Document - SOUDAN (DARFOUR) : «Quand nous protégeront-ils ?». Les civils piégés par la violence au Soudan
DARFOUR
«Quand nous protégeront-ils ?»
Les civils piégés par la violence au Soudan
AMNESTY INTERNATIONAL
Document public
Index AI : AFR 54/043/2007
ÉFAI
14 septembre 2007
«Personne ne défend les droits des personnes déplacées. Elles veulent retourner chez elles et cultiver leurs terres. Elles veulent obtenir réparation. Elles veulent la paix et la sécurité. Voilà leurs priorités.»
Un membre de l'ethnie masalit, au Darfour.
Aujourd'hui, le Darfour est un lieu de violences, marqué par une terrifiante insécurité. Les armes y sont facilement disponibles. La population est piégée dans un système d'attaques d'une complexité croissante. Les forces paramilitaires équipées par le gouvernement soudanais sont toujours plus fortes, tandis que de nouveaux groupes d'opposition armée voient le jour. Les affrontements opposent souvent des groupes – y compris ethniques – qui étaient alliés autrefois. Une seule chose reste inchangée : ce sont toujours les civils qui payent.
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Selon les Nations unies, 4,2 millions de personnes dépendent de l'aide humanitaire au Darfour. Parmi elles, 2,2 millions sont massées dans des camps de personnes déplacées.
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Les gens continuent de fuir. Entre janvier et août 2007, toujours selon les chiffres des Nations unies, près d'un quart de million de personnes ont pris la fuite, certaines pour la troisième ou la quatrième fois.
UNE FRAGMENTATION DANGEREUSE
Confronté à une insurrection en 2003, le gouvernement soudanais a exploité des tensions préexistantes pour armer des milices et déplacer des centaines de milliers de personnes. Depuis, la situation est devenue beaucoup plus complexe.
Les milices janjawids et l'aviation gouvernementale poursuivent leurs attaques contre les civils ou les groupes armés. On constate une forte présence des forces de sécurité soudanaises dans toute la zone. On compte également plus de 12 groupes armés, qui luttent non seulement contre le gouvernement, mais aussi les uns contre les autres. Les groupes ethniques s'affrontent, ainsi que des clans appartenant à un même groupe ethnique.
Le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) et l'Armée de libération du Soudan (ALS) se sont soulevés contre le gouvernement soudanais au Darfour, en 2003. Ils dénonçaient la marginalisation de la région, et l'absence de protection des populations sédentaires face aux attaques des nomades. En réaction, les autorités soudanaises ont fourni des armes et une assistance aux milices locales, les Janjawids, afin de les utiliser comme moyen de lutte par procuration contre l'opposition armée. Le gouvernement soudanais et les Janjawids ont visé délibérément les civils appartenant à la même ethnie que les groupes armés.
En 2004, pour répondre à un risque de famine, une vaste opération d'aide a été lancée avec la participation de 15 agences des Nations unies et de 80 organisations humanitaires. Au milieu de la même année, la Mission de l'Union africaine au Soudan (MUAS) a été déployée au Darfour, mais s'est heurtée à différents obstacles, y compris à un manque de ressources. Le 1eraoût 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté la résolution 1769 autorisant la mise en place d'une opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (MINUAD) pour le maintien de la paix. Cette force doit compter plus de 26000 personnes.
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En mai 2006, un accord de paix sur le Darfour a été signé entre le gouvernement et un groupe armé, l'ALS/Minawi, dirigée par Minni Minawi, qui s'était séparé de l'ALS dirigée par Abdel Wahed Mohammed Nur. Depuis, seuls quelques groupes armés ont accepté de signer ce protocole, et les négociations visant un nouvel accord de paix sont chaotiques.
DES ARMES À PROFUSION
«Tout le monde a des armes, les rebelles comme le gouvernement. Alors le moindre incident se transforme en désastre.»
Un membre de l'ethnie Maalyia au Darfour.
Au Darfour, les armes prolifèrent. Le gouvernement a fourni aux Janjawids de larges stocks de kalachnikovs, de lance-roquettes et de véhicules militaires.
Les forces paramilitaires gouvernementales du Darfour sont majoritairement composées de Janjawids : elles comprennent les Forces de défense populaire (FDP), la police populaire et la police nomade. Les effectifs des services de renseignement aux frontières ont été considérablement renforcés. Au Darfour, les membres de ce service sont pratiquement tous d'anciens Janjawids.
Les groupes armés d'opposition, notamment les différentes factions de l'ALS et du MJE, sont également bien armés. Une partie de leur armement a été pris aux forces gouvernementales ou aux Janjawids. Le reste provient de pays limitrophes, comme la Libye, le Tchad et l'Érythrée.
