Document - Chile: Death threats / Fear for Safety: VIVIANA DÍAZ CARO
ACTION URGENTEi
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 990877 – AMR 22/27/99
Action complémentaire sur l’AU 252/99 (AMR 22/23/99 du 27 septembre 1999) et la suivante (AMR 22/22/99 du 7 octobre 1999)
Avertissement : Amnesty International défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
MENACES DE MORT / CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ
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CHILI |
Viviana Diaz Caro, défenseuse des droits humains (Ricardo Nuñez et José Antonio Viera-Gallo, sénateurs du Parti socialiste (PS), et leurs familles ainsi que Dora Carreño, membre de l'Agrupación de Familiares de Detenidos Desaparecidos [Groupement de familles de détenus « disparus »]) |
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Londres, le 19 novembre 1999
Le 11 novembre 1999, Viviana Diaz a reçu de nouveau une menace de mort semblant émaner du groupe d'extrême droite Frente Nacionalista Patria y Libertad (Front nationaliste patrie et liberté). Amnesty International est vivement préoccupée par sa sécurité.
Une lettre de menace lui a été envoyée à Santiago, aux bureaux de l'organisation non gouvernementale Agrupación de Familiares de Detenidos Desaparecidos (Groupement de familles de détenus « disparus »), dont elle est la présidente.
Le texte en était le suivant : « […] Madame Diaz, vous figurez sur notre liste, mais nous ne sommes pas pressés […] nous pouvons vous assurer toutefois que vous ne mourrez pas de vieillesse […] nous avons l’habitude de dire la vérité et avons tout notre temps […] nous sommes beaucoup plus près de vous que vous ne pouvez l’imaginer […] passez une bonne journée de la Toussaint […] la prochaine fois les fleurs seront pour vous […] ».
Nous vous ferons parvenir des informations complémentaires sur Ricardo Nuñez, José Antonio Viera-Gallo et Dora Carreño dès que possible.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Le Frente Nacionalista Patria y Libertad est un groupe d’extrême droite qui a vu le jour au cours des premières années du régime militaire du général Augusto Pinochet (1973-1990).
Depuis l'arrestation du général Augusto Pinochet en octobre 1998, les proches de victimes de violations des droits humains commises par le passé ainsi que des avocats spécialisés dans la défense des droits fondamentaux sont harcelés et menacés de mort.
L’Agrupación de Familiares de Detenidos Desaparecidosa été fondé par des familles de personnes ayant « disparu » au cours des premières années de la dictature militaire chilienne. Ses membres mènent campagne afin que les autorités leur révèlent où se trouvent leurs proches et ce qu'il est advenu d'eux. Depuis la fin du régime militaire, des organismes gouvernementaux ont été mis sur pied afin de faire la lumière sur le sort des « disparus » et 1 000 cas de « disparition » ont été officiellement reconnus. Toutefois, les efforts déployées sur le plan juridique pour découvrir la vérité ont été entravés par les tribunaux civils et militaires, qui ont classé un certain nombre d'affaires en vertu des dispositions de la Loi d'amnistie de 1978.
L'Agrupación de Familiares de Detenidos Desaparecidos poursuit son action en utilisant les voies de recours juridiques qui lui sont offertes aux plans national et international, ainsi qu'en menant des activités publiques non violentes.
ACTION RECOMMANDÉE : télégramme / fax / aérogramme / lettre par avion (en espagnol ou en français) :
- dites-vous préoccupé par la nouvelle menace de mort dont a été victime Viviana Diaz, présidente de l'Agrupación de Familiares de Detenidos Desaparecidos ;
- faites part aux autorités de votre préoccupation quant au fait qu’aucune enquête exhaustive n’a été menée sur les menaces dont elle a été victime, ni aucun responsable de tels agissements traduit en justice ;
- demandez qu’une enquête soit immédiatement ouverte sur les menaces de mort dont Viviana Diaz a fait l’objet ; insistez pour que les résultats en soient rendus publics et pour que les responsables soient déférés à la justice ;
- appelez les autorités à dénoncer publiquement les manœuvres de harcèlement et d’indimidation à l’encontre des défenseurs des droits humains au Chili et à reconnaître publiquement l’importance de leur action pour la protection des droits fondamentaux et la construction d’une société juste, démocratique et équitable.
APPELS À :
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Président de la République : Señor Eduardo Frei Ruiz-Tagle Presidente de la República de Chile Palacio de la Moneda Santiago, Chili Fax : 562 694 5080 Télégrammes : Presidente, Santiago, Chili Formule d'appel : Sr. Presidente, / Monsieur le Président de la République, |
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Ministre de l’Intérieur : Raúl Troncoso Castillo Ministro del Interior Ministerio del Interior Palacio de la Moneda Santiago, Chili Fax : 562 696 8740 Télégrammes : Ministro del Interior, Santiago, Chili Formule d'appel : Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre, |
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Ministre de la Justice : Sra. Maria Soledad Alvear Ministra de Justicia Ministerio de Justicia Morandé 107 Santiago, Chili Fax : 562 695 4558 Télégrammes : Ministra de Justicia, Santiago, Chili Formule d'appel : Sra. Ministra, / Madame la Ministre, |
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Ministre des Affaires étrangères : Señor Juan Gabriel Valdés Soublette Ministro de Relaciones Exteriores Ministerio de Relaciones Exteriores Catedral 1158, Piso 3 Santiago, Chili Fax : 562 696 8796 / 672 6274 Télégrammes : Ministro de Relaciones Exteriores, Santiago, Chili Formule d'appel : Sr. Ministro, / Monsieur le Ministre, |
Veuillez également écrire à votre propre gouvernement et aux représentants politiques dont vous savez qu’ils ont suivi la procédure judiciaire engagée contre le général Pinochet.
COPIES À :
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Journaux : El Mercurio Avenida Santa Maria 5542 Casilla 13-D Santiago, Chili Fax : 562 228 7541 Diario La Tercera Vicuña Mackenna 1870 Santiago, Chili Fax : 562 550 7999 |
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Organisation de défense des droits humains : Agrupación de Familiares de Detenidos Desaparecidos Manuel Rodriguez 33 Santiago, Chili Fax : 562 698 8609 |
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ainsi qu'aux représentants diplomatiques du Chili dans votre pays. |
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PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 19 DÉCEMBRE 1999, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
ia version originale a été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni. Seule la version anglaise fait foi.
La version française a été traduite et diffusée par les Éditions Francophones d'Amnesty International - éfai -