Libérez les syndicalistes emprisonnés

10 décembre 2007

Tran Quoc Hien, emprisonné pour son travail syndicalTran Quoc Hien a été arrêté en janvier 2007, deux jours après avoir été nommé porte-parole de l’Organisation des ouvriers et paysans unis (UWFO). Ce conseiller juridique avait accepté cette fonction uniquement parce que quatre autres dirigeants avaient été arrêtés avant l'ouverture du sommet de la Coopération économique des pays d'Asie-Pacifique (APEC) au Viêt-Nam en novembre 2006. 

Les autorités vietnamiennes allèguent que Tran Quoc Hien s’est « joint à des organisations réactionnaires via Internet » et que « [s]ous couvert d’aider des membres de la population à introduire des requêtes », lui et ses complices ont encouragé des manifestations et publié des articles « faussés » sur Internet.

Il a également été accusé d’appartenir à Bloc 8406, mouvement en ligne de défense de la démocratie qui prône une réforme politique pacifique et le respect des droits humains. Le 15 mai 2007, Tran Quoc Hien a été condamné à une peine de cinq ans d’emprisonnement assortie d’une mise à l’épreuve de deux ans. Amnesty International ignore où il se trouve.

 Tran Thi Le Hang, Nguyen Tan Hoanh, Doan Van Dien et Doan Huy Chuong
Les quatre dirigeants de l’UWFO, Nguyen Tan Hoanh, Tran Thi Le Hang, Doan Huy Chuong et son père Doan Van Dien, seraient détenus à la prison B-5, dans la province de Dong Nai. Amnesty International ignore la date à laquelle ils seront éventuellement jugés ainsi que les chefs d'accusation qui auraient été retenus contre eux.

L’UWFO œuvre à la protection et à la promotion des droits des travailleurs, dont le droit de constituer un syndicat, ou d’y adhérer, en dehors de toute ingérence gouvernementale. L’organisation demande aussi que la justice soit rendue pour les personnes dont les terres ou les biens ont été illégalement confisqués par des responsables du gouvernement, et qu'il soit mis fin à l'exploitation de la main-d’œuvre bon marché et aux conditions de travail dangereuses.

Take Action Au Viêt-Nam, les syndicats indépendants ne sont pas autorisés. Les dissidents pacifiques et les détracteurs du gouvernement sont en butte aux arrestations, aux incarcérations, aux placements en résidence surveillée, aux mesures de surveillance et au harcèlement.