LES CIVILS PRIS POUR CIBLE
L'insécurité sur les routes
Il est désormais dangereux de circuler dans de nombreuses zones du Darfour. Selon les Nations unies, en juillet 2007, 14 véhicules humanitaires ont été attaqués et 15 convois ont été pillés. Le personnel des Nations unies et des organisations humanitaires est donc contraint de se déplacer en hélicoptères, ce qui restreint considérablement sa capacité de mouvement.
Les attaques contre l'aide humanitaire
La quasi-totalité des organisations d'aide ont subi des attaques armées, et réduit de ce fait leurs effectifs sur le terrain. En juillet 2007, neuf centres humanitaires ont été attaqués. Huit membres du personnel ont été tués au cours de leur travail. Certaines organisations ont même dû quitter la région en raison des attaques armées ou du harcèlement des autorités. En décembre 2006, des hommes en armes ont investi trois centres gérés par des organisations humanitaires, à Gereida. Une personne a été violée et une autre gravement battue. Douze véhicules ont été volés. En juillet 2007, Oxfam a finalement annoncé son retrait de Gereida, n'ayant pu obtenir de garanties crédibles concernant la non-répétition de telles attaques.
Les attaques du gouvernement et des Janjawids
En mai et juin 2007, plus de 2500 personnes ont fui le Darfour méridional pour rejoindre la République centrafricaine, au terme d'un éprouvant périple de dix jours. Ces réfugiés ont déclaré avoir pris la fuite après une attaque des Janjawids et des forces gouvernementales contre Daffaq, entre le 12 et le 18 mai.
En août 2007, quelque 300 Janjawids dotés de véhicules ont attaqué les villages de Mazrouk et d'Oum Saouna, dans le sud-est du Darfour. Deux civils ont été tués à Mazrouk et sept autres à Oum Saouna. Un ancien membre de l'ALS dirigeait les Janjawids, qui étaient appuyés par les frappes des avions Antonov du gouvernement. La résolution 1591 (2005) du Conseil de sécurité des Nations unies interdisait pourtant ce genre de bombardements.
La violence sexuelle
«Tout homme qui en avait le désir pouvait les violer. Quand un homme se présentait, les femmes devaient se soumettre. Autrement, elles étaient gravement battues.»
Témoignage d'un habitant du Darfour recueilli par les enquêteurs des Nations unies.
Les viols et l'esclavage sexuel se poursuivent dans une totale impunité. Le 26 décembre 2006, Deribat, une place forte de l'ALS, a été attaquée par des hommes à cheval ou à dos de chameau, avec l'appui de véhicules et d'avions. Des gens se sont réfugiés dans les collines. Une cinquantaine de femmes ont été enlevées et emmenées vers le lit asséché d'une rivière. Des hommes en armes les ont encerclées. Elles ont toutes été violées. Des enfants ont vu ce qui arrivait à leurs mères. Certains d'entre eux ont également été violés. Gardées comme esclaves sexuelles, les femmes devaient aussi préparer et servir la nourriture pour leurs ravisseurs.
Les femmes interrogées par les enquêteurs des Nations unies sont restées environ un mois en captivité. Certaines se sont échappées lors d'une attaque de l'ALS. Selon les Nations unies, des membres et des commandants des FDP seraient impliqués dans ces violences. Des hommes de l'ethnie four appartenant à la faction ALS/Abul Gasim y ont également participé, d'après les témoignages recueillis.
Dans les camps pour personnes déplacées, les femmes et les jeunes filles s'exposent aux attaques si elles sortent pour recueillir du bois de chauffe ou se rendre au marché. Elles subissent également des violences de plus en plus nombreuses dans les camps et au sein de leurs familles. Les Nations unies et les ONG ont enregistré des centaines de viols de femmes au cours de l'année 2006. Trois femmes violées appartenaient au personnel humanitaire.
Les conflits ethniques
En 2007, des centaines de personnes ont été tuées lors d'affrontements interethniques. Avec la prolifération des armes, de simples litiges dégénèrent en homicides de masse. Autrefois, ce genre de contentieux pouvait être résolu grâce aux procédures traditionnelles de réconciliation.
