http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report_abstract fr Centrafrique. La force de maintien de la paix de l’ONU doit être déployée dans sa totalité pour protéger les civils http://www.amnesty.org/fr/central-african-republic-full-deployment-un-peacekeepers-urgently-needed-protect-civilian-lives <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Centrafrique. Déploiement de la force de maintien de la paix de l’ONU </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">15 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains, a déclaré Amnesty International lundi 15&nbsp;septembre 2014, date où la mission commencera à exécuter son mandat.<br /> <br /> La mission de maintien de la paix de l’ONU prend en effet le relais de celle de l’Union africaine (UA) et Amnesty International craint que le déploiement initial (65&nbsp;% seulement de son effectif total) ne lui permette pas d’accomplir son mandat étendu, qui inclut la protection des civils et la stabilisation et la sécurisation du pays.<br /> <br /> «&nbsp;La passation de l’UA à l’ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme&nbsp;: l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;Si nous saluons la nouvelle mission pour la paix, nous craignons qu’elle ne soit pas en mesure de protéger efficacement les civils contre les violences tant qu’elle ne sera pas totalement déployée.&nbsp;»<br /> <br /> La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), qui prend le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA ) dirigée par l’UA, est chargée de protéger les civils contre les violences, et plus particulièrement de protéger les femmes et les enfants touchés par le conflit armé. Afin de remplir cette mission, la MINUSCA doit montrer à la population centrafricaine que sa présence peut fait une réelle différence sur le terrain.<br /> <br /> Le déploiement initial de la MINUSCA se compose de quelque 7&nbsp;600&nbsp;casques bleus. Amnesty International demande à l’ONU de l’amener à sa capacité totale de 12&nbsp;000&nbsp;soldats et policiers le plus tôt possible, et de déployer rapidement son personnel essentiel, notamment les observateurs chargés de veiller au respect des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Il faut combler sans attendre l’écart entre le nombre de casques bleus promis et déployé. Ce n’est que lorsqu’ils seront tous présents sur le terrain, effectuant des patouilles et protégeant la population civile, que la MINUSCA pourra remplir son mandat&nbsp;», a déclaré Stephen Cockburn. <br /> <br /> Amnesty International a recensé toute une liste de graves violations des droits humains, notamment des homicides illégaux, imputables à des troupes de la MISCA.<br /> <br /> L’organisation demande à l’ONU de veiller à ce que les membres des forces de maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains en République centrafricaine lorsqu’ils servaient au sein de la MISCA n’intègrent pas la MINUSCA. Ils doivent faire l’objet d’enquêtes et, en cas de preuves suffisantes, être amenés à rendre des comptes.<br /> <br /> «&nbsp;Il faut enquêter sur tous les incidents impliquant des troupes de l’UA et améliorer le système d’évaluation lacunaire afin de garantir que la mission de l’ONU n’intègre pas des agents du maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains&nbsp;», a déclaré Stephen Cockburn.<br /> <br /> À la suite d’un épisode survenu à Bangui le 29&nbsp;mars 2014 dans lequel des soldats de la paix tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant une trentaine de morts et des centaines de blessés, le Tchad a unilatéralement retiré ses troupes de la MISCA le mois suivant. Le 24&nbsp;mars, le contingent de la République du Congo (Brazzaville) de la MISCA a été impliqué dans la disparition forcée d’au moins 11&nbsp;personnes. À la connaissance d’Amnesty International, aucun membre de la MISCA n’a été poursuivi en justice pour des violations des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Il importe de mettre en place une procédure de sélection afin que les soldats et les policiers soupçonnés d’avoir commis de graves violations des droits humains n’intègrent pas la MINUSCA, a déclaré Stephen Cockburn. <br /> <br /> «&nbsp;L’ONU doit veiller à ce que sa politique d’évaluation du respect des droits humains par son personnel s’applique à tous moments et à ce que les soldats, les policiers et le personnel civil n’aient commis aucune atteinte aux droits humains dans leur pays et à l’étranger.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/189857_Surge_in_violence_in_Central_African_Republic_0.jpg?1410758135" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49280">CAR_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République centrafricaine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="5.013342">5° 0' 48.0312" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="21.973655">21° 58' 25.158" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La passation de l’UA à l’ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/car-resignation-government-must-not-open-door-impunity-2014-08-06">République centrafricaine. La démission du gouvernement ne doit pas ouvrir la voie à l&#039;impunité </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 6 août 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/car-perpetrators-atrocities-must-have-nowhere-hide-justice-2014-07-10">République centrafricaine : les auteurs d&#039;atrocités ne doivent pas pouvoir échapper à la justice</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 10 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/006/2014/fr">République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 10 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Central African Republic Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Organisations internationales Nations unies Mon, 15 Sep 2014 08:17:14 +0000 Amnesty International 49279 at http://www.amnesty.org Centrafrique. La force de maintien de la paix de l’ONU doit être déployée dans sa totalité pour protéger les civils http://www.amnesty.org/fr/central-african-republic-full-deployment-un-peacekeepers-urgently-needed-protect-civilian-lives <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Centrafrique. Déploiement de la force de maintien de la paix de l’ONU </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">15 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains, a déclaré Amnesty International lundi 15&nbsp;septembre 2014, date où la mission commencera à exécuter son mandat.<br /> <br /> La mission de maintien de la paix de l’ONU prend en effet le relais de celle de l’Union africaine (UA) et Amnesty International craint que le déploiement initial (65&nbsp;% seulement de son effectif total) ne lui permette pas d’accomplir son mandat étendu, qui inclut la protection des civils et la stabilisation et la sécurisation du pays.<br /> <br /> «&nbsp;La passation de l’UA à l’ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme&nbsp;: l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;Si nous saluons la nouvelle mission pour la paix, nous craignons qu’elle ne soit pas en mesure de protéger efficacement les civils contre les violences tant qu’elle ne sera pas totalement déployée.&nbsp;»<br /> <br /> La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), qui prend le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA ) dirigée par l’UA, est chargée de protéger les civils contre les violences, et plus particulièrement de protéger les femmes et les enfants touchés par le conflit armé. Afin de remplir cette mission, la MINUSCA doit montrer à la population centrafricaine que sa présence peut fait une réelle différence sur le terrain.<br /> <br /> Le déploiement initial de la MINUSCA se compose de quelque 7&nbsp;600&nbsp;casques bleus. Amnesty International demande à l’ONU de l’amener à sa capacité totale de 12&nbsp;000&nbsp;soldats et policiers le plus tôt possible, et de déployer rapidement son personnel essentiel, notamment les observateurs chargés de veiller au respect des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Il faut combler sans attendre l’écart entre le nombre de casques bleus promis et déployé. Ce n’est que lorsqu’ils seront tous présents sur le terrain, effectuant des patouilles et protégeant la population civile, que la MINUSCA pourra remplir son mandat&nbsp;», a déclaré Stephen Cockburn. <br /> <br /> Amnesty International a recensé toute une liste de graves violations des droits humains, notamment des homicides illégaux, imputables à des troupes de la MISCA.<br /> <br /> L’organisation demande à l’ONU de veiller à ce que les membres des forces de maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains en République centrafricaine lorsqu’ils servaient au sein de la MISCA n’intègrent pas la MINUSCA. Ils doivent faire l’objet d’enquêtes et, en cas de preuves suffisantes, être amenés à rendre des comptes.<br /> <br /> «&nbsp;Il faut enquêter sur tous les incidents impliquant des troupes de l’UA et améliorer le système d’évaluation lacunaire afin de garantir que la mission de l’ONU n’intègre pas des agents du maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains&nbsp;», a déclaré Stephen Cockburn.<br /> <br /> À la suite d’un épisode survenu à Bangui le 29&nbsp;mars 2014 dans lequel des soldats de la paix tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant une trentaine de morts et des centaines de blessés, le Tchad a unilatéralement retiré ses troupes de la MISCA le mois suivant. Le 24&nbsp;mars, le contingent de la République du Congo (Brazzaville) de la MISCA a été impliqué dans la disparition forcée d’au moins 11&nbsp;personnes. À la connaissance d’Amnesty International, aucun membre de la MISCA n’a été poursuivi en justice pour des violations des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Il importe de mettre en place une procédure de sélection afin que les soldats et les policiers soupçonnés d’avoir commis de graves violations des droits humains n’intègrent pas la MINUSCA, a déclaré Stephen Cockburn. <br /> <br /> «&nbsp;L’ONU doit veiller à ce que sa politique d’évaluation du respect des droits humains par son personnel s’applique à tous moments et à ce que les soldats, les policiers et le personnel civil n’aient commis aucune atteinte aux droits humains dans leur pays et à l’étranger.