d’État Charity Ngilu le 15 novembre à Nairobi, et au gouvernement kenyan par le biais des ambassades kenyanes du monde entier.

 

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