En Jordanie, des dizaines de milliers d’employées de maison immigrées sont victimes d’isolement, d’exploitation et de mauvais traitements, avec peu ou pas de protection de l’État.
Ces personnes apportent pourtant une contribution essentielle à l'économie du pays et au bien-être des foyers où elles sont employées. Par ailleurs, leur travail permet de fournir des revenus à leur famille et à leur communauté. Nombre d’entre elles sont exploitées et mal traitées :
- beaucoup travaillent de seize à dix-neuf heures par jour, sans aucun congé ;
- les atteintes physiques, psychologiques et sexuelles sont fréquentes ;
- beaucoup sont retenues en captivité au domicile de leurs employeurs ;
- beaucoup ne perçoivent pas la totalité de leur maigre salaire, ou ne sont pas rémunérées, parfois pendant des années.
Jusqu’à cet été, le Code du travail jordanien ne s’appliquait pas aux employés de maison, et ne leur offrait donc pas les mêmes mesures de protection qu’aux employés d’autres secteurs (salaire minimum, congés ou arrêts pour maladie, par exemple). Des modifications ont été approuvées par le Parlement jordanien. Elles prévoyaient qu’une législation séparée serait utilisée pour définir les conditions de travail de ces personnes. Bien qu’il s’agisse d’une avancée, il reste encore beaucoup à faire pour que les droits des employées de maison immigrées soient protégés conformément aux normes internationales en matière de droits humains.
Appelez le gouvernement jordanien à faire en sorte que de nouvelles mesures soient prises pour protéger les droits de ces personnes.
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