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/189857_Surge_in_violence_in_Central_African_Republic_0.jpg?1410758135" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49280">CAR_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République centrafricaine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="5.013342">5° 0' 48.0312" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="21.973655">21° 58' 25.158" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La passation de l’UA à l’ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. 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Augmentation des cas de torture </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">04 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>La torture et les mauvais traitements sont hors de toute mesure au Mexique. Le nombre de cas signalés a augmenté de 600&nbsp;% au cours de la dernière décennie, d’après un nouveau <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/020/2014/fr">rapport </a>publié par Amnesty International. L’organisation prie le gouvernement mexicain d’agir dès maintenant pour mettre fin au recours généralisé et persistant à la torture par des membres de la police et de l’armée.</p> <p>Le rapport, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/020/2014/fr"><em>Hors de toute mesure. La torture et les autres mauvais traitements au Mexique</em></a>, fait état d’une augmentation sérieuse de la torture et des autres formes de mauvais traitements dans ce pays, et de la prédominance de la tolérance et de l’impunité. Seuls sept tortionnaires ont à ce jour été déclarés coupables par des tribunaux fédéraux, et bien moins par des tribunaux des États.</p> <p>Les autorités ne peuvent pas continuer à fermer les yeux sur la torture, a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International. Le fait d’omettre systématiquement d’appliquer les garanties contre la torture et les mauvais traitements, et d’ouvrir sur les plaintes des enquêtes qui pêchent souvent par leur partialité et minimisent la gravité des faits, est symptomatique d’un gouvernement qui ne protège pas les droits humains&nbsp;».</p> <p>«&nbsp;La hausse scandaleuse des cas de torture au Mexique laisse entendre que, dans ce pays, tout le monde pourrait être victime de mauvais traitements. D’après l’étude d’Amnesty International, 64&nbsp;% des Mexicains craignent d’être torturés s’ils sont détenus par les autorités.&nbsp;»</p> <p>&nbsp;</p> <p><object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="700" height="418"><param name="movie" value="https://adam.amnesty.org/tools/jwplayer/player.swf" /><param name="flashvars" value="file=https://adam.amnesty.org/images/assets/198301-198400/198390/Mexico_Torture_Spot_French_version_corrected_for_ADAM-p.mp4&amp;image=https://adam.amnesty.org/images/assets/198301-198400/198390/36_Mexico_Torture_Spot_French_version_corrected_for_ADAM-l-m.jpg&amp;backcolor=000000&amp;frontcolor=EEEEEE&amp;lightcolor=FFFFFF&amp;screencolor=000000&amp;autostart=false&amp;stretching=uniform&amp;provider=video&amp;duration=77" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="scale" value="default" /><param name="bgcolor" value="111111" /></object></p> <p>&nbsp;</p> <p>Il s’agit du premier d’une série de cinq rapports sur des pays qui seront diffusés dans le cadre de la <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">campagne mondiale STOP TORTURE d’Amnesty Internationa</a>l.</p> <p>Il y est indiqué qu’entre 2010 et la fin de 2013 la Commission nationale des droits humains a reçu plus de 7&nbsp;000&nbsp;plaintes pour torture et autres mauvais traitements. Récemment, en 2014, le nombre de plaintes aurait diminué, mais il reste bien plus élevé qu’il y a 10&nbsp;ans.</p> <p>Dans plusieurs régions différentes, des gens ont raconté à Amnesty International comment ils ont été frappés et menacés de mort et soumis à des violences sexuelles, à des décharges électriques et à la quasi-asphyxie alors qu’ils étaient entre les mains de la police ou des forces armées. Le but de ces traitements était souvent de leur extorquer des «&nbsp;aveux&nbsp;» ou d’obtenir qu’ils incriminent d’autres dans des infractions graves.</p> <p>Des policiers et des militaires ont torturé et autrement maltraité Ángel Amílcar Colón Quevedo, un Noir de nationalité hondurienne, du fait de son statut de migrant et de la couleur de sa peau. Ils l’ont frappé, quasiment asphyxié à l’aide d’un sac en plastique, déshabillé de force, contraint d’effectuer des actes humiliants et couvert d’insultes racistes. Inculpé sur la base de la déclaration qu’il a faite à la suite de ce traitement, il est actuellement en prison dans l’attente de son procès. Amnesty International l’a reconnu cette année comme prisonnier d’opinion.</p> <p>Le rapport de l’organisation contient des informations sur plus de 20&nbsp;personnes qui, comme Ángel Colón, ont été torturées alors qu’elles étaient détenues par les autorités mexicaines.</p> <p>Bien que cela soit prohibé par la loi, des membres de l’appareil judiciaire continuent de retenir comme preuves des éléments obtenus grâce à la détention arbitraire et à la torture. Non seulement cela encourage le recours à la torture et aux autres mauvais traitements, mais en outre le terrain se prête à des procès iniques et à des condamnations sans garantie, ce qui porte atteinte à la crédibilité de la justice et au respect des droits humains des personnes inculpées.</p> <p>Les rares fois où des enquêtes officielles sont réellement menées sur des allégations de torture, elles sont souvent entachées d’erreurs.</p> <p>La Procédure spéciale du Bureau du procureur général de la République (Évaluation médicopsychologique spécialisée de cas potentiels de torture ou de mauvais traitements), dont le but est que des enquêtes soient menées sur les cas de torture et de mauvais traitements, est souvent bien loin d’appliquer les normes internationales figurant dans le Protocole d’Istanbul. Malgré cela, les procureurs et les juges s’appuient sur ces enquêtes officielles déficientes et refusent d’accepter d’autres preuves émanant de sources indépendantes.</p> <p>«&nbsp;Le manque d’enquêtes crédibles et exhaustives sur les allégations de torture est une forme de violence supplémentaire. Si les autorités ne recueillent pas les preuves de mauvais traitements, les victimes n’obtiendront pas réparation et ne pourront pas prouver que leurs «&nbsp;aveux&nbsp;» ont été extorqués sous la contrainte, a déclaré Erika Guevara.</p> <p>«&nbsp;Il est temps de réformer radicalement le système d’enquête sur les allégations de torture et de mauvais traitements, et notamment la manière dont sont appliquées les normes énoncées dans le Protocole d’Istanbul, reconnues par la communauté internationale. Les autorités mexicaines doivent aussi veiller à ce que les éléments de preuve collectés par les médecins experts indépendants puissent être acceptés comme tels dans les procédures judiciaires.&nbsp;»</p> <p>Le rapport énonce une série de mesures à prendre pour empêcher la torture et les autres mauvais traitements, pour que des enquêtes soient menées sur les cas qui se produisent et pour que leurs auteurs soient punis. À cet effet, le gouvernement doit commencer par reconnaître l’ampleur de la torture dans le pays et s’engager publiquement à donner l’absolue priorité à la lutte contre cette grave forme de violation des droits humains.</p> <p><strong>Contexte</strong> <br /> Entre 2010 et la fin de 2013 la Commission nationale des droits humains a reçu 7&nbsp;000&nbsp;plaintes pour torture et autres mauvais traitements. Le Bureau du Procureur général de la République a appliqué sa Procédure spéciale dans 364&nbsp;cas, ce qui a donné lieu à 26&nbsp;cas de torture avérée.</p> <p>Entre 2006 et 2013, le Bureau a ouvert 1&nbsp;219&nbsp;enquêtes sur des plaintes pour torture et autres mauvais traitements, mais n’a engagé que 12&nbsp;actions en justice. La justice fédérale fait état de sept condamnations pour torture prononcées par les tribunaux fédéraux, en tout et pour tout, soit un taux de 0,006&nbsp;%. Au niveau des différents États du Mexique, la torture et l’impunité sont encore plus présentes.</p> <p>La Commission nationale des droits humains omet souvent de mener en temps utile des enquêtes exhaustives sur toutes les plaintes qu’elle reçoit et de défendre correctement les droits des victimes. Sur les 7&nbsp;000&nbsp;plaintes reçues entre 2010 et 2013, elle n’a formulé que 44&nbsp;recommandations publiques confirmant qu’il y avait eu torture.</p> <p>Le Protocole d’Istanbul est le nom courant du Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, créé en 1999 par les Nations unies.</p> <div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La torture et les mauvais traitements dépassent toute mesure au Mexique, le nombre de cas signalés ayant augmenté de 600&nbsp;% au cours de la dernière décennie.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/196152_Police_patrol_the_streets_on_a_truck_as_a_group_of_young_people_walk_past_in_Ciudad_Juarez.jpg?1409752038" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49151">Mexico torture_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AMR41/020/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Mexico </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Mexique</div> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Les autorités ne peuvent pas continuer à fermer les yeux sur la torture. Le fait d’omettre systématiquement d’appliquer les garanties contre la torture et les mauvais traitements, et d’ouvrir sur les plaintes des enquêtes qui pêchent souvent par leur partialité et minimisent la gravité des faits, est symptomatique d’un gouvernement qui ne protège pas les droits humains.