Communiqués de presse
Le meurtre d'un étranger illustre l'échec des autorités grecques face aux violences à caractère raciste
Le meurtre d'un jeune Pakistanais, tué à Athènes, est le résultat de l'incapacité persistante des autorités grecques à prendre des mesures décisives contre les violences à caractère raciste, a déclaré Amnesty International jeudi 17 janvier.
Deux personnes circulant à moto ont poignardé ce Pakistanais âgé de 27 ans alors qu'il roulait à vélo dans le quartier de Petralona, à Athènes, le 16 janvier. Il a plus tard succombé à ses blessures. La police a arrêté deux suspects, tous deux de nationalité grecque.
Marek Marczynski, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International, a déclaré : « Cette agression est loin d'être un cas isolé. Nous avons observé une multiplication inquiétante des agressions à caractère raciste au cours de l'année passée.
« Amnesty International a reçu des témoignages et des informations concernant quatre cas d'Égyptiens qui ont été agressés et blessés au cours des deux derniers mois dans les secteurs du Pirée, de Keratsini et de Moschato.
« Les autorités grecques doivent enquêter sur les motivations racistes et traduire les responsables présumés en justice.
« Elles doivent prendre sans délai des mesures en vue de mettre un terme à la longue série des attaques racistes dans le pays. »
En décembre 2012, Amnesty International a publié une synthèse sur les défis et les dangers auxquels sont confrontés les étrangers en Grèce, notamment la multiplication inquiétante des agressions à caractère raciste imputables à des membres de groupes d'extrême-droite.
Voir :
Greece: The end of the road for refugees, asylum-seekers and migrants