Les attaques les plus sauvages ont été lancées par les Rizeiqats, originaires du nord, contre les Tarjems. Les deux ethnies se définissent comme arabes et ont fourni des membres aux Janjawids et aux FDP. À plusieurs reprises au cours de l'année 2007, des Rizeiqats ont attaqué des villages tarjems, brûlant les maisons et pillant systématiquement les biens. Ils étaient vêtus pour la plupart de l'uniforme des services de renseignement aux frontières et disposaient de mitrailleuses et de lance-roquettes montés sur des véhicules militarisés, Ils ont tiré sans discrimination sur les Tarjems. La plupart des personnes qui ont trouvé la mort à cette occasion étaient des villageois tarjems armés qui tentaient de riposter. Toutefois, des hommes âgés et ceux qui étaient trop faibles pour courir sont également morts. Selon des informations fiables, plus de 400 personnes ont été tuées entre janvier et août.
L'un des assauts les plus récents a eu lieu le 31 juillet, pendant une cérémonie d'hommage à ceux qui avaient été tués lors d'une précédente attaque. La veille, l'armée du gouvernement avait indiqué que des hommes en armes se rassemblaient dans la zone, mais elle n'a pris aucune mesure pour autant. Au moins 68 personnes ont été tuées.
Les exactions commises par des groupes armés
Plusieurs groupes armés d'opposition, notamment le MJE et les différentes factions de l'ALS (ALS/Minawi, entre autres), ont commis diverses exactions. Ils ont enlevé, gardé en captivité et parfois tué des opposants. Ils ont également attaqué des convois humanitaires.
Située à 136 kilomètres au sud-est de Nyala, Gereida était initialement une bourgade de 12000 personnes, implantée dans une zone où vivaient des fermiers masalits et des bergers fallatas. Depuis 2003, cette agglomération a connu un très fort afflux de population. Elle est désormais entourée de camps abritant plus de 130000 personnes déplacées. Pendant l'année 2006, la population civile de Gereida et les personnes déplacées ont été laissées sans protection. De fait, le gouvernement a accru l'insécurité, notamment en faisant obstacle à l'aide humanitaire au moyen de restrictions sur le carburant ou de barrages routiers. Les effectifs de la MUAS déployés dans cette zone – soit une centaine de personnes – n'ont pas été en mesure d'offrir une quelconque protection. Des villageois ont signalé que même lorsqu'ils faisaient appel à la MUAS au cours d'une attaque, cette dernière venait rarement à leur secours.
Après l'accord de paix de 2006, l'ALS/Minawi a pris le contrôle de la zone. Cette faction est impliquée dans l'exécution sommaire d'une quarantaine de personnes. L'ALS/Minawi a capturé un certain nombre de Masalits en septembre 2006 après avoir attaqué leur camp. Les corps de huit des captifs ont été retrouvés en janvier dans une fosse commune.
Les camps de personnes déplacées
«Regardez ces camps. Il n'y a pas de sécurité, il n'y a même pas de collège. Cette génération sera celle de la colère, pour les garçons comme pour les filles.»
Un militant politique du Darfour.
Dans les camps de personnes déplacées, toujours surpeuplés, on constate une progression de la politisation et de la militarisation. Des jeunes hommes en colère, pleins d'amertume envers le gouvernement du Soudan et méfiants à l'égard des forces étrangères, se tournent vers les groupes armés.
Quitter le camp est toujours risqué, particulièrement pour les femmes. Les violences familiales seraient elles aussi en hausse. Les camps subissent également des attaques de l'extérieur. À plusieurs reprises, des groupes janjawids y ont semé la terreur. Ils prenaient des otages et exigeaient du bétail et d'autres rançons pour leur libération.
Le 21 août 2007, après l'homicide de deux agents de police, des centaines de policiers, militaires et membres des services de renseignement aux frontières ont attaqué le camp de Kalma, situé près de Nyala. Ce camp abritait plus de 90000 personnes. Après avoir investi la place, les attaquants ont assené des coups de crosse à divers résidents ; ils ont également pillé les abris et arrêté 35 hommes environ. La police a emmené ces prisonniers à Nyala, où ils ont été torturés.
UNE ACTION S'IMPOSE DÈS MAINTENANT
«Les ONG fournissent de la nourriture et des couvertures. Elles ne peuvent assurer la sécurité.»
Une personne déplacée du camp de Mershing.
Pendant des années, les personnes déplacées ont exigé qu'une force des Nations unies assure leur protection. Trois ans après sa première résolution sur le Darfour, le Conseil de sécurité a enfin mis en place une force de maintien de la paix hybride (Union africaine-Nations unies) de plus de 26 000 personnes, dont le gouvernement soudanais a accepté le déploiement.