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d&#039;Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/020/2014/fr">Hors de toute mesure. La torture et les autres mauvais traitements au Mexique</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/torture-mexico-fourteen-facts-2014-09-04">La torture au Mexique: 14 faits</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Faits et chiffres, 4 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/amnesty-international-calls-mexico-s-president-confront-critical-human-righ">Amnesty International demande au président mexicain de prendre des mesures face à la situation critique des droits humains</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 18 février 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Mexico Stop Torture Torture et mauvais traitements Thu, 04 Sep 2014 10:26:17 +0000 Amnesty International 49150 at http://www.amnesty.org La torture au Mexique : 14 faits http://www.amnesty.org/fr/news/torture-mexico-fourteen-facts-2014-09-04 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> La torture au Mexique : 14 faits </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">04 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>Depuis plusieurs années, Amnesty International enquête et recueille des éléments de preuve sur la torture au Mexique. Le dernier rapport, intitulé <em>Hors de toute mesure. La torture et les autres mauvais traitements au Mexique, </em>contient une multitude de faits troublants qui montrent à quel point le phénomène est répandu et destructeur. L’étude a dévoilé ce qui suit&nbsp;: <br /> <br /> 1. La torture et les autres mauvais traitements sont hors de toute mesure au Mexique – le nombre de cas signalés en 2013 (1&nbsp;505) <strong>dépassait de 600&nbsp;%</strong> celui de 2003, d’après la Commission nationale des droits humains (CNDH). Et le chiffre réel est probablement encore plus élevé. <br /> <br /> 2. Entre 2010 et la fin de 2013, la CNDH a reçu <strong>plus de 7&nbsp;000&nbsp;plaintes</strong> pour torture et autres mauvais traitements. En 2014, toujours selon la CNDH, le nombre de plaintes aurait diminué, mais il reste bien plus élevé qu’il y a 10&nbsp;ans.<br /> <br /> 3. La peur d’être un jour torturé est répandue. D’après une récente étude commandée par Amnesty International,<strong> 64&nbsp;% des Mexicains</strong> <strong>craignent d’être torturés</strong> s’ils sont détenus.<br /> <br /> 4. Les informations faisant état de torture et autres mauvais traitements se sont multipliées au Mexique et <strong>la violence a augmenté de façon draconienne</strong> à la suite de la déclaration de guerre contre le trafic de drogue par le gouvernement, en 2006. <br /> <br /> 5. <strong>L’impunité persiste pour les tortionnaires</strong>. D’après le Conseil fédéral de la magistrature, les juridictions fédérales ont engagé 123&nbsp;poursuites pour torture entre 2005 et 2013, dont seulement sept ont abouti à des condamnations aux termes de la législation fédérale.<br /> <br /> 6. Les organes officiels chargés de traiter le problème manquent à leurs devoirs. <strong>Moins d’un pour cent des victimes</strong> de violations des droits humains, y compris celles qui ont été torturées, ont vu la CNDH formuler une recommandation publique sur leurs cas. L’opinion publique n’a aucun droit de regard sur les autres plaintes.<br /> <br /> 7. Une personne arrêtée par la police peut être maintenue longtemps en détention avant d’être inculpée d’une quelconque infraction. De 2008 à 2013, le procureur général de la République a placé <strong>8&nbsp;595&nbsp;personnes en détention sans inculpation <em>(arraigo)</em> pour des périodes allant jusqu’à 80&nbsp;jours</strong>, pendant lesquelles les détenus risquent d’être torturés. Depuis 2013 le gouvernement a réduit le recours à l’arraigo, mais il ne l’a pas rendu illégal.<br /> <br /> 8. La peur de la torture est telle que les personnes détenues –&nbsp;ou leurs proches&nbsp;– s’adressent à la justice pour tenter d’empêcher les représentants des autorités de les torturer. Entre 2005 et 2013, on a enregistré <strong>3&nbsp;749&nbsp;recours devant les tribunaux fédéraux</strong> dans lesquels les détenus tentaient d’obtenir une protection contre la torture et les autres violations des droits humains. Le nombre de demandes ayant abouti n’est pas connu.<br /> <br /> 9. À la fin du mois d’août 2014, des représentants des autorités fédérales reconnaissent que <strong>plus de 22&nbsp;000&nbsp;personnes ont «&nbsp;disparu&nbsp;» ou sont portées disparues au Mexique</strong>. Des fonctionnaires sont impliqués dans certains cas de disparition forcée. Dans les rares cas où des restes de victimes de disparition et d’enlèvement ont été retrouvés, ils présentaient des signes évidents de torture et d’autres mauvais traitements.<br /> <br /> 10. Les descriptions des méthodes de torture émanant de différentes régions du pays se ressemblent. <strong>La quasi-asphyxie, les coups, les simulacres d’exécution, les violences sexuelles, les menaces de mort et les décharges électriques</strong> en font partie. <br /> <br /> 11. En 2003, le Bureau du procureur général de la République a adopté une procédure spéciale d’évaluation médicale permettant de rassembler des informations sur les allégations de torture et de mauvais traitements. Cette évaluation se fonde sur la procédure établie par l’ONU pour recueillir des éléments médicaux prouvant qu’il y a eu torture, le Protocole d’Istanbul. Malgré les milliers de plaintes déposées, il n’y a eu que<strong> 472 évaluations</strong> de cette nature.<br /> <br /> 12. <strong>Les plaintes pour torture, même si elles sont bien-fondées, sont souvent rejetées</strong> ou minimisées par les procureurs, les médecins experts ou les commissions des droits humains. En moyenne, sur 20&nbsp;victimes présumées de torture ou autres mauvais traitements qui ont déposé une plainte auprès de la CNDH, une seule a fait l’objet d’un examen médicolégal ordonné par le Bureau du procureur général (la situation est bien pire au niveau des États).<br /> <br /> 13. Dans seulement un cas sur huit, cet examen médicolégal conclut à des preuves de torture mais, même dans ces cas-là, l’enquête s’arrête souvent peu après. Le procureur général de la République n’avait <strong>engagé que 12&nbsp;poursuites pénales pour torture</strong> entre 2006 et la fin de 2013.<br /> <br /> 14. En mai 2014, à la suite d’une visite au Mexique, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture faisait observer&nbsp;: «&nbsp;La torture et d’autres formes de mauvais traitements restent une <strong>pratique généralisée</strong> dans le pays&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Depuis plusieurs années, Amnesty International enquête et recueille des éléments de preuve sur la torture au Mexique. Voici quelques-uns des faits les plus troublants.&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198351_MEXICAN_FEDERAL_FORCES_ARMOUR_MICHOACAN_MUNICIPALITIES.jpg?1409751488" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49135">Mexico facts and figures_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AMR41/020/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Mexico </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Mexique</div> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/news/mexico-shocking-rise-reports-torture-and-ill-treatment-authorities-turn-blind-eye-2014-09-04">Mexico: Shocking rise in reports of torture and ill-treatment as authorities turn a blind eye</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 4 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/020/2014/fr">Hors de toute mesure. La torture et les autres mauvais traitements au Mexique</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 4 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Mexico Stop Torture Torture et mauvais traitements Wed, 03 Sep 2014 15:00:15 +0000 Amnesty International 49134 at http://www.amnesty.org Crimes de guerre commis par l'EI en Syrie et en Irak : l'assassinat de Steven Sotloff est la « partie émergée de l'iceberg » http://www.amnesty.org/fr/news/killing-steven-sotloff-tip-iceberg-war-crimes-syria-and-iraq-2014-09-03 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Assassinat de Steven Sotloff par l&#039;État islamique </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">03 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>La décapitation du journaliste américain Steven Sotloff par des militants de l’État islamique est le dernier en date d’une série de crimes de guerre perpétrés par le groupe armé en Syrie et en Irak, a déclaré Amnesty International mercredi 3&nbsp;septembre.<br /> <br /> Mardi 2&nbsp;septembre, le groupe armé, qui se présente sous le nom d’État islamique (EI), a mis en ligne une vidéo montrant Steven Sotloff tué dans les mêmes conditions que James Foley, autre journaliste indépendant américain assassiné le mois dernier. Steven Sotloff avait été enlevé dans le nord de la Syrie en août 2013.<br /> <br /> «&nbsp;L’exécution de Steven Sotloff est un crime de guerre, elle s’inscrit dans le cadre d’autres atrocités choquantes commises par l’État islamique ces derniers mois, a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;La communauté internationale a condamné à juste titre les morts brutales de Steven Sotloff et de James Foley. Ces assassinats injustifiables ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg&nbsp;: l’État islamique est responsable d’autres violations en Syrie et en Irak.&nbsp;»<br /> <br /> L’assassinat de Sotloff, dont la vidéo a été considérée comme authentique par les autorités des États-Unis mercredi 3&nbsp;septembre, intervient après les exécutions sommaires par l’EI de plusieurs centaines, voire de milliers, d’autres personnes dans la région cette année.&nbsp;<br /> <br /> Parmi les victimes figurent des membres de minorités religieuses et ethniques, des militaires, des policiers et d’autres journalistes.<br /> <br /> Quelque 150&nbsp;membres de l’armée nationale syrienne ont été tués après que l’EI eut pris le contrôle de la base aérienne de Tabqa, dans le nord-est du pays, le 24&nbsp;août 2014.<br /> <br /> Cette année déjà, plusieurs dizaines d’autres Syriens, dont des enfants, ont été tués par l’EI dans des lieux publics pour toute une série de «&nbsp;crimes&nbsp;».<br /> <br /> En Irak, plusieurs centaines de soldats gouvernementaux capturés ont été sommairement exécutés à Tikrit, après que la ville fut tombée sous la coupe de l’EI en juin 2014.<br /> <br /> L’EI a aussi pris pour cible les minorités religieuses et ethniques. Des centaines, peut-être davantage, de villageois yézidis de la région de Sinjar ont été sommairement exécutés en août 2014, dans le cadre parfois de massacres.&nbsp;<br /> <br /> «&nbsp;Les assassinats ces dernières semaines de deux journalistes américains augmentent encore l’urgence à obtenir la libération des personnes toujours retenues en otage par l’État islamique, a déclaré Philip Luther.