Des centaines d'Iraniens ont été arrêtés au cours de la vague de répression contre les dissidents qui a débuté après l'élection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009, et qui n'a fait que s'intensifier.
Il y a un an, Amnesty International a appelé le gouvernement iranien à libérer les nombreux prisonniers d'opinion qui ont été placés en détention ou emprisonnés alors qu'ils n'avaient fait qu'exprimer pacifiquement leurs opinions.
Au cours des vagues de répression qui ont eu lieu ces douze derniers mois, le gouvernement a pris pour cibles les journalistes, les étudiants, les militants des droits humains, les avocats, les universitaires, d'anciens prisonniers politiques et les membres de minorités ethniques ou religieuses du pays. Cet élargissement de la répression est symptomatique de la détermination des autorités à trouver des boucs émissaires.
Les détenus ne peuvent consulter un avocat que lorsque les enquêtes sont considérées comme terminées ; ils sont de ce fait susceptibles d'être maintenus au secret de manière prolongée.
Au cours de cette période, leurs familles ne peuvent pas leur rendre visite, et les autorités font pression sur eux en les empêchant par exemple de recevoir des soins médicaux.
Les procès sont entachés de graves irrégularités, et les condamnations s'appuient sur des « aveux » arrachés sous la torture ou au moyen d'autres formes de mauvais traitements.
Les « procès pour l'exemple » qui ont eu lieu à la suite de l'élection sont une parodie de justice. Ils sont destinés à effrayer ceux qui osent s'opposer aux autorités.
Des personnes ont été condamnées à de longues peines d'emprisonnement, et parfois à la flagellation ; au moins 16 ont été condamnées à la peine capitale.
Amnesty International demande la libération immédiate et sans condition de tous ces prisonniers d'opinion.
Passez à l'action