La MINUAD doit arriver rapidement sur le terrain. Il lui faudra remplacer la MUAS au 31 décembre 2007, et être pleinement opérationnelle dans les meilleurs délais afin de remplir son mandat. Sa mission sera difficile. Le gouvernement du Soudan est connu pour accepter ce genre d'intervention sous la pression, et pour ne plus respecter ses engagements lorsque l'attention de la communauté internationale se porte ailleurs. Au Soudan, les retards de délivrance de visas, d'autorisations de déplacement ou de licences d'importation ont régulièrement fait obstacle au travail de l'Union africaine et des Nations unies. Manquant d'avions et d'hélicoptères, et devant obtenir une autorisation chaque fois que son personnel devait se déplacer par voie aérienne, l'Union africaine s'est retrouvée paralysée. La MINUAD doit être dotée de ressources et de règles d'engagement lui permettant de remplir son mandat. Elle doit aussi pouvoir se déplacer librement dans tout le Darfour.
Outre sa mission générale de protection des civils, la MINUAD devra assurer deux autres tâches d'une importance vitale : le retour des personnes déplacées et la protection des femmes.
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La mission de maintien de la paix doit faciliter le retour durable et dans la sécurité de toutes les personnes déplacées souhaitant rentrer chez elles. Elle doit notamment protéger ces personnes pendant leur trajet, et assurer une présence protectrice visible et durable sur les lieux du retour.
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La mission de maintien de la paix doit protéger les femmes et les autres groupes vulnérables, et formuler un plan d'action détaillé contre les violences liées au genre. Son personnel doit travailler en collaboration étroite avec les experts de l'Union africaine et des Nations unies, tout en intégrant la participation des femmes et de la société civile.
RECOMMANDATIONS
Au gouvernement du Soudan
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Assurer la protection des civils du Darfour et mettre un terme à l'impunité, ainsi qu'à toutes les violations du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire.
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Collaborer avec la MUAS et la MINUAD afin de prendre des mesures efficaces conduisant au désarmement des milices janjawids.
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Coopérer pleinement en vue de l'application des résolutions des Nations unies, et notamment des résolutions 1769 (2007) et 1591 (2005, embargo sur les armes) du Conseil de sécurité.
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Collaborer pleinement au déploiement de la MINUAD, notamment par la délivrance rapide des visas et autres autorisations nécessaires à l'accès au Darfour, tant pour le personnel que pour l'équipement. Garantir la liberté totale de mouvement des forces de maintien de la paix et des observateurs de la situation des droits humains.
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Permettre aux organisations humanitaires et aux organisations de défense des droits humains de se rendre librement au Soudan et au Darfour.
Aux Nations unies
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Veiller à ce que les effectifs de la MINUAD soient formés de manière à pouvoir assurer une protection énergique et efficace des civils.
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Assurer le déploiement en urgence de la MINUAD, qui devra comporter une composante solide consacrée aux droits humains et posséder les ressources nécessaires à l'exécution de son mandat. Cette force aura la capacité et l'autorité nécessaires pour veiller au respect des droits humains, enquêter sur les atteintes à ces droits, y compris sur les viols et les autres violences sexuelles, et rendre compte publiquement de toutes les atteintes commises.
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Veiller à ce que les effectifs de la MINUAD soient formés aux droits humains et au droit humanitaire. Empêcher toute personne soupçonnée d'atteinte aux droits humains de participer à cette force.
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Garantir l'application d'un programme efficace de désarmement, de démobilisation et de réinsertion pour tous les groupes armés opérant au Darfour.
À l'Union africaine
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Collaborer promptement avec l'ONU en vue d'un renforcement de la MUAS, afin que la population du Darfour soit protégée de manière efficace.
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Adopter toutes les mesures nécessaires à la mise en œuvre rapide de la résolution 1769 du Conseil de sécurité.
Aux groupes armés opérant au Darfour
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S'engager publiquement à respecter le droit international humanitaire et à protéger les vies et les moyens de subsistance des civils se trouvant dans les zones sous leur contrôle.
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S'assurer que leurs combattants ne portent pas atteinte aux droits fondamentaux des civils, et prendre des mesures immédiates afin d'empêcher toute récidive des combattants soupçonnés de tels agissements.
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S'engager publiquement à ce que les organisations humanitaires et les observateurs internationaux des droits humains puissent se rendre librement et en toute sécurité dans toutes les zones du Darfour.
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Amnesty International est un mouvement mondial regroupant environ deux millions de personnes qui défendent les droits humains dans plus de 150 pays et territoires. La vision d'Amnesty International est celle d'un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans d'autres textes internationaux. Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute idéologie politique, de tout intérêt économique et de toute religion. Notre action est en grande partie financée par les contributions de nos membres et par des dons.
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