<br /> <br /> «&nbsp;Il convient aussi de chercher à obtenir justice pour les centaines d’autres victimes de crimes de l’État islamique, et de protéger les minorités, particulièrement exposées aux attaques de ce groupe.&nbsp;»<br /> <br /> Dans une synthèse publiée mardi 2&nbsp;septembre, <em><strong>Ethnic cleansing on a historic scale: the Islamic State’s systematic targeting of minorities in northern Iraq</strong></em>, Amnesty International écrivait que l’EI avait lancé une campagne systématique de nettoyage ethnique dans le nord de l’Irak.<br /> <br /> L’organisation a rassemblé des informations sur des crimes de guerre, notamment des enlèvements et des massacres, qui visent tout particulièrement des minorités religieuses et ethniques.<br /> <br /> Parmi les groupes touchés dans le nord de l’Irak figurent, outre les yézidis, les chrétiens assyriens, les chiites turkmènes et shabaks, les kakaïs et les mandéens sabéens.&nbsp;<br /> <br /> De nombreux Arabes sunnites qui s’opposent, ou sont soupçonnés de s’opposer, à l’EI ont aussi été pris pour cible dans le nord de l’Irak.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La décapitation du journaliste américain Steven Sotloff par des militants de l’État islamique est le dernier en date d’une série de crimes de guerre perpétrés par le groupe armé en Syrie et en Irak, a déclaré Amnesty International mercredi 3&nbsp;septembre.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/199238_File_Photo_Of_US_Journalist_Steven_Sotloff_Held_Hostage_By_Extremists (1).jpg?1409754419" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49149">sotloff_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> syria </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>L’exécution de Steven Sotloff s’inscrit dans le cadre d’autres atrocités choquantes commises par l’État islamique ces derniers mois. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/news/gruesome-evidence-ethnic-cleansing-northern-iraq-islamic-state-moves-wipe-out-minorities-2014-0#.VAWkW6wqn1Q.twitter">Gruesome evidence of ethnic cleansing in northern Iraq as Islamic State moves to wipe out minorities</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Synthèse, 2 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/syria-beheading-us-reporter-war-crime-highlights-chilling-risk-journalists-">Syrie. La décapitation d&#039;un reporter est un crime de guerre mettant en relief le terrible risque que courent les journalistes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 20 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Groupes armés Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Disparitions et enlèvements Discrimination Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux Iraq Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Syria Thu, 04 Sep 2014 10:01:38 +0000 Amnesty International 49146 at http://www.amnesty.org Des utilisateurs de Twitter sont en instance de jugement alors qu'un important sommet de l'ONU sur Internet se tient en Turquie http://www.amnesty.org/fr/news/twitter-users-trial-while-turkey-hosts-key-un-internet-summit-2014-09-02 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Tweeter en Turquie : Sommet et répression </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">02 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>De nombreux adversaires de la liberté d’expression en ligne assistent au Forum sur la gouvernance d’Internet<br /> <br /> Les poursuites engagées par les autorités turques contre des personnes les ayant critiquées sur Twitter mettent en évidence la profonde hypocrisie du pays hôte du Forum sur la gouvernance d’Internet, a déclaré Amnesty International mardi 2&nbsp;septembre. L’organisation a demandé aux pays qui accueilleront cette manifestation à l’avenir d’offrir un meilleur exemple, puis a évoqué les atteintes à la liberté d’expression commises par l’Arabie saoudite, les États-Unis, l’Éthiopie et le Viêt-Nam. <br /> <br /> Cet événement, qui se déroule à Istanbul entre les 2 et 5&nbsp;septembre, réunit gouvernements et membres de la société civile dans une optique de partage des bonnes pratiques sur Internet en matière de règlementation, de sécurité et de droits humains. <br /> <br /> Vingt-neuf utilisateurs de Twitter sont actuellement jugés à Izmir, en Turquie, et encourent jusqu’à trois ans de prison pour avoir publié durant les manifestations de l’an dernier des tweets qui ont selon les autorités «&nbsp;incité le public à enfreindre la loi&nbsp;». Aucun de ces tweets ne contenaient d’incitation à la violence.<br /> <br /> «&nbsp;Il est stupéfiant que les autorités turques s’entêtent à poursuivre des individus ayant tweeté des opinions critiques, alors même qu’elles accueillent un débat traitant de la gouvernance sur Internet qui réserve une place de choix aux droits humains&nbsp;», a déclaré Sherif Elsayed-Ali, directeur adjoint du programme Thématiques mondiales à Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Cette politique du deux poids deux mesures en matière de liberté d’expression sur Internet est particulièrement ironique pour les dizaines d’utilisateurs turcs de Twitter qui sont en instance de jugement pour avoir tweeté à propos des manifestations de l’an dernier.&nbsp;»<br /> <br /> Trois utilisateurs ont en outre été inculpés pour «&nbsp;insultes&nbsp;» au Premier ministre. Ces 29&nbsp;internautes sont les derniers d’une longue liste de dissidents poursuivis ou condamnés pour leurs publications sur les médias sociaux.<br /> <br /> La Turquie n’est pas le seul pays participant au Forum à avoir la main lourde en ce qui concerne la surveillance d’Internet, ainsi que le montre Amnesty International. Des militants présents à cette manifestation braqueront les projecteurs sur quatre autres pays qui s’en sont pris à des citoyens ayant exercé leur liberté d’expression en ligne ou dénoncé des atteintes au droit à la vie privée sur Internet.<br /> <br /> En Éthiopie, sept blogueurs risquent la peine de mort pour avoir partagé des informations sur la sécurité en ligne. Au Viêt-Nam, deux personnes purgent des peines de 10 et 12&nbsp;ans de prison pour avoir écrit sur des violations des droits humains - et 32&nbsp;autres internautes ont été arrêtés. En Arabie saoudite, le fondateur d’un site Internet a été condamné à 10&nbsp;ans d’emprisonnement, 1&nbsp;000&nbsp;coups de fouet et une amende d’environ 203&nbsp;000&nbsp;euros pour avoir «&nbsp;insulté l’islam&nbsp;». <br /> <br /> «&nbsp;L’Arabie saoudite, l’Éthiopie et le Viêt-Nam ont prononcé certaines des peines les plus sévères contre les personnes utilisant Internet pour partager et recevoir des informations&nbsp;», a déclaré Sherif Elsayed-Ali. <br /> <br /> «&nbsp;Ces condamnations doivent être annulées et chaque pays doit apprendre à faire preuve de beaucoup plus de tolérance face aux critiques formulées en ligne.&nbsp;»<br /> <br /> En révolutionnant l’accès à l’information, et en renforçant la transparence et l’obligation de rendre des comptes, la contribution d’Internet au développement des droits humains s’est avérée inestimable. <br /> <br /> Cependant, certains États ont eu tôt fait de commettre des abus, utilisant cette technologie pour réprimer la liberté d’expression, censurer les informations relatives aux violations des droits humains et mener une surveillance non ciblée des utilisateurs au nom de la sécurité, souvent en collaboration avec des entreprises.<br /> <br /> Ceux qui dénonce les abus de ce type sont eux-mêmes pris pour cibles. L’Américain Edward Snowden, actuellement en exil en Russie, encourt 30&nbsp;ans de réclusion s’il est extradé vers les États-Unis, pour avoir fait des révélations sur la surveillance non ciblée effectuée à l’échelle mondiale par le gouvernement américain.<br /> <br /> «&nbsp;Au lieu de traquer Edward Snowden, le gouvernement américain devrait se concentrer sur la réforme de ses programmes de surveillance et mettre un terme aux atteintes injustifiées à la vie privée que cet homme a révélées&nbsp;», a déclaré Sherif Elsayed-Ali.<br /> <br /> «&nbsp;Si Internet a permis à la liberté d’expression de se développer dans de nombreux endroits où elle était étroitement contrôlée, il a également fourni aux gouvernements de nouveaux moyens d’espionner, de censurer et de faire taire leurs détracteurs.<br /> <br /> «&nbsp;Les États participant au Forum sur la gouvernance d’Internet doivent en tirer parti pour s’engager à mettre fin aux manœuvres d’intimidation et poursuites visant ceux qui font l’exercice de leur liberté d’expression en ligne. Ils doivent mettre un terme à la censure injustifiée, renverser la tendance à la surveillance illicite et non ciblée, et protéger les lanceurs d’alerte.&nbsp;»<br /> <br /> <br /> <strong>Cas et contexte<br /> VIÊT-NAM<br /> </strong>Deux blogueurs purgent actuellement des peines de 10 et 12&nbsp;ans de prison pour des écrits publiés sur Internet. Nguyen Van Hai, alias Dieu Cay, et Ta Phong Tan, à l’origine du blog «&nbsp;Justice et Vérité&nbsp;», ont été condamnés en septembre 2012 pour «&nbsp;propagande&nbsp;» contre l’État, en vertu de l’article 88 du Code pénal vietnamien.<br /> <br /> Ils ont écrit sur un ensemble de sujets parmi lesquels les violations des droits humains, les injustices sociales et la souveraineté nationale. Ils font partie des membres fondateurs du Club des journalistes vietnamiens libres, créé en septembre 2007 afin d’encourager l’exercice de la liberté d’expression au Viêt-Nam face aux médias contrôlés par l’État. Par le biais de leurs écrits et de leur action, ils ont contribué à inspirer la nouvelle génération de journalistes citoyens, en défendant la liberté d’expression et en réclamant que le gouvernement vietnamien respecte l’obligation de rendre des comptes et fasse preuve de transparence.<br /> <br /> L’article 88 est un des passages rédigés en termes vagues de la section relative à la sécurité nationale dans Code pénal vietnamien. Les autorités l’invoquent fréquemment afin d’arrêter, de poursuivre et d’emprisonner des dissidents pour leur militantisme non violent, y compris des blogueurs, des défenseurs des droits des travailleurs et des droits fonciers, des disciples de certaines religions, des militants politiques, en faveur des droits humains et de la justice sociale, et même des auteurs de chansons.