Amnesty International condamne l'arrestation formelle de Liu Xiaobo, intellectuel et militant de renom, pour« incitation à la subversion de l'État » le 23 juin. Selon le Quotidien du peuple, la police accuse Liu Xiaobo de s'être livré à des activités telles que la « propagation de rumeurs et diffamation du gouvernement, visant à la subversion et au renversement du système socialiste, au cours de ces dernières années ».
Les autorités chinoises ont accentué les mesures à l'encontre des voix dissidentes et des militants dans tout le pays à la veille du vingtième anniversaire de la répression sur la place Tiananmen.
Les autorités chinoises doivent mener une enquête publique et indépendante sur la répression brutale de manifestants pacifiques par l'armée sur la place Tiananmen et dans ses environs en 1989, a déclaré Amnesty International ce mardi 2 juin 2009.
Victimes de la répression, des centaines de civils ont été tués ou blessés et un certain nombre de personnes sont toujours incarcérées en raison de leur implication dans les manifestations de 1989 en faveur de la démocratie.
Les manquements que les gouvernements cumulent depuis plus de soixante ans en matière de droits humains sont exacerbés par la crise économique mondiale, qui a porté sur le devant de la scène le problème de la pauvreté et des inégalités.
La secrétaire générale d'Amnesty International a demandé au G20, qui regroupe les principales puissances économiques du monde, de donner l'exemple en s'engageant réellement en faveur des droits humains.
Amnesty International lance une nouvelle campagne qui va permettre aux personnes vivant dans le dénuement, aux « prisonniers de la pauvreté », de faire entendre leur voix et leur donner les moyens d'agir, tout comme elle a, avec de précédentes campagnes, apporté son appui aux prisonniers d'opinion, a déclaré la secrétaire générale d'Amnesty International.
Il y a un an, le 12 mai 2008, un violent tremblement de terre de magnitude 8 frappait le canton de Wenchuan, dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine).
Des parents et des proches d'enfants ayant péri dans le tremblement de terre qui a frappé le Sichuan ont été illégalement placés en détention et ont subi des actes d'intimidation de la part des autorités chinoises, a déclaré Amnesty International dans un rapport rendu public un an après la catastrophe. Des militants et des avocats qui s'efforçaient de leur venir en aide ont en outre été persécutés.