Document - GUATÉMALA. CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ.
ACTION URGENTE 1
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 030290 – AMR 34/028/2003
AU 127/03
Avertissement : Amnesty International défend des
individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ
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GUATÉMALA |
deux membres de la Fundación de Antropología Forense de
Guatemala (FAFG, Fondation guatémaltèque d'anthropologie
médico-légale) : ainsi que Bianka Irina Peccerelli Monterroso (f), étudiante, sœur de Fredy Peccerelli |
Londres, le 8 mai 2003
Des membres de la Fundación de Antropología Forense de Guatemala (FAFG, Fondation guatémaltèque d'anthropologie médico-légale) et certains de leurs proches ont été la cible d’une série de manœuvres d’intimidation et de menaces à Guatémala, la capitale du pays. En l’absence de programme gouvernemental officiel, la FAFG procède à des fouilles afin d’exhumer les restes des personnes massacrées au cours de la campagne anti-insurrectionnelle menée par l’armée guatémaltèque au début des années 80.
Le 29 avril, on a tiré sur la porte d’entrée de la résidence d’un membre de la FAFG, Fredy Peccerelli, située dans la zone 11 de Guatémala. Plus tard, la police a également trouvé un impact de balle dans la maison du voisin de Fredy Peccerelli. L’épisode n’a pas fait de blessés. Le 28 avril, Omar Bertoni Girón de León, autre membre de la FAFG, a été suivi puis dévalisé par deux inconnus dans la zone 12 de Guatémala. Les hommes se sont saisis du téléphone portable d’Omar Bertoni Girón de León après avoir menacé de le tuer s’il refusait de leur remettre l’appareil. Ils lui ont ensuite demandé : “ Vous travaillez à la fondation, n’est-ce pas ? ”. Par ailleurs, tout au long de l’attaque, Omar Bertoni Girón de León a été suivi par deux voitures, jusqu’à ce qu’un véhicule de police passe près des lieux, faisant fuir les agresseurs et les poursuivants.
Le 3 avril à Guatémala, deux inconnus ont été vus alors qu’ils surveillaient le domicile familial de Bianka Irina Peccerelli Monterroso, sœur de Fredy Peccerelli et petite amie d’Omar Bertoni Girón de León. Au bout d’un certain temps, les parents de Bianka Irina Peccerelli Monterroso sont allés trouver les deux hommes et leur ont demandé s’ils surveillaient leur maison. Les inconnus leur ont répondu qu’ils appartenaient au Servicio de Investigaciones Criminalísticas (SIC, Service des enquêtes judiciaires) de la police, qu’ils étaient en mission spéciale et qu’ils n’observaient pas la résidence familiale des Monterroso. Toutefois, ces hommes n’ont montré aucune pièce d’identité officielle. Ils ont quitté les lieux après que les parents de Bianka Irina Peccerelli Monterroso eurent appelé la police. Dans la même journée, vers 14 heures, des cambrioleurs non identifiés sont entrés par effraction chez Fredy Peccerelli et ont emporté son passeport et plusieurs importants documents concernant le travail de la FAFG.
Avant ces événements, Bianka Irina Peccerelli Monterroso, étudiante, avait déjà été prise pour cible à deux reprises. En effet, le 6 mars vers 20 h 15, alors qu’elle circulait en voiture, elle a été suivie à travers la ville de Guatémala par deux inconnus à bord d’une Mitsubishi Colt bleue. Les hommes l’ont prise en chasse et, lorsque leur véhicule s’est trouvé à portée de celui de Bianka Irina Peccerelli Monterroso, ils ont pointé une arme sur elle et ont menacé de la tuer si elle n’arrêtait pas sa voiture. Bianka Irina Peccerelli Monterroso a cependant réussi à s’enfuir sans être blessée. Un autre incident grave est survenu le 12 mars à 9 h 15 du matin au restaurant Mássimo, situé près de l’Université de San Carlos, dans la zone 11 de Guatémala. Alors que Bianka Irina Peccerelli Monterroso se restaurait avec des amies, trois hommes sont entrés dans l’établissement et l’ont fixée d’un regard menaçant. Puis, tandis que le groupe d’amies quittait les lieux, l’un des hommes a soulevé sa chemise pour montrer qu’il portait une arme à feu. Bianka Irina Peccerelli Monterroso et ses camarades ont par la suite appelé la police et ont identifié l’un de ces hommes ; il s’agissait d’un des poursuivants de Bianka Irina Peccerelli Monterroso du 6 mars. Les inconnus ne sont toutefois pas partis du restaurant et ont questionné des membres du personnel sur la vie privée de Bianka Irina Peccerelli Monterroso ; ils leur ont dit qu’ils allaient enlever l’étudiante et ses amies. Plus tard, celles-ci ont fait des déclarations à la police.