<br /> <br /> Ta Phong Tan est une ancienne policière. Elle a été arrêtée en septembre 2011. Alors qu’elle se trouvait en détention provisoire, sa mère est morte après s’être immolée par le feu devant des bureaux administratifs, désespérée par le traitement réservé à sa fille et à sa famille, qui était harcelée par les forces de sécurité. Ta Phong Tan n’a pas été autorisée à assister à ses funérailles.<br /> <br /> Nguyen Van Hai, journaliste, a initialement été emprisonné en avril 2008 sur la base d’accusations d’évasion fiscale motivées par des considérations politiques. Au lieu d’être libéré au terme de sa peine, en octobre 2010, il a été maintenu en détention aux fins d’une enquête plus approfondie, jusqu’au procès de septembre 2012.<br /> Tous deux sont détenus dans des conditions éprouvantes dans des prisons différentes situées à plus de 1&nbsp;500&nbsp;km de chez eux, ce qui rend les visites de leurs proches difficiles. Amnesty International les a adoptés comme prisonniers d’opinion.<br /> <strong>ÉTATS-UNIS<br /> </strong>Le 20&nbsp;mai 2013, Edward Snowden, sous-traitant pour l’Agence nationale de sécurité (NSA), a quitté son domicile de Hawaï pour Hong Kong en emportant des documents des services de renseignement révélant l’existence de vastes programmes de surveillance mis sur pied par la NSA (États-Unis) et le Quartier général des communications du gouvernement (Royaume-Uni). Ces programmes espionnent la plupart des communications numériques dans le monde et entravent le droit à la vie privée à l’échelle mondiale.<br /> <br /> Amnesty International estime que nul ne devrait être inculpé, en vertu de quelque loi que ce soit, pour avoir dévoilé des informations portant sur des violations des droits humains perpétrées par le gouvernement. De telles révélations sont protégées par les droits à l’information et à la liberté d’expression. De hauts fonctionnaires américains ont cependant déjà condamné Edward Snowden sans procès, le déclarant coupable et le qualifiant de traître.<br /> <br /> Encourant 30&nbsp;ans de prison s’il retourne aux États-Unis, il a obtenu l’asile temporaire en Russie. Les charges retenues contre lui au titre de la Loi sur l’espionnage sont obsolètes et ne permettent pas de prendre en considération les spécificités de son cas. Elles pourraient par ailleurs l’empêcher de construire sa défense en invoquant l’intérêt général comme motif de son action, conformément au droit américain.<br /> <br /> La possibilité qu’il bénéficie d’un procès équitable s’il revient aux États-Unis suscite en outre de sérieux doutes. D’autres personnes poursuivies aux États-Unis pour des faits similaires ont été détenues dans des conditions dont Amnesty International et des représentants des Nations unies estiment qu’elles s’apparentent à un traitement cruel, inhumain et dégradant allant à l’encontre du droit international.<br /> <br /> Outre le fait d’avoir inculpé Edward Snowden, les autorités américaines ont révoqué son passeport, ce qui représente un obstacle au droit de cet homme à circuler librement et à obtenir l’asile dans les pays qui lui offrent leur protection. Les États-Unis continuent à se reposer lourdement sur des gouvernements du monde entier afin qu’il ne puisse pas transiter par leur territoire ni voyager dans leur espace aérien.<br /> <br /> <strong>TURQUIE<br /> </strong>Vingt-neuf femmes et hommes de la ville d’Izmir, en Turquie, sont actuellement poursuivis pour avoir publié des tweets lors des manifestations ayant eu lieu l’an dernier à travers le pays. Ces 29&nbsp;personnes sont accusées d’avoir «&nbsp;incité le public à enfreindre la loi&nbsp;» et sont passibles de trois ans de prison. Trois d’entre elles sont également accusées d’avoir «&nbsp;insulté&nbsp;» le Premier ministre, partie civile dans l’affaire.<br /> <br /> Les tweets en question indiquaient par exemple les lieux où la police recourait à la force contre les manifestants et les mots de passe pour les réseaux sans fil de la zone où se déroulait l’action de protestation, ou faisaient état d’opinions ou de messages de soutien aux manifestations. Aucun de ces tweets ne contenait d’incitation -&nbsp;ni d’indication de participation&nbsp;- à la violence.<br /> <br /> Aucun des éléments présentés à la justice ne prouve la commission d’«&nbsp;infractions&nbsp;» qui ne soient protégées en vertu des normes internationales relatives aux droits humains en matière de liberté d’expression. Trois audiences ont déjà eu lieu. Ces poursuites font craindre que les autorités n’essaient de dissuader d’autres personnes d’utiliser les médias sociaux dans ce pays où Twitter a brièvement été bloqué cette année. S’ils étaient emprisonnés, Amnesty International considérerait ces 29&nbsp;internautes comme des prisonniers d’opinion.<br /> <br /> <strong>ARABIE SAOUDITE<br /> </strong>Après avoir pris conscience de l’importance des médias sociaux et du cybermilitantisme, les autorités saoudiennes ont lourdement investi dans les nouvelles technologies et les outils leur permettant de réprimer la libre expression en ligne. À la mi-2013, les autorités ont essayé de contrôler ou d’interdire purement et simplement l’ensemble des applications chiffrées basées sur les réseaux sociaux telles que Skype, WhatsApp, Viber et Line. Des dizaines de militants ont été forcés à fermer leurs comptes en ligne et à signer des documents dans lesquels ils s’engageaient à cesser leur action. De nombreux autres, notamment ceux qui ont refusé de mettre un terme à leur cybermilitantisme, ont vu leurs écrits utilisés contre eux dans des accusations forgées de toutes pièces.<br /> <br /> Raif Badawi est l’un de ces cybermilitants de premier plan dont les autorités ont essayé de faire un exemple. Il a été arrêté le 17&nbsp;juin 2012, puis inculpé d’«&nbsp;apostasie&nbsp;», qui est considérée comme une infraction grave en Arabie saoudite et est passible de la peine de mort. Il a dans un premier temps été condamné à sept ans de prison et 600&nbsp;coups de fouet pour avoir enfreint la loi saoudienne sur l’informatique, insulté les autorités religieuses dans ses écrits en ligne et publié les propos d’autres personnes sur son site Internet. Cette condamnation a toutefois été annulée en appel et l’affaire a été renvoyée devant le tribunal pénal.<br /> <br /> Le 7&nbsp;mai 2014, ce tribunal a déclaré Raif Badawi coupable d’avoir «&nbsp;créé un site Internet&nbsp;», insulté l’islam et ridiculisé des figures islamiques, et l’a condamné à 10&nbsp;ans de prison, 1&nbsp;000&nbsp;coups de fouet et une amende d’environ 203&nbsp;000&nbsp;euros. Il a par ailleurs été frappé d’une interdiction de quitter le pays pendant 10&nbsp;ans après sa libération, et de toute activité dans les médias. Le juge a en outre ordonné la fermeture de son forum en ligne. Il a fait appel.<br /> <br /> Les chefs d’inculpation retenus contre Raif Badawi sont liés à des articles dont il est l’auteur, notamment un texte sur la Saint-Valentin (dont la célébration est interdite en Arabie saoudite) qui lui a valu l’accusation d’avoir tourné en dérision la Commission saoudienne pour la promotion de la vertu et la prévention du vice.<br /> <br /> Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion et demande sa libération immédiate et sans condition.<br /> <br /> <strong>ÉTHIOPIE<br /> </strong>Le 17&nbsp;juillet 2014, sept membres du collectif de blogueurs Zone 9 et trois journalistes indépendants ont été accusés d’infractions à caractère terroriste et d’«&nbsp;outrages à la Constitution&nbsp;» en Éthiopie. Soliana Shimeles, blogueuse, a été accusée par contumace, tandis que les autres - Befeqadu Hailu, Atnaf Berahane, Mahlet Fantahun, Zelalem Kiberet, Natnael Feleke, Abel Wabela, Tesfalem Waldyes, Edom Kassaye et Asmamaw Hailegeorgis - sont tous en détention depuis leur arrestation les 25 et 26&nbsp;avril 2014.<br /> <br /> Ces personnes ont été appréhendées quelques jours à peine après que Zone 9 - dont le slogan est «&nbsp;on blogue parce qu’on y croit&nbsp;» - a annoncé qu’il reprenait ses activités après des mois de harcèlement et d’intimidation. Parmi les charges retenues contre eux figuraient la participation à des formations sur le codage des communications en ligne par le biais de l’utilisation du kit «&nbsp;Security in a box&nbsp;».<br /> <br /> L’Éthiopie recourt régulièrement à la Loi relative à la lutte contre le terrorisme pour réduire au silence les voix dissidentes. Depuis son introduction en 2009, cette loi a été invoquée plus souvent contre des membres de partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des manifestants non violents que contre un quelconque autre groupe.<br /> <br /> Amnesty International considère ces blogueurs et journalistes privés de liberté comme des prisonniers d’opinion, uniquement incarcérés pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression. L’organisation a demandé leur libération immédiate et inconditionnelle, et l’abandon de toutes les charges.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les poursuites engagées par les autorités turques contre des personnes les ayant critiquées sur Twitter mettent en évidence la profonde hypocrisie du pays hôte du Forum sur la gouvernance d’Internet, a déclaré Amnesty International mardi 2&nbsp;septembre.