À l’approche du 30 avril, date limite fixée par la coalition au pouvoir, Amnesty International appelle le gouvernement pakistanais à rétablir à leurs postes une soixantaine de juges des hautes cours démis de leurs fonctions par le président Pervez Musharraf au moment de la proclamation de l’état d’urgence, au mépris de la constitution du pays.
Amnesty International salue la ratification par le Pakistan d’un traité clé en matière de droits humains et la signature de deux autres textes internationaux .
Le Pakistan a ratifié un traité de l’ONU de première importance en matière de droits humains, et il en a signé deux autres.
Au moins 1 200 personnes ont été exécutées en 2007, et un bien plus grand nombre encore ont été tuées en secret par l'État dans des pays tels que la Chine, la Mongolie et le Viêt-Nam.
Alors que se prépare l’entrée en fonction du nouveau Parlement au
Pakistan, Amnesty International lance un appel aux nouveaux dirigeants
du pays pour qu’ils remédient aux conséquences de l’état d’urgence
imposé en novembre 2007. Dans son dernier document en date,
Pakistan: Repairing the damage: ensuring robust human rights safeguards,
Amnesty International fait un bilan des atteintes qui ont été portées
aux garanties constitutionnelles et examine le rôle clé que peut jouer
une magistrature indépendante dans la protection des droits humains.
Le nouveau Parlement du Pakistan doit prendre de toute urgence des
mesures pour rétablir l’indépendance de la justice, garantir la
libération des avocats et des juges détenus illégalement et rétablir la
Constitution telle qu’elle était avant l’état d’urgence, a déclaré
Amnesty International ce mardi 19 février 2008.
Alors que les violations des droits humains et le harcèlement des
candidats de l’opposition aux élections générales du 18 février au
Pakistan s'intensifient, Amnesty International appelle tous les partis
politiques qui y participent à s’engager à ratifier et mettre en œuvre
certains traités internationaux fondamentaux pour mettre fin à des
décennies de violence et de non-respect des droits humains.
Irene Khan a écrit aux dirigeants politiques et économiques mondiaux pour qu’ils interrogent le président Musharraf sur la situation des droits humains au Pakistan, lors du Forum économique mondial.
Les dirigeants européens ont l’occasion d’exhorter le président Musharraf, en visite cette semaine en Europe, à faire cesser les violations des droits humains au Pakistan.
Amnesty International exhorte les responsables gouvernementaux et
dirigeants d’entreprise qui vont rencontrer le président du Pakistan
Pervez Musharraf cette semaine en Europe à demander la fin des
violations des droits humains qui se poursuivent au Pakistan en dépit
de la levée de l’état d’urgence.