Le passage de la flamme olympique, utilisé comme prétexte à des mesures
de répression contre des opposants pacifiques, a donné un tour amer à
la politique de répression systématique de toute opposition légitime
pacifique au Viêt-Nam. Les personnes arrêtées avant et pendant le
parcours de la torche olympique doivent être immédiatement libérées, a
déclaré Amnesty International.
Au moins 1 200 personnes ont été exécutées en 2007, et un bien plus grand nombre encore ont été tuées en secret par l'État dans des pays tels que la Chine, la Mongolie et le Viêt-Nam.
Le militant chinois des droits humains Hu Jia a été reconnu coupable d’
« incitation à la subversion du pouvoir de l’État » et condamné à une peine de trois ans et demi d’emprisonnement.
Amnesty International a condamné, ce jeudi 3 avril 2008, la décision
des autorités chinoises de condamner Hu Jia, défenseur des droits
humains, pour
« incitation à la subversion de l’autorité de l’État ».
Hu Jia est sanctionné pour avoir exercé sa liberté d’expression et
s’être élevé contre les atteintes aux droits humains en Chine.
L’organisation considère Hu Jia comme un prisonnier d’opinion et s’est
opposée dès le début à sa détention et à
« l’arrestation en résidence surveillée » de son épouse et de leur bébé.
En 2001, Liu Jingmin, vice-président du Comité de candidature de Pékin aux JO, a déclaré que si l’organisation des Jeux était confiée à la Chine cela
« contribuerait au renforcement des droits humains ».
Amnesty International a appelé les autorités chinoises à mettre
immédiatement un terme aux mesures répressives contre les défenseurs
chinois des droits humains à Pékin et dans d’autres régions de Chine,
ainsi que contre les manifestants au Tibet et dans les régions
voisines, à l’occasion du lancement d’un nouveau rapport intitulé
China: The Olympics countdown – crackdown on activists threaten Olympics legacy.
Ye Guozhu, un militant du droit au logement, purge une peine de quatre ans de prison pour avoir demandé l’autorisation d’organiser une manifestation contre les expulsions forcées à Pékin.
Les discussions sur la situation au Tibet ont été écourtées pendant la réunion du Conseil des droits de l'homme de l’ONU, mardi à Genève.
Amnesty International a appelé les autorités népalaises à libérer
immédiatement et sans condition toutes les personnes arrêtées en
relation avec les manifestations sur le Tibet.
Plus de 400 personnes ont été arrêtées au Népal dans le cadre de la répression contre les manifestations pacifiques dénonçant les atteintes aux droits humains commises par la Chine au Tibet.