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/191526_A_mugshot_of_the_twitter_bird_is_seen_on_a_smart_phone_with_a_Turkish_flag.jpg?1409576427" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49110">turkey_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les chiffres de l’ingérence gouvernementale sur Internet<br /> <br /> <strong>2&nbsp;millions</strong> - nombre de personnes actuellement employées pour surveiller Internet en <strong>Chine</strong>. <br /> <br /> <strong>193</strong> - nombre de gouvernements étrangers, factions étrangères et organisations politiques que l’Agence nationale de sécurité a été autorisée à espionner par les autorités des <strong>États-Unis</strong>. <br /> <br /> <strong>1&nbsp;000</strong> - nombre de coups de fouet auquel Raif Badawi a été condamné en <strong>Arabie saoudite</strong>, après avoir été déclaré coupable d’avoir «&nbsp;créé un site Internet&nbsp;», insulté l’islam et ridiculisé des figures islamiques. Il purge actuellement une peine de 10&nbsp;ans d’emprisonnement pour cette même infraction. <br /> <br /> <strong>24&nbsp;</strong>heures - durée de la déconnexion à Internet ordonnée par les autorités <strong>soudanaises</strong> afin d’empêcher l’organisation d’actions de protestation sur les réseaux sociaux le 25&nbsp;septembre 2013. <br /> <br /> <strong>29</strong> - nombre d’utilisateurs de Twitter qui encourent trois ans de prison à Izmir, en <strong>Turquie</strong>, pour avoir publié des tweets durant les manifestations de l’an dernier. Aucun de ces tweets ne contenait d’incitation à la violence. Ces 29&nbsp;internautes sont les derniers en date d’une longue liste de dissidents poursuivis ou condamnés pour leurs publications sur les médias sociaux. <br /> <br /> <strong>Sept</strong> - nombre de jours écoulés entre la présentation par le <strong>Royaume-Uni</strong> d’un projet de loi sur l’extension des pouvoirs de surveillance des services britanniques de sécurité, et la promulgation de ce texte. Le projet de loi sur la conservation des données et les pouvoirs d’enquête a été adopté à la hâte à la faveur d’une procédure d’urgence, ce qui a empêché que le Parlement ou le public britanniques puissent le soumettre à un examen scrupuleux. <br /> <br /> <strong>34</strong> - nombre de blogueurs détenus au <strong>Viêt-Nam</strong>, ce qui situe ce pays au deuxième rang mondial en matière d’incarcération d’internautes. La Chine occupe la première place.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Internet </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Turquie</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="38.565348">38° 33' 55.2528" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="32.343750">32° 20' 37.5" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Il est stupéfiant que les autorités turques s’entêtent à poursuivre des individus ayant tweeté des opinions critiques, alors même qu’elles accueillent un débat traitant de la gouvernance sur Internet qui réserve une place de choix aux droits humains</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Sherif Elsayed-Ali,directeur adjoint du programme Thématiques mondiales à Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/big-brother-knows-best-2014-09-02">Big Brother a toujours raison - Les chiffres de l’ingérence gouvernementale sur Internet</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Faits et chiffres, 2 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Liberté d’expression Turkey Tue, 02 Sep 2014 10:45:41 +0000 Amnesty International 49093 at http://www.amnesty.org Big Brother a toujours raison - Les chiffres de l'ingérence gouvernementale sur Internet http://www.amnesty.org/fr/news/big-brother-knows-best-2014-09-02 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Big Brother a toujours raison </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">02 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>Des gouvernements du monde entier prennent le contrôle d’Internet pour réprimer la libre expression en ligne, censurer les informations relatives aux violations des droits et surveiller les internautes de manière non ciblée au nom de la sécurité nationale. <br /> <br /> Figurent ci-après quelques exemples choquants de l’ingérence et de la surveillance exercées par les autorités sur Internet, sélectionnés afin d’illustrer l’ampleur et la gravité du problème, que ce soit dans des pays développés ou en développement. <strong><br /> <br /> Les chiffres de l’ingérence gouvernementale sur Internet</strong><br /> <br /> <strong>2&nbsp;millions</strong> - nombre de personnes actuellement employées pour surveiller Internet en <strong>Chine</strong>. <br /> <br /> <strong>193</strong> - nombre de gouvernements étrangers, factions étrangères et organisations politiques que l’Agence nationale de sécurité a été autorisée à espionner par les autorités des <strong>États-Unis</strong>. <br /> <br /> <strong>1&nbsp;000</strong> - nombre de coups de fouet auquel Raif Badawi a été condamné en <strong>Arabie saoudite</strong>, après avoir été déclaré coupable d’avoir «&nbsp;créé un site Internet&nbsp;», insulté l’islam et ridiculisé des figures islamiques. Il purge actuellement une peine de 10&nbsp;ans d’emprisonnement pour cette même infraction. <br /> <br /> <strong>24&nbsp;</strong>heures - durée de la déconnexion à Internet ordonnée par les autorités <strong>soudanaises</strong> afin d’empêcher l’organisation d’actions de protestation sur les réseaux sociaux le 25&nbsp;septembre 2013. <br /> <br /> <strong>29</strong> - nombre d’utilisateurs de Twitter qui encourent trois ans de prison à Izmir, en <strong>Turquie</strong>, pour avoir publié des tweets durant les manifestations de l’an dernier. Aucun de ces tweets ne contenait d’incitation à la violence. Ces 29&nbsp;internautes sont les derniers en date d’une longue liste de dissidents poursuivis ou condamnés pour leurs publications sur les médias sociaux. <br /> <br /> <strong>Sept</strong> - nombre de jours écoulés entre la présentation par le <strong>Royaume-Uni</strong> d’un projet de loi sur l’extension des pouvoirs de surveillance des services britanniques de sécurité, et la promulgation de ce texte. Le projet de loi sur la conservation des données et les pouvoirs d’enquête a été adopté à la hâte à la faveur d’une procédure d’urgence, ce qui a empêché que le Parlement ou le public britanniques puissent le soumettre à un examen scrupuleux. <br /> <br /> <strong>34</strong> - nombre de blogueurs détenus au <strong>Viêt-Nam</strong>, ce qui situe ce pays au deuxième rang mondial en matière d’incarcération d’internautes. La Chine occupe la première place. <br /> <br /> <strong>Le saviez-vous&nbsp;?</strong> <br /> <br /> La <strong>France</strong> a introduit la Loi de programmation militaire, un nouveau texte qui autorise l’interception de communications en ligne sans que cela ne nécessite de mandat. <br /> <br /> L’Autorité des télécommunications du <strong>Pakistan</strong> a demandé à Twitter de bloquer les tweets «&nbsp;blasphématoires&nbsp;». Après avoir brièvement accepté, Twitter est revenu sur sa décision au bout de quelques semaines, face à la forte réaction de la société civile et des utilisateurs des médias sociaux, notamment sur Twitter. Facebook est régulièrement bloqué par les autorités pakistanaises en raison de contenus blasphématoires, et YouTube continue à être entièrement interdit pour le même motif.<strong> <br /> <br /> </strong>La <strong>Thaïlande</strong> a bloqué YouTube après la publication de vidéos critiquant le roi de ce pays. En 2014, plusieurs utilisateurs de Facebook ont été arrêtés et poursuivis pour des publications considérées comme offensantes à l’égard de la monarchie. Même ceux qui ont «&nbsp;aimé&nbsp;» ces déclarations ont été menacés de poursuites. <br /> <br /> Depuis 2013, les autorités <strong>saoudiennes</strong> ont intensifié leurs efforts de prévention du cybermilitantisme, en essayant de contrôler tous les médias sociaux ou d’interdire purement et simplement les applications chiffrées de type Skype, WhatsApp, Viber et Line. <br /> <br /> Les services secrets <strong>éthiopiens</strong> utilisent des logiciels développés par des entreprises <strong>britanniques</strong> et <strong>allemandes</strong> qui permettent d’infecter un ordinateur et de le contrôler à distance. Ces outils permettent de prendre connaissance des dossiers d’un utilisateur, de ses informations personnelles et activités, notamment en relevant les caractères saisis sur le clavier de l’ordinateur afin d’obtenir ses mots de passe, et en allumant la webcam et le micro, transformant ni plus ni moins l’ordinateur en dispositif d’écoute. <br /> <br /> En 2011, l’<strong>Iran</strong> a créé une cyberpolice chargée de lutter contre les «&nbsp;infractions commises sur Internet&nbsp;» et de prévenir certaines activités en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, qui représentent selon les autorités une menace à la sécurité nationale. Cet organe effectue un suivi des activités de certains internautes et arrête fréquemment des personnes pour leurs publications en ligne, bien que beaucoup d’entre elles n’aient fait qu’exercer leur droit à la liberté d’expression de manière pourtant pacifique.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Des gouvernements du monde entier prennent le contrôle d’Internet pour réprimer la libre expression en ligne, censurer les informations relatives aux violations des droits et surveiller les internautes de manière non ciblée au nom de la sécurité nationale.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/195426_Facebook_ban_lifted_in_Syria_1.jpg?1409575148" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49086">Internet_FR</a> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/twitter-users-trial-while-turkey-hosts-key-un-internet-summit-2014-09-02">Des utilisateurs de Twitter sont en instance de jugement alors qu&#039;un sommet de l&#039;ONU sur Internet se tient en Turquie</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 2 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Liberté d’expression Tue, 02 Sep 2014 09:26:06 +0000 Amnesty International 49085 at http://www.amnesty.org Disparitions forcées en Syrie : les fantômes de la guerre http://www.amnesty.org/fr/news/disappearances-syria-ghosts-war-2014-08-29 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Disparitions forcées en Syrie </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">29 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>La dernière fois que Rania (son prénom a été modifié) a parlé avec son ami Mohamed Bachir Arab, c’était le 1er&nbsp;novembre 2011. Médecin travaillant dur et militant politique engagé, Mohamed Bachir Arab vivait caché depuis six mois pour essayer d’échapper aux tentacules omniprésents des services de renseignement syriens, qui arrêtent régulièrement des militants pacifiques comme lui.<br /> <br /> Le lendemain, les pires craintes de Rania étaient devenues réalité. Les informations du soir annonçaient que son ami avait été arrêté. Aucun de ses proches ne savait où il avait été emmené.<br /> <br /> Mohamed Bachir Arab était une cible désignée. Il avait été chef de file des étudiants à l’université d’Alep, dans le nord-ouest de la Syrie. Au fil des ans, il avait organisé de nombreuses manifestations contre les politiques du gouvernement, ce qui lui avait valu des ennuis avec les autorités. En 2004-2005, il avait été maintenu plusieurs mois en détention avant d’être libéré.