Meilleure ville, meilleure vie

Les droits d’un milliard de personnes ne doivent pas être oubliés

  Without warning bulldozers and police entered the Dey Krahorm community in Phnom Penh early in the morning on Saturday January 24 January 2009 © Nicolas Axelrod© Nicolas Axelrod


Chaque année, le premier lundi du mois d’octobre, le monde est invité à respecter la Journée mondiale de l'habitat et à réfléchir aux conditions de vie dans les villes. L’ONU a choisi pour thème cette année « Meilleure ville, meilleure vie ». Cet espoir ne pourra se réaliser pour le milliard de personnes qui vivent dans des bidonvilles et des quartiers informels que si les gouvernements cessent de les priver de leurs droits fondamentaux.

Amnesty International a rassemblé des informations montrant qu’en Europe comme en Afrique les gouvernements violent le droit à un logement convenable et mènent dans les bidonvilles et les quartiers informels des expulsions forcées qui enfoncent encore davantage les gens dans la pauvreté. Les personnes qui subissent une expulsion forcée ne perdent pas seulement leur logement mais aussi bien souvent leurs biens, leur réseau social et l’accès à l'emploi et aux services.

Dans les pays riches comme dans les pays pauvres, ceux qui vivent dans ces communautés pauvres et marginalisées font tous état des mêmes violations quotidiennes de leurs droits fondamentaux.

En Europe et en Afrique, des personnes séparées par des milliers de kilomètres sont confrontées aux mêmes problèmes : menace d’expulsion forcée, exclusion des processus de consultation concernant les projets qui ont une incidence sur leur vie, absence de recours quand leurs droits sont violés, absence de protection de la loi et des institutions alors que d’autres en bénéficient. Elles expliquent qu’il leur faut souvent se battre pour avoir accès aux services – eau, assainissement, éducation et santé – dont elles ont besoin pour survivre et vivre dans la dignité.

Le sommet de l’ONU sur les objectifs du millénaire pour le développement (OMD), lors duquel les dirigeants du monde ont examiné les progrès réalisés en matière de lutte contre les divers aspects de la pauvreté, s’est achevé fin septembre. L’objectif relatif aux bidonvilles laisse de côté plus de 90 % des habitants de ces communautés depuis 10 ans car il vise à améliorer la vie de seulement 100 millions de personnes vivant dans les bidonvilles. Le plan d’action adopté par les dirigeants du monde n’a pas tenu compte de l’accroissement de ce problème. Les gouvernements n’ont pas été appelés à mettre fin aux expulsions forcées ni à fixer des objectifs nationaux adéquats.

Les gouvernements doivent assumer leurs responsabilités. En cette Journée mondiale de l'habitat rejoignez-nous : rappelez aux gouvernements qu’ils ne peuvent pas affirmer qu’ils combattent la pauvreté ou qu’ils améliorent la qualité de vie en ville s’ils ne se préoccupent pas de 900 millions de personnes sur un milliard qui vivent dans des bidonvilles, et s’ils les privent de leurs droits humains.

Meilleure ville, meilleure vie ? Agissez pour que cela ne reste pas qu’un slogan.

Amnesty International a lancé au cours de l’an passé une série d’actions sur le Cambodge, l’Égypte, l’Italie, le Kenya, la Roumanie, la Serbie, le Tchad et le Zimbabwe, entre autres. Elle a également lancé deux campagnes régionales sur les expulsions forcées en Europe et en Afrique.

Pour obtenir des précisions et des exemples de cas consultez les informations contenues dans cette valise, ou encore :


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