Roxana Saberi va passer son trente-deuxième anniversaire dans une prison iranienne. Cette journaliste, qui est née aux États-Unis et qui vit en Iran depuis six ans, a été condamnée à huit ans d'emprisonnement ce mois-ci après avoir été déclarée coupable d'espionnage.
Amnesty International la considère comme une prisonnière d'opinion et a donc demandé sa libération immédiate et sans condition. Son père, Reza Saberi, a indiqué que sa fille avait été dupée et amenée à faire des « aveux », les enquêteurs lui ayant fait croire qu'elle serait libérée si elle coopérait.
Elle a été arrêtée le 31 janvier et accusée dans un premier temps d'avoir acheté de l'alcool, une infraction de faible gravité. Le 18 avril, elle a été déclarée coupable d'« espionnage » à l'issue d'un procès à huis clos.

Son arrestation, son procès et la lourde peine à laquelle elle a été condamnée incitent à penser que Roxana Saberi est utilisée comme pion sur l'échiquier des relations actuelles entre l'Iran et les États-Unis.
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