Document - OUZBÉKISTAN. CRAINTES DE TORTURE OU DE MAUVAIS TRAITEMENTS / PRISONNIER D?OPINION / DÉTENTION AU SECRET. Erkine Iakoubjanov (h), journaliste, 26 ans
DOCUMENT PUBLIC EUR 62/016/2005 – ÉFAI
AU 200/05
Avertissement : Amnesty International
défend des individus sans prendre position ni sur leurs idées
ni sur les organisations auxquelles ils pourraient adhérer.
CRAINTES DE TORTURE OU DE MAUVAIS
TRAITEMENTS
PRISONNIER D’OPINION / DÉTENTION AU SECRET
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OUZBÉKISTAN |
Erkine Iakoubjanov (h), journaliste, 26 ans |
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Londres, le 29 juillet 2005
Selon les informations reçues, le prisonnier d’opinion Erkine Iakoubjanov a été arrêté le 18 juillet par des garde-frontières ouzbeks à Doustlik, à la frontière avec le Kirghizistan. Il aurait été transféré de cette ville à Andijan, puis à Tachkent, la capitale. Il est actuellement détenu au secret dans un lieu inconnu de Tachkent, où il risque sérieusement d’être torturé ou soumis à d’autres formes de mauvais traitements.
Erkine Iakoubjanov est étudiant en journalisme à l’Université d’État d’Osh. Il est marié et père d’un garçon. Ce jeune homme travaillait en tant qu’indépendant pour le réseau de stations de radio Dolina Mira (Vallée de paix) dans le cadre d'un projet mené par une organisation internationale de soutien aux médias basée au Danemark. Il a été appréhendé alors qu’il enquêtait sur la répression qui s’est abattue sur Andijan et sur l’impact sur la région des événements du 13 mai, au cours desquels les forces de sécurité ouzbèkes auraient tiré sans discernement sur des milliers de manifestants, pour la plupart pacifiques et sans armes.
Erkine Iakoubjanov aurait été arrêté alors qu’il tentait d’interviewer des garde-frontières à Doustlik. Selon certaines sources, les gardes l’auraient pris pour un journaliste du service ouzbek de Radio Free Europe (Radio Ozodlik) et l’auraient interpellé parce qu’il ne disposait pas de l’accréditation nécessaire pour travailler en Ouzbékistan.
INFORMATIONS GÉNÉRALES
Des centaines de personnes ont fui la ville d’Andijan en Ouzbékistan après que, selon les informations recueillies, des soldats envoyés par le gouvernement eurent ouvert le feu sur des milliers de manifestants, pour la plupart pacifiques et sans armes, le 13 mai. Plusieurs centaines se sont réfugiées au Kirghizistan voisin en quête d’une protection internationale.
Depuis le soulèvement du 13 mai, un certain nombre de journalistes ont été pris pour cibles et harcelés par les autorités. En Ouzbékistan, la liberté d’expression est menacée et les autorités ont empêché des journalistes d’exercer leur métier. Amnesty International est préoccupée par le fait qu’elles ont cherché à limiter la libre circulation des informations concernant les événements d’Andijan en censurant les médias ouzbeks qui ne s’alignaient pas sur la position officielle et en interdisant aux médias étrangers d’accéder au territoire.
ACTION RECOMMANDÉE : dans les appels que vous
ferez parvenir le plus vite possible aux destinataires
mentionnés
ci-après (en russe, en anglais, en ouzbek ou dans votre propre
langue) :
– déclarez-vous préoccupé par la sécurité d’Erkine Iakoubjanov et efforcez-vous d’obtenir la garantie qu’il ne sera pas torturé ni soumis à d’autres formes de mauvais traitements en détention ;
– dites qu’Amnesty International considère cet homme comme un prisonnier d’opinion, car il n’a fait que mener des activités pacifiques et légitimes en sa qualité de journaliste, et demandez instamment qu’il soit libéré sans délai ;
– exhortez les autorités ouzbèkes à veiller à ce qu’il soit permis à Erkine Iakoubjanov de consulter l’avocat de son choix, d’être en contact avec ses proches et de recevoir tous les soins médicaux dont il pourrait avoir besoin.
APPELS À :
N.B. : L’obtention des lignes de fax peut se révéler difficile. Si un correspondant vous répond, répétez le mot « fax » jusqu’à ce que vous soyez connecté à un télécopieur. Il est possible que les télécopieurs soient éteints en dehors des heures de bureau (il faut ajouter cinq heures à l'heure GMT pour obtenir l'heure locale).
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Président de la République : Islam A. Karimov Rezidentsia prezidenta ul. Uzbekistanskaia, 43 Tashkent 700163, Ouzbékistan Fax : +998 71 139 53 25 Courriers électroniques : presidents_office@press-service.uz Formule d’appel : Dear President Karimov, / Monsieur le Président de la République,
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Ministre de l’Intérieur : Tashkent 700029
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Procureur général :
Rashidzhon Kodirov
Prokuratura Respubliki Uzbekistan, ul. Gulyamova, 66
700047 g. Tashkent
Ouzbékistan
Fax : +998 711 33 39 17 / 33 73 68
Courriers électroniques : prokuratura@lawyer.com
Formule d'appel : Dear Procurator General, / Monsieur le Procureur général,
COPIES À :
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Ministre des Affaires
étrangères : Formule d’appel : Dear Minister Ganiev, / Monsieur le Ministre, |
Commissaire aux droits humains auprès de l’Oliy Majlis (Parlement) : Sayora RASHIDOVA (Ms) Oliy Majlis Commissioner for Human Rights ul. Xalqlar Do’stligi, 1, Tashkent 700035 Ouzbékistan Fax : +998 71 139 85 55 Courriers électroniques : office@ombudsman.gov.uz Formule d’appel : Dear Sayora RASHIDOVA, / Madame, |
ainsi qu'aux représentants diplomatiques de l'Ouzbékistan dans votre pays.
PRIÈRE D'INTERVENIR
IMMÉDIATEMENT.
APRÈS LE 9 SEPTEMBRE 2005, VÉRIFIEZ
AUPRÈS DE VOTRE SECTION S'IL FAUT ENCORE INTERVENIR. MERCI.
La version originale a
été publiée par Amnesty International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International - ÉFAI -
Vous pouvez consulter le site Internet des ÉFAI à l'adresse
suivante : http://www.efai.org