<br /> <br /> Mais cette fois, ses proches et ses collègues craignaient que ce soit différent. Depuis que la crise a éclaté en Syrie en mars 2011, le nombre de personnes détenues secrètement par l’État (ou victimes de disparition forcée) a atteint des proportions démesurées.<br /> <br /> «&nbsp;La stratégie des autorités syriennes concernant la dissidence est implacable&nbsp;: exprimez une fois votre opposition et elles vous arrêtent. Recommencez et elles vous font purement et simplement disparaître&nbsp;», a expliqué Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein d’Amnesty International.<br /> <br /> Beaucoup des personnes assez chanceuses pour être libérées après des mois, parfois même des années, de détention portent les marques du traitement cruel auquel elles ont été soumises.<br /> <br /> La plupart racontent être passées par certains des centres de détention qui forment le sombre labyrinthe de mauvais traitements contrôlé par les forces de sécurité et les agences de renseignement syriennes.<br /> <br /> «&nbsp;Quand quelqu’un est secrètement arrêté et détenu, il est probable que cette personne va être torturée dans le but de lui soutirer des informations ou en guise de punition. Vu le passif révoltant de la Syrie, il existe un grand risque pour qu’un tel traitement affecte gravement la santé de la personne disparue, voire entraîne sa mort&nbsp;», a déclaré Philip Luther.<br /> <br /> Et pour leurs proches, la douleur de ne pas savoir est intolérable.<br /> <br /> Dès que la famille de Mohamed Bachir Arab a su qu’il avait été arrêté, elle a commencé à essayer de découvrir des indices sur l’endroit où il était détenu.<br /> <br /> Au départ, elle n'a rien trouvé. Mais après quelque temps, des renseignements ont commencé à filtrer. Plusieurs hommes libérés de l’un des centres de détention les plus tristement célèbres du pays l’ont avertie qu’ils l’avaient vu à divers endroits.<br /> <br /> Peu après son arrestation, Mohamed Bachir Arab a été aperçu dans les locaux des services de renseignement de l’armée de l’air à Alep, puis dans un hôpital de la ville. L’homme qui a fourni ces informations a indiqué que Mohamed Bachir Arab souffrait de blessures à la tête qui auraient été dues à des actes de torture ou d’autres mauvais traitements.<br /> <br /> Amnesty International s’est entretenue avec plusieurs personnes qui ont été maintenues dans ce centre de détention. Un homme, qui vit désormais hors de Syrie et a demandé à ce que son nom ne soit pas révélé, a confié que la vie dans le centre était si dure qu’il aurait souvent préféré être mort.<br /> <br /> Il a expliqué que les détenus étaient souvent roués de coups, maintenus dans des cellules surpeuplées et que le manque d’eau potable les obligeait à boire l’eau des toilettes. L’absence d’hygiène était à l’origine d’épidémies de diarrhées et d’autres maladies infectieuses, ce qui a contribué à la mort de plusieurs détenus.<br /> <br /> D’après d’autres détenus libérés, Mohamed Bachir Arab a été vu dans d’autres centres de détention, notamment à la branche d’al Ameerya des services de renseignement de l’armée de l’air, à Damas, et dans les locaux des renseignements des armées à Qaboun.<br /> <br /> Mais les informations concernant le lieu où il pourrait se trouver sont insuffisantes. En début d’année, un autre homme a indiqué avoir vu Mohamed Bachir Arab à la prison militaire de Saydnaya, où il pourrait avoir été traduit devant un tribunal militaire, mais on ignore toujours ce qu’il est advenu de lui.<br /> <br /> «&nbsp;Le fait que, près de trois ans après qu’il a été placé en détention, personne ne sache où se trouve Mohamed Bachir Arab dresse un portrait scandaleux du fonctionnement du réseau opaque de centres de détention contrôlé par les autorités syriennes. Les implacables forces de sécurité maintiennent secrètement des personnes en détention et les déplacent dans tout le pays sans même penser à l’immense angoisse dans laquelle elles plongent les familles des détenus&nbsp;», a déclaré Philip Luther.<br /> <br /> Mohamed Bachir Arab n’est que l’un des noms qui figurent sur une longue liste de militants pacifiques, d’avocats, de journalistes et de travailleurs humanitaires perçus comme opposés aux politiques des autorités syriennes et détenus secrètement par les forces de sécurité. On est toujours sans nouvelle de beaucoup d’entre eux.<br /> <br /> Sur cette liste figurent Ali Mahmoud Othman, journaliste citoyen arrêté à Homs en mars 2012, Juwan Abd Rahman Khaled, militant kurde arrêté à Damas en septembre 2012, Khalil Matouq, avocat spécialiste des droits humains vu pour la dernière fois à un poste de contrôle près de Damas en octobre 2012, ou encore Nasser Saber Bondek, poète et militant humanitaire emmené de son domicile de Damas en février 2014.<br /> <br /> Et la liste est loin d’être complète. Ce sont les fantômes de la guerre de Syrie.<br /> <br /> Rania, qui vit désormais hors de Syrie, compte continuer à chercher Mohamed Bachir Arab&nbsp;: «&nbsp;Je n’ai eu aucune véritable nouvelle de Mohamed depuis huit mois, mais je vais continuer à le chercher. C’est quelqu’un de vraiment pacifique alors je ne comprends pas pourquoi il est en prison. Il faut que les choses changent en Syrie.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le militant pacifiste Mohamed Bachir Arab est détenu au secret depuis qu'il a été arrêté par les services de renseignement syriens le 2 novembre 2011. Il fait partie des nombreuses personnes qui ont « disparu » en Syrie.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/197958_Mohamed_Bachir_Arab.jpg?1409244565" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49022">Syria_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/multimedia/video/syrievideofr-">Syrie_video_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Syria </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Syrie</div> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La stratégie des autorités syriennes concernant la dissidence est implacable : exprimez une fois votre opposition et elles vous arrêtent. Recommencez et elles vous font purement et simplement disparaître.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Je n’ai eu aucune véritable nouvelle de Mohamed depuis huit mois, mais je vais continuer à le chercher. C’est quelqu’un de vraiment pacifique alors je ne comprends pas pourquoi il est en prison. Il faut que les choses changent en Syrie. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rania, une amie de Mohamed. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/syria-s-forgotten-crisis-enforced-disappearances-rife-amid-un-inaction-2014">La Syrie oubliée. Les disparitions forcées continuent à être monnaie courante tandis que l&#039;ONU reste inactive</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 29 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://campaigns.amnesty.org/fr/campaigns/conflict-in-syria">Halte aux disparitions forcées en Syrie</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Action en ligne, 29 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Conflits armés Conflict in Syria Détention Disparitions et enlèvements Conditions de détention Syria Torture et mauvais traitements Fri, 29 Aug 2014 06:42:02 +0000 Amnesty International 49021 at http://www.amnesty.org Ahmad Seif el Islam Hamad : l'Égypte perd un défenseur infatigable des droits humains http://www.amnesty.org/fr/news/ahmad-seif-el-islam-hamad-egypt-loses-tireless-champion-human-rights-2014-08-29 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Égypte. Ahmad Seif el Islam Hamad est décédé </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">29 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>La disparition d’Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad prive le mouvement égyptien de défense des droits humains de l’un de ses plus brillants défenseurs aux heures les plus difficiles.<br /> <br /> L’avocat et militant, décédé mercredi 27&nbsp;août à l’âge de 63&nbsp;ans, a passé plus de 30&nbsp;ans à combattre les violations des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;La mort d’Ahmad Seif est un coup dur pour le mouvement de défense des droits humains en Égypte et dans le reste du monde, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;Ahmad Seif défendait les droits de tous, sans discrimination aucune, et quelles que soient leurs convictions.&nbsp;»<br /> <br /> Amnesty International a souvent demandé conseil à Ahmad Seif, avocat en vue connu pour son intervention dans des affaires décisives.<br /> <br /> Les représentants de l’organisation s’appuyaient sur ses recommandations, son expérience et sa bonne humeur.<br /> <br /> Ses amis au sein du mouvement, dont certains le connaissaient depuis de nombreuses années, ont fait part de leur profonde tristesse en apprenant son décès.<br /> <br /> Lors d’un <strong>entretien avec Amnesty International en 2008</strong>, Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad avait expliqué qu’il avait pris la décision de défendre la cause des droits humains après avoir été torturé en prison en 1983.<br /> <br /> «&nbsp;La torture est comme un cancer qui ronge la jeunesse du pays, sa capacité à évoluer, se révolter et critiquer. J’ai donc décidé que c’était là mon domaine d’action, avait-il déclaré.<br /> <br /> «&nbsp;Il ne sert à rien de dépenser toute son énergie dans un combat politique contre le despotisme sans avoir garanti au citoyen ordinaire un certain respect de ses droits.&nbsp;»<br /> <br /> Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad n’a pas perdu son temps en prison&nbsp;: il a obtenu un diplôme de droit pour compléter sa formation en sciences politiques.<br /> <br /> Se définissant comme un homme de gauche, il défendait par principe tous ses clients, qu’ils soient ou non du même bord que lui.<br /> <br /> Pendant 30&nbsp;ans, il a défendu les opposants politiques des autorités, y compris des membres des Frères musulmans et de jeunes militants arrêtés en 2008 pour avoir soutenu une manifestation d’ouvriers à Mahalla.<br /> <br /> Il a également dénoncé le discours des autorités sur la sécurité au détriment des droits fondamentaux, prenant la défense d’habitants de la péninsule du Sinaï arrêtés lors de vastes opérations de répression lancées avant l’aube à la suite des bombardements de Taba, en 2004.