Document - Guatemala: Fear for Safety
DOCUMENT PUBLIC ÉFAI – 000652 – AMR
34/039/00
AU 310/00
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES POUR LA SÉCURITÉ
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GUATÉMALA |
les membres de la Fundación de Antropología
Forense de Guatemala (Fondation guatémaltèque d'anthropologie
médico-légale) |
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Londres, le 6 octobre 2000
À la suite de déclarations des autorités semblant cautionner les attaques contre les militants des droits humains, Amnesty International est vivement préoccupée par la sécurité des membres des organisations qui s'emploient à défendre les droits fondamentaux.
Le 2 octobre, des membres de la Fundación de Antropología Forense de Guatemala (Fondation guatémaltèque d'anthropologie médico-légale), qui participe à l'exhumation des corps de villageois, enterrés dans des charniers clandestins après avoir été tués pendant la guerre civile guatémaltèque, ont été attaqués par deux individus lourdement armés, qui ont dérobé une des camionnettes de la fondation.
Le lendemain, un vol avec effraction a été commis au siège de l'Asociación de Estudiantes Universitarios (AEU, Association des étudiants de l'Université) de l'Université Autonome de San Carlos (USAC), à Guatémala. Cette association prend souvent position sur des questions politiques et relatives aux droits humains, et ses responsables ont été fréquemment victimes d'atteintes à leurs droits fondamentaux par le passé.
Étant donné la vague d'infractions de droit commun que connaît actuellement le Guatémala, il est difficile de savoir qui sont les responsables de ces agissements. Toutefois, ces deux attaques ont été commises après que le gouvernement se fut livré à un certain nombre de déclarations publiques très inquiétantes, laissant entendre que des militants des droits humains participaient à une campagne de déstabilisation du pays, tout en affirmant qu'ils risquaient d'être attaqués par des forces inconnues. Au Guatémala, des observateurs estiment que ces propos ont pu constituer un signal – intentionnel ou non – indiquant que les organisations non gouvernementales (ONG) et les défenseurs des droits humains sont des cibles légitimes, les mettant tout particulièrement en danger.
Le 28 septembre, le ministre de l'Intérieur a déclaré : « [Il] y a des groupes qui veulent créer l'instabilité, susciter le chaos et l'anarchie. [Ces groupes] projettent de faire sauter des bombes qui disperseront des tracts de propagande en explosant […] ils incendieront également les sièges d'ONG. » Le vice-président du Congreso (Congrès), le Parlement guatémaltèque, Leonel Soto Arango, a affirmé deux jours plus tard : « Le ministre de l'Intérieur et le directeur de la police nationale civile nous ont informés que certains individus, qui affirment être des militants des droits humains, veulent créer l'instabilité dans le pays en provoquant des affrontements. »
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Ces attaques se déroulent dans un contexte de menaces et de violences dirigées contre des membres d'organisations de défense des droits humains, des journalistes et d'autres personnes militant en faveur des droits fondamentaux (voir l'AU 199/00, l'AU 212/00, l'AU 223/00, l'AU 256/00 et l'AU 265/00).
ACTION RECOMMANDÉE : aérogramme / lettre par avion / fax / courrier électronique (en espagnol ou dans votre propre langue) :
– dites-vous préoccupé par la sécurité des membres de la Fundación de Antropología Forense de Guatemala (Fondation guatémaltèque d'anthropologie médico-légale), qui ont été attaqués le 2 octobre, et par celle des étudiants de l'Asociación de Estudiantes Universitarios (AEU, Association des étudiants de l'Université) de l'Université Autonome de San Carlos (USAC), dont les bureaux ont été cambriolés le lendemain ;
– dites-vous inquiet à l'idée que les récentes déclarations des autorités semblent légitimer les attaques contre les militants des droits humains ;
– exhortez les autorités à mener des enquêtes sur ces agissements et à traduire en justice les responsables présumés ;
– appelez les autorités à prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité de toutes les personnes qui mènent des activités légitimes en faveur des droits humains ou pour le compte d'organisations non gouvernementales (ONG).
APPELS À :
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Président de la République : Lic. Alfonso Portillo Cabrera Presidente de la República de Guatemala 6a Avenida « A » 4-18, Zona 1 Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : 502 221 4423 / 221 4537 Formule d'appel : Excelentísimo Señor Presidente, / Monsieur le Président de la République,
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Ministre de l'Intérieur : Sr. Byron Barrientos Ministro de Gobernación Ministerio de Gobernación 6a Avenida 4-64, Zona 4 Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : 502 362 0239 / 362 0237 Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre,
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Président du Congrès : Gral. Efraín Ríos Montt 9a Avenida 9-44, Zona 1 Ciudad de Guatemala, Guatémala Fax : 502 220 4024 Formule d'appel : Señor Presidente del Congreso, / Monsieur le Président, |
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COPIES À :
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Journal : CERIGUA 2a Calle 1-42, Zona 1 Ciudad de Guatemala, Guatémala Tél/Fax : 502 238 1456 / 221 2521 Courriers électroniques : cerigua@guate.net |
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Journal : Prensa Libre 13 Calle 9-31, Zona 1 Ciudad de Guatemala, Guatémala Tél/fax : 502 230 1384 Fax : 502 251 8768 / 230 2193 / 230 2257 Courriers électroniques : medioselectronicos@prensalibre.com.gt nacional@prensalibre.com.gt |
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ainsi qu’aux représentants diplomatiques du Guatémala dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 17 NOVEMBRE 2000, VÉRIFIEZ AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL
FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.