Document - Venezuela. Une famille en danger à la suite d'un homicide
AU 337/09, AMR 53/007/2009 – Venezuela 15 décembre 2009
ACTION URGENTE
UNE FAMILLE EN DANGER À LA SUITE D'UN HOMICIDE
La famille d'Oscar Barrios est en danger. Depuis 2003, cet homme et ses proches – qui résident dans le nord du Venezuela – sont victimes de manœuvres d'intimidation de la part de policiers. Oscar Barrios a été tué le 28 octobre 2009. Trois autres hommes de sa famille avaient déjà été tués avant lui.
Oscar Barriosa été abattu par deux hommes portant des tenues semblables à celles des policiers de la ville de Guanayén, dans l'État d'Aragua (nord du Venezuela). Aucune enquête n'a été ouverte sur cet homicide.
Depuis six ans, les Barrios sontvictimes de manœuvres de harcèlement et d'intimidation qui ont débuté lorsqu'ils ont signalé l'homicide de Narciso Barriospar des policiers, le 30 novembre 2003. À la demande de la Commission interaméricaine des droits de l'homme, l'État vénézuélien fournit une protection policière à des membres de cette famille depuis juin 2004. Cette protection a parfois été sporadique et inefficace, deux autres membres de la famille ayant été tués au cours de cette période. Avant l'homicide d'Oscar Barrios, Luiset Rigoberto Barriosavaient été tués, respectivement en septembre 2004 et janvier 2005.
Le 4 décembre 2009, la Commission interaméricaine des droits de l'homme a appelé l'État vénézuélien à prendre les mesures nécessaires pour garantir le droit à la vie et assurer la sécurité de la famille Barrios, ainsi qu'à enquêter sur ces faits et à sanctionner les responsables.
DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en espagnol ou dans votre propre langue) :
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exhortez les autorités à prendre des mesures radicales pour assurer la protection de la famille Barrios, dans le respect de ses souhaits ;
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priez-les instamment de diligenter une enquête exhaustive et impartiale sur l'homicide d'Oscar Barrios ;
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demandez-leur de rendre publics les progrès effectués dans les enquêtes portant sur les homicides de Narciso, Luis et Rigoberto Barrios, ainsi que sur toutes les manœuvres d'intimidation et les menaces signalées par cette famille.
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 26 JANVIER 2010 À :
Ministre de l'Intérieur et de la Justice :
Ministro de Interior y Justicia
Tareck El Aissami
Ministerio del Interior y Justicia Avenida Urdaneta Esquina de Platanal
Edificio Interior y Justicia Despacho del Ministro, Piso 3
Caracas, Venezuela
Fax : + 58 212 506 1685
Formule d'appel : Señor Ministro, / Monsieur le Ministre,
Gouverneur de l'État d'Aragua :
Sr. Gobernador del Estado de Aragua
Sr. Rafeal Isea
Palacio de Gobierno
Avenida de Miranda
Maracay
Estado de Aragua, Venezuela
Fax : + 58 243 237 8843
Formule d'appel : Señor Gobernador, / Monsieur le Gouverneur,
Copies à :
Comisión de Derechos Humanos de Justicia y Paz del Estado Aragua
Calle Negro Primero, Oeste
N 98, frente al Liceo ‘Valentin Espinal', Cruce con Av. Ayacucho
Maracay
Estado de Aragua, Venezuela
Fax : +58 243 233 6363 (si une personne décroche, veuillez dire : « Tono de fax, por favor »)
Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Venezuela dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
ACTION URGENTE
UNE FAMILLE EN DANGER À LA SUITE D'UN HOMICIDE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Les Barrios font l'objet de manœuvres d'intimidation depuis le 12 décembre 2003, date à laquelle Narciso Barrios a été tué – semble-t-il – par des policiers, quelques jours après une altercation avec des agents de la police de l'État d'Aragua. Des membres de cette famille ont été victimes d'arrestations arbitraires, de menaces, de harcèlement, de torture et d'autres formes de mauvais traitements.
Luis Barrios et Rigoberto Barrios, âgé de quinze ans, ont même été tués – semble-t-il – par des policiers. Luis, le frère de Narciso, a été abattu à son domicile par deux hommes cagoulés le 20 septembre 2004. Deux jours auparavant, des policiers avaient indiqué à des membres de la famille qu'ils ne devaient pas être surpris si des hommes cagoulés leur rendaient visite. Le 9 janvier 2005, Rigoberto a reçu huit balles tirées par deux hommes portant, semble-t-il, l'uniforme de la police de l'État d'Aragua. Il a succombé à ses blessures à l'hôpital, dix jours plus tard.
Cinq inconnus armés avaient déjà attenté à la vie d'Oscar Barrios, le neveu de Luis, le 18 juin 2005. Ces hommes, habillés en civil, l'avaient alors poursuivi et avaient essayé de l'abattre au moment où il sortait du domicile de la veuve de Luis. Il a réussi à s'échapper en se cachant derrière des broussailles au moment où ses agresseurs ont quitté les lieux à bord d'une voiture. Lorsque sa mère a appelé les services de police chargés de protéger les membres de cette famille, aucun agent n'a été envoyé sur place pour recueillir leurs déclarations. Ces faits se sont déroulés quelques jours seulement avant une audience de la Cour interaméricaine des droits de l'homme à laquelle devaient assister les représentants de l'État vénézuélien et de la famille. Lors de cette audience, qui s'est tenue le 29 juin 2005, la Cour a demandé aux autorités d'assurer la sécurité des Barrios et de leur fournir une protection efficace, ainsi que de diligenter une enquête approfondie sur les plaintes qu'ils ont déposées.
Entre mars et septembre 2005, des membres de cette famille, notamment Rigoberto et Oscar, ont été détenus et maltraités par la police, avant d'être libérés sans inculpation.
Amnesty International n'a pas connaissance des progrès effectués dans les enquêtes portant sur les meurtres de Narciso, Luis et Rigoberto Barrios et ignore si des enquêtes sont en cours à la suite des plaintes déposées par la famille Barrios en raison des menaces de mort et des manœuvres d'intimidation de la police de l'État.
AU 337/09, AMR 53/007/2009, 15 décembre 2009