Tous ces actes d’intimidation et ces menaces ont été signalés aux autorités, notamment au Ministerio Público (ministère public) et à la Misión de Verificación de las Naciones Unidas en Guatemala (MINUGUA, Mission de vérification des Nations unies au Guatémala). Les investigations n’ont toutefois pas encore donné de résultats.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Le 21 février 2002, des menaces de mort ont été formulées contre les employés de la Fundación de Antropología Forense de Guatemala (FAFG, Fondation guatémaltèque d'anthropologie médico-légale) et contre le Centro de Antropología Forense y Ciencias Aplicadas (CAFCA, Centre d’anthropologie médico-légale et de sciences appliquées) (Veuillez vous reporter à l’AU 68/02, AMR 34/014/02 du 5 mars 2002).
Depuis 1992, la FAFG a inspecté 191 sites et exhumé le corps de plus de 2 000 victimes du conflit armé. Son travail a permis de mener des investigations médico-légales ; les éléments de preuve ainsi réunis ont joué un rôle dans diverses poursuites judiciaires engagées contre les auteurs présumés de massacres.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous ferez parvenir
le plus vite possible aux destinataires mentionnés
ci-après (en espagnol, en anglais ou dans votre propre
langue) :
– faites part de votre préoccupation quant à la sécurité de Fredy Peccerelli et Omar Bertoni Girón de León, membres de la Fundación de Antropología Forense de Guatemala (FAFG, Fondation guatémaltèque d'anthropologie médico-légale), ainsi que celle de Bianka Irina Peccerelli Monterroso, sœur de Fredy Peccerelli, qui ont récemment été la cible d’un certain nombre de manœuvres d’intimidation et de menaces ;
– demandez instamment aux autorités guatémaltèques de garantir la sécurité des employés de la FAFG et celle de leur famille ;
– exhortez les autorités à ouvrir sans délai une enquête impartiale et approfondie sur les actes d’intimidation dont Fredy Peccerelli, Omar Bertoni Girón de León et Bianka Irina Peccerelli Monterroso ont été victimes, à rendre publiques les conclusions de ces investigations et à traduire en justice les responsables présumés ;
– rappelez aux autorités qu’elles sont tenues de mettre en œuvre les recommandations de la Commission pour la clarification historique des violations des droits humains et des actes de violences à l'origine des souffrances du peuple guatémaltèque, qui a indiqué que les fouilles constituaient une étape importante sur la voie menant à la justice et à la réconciliation nationale, et a demandé la création d’un programme d’exhumation gouvernemental.
APPELS À :
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Président de la République : Lic. Alfonso Portillo Cabrera Presidente de la República de Guatemala 6a Avenida "A" 4-41, Zona 1 Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : +502 239 0090 (merci de faire preuve de persévérance) Formule d'appel : Señor Presidente, / Monsieur le Président de la République, |
Procureur général : Lic. Carlos David de León Argueta Fiscal General de la República Fiscalía General del Ministerio Público 8a Avenida 10-57, Tercer nivel, Zona 1 Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : +502 221 2718 Formule d’appel : Señor Fiscal General, / Monsieur le Procureur général, |
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Ministre de l'Intérieur : Lic. Adolfo Reyes Calderón Ministro de Gobernación Ministerio de Gobernación 6a Avenida 4-64, Zona 4 Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : +502 362 0237 / 0239 Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre, |
Directeur général de la police nationale civile : Comisario General Raul Arquimedes Manchame Leiva Director General de la Policía Nacional Civil 6a Avenida 13-71, Zona 1 Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : +502 251 9382 Formule d'appel : Señor Director, / Monsieur le Directeur général, |
COPIES À :
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Fondation guatémaltèque d’anthropologie médico-légale : Fundación de Antropología Forense de Guatemala (FAFG) Avenida Simón Cañas 10-64, Zona 2 01002 Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : +502 254 0882 / 288 7297 / 288 7302 (si un correspondant vous répond, demandez la ligne de fax : “ por favor, tono de fax ”) |
Journal : Diario Prensa Libre 13 Calle 9-31, Zona I Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : +502 251 8768
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PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 19 JUIN 2003, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL
FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
1 La version originale a été publiée par
Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
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