Document - MAURITANIE. CRAINTES DE TORTURE OU DE MAUVAIS TRAITEMENTS / DÉTENTION AU SECRET. Abderrahmane Ould Mini (h) ; Saleh Ould Hannena (h) ; Moustafa Ould Cheibany (h) ; Ahmedou Ould Mbareck (h). Personnes libérées : Jemil Ould Mansour (h) ; Cheikh Mohamed E
DOCUMENT PUBLIC AFR 38/003/2005 – ÉFAI
Informations complémentaires sur l’AU 284/04 (AFR 38/003/2004
du 8 octobre 2004) et ses mises à jour (AFR 38/004/2004
du 14 octobre 2004, AFR 38/005/2004 du 19 octobre
2004, AFR 38/006/2004 du 27 octobre 2004 et
AFR 38/008/2004 du 22 novembre 2004)
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
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CRAINTES DE TORTURE OU DE MAUVAIS
TRAITEMENTS
DÉTENTION AU SECRET
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MAURITANIE |
Abderrahmane Ould Mini (h) Saleh Ould Hannena (h) Moustafa Ould Cheibany (h) Ahmedou Ould Mbareck (h)
personnes libérées : Jemil Ould Mansour (h) Cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedew (h), imam El Moctar Ould Mohamed Moussa (h), ancien ambassadeur Cheikh Ould Abdallahi (h) Amar Ould Amar Jowda (h) |
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Londres, le 22 février 2005
Les prisonniers d’opinion Jemil Ould Mansour, Cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedew et El Moctar Ould Mohamed Moussa ont été mis en liberté provisoire le 13 février 2005. Inculpés de « connivence dans la fabrication et la falsification de documents (photos) de nature à provoquer des troubles à l’ordre [et à] porter préjudice à la sécurité intérieure et extérieure », les trois hommes étaient détenus depuis le 16 novembre 2004 dans la prison centrale de Nouakchott, la capitale. Cheikh Ould Abdallahi aurait quant à lui été libéré au mois de novembre.
Près de 190 personnes, dont Abderrahmane Ould Mini, Saleh Ould Hannena, Moustafa Ould Cheibany, Ahmedou Ould Mbareck et Amar Ould Amar Jowda, ont été jugées par le tribunal pénal de Ouad Naga, une ville située à 50 kilomètres à l’est de Nouakchott. Elles étaient inculpées d’infractions liées à la sécurité de l’État à la suite d’un coup d’État manqué en juin 2003 et de deux autres tentatives présumées de putsch, en août et septembre 2004.
Amar Ould Amar Jowda a été acquitté, tandis que Abderrahmane Ould Mini, Saleh Ould Hannena, Moustafa Ould Cheibany, Ahmedou Ould Mbareck ont été condamnés, à l’instar d’une centaine de personnes, à diverses peines d’emprisonnement à l’issue d’une procédure inéquitable, le 3 février 2005. Leurs avocats ont décidé de former un recours contre ces condamnations. Un grand nombre d’accusés ont fait savoir au tribunal qu’ils avaient été soumis à des actes de torture et à d’autres formes de mauvais traitements, mais aucune action n’a été menée contre les responsables présumés de tels agissements. Certains sont sujets à des problèmes de santé et sont détenus dans des conditions éprouvantes.
Merci beaucoup à tous ceux qui ont envoyé des appels. Aucune action complémentaire n'est requise de la part des membres du Réseau Actions urgentes. Amnesty International va continuer d’intervenir en faveur de ces personnes en recourant à des méthodes d’action à plus long terme.
La version originale a
été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
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