FAITS ET CHIFFRES - Valeurs et réalités olympiques
28 juillet 2008
AI Index: PRE01/204/2008
Charte olympique
http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_122.pdf
Premier principe fondamental de l’Olympisme
Respect des principes éthiques fondamentaux universels
Deuxième principe fondamental de l’Olympisme
Préservation de la dignité humaine
Ce que Pékin a promis
« Les médias disposeront d'une liberté d'information totale quand ils viendront en Chine. […] Nous sommes convaincus que la venue des Jeux en Chine va non seulement favoriser notre économie, mais aussi améliorer la situation sociale dans son ensemble, notamment dans les domaines de l'éducation, de la santé et des droits humains. » Wang Wei, secrétaire général du Comité de candidature de Pékin aux Jeux olympiques, 13 juillet 2001 (lorsque la Chine a été choisie pour accueillir les Jeux olympiques), China Daily.
Réalités olympiques
Réalité olympique
Des sanctions continuent d’être prises contre ceux qui défendent les droits humains.
- De nombreux défenseurs des droits humains chinois ont été pris pour cibles par les autorités, soucieuses de « réduire au silence la dissidence » avant l’ouverture des Jeux. Certains ont été emprisonnés et d'autres ont été harcelés et placés sous étroite surveillance policière à leur domicile.
- Les autorités chinoises prennent pour prétexte le fait que Pékin accueille les Jeux pour élargir le recours à la détention sans procès, sous forme notamment de « rééducation par le travail » et de « désintoxication obligatoire ».
- Des milliers de personnes, y compris des requérants s'étant rendus à Pékin pour obtenir justice auprès du gouvernement, ont été expulsés pour « nettoyer » la ville avant les Jeux.
- Les autorités de Shanghai ont interdit aux militants de s’adresser aux étrangers ou de quitter la ville sans autorisation ; il leur est interdit notamment de se rendre à Pékin avant la fin des Jeux. La population a été informée que ceux qui ne respecteraient pas ces règles pourraient être arrêtés et faire l’objet de poursuites.
- Au lendemain du tremblement de terre dans le Sichuan, les autorités de Chengdu, chef-lieu de cette province, ont ordonné aux écoles de prendre des mesures pour « assurer la stabilité » et ont demandé qu’une surveillance soit exercée vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour « empêcher impérativement que des manifestants ne se rendent à Pékin ».
- Les parents des enfants morts dans les établissements scolaires détruits par le tremblement de terre, qui demandent qu'une enquête soit menée pour déterminer s'il n'y a pas eu des négligences dans la construction de ces bâtiments, ont été particulièrement visés ; tout a été fait pour les empêcher de se rendre à Pékin pour transmettre leur demande aux autorités.
Réalité olympique
Contrairement à ce qu’elle avait promis, la Chine n’a pas accordé « une liberté totale aux médias ».
- Les autorités chinoises ont interdit aux médias l’accès au Tibet et aux zones peuplées de Tibétains dans les provinces avoisinantes après les manifestations du mois de mars.
- Malgré de nouveaux règlements en matière de médias censés accorder une plus grande liberté aux journalistes étrangers, ceux-ci ne sont toujours pas autorisés à couvrir certains « sujets sensibles » ; ils ne peuvent pas, notamment, parler aux victimes de violations des droits humains. Le Club des correspondants étrangers en Chine a enregistré environ 180 cas d’obstruction au travail des journalistes en 2007. On en dénombre à présent 260.
- Les journalistes chinois travaillent dans un climat de censure et ne peuvent pas couvrir des sujets considérés comme sensibles par les autorités ; un grand nombre d’entre eux continuent d'être détenus pour avoir traité de tels sujets.
- Le contrôle et la censure exercés sur Internet n’ont cessé de croître au fur et à mesure que les Jeux approchaient. De nombreux sites, dont plusieurs qui traitent des questions relatives au VIH/sida à Pékin, ont été pris pour cibles.
Réalité olympique
La Chine continue d’être le pays du monde qui procède au plus grand nombre d’exécutions capitales.
- La Cour populaire suprême a engagé une procédure de réexamen de la peine capitale qui semble avoir donné lieu à une diminution considérable du nombre d'exécutions - selon un haut responsable, 15 p. cent des condamnations à mort auraient été rejetées par la Cour pendant le premier semestre 2008.
- Les autorités continuent cependant de refuser de révéler le nombre total de personnes condamnées à mort et exécutées, qui demeure un secret d’État. D’après les estimations, ce sont des milliers de personnes qui seraient chaque année exécutées.
- Environ 68 infractions - y compris des infractions non violentes, liées à la législation sur les stupéfiants notamment – sont passibles de la peine capitale en Chine.
- Les condamnations à mort sont prononcées à l'issue de procès iniques et ceci n'a pas changé depuis que la Cour populaire suprême procède au réexamen des condamnations : les accusés ne peuvent pas entrer en contact rapidement avec un avocat ; il n'y a pas de présomption d'innocence ; les tribunaux continuent de faire l’objet d’ingérences de la part de la classe politique, et la loi n’interdit pas aux tribunaux de prendre en compte des éléments de preuve extorqués sous la torture.
FIN/
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