13 août 2009
Les autorités irakiennes doivent enquêter sur les allégations de recours excessif à la force au camp d'Ashraf

Quelque 3 500 membres de l'Organisation iranienne des moudjahidin du peuple (OIMP), un groupe d'opposition iranien, résident depuis 1986 au camp d'Ashraf, en Irak.

Au cours de l'année écoulée, plusieurs représentants du gouvernement irakien ont déclaré publiquement que ces personnes devaient évacuer le camp, puis quitter le pays.

Neuf résidents du camp ont été tués et des centaines blessés lors de l'assaut donné par les forces de sécurité irakiennes le 28 juillet. Trente-six autres ont été arrêtés et ont subi coups et torture.

Les forces de sécurité irakiennes ont utilisé du gaz lacrymogène, des canons à eau et des matraques contre ceux qui tentaient de les empêcher d'entrer dans le camp. Des images vidéo de cette descente montrent des membres des forces de sécurité frappant des personnes à maintes reprises sur différentes parties du corps et, semble-t-il, fonçant de manière délibérée, à bord de véhicules militaires, dans la foule ou sur des résidents du camp manifestant leur mécontentement. Des balles réelles auraient également été utilisées, et plusieurs résidents ont été abattus ou grièvement blessés.

Les 36 personnes arrêtées se trouvent actuellement en détention dans un poste de police de la ville d'Al Khalis, à environ 25 kilomètres au sud du camp d'Ashraf. Certaines personnes, torturées ou présentant des blessures causées par une arme à feu, ont besoin de soins médicaux.

Les détenus auraient reçu l'ordre de signer des documents rédigés en arabe mais ont refusé de le faire. Ils sont privés du droit de consulter un avocat de leur choix et observent une grève de la faim afin de protester contre leur détention et les mauvais traitements qui leur ont été réservés. Une de ces 36 personnes a été blessée par balle aux jambes et à un bras, et a été admise à l'hôpital de la ville de Baquba, au nord de Bagdad. Cet homme a subi trois opérations chirurgicales.

Amnesty International est préoccupée par le fait que ces 36 résidents du camp d'Ashraf risquent d'être renvoyés de force en Iran, où ils pourraient être torturés, voire exécutés. L'organisation demande la libération de ces personnes, à moins qu'elles ne soient jugées dans les meilleurs délais dans le cadre d'une procédure équitable pour une infraction pénale prévue par la loi.

Amnesty International exhorte les autorités irakiennes à enquêter sur le recours excessif à la force dont auraient fait preuve les forces de sécurité irakiennes, ainsi que sur les allégations de torture et de coups, et à traduire en justice les responsables présumés de ces actes.

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