Document - IRAK : Condensé des communiqués de presse dAmnesty International au 25 mars 2003
Amnesty International
BULLETIN D'INFORMATION 067/2003
mardi 25 mars 2003
IRAK
Condensé des communiqués de presse d’Amnesty International au 25 mars 2003
Index AI : MDE 14/043/2003
Liberté d’expression
Dans de nombreux pays du monde, les manifestations pacifistes ont donné lieu à des arrestations, des placements en détention et des mauvais traitements.
Amnesty International a lancé lundi 24 mars une action urgente en faveur de deux avocats placés en détention à la suite de manifestations organisées en Égypte pour protester contre la guerre. Manal Ahmad Mustafa Khalid et Ziyad Abd al Hamid al Uleimi auraient été roués de coups par des agents des forces de sécurité. Les blessures de Manal Ahmad Mustafa Khalid et de Ziyad Abd al Hamid al Uleimi nécessitent des soins médicaux qui ont jusqu’à présent été refusés aux deux détenus.
Pendant la manifestation, des membres des forces de sécurité ont blessé de nombreuses autres personnes, ayant recours à des canons à eau et des matraques contre les manifestants. La plupart des centaines de personnes interpellées en marge des mouvements de protestation contre la guerre ont été remises en liberté mais au moins 62 d’entre elles ont fait l’objet d’ordonnances de placement en détention allant de quatre à quinze jours.
Les mêmes règles doivent s'appliquer à tous les prisonniers de guerre
Amnesty International a de nouveau appelé toutes les parties au conflit à accorder à tous les prisonniers de guerre un traitement conforme en tous points à la Troisième Convention de Genève.
« Ces personnes doivent être traitées humainement, n'être soumises à aucune forme de torture ou de mauvais traitements et pouvoir entrer immédiatement en contact avec le Comité international de la Croix-Rouge », a déclaré Amnesty International.
Le 23 mars, après la diffusion d'images de soldats américains capturés répondant à des questions à la télévision irakienne, le président Bush et le Premier ministre Tony Blair ont accusé l'Irak d'avoir enfreint la Convention de Genève. Ils ont demandé que les prisonniers de guerre soient bien traités.
Amnesty International a rappelé que le même principe devait s'appliquer aux prisonniers de guerre irakiens. Des responsables irakiens ont déclaré qu'ils respecteraient la Convention de Genève.
Le même jour, quelque trente détenus étaient transférés par avion d'Afghanistan sur la base navale américaine de Guantánamo Bay à Cuba. Le nombre de ressortissants étrangers aujourd'hui détenus sur cette base s'élève à environ 660 personnes venant d'une quarantaine de pays.
« Malgré nos demandes réitérées, nous n'avons toujours pas eu accès aux prisons de Bagrame et Guantánamo Bay ; une nouvelle fois, nous demandons au gouvernement américain d'apporter une réponse aux préoccupations d'Amnesty International concernant ces détenus », a ajouté l'organisation.
Il faut répondre aux besoins humanitaires des civils
Amnesty International a continué de joindre sa voix à celles du Comité international de la Croix-Rouge et de l’UNICEF qui s’inquiètent de ce que la population civile de Bassora, dans le sud de l’Irak, se trouve sans eau depuis vendredi 21 mars après-midi. Bassora, ville de deux millions d’habitants, est assiégée et pilonnée par les forces des États-Unis et de leurs alliés depuis quatre jours.
Il faut que les autorités irakiennes et les autorités militaires des États-Unis et de leurs alliés permettent aux organisations humanitaires d’accéder aux lieux concernés et facilitent leurs interventions.
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International à Londres, au +44 20 7413 5566, ou consulter le site http://www.amnesty.org
La version originale a été publiée par Amnesty
International,
Secrétariat international, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW,
Royaume-Uni.
La version française a été traduite et diffusée par Les Éditions
Francophones d'Amnesty International – Éfai –
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