<br /> <br /> Il s’était aussi fait le chantre de la liberté d’expression en 2007, en défendant un blogueur incarcéré pour avoir critiqué Hosni Moubarak et l’islam.<br /> <br /> En 2001, il a choisi de représenter plusieurs dizaines d’hommes présumés homosexuels dans l’affaire dite du «&nbsp;Queen Boat&nbsp;».<br /> <br /> Considéré comme un père spirituel par de nombreux avocats et militants de droits humains, Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad a cofondé en 1999 le Centre Hisham Moubarak pour le droit, organisation qui a contribué à révéler au grand jour des atteintes aux droits fondamentaux omniprésentes, dont le recours à la torture et aux mauvais traitements.<br /> <br /> Le Centre Hisham Moubarak pour le droit qui, parallèlement, est devenu un centre de formation pour les futurs avocats spécialisés dans la défense des droits humains, est l’une des nombreuses organisations non gouvernementales dont les activités pourraient être soumises à des restrictions dans le cadre des nouvelles lois et mesures qui s’inscrivent dans une vague de répression de plus en plus forte à l’encontre de la société civile.<br /> <br /> «&nbsp;Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad a contribué à fonder le mouvement de défense des droits humains, qui représente aujourd’hui une communauté diversifiée et florissante alors qu’il ne comptait à ses débuts au milieu des années&nbsp;1980 que quelques individus courageux, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui.<br /> <br /> «&nbsp;Il évoquait souvent ses espoirs pour la prochaine génération de militants des droits humains. Il est donc particulièrement triste que sa disparition intervienne alors que l’avenir de ceux-ci est incertain.&nbsp;»<br /> <br /> Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad était largement connu pour son action en faveur des droits humains, mais le combat qu’il a mené avec sa famille contre les autorités a eu de lourdes conséquences pour tous.&nbsp;<br /> <br /> L’avocat a été arrêté à plusieurs reprises, y compris pendant le soulèvement de 2011, lorsque les forces de sécurité ont fait une descente au Centre Hisham Moubarak pour le droit. Les membres de son personnel et des représentants d’Amnesty International et de Human Rights Watch avaient eux aussi été interpelés à cette occasion.&nbsp;<br /> <br /> Dans les dernières années de sa vie, Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad s’est retrouvé à représenter ses propres enfants, devenus de véritables militants bien en vue.&nbsp;<br /> <br /> Son fils, Alaa Abd El Fattah, a été détenu à de multiples reprises par les autorités. Il est actuellement emprisonné pour avoir enfreint la loi répressive de l’Égypte relative aux manifestations.&nbsp;<br /> <br /> La fille d’Ahmad Seif, Sanaa Ahmad Seif, est connue pour son action en faveur des droits humains. Elle est en instance de jugement pour infraction à la loi relative aux manifestations.<br /> <br /> Alors qu’il la représentait devant le tribunal en juin dernier, Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad a provoqué l’hilarité dans le prétoire après avoir dénigré une procédure qu’il a qualifiée de parodie de justice.<br /> <br /> Lors d’une suspension d’audience, il a déclaré en plaisantant qu’il était vieux et malade et n’avait rien à faire au tribunal, puisque le juge ne comprenait pas des notions juridiques de base.<br /> <br /> L’autre fille d’Ahmad Seif, Mona Seif, a participé à la création d’un groupe qui milite en faveur de la libération de civils poursuivis devant la justice militaire.<br /> <br /> Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad avait récemment expliqué qu’il espérait que ses enfants hériteraient d’un système plus démocratique, mais qu’à la place, ils avaient hérité de cellules de prison.<br /> <br /> Il est demeuré une source d’inspiration jusqu’à la fin de sa vie, ne baissant jamais les bras. Sur les réseaux sociaux, des militants ont indiqué qu’ils étaient devenus «&nbsp;orphelins&nbsp;» à sa mort.<br /> <br /> Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad laisse derrière lui son épouse, Laila Soueif, universitaire et militante, et leurs trois enfants.&nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La disparition d’Ahmad Seif el&nbsp;Islam Hamad prive le mouvement égyptien de défense des droits humains de l’un de ses plus brillants défenseurs aux heures les plus difficiles.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/63797_Ahmed_Seif_El-Islam_Hamad.jpg?1409332085" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49091">Ahmad Seif el-Islam Hamad_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Égypte</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="27.805069">27° 48' 18.2484" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="28.520508">28° 31' 13.8288" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Ahmad Seif el Islam Hamad a contribué à fonder le mouvement de défense des droits humains, qui représente aujourd’hui une communauté diversifiée et florissante alors qu’il ne comptait à ses débuts au milieu des années 1980 que quelques individus courageux.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La torture est comme un cancer qui ronge la jeunesse du pays, sa capacité à évoluer, se révolter et critiquer. J’ai donc décidé que c’était là mon domaine d’action.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ahmad Seif el-Islam Hamad, avocat spécialisé dans la défense des droits humains </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Egypt Torture et mauvais traitements Tue, 02 Sep 2014 10:21:32 +0000 Amnesty International 49090 at http://www.amnesty.org Exploités sous le soleil du Sud http://www.amnesty.org/fr/news/exploited-southern-sun-2014-08-21 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Exploités sous le soleil du Sud </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">21 août 2014</span> </div> </div> </div> <p><em>Cet article a initialement été publié dans le magazine&nbsp;<a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/08/20/exploited_southern_sun_migrants_italy_union">Foreign Policy.</a></em></p><p><br /> FOGGIA, Italie — Construit autour de fermes abandonnées à l’extérieur de Foggia, une région très rurale de l’Italie, un camp de cabanes en carton et en bois abrite plus de 1&nbsp;000&nbsp;personnes. Malgré la pauvreté, il règne ici une atmosphère joyeuse en cette soirée d’été. De la musique afrobeat flotte dans l’air. Un homme âgé coupe des bouts de viande et allume un petit feu, remplissant l’air d’une odeur d’épices et de fumée.<br /> La chaleur de la journée est encore écrasante et de nombreux migrants vivant dans le camp, des Africains qui travaillent comme ouvriers agricoles aux alentours, sont couverts d’un manteau de poussière sèche. Un certain nombre d’entre eux s’arrête à l’entrée de l’ancienne ferme où leur abri de fortune est installé. Ils se lavent en utilisant les systèmes d’irrigation qui fonctionnent toujours et déversent un mélange douteux de produits chimiques et d’eau. Après, certains d’entre eux se rassemblent autour d’un ordinateur portable et d’un scanner que des syndicalistes locaux ont posés sur une table en plastique à l’ombre d’un parasol, créant ainsi une sorte de stand.<br /> Le Ghetto di Foggia, comme on surnomme le camp, est situé à environ 25 kilomètres de la ville la plus proche. Il y a deux bars, un restaurant et même une discothèque, tous installés dans des abris en bois et en carton. Ces services n’améliorent cependant pas vraiment la situation de misère&nbsp;: les habitants du camp vivent à côté d’une décharge où les déchets s’accumulent de jour en jour, et les toilettes mobiles qui débordent répandent une puanteur constante.<br /> La plupart de ceux qui vivent ici ont traversé la Méditerranée en courant de grands dangers, sur des bateaux conçus pour transporter une dizaine de personnes au maximum mais qui accueillaient des centaines de passagers. Les risques courus par ceux qui font le voyage ont d’ailleurs été illustrés cet été, lorsque 45&nbsp;personnes fuyant l’Afrique du Nord sont mortes asphyxiées après avoir été entassées dans la cale d’un bateau de pêche.<br /> Le syndicat est là pour aider les gens à postuler pour des emplois. Cependant, beaucoup de ces réfugiés et migrants n’ont pas de papiers d’identité ou se sont vus refuser leur demande d’asile. Ils ne peuvent donc pas être embauchés légalement.<br /> Pour survivre, ils travaillent sans être déclarés, souvent pour des salaires scandaleusement bas. Leur travail est organisé par un réseau d’intermédiaires redoutés et connus sous le nom de caporali, ou «&nbsp;caporaux&nbsp;».<br /> Seydou, originaire d’Afrique de l’Ouest, est l’un de ceux qui n’ont pas réussi à convaincre la commission italienne du droit d’asile qu’il était en danger dans son pays. Il raconte qu’il vient de passer 14&nbsp;heures à ramasser des courgettes sous une chaleur qui approche les 40 degrés Celsius et qu’il a été rémunéré 15&nbsp;euros pour son travail, ce qui est nettement inférieur au salaire journalier minimum de 50&nbsp;euros fixé par le gouvernement pour le secteur de l’agriculture à Foggia. Les syndicats locaux disent qu’il y a des milliers de personnes comme Seydou qui travaillent pendant un nombre d’heures excessif pour un salaire de misère.<br /> Seydou est un maillon de la chaîne de production alimentaire italienne. Ses patrons, les caporali, se comportent comme des chefs de gang. Beaucoup d’entre eux sont eux-mêmes des migrants, mais au fil des années depuis leur arrivée en Italie, ils ont établi des contacts avec des propriétaires terriens et des représentants de la loi et ont réussi à acheter des véhicules. Ils font payer les autres, les migrants fraichement arrivés, pour les emmener jusqu’aux champs où ils travaillent, et prennent une part conséquente des salaires de misère de Seydou et de ses compagnons.<br /> Les migrants courbent l’échine face aux caporali par peur de ne plus avoir de revenus. «&nbsp;Les caporali sont les rois des esclaves&nbsp;», déclare Daniele Calamita, secrétaire général du syndicat agricole de Foggia. «&nbsp;Ils contrôlent tout. Ils n’ont pas besoin d’avoir recours à la force quand ils dominent [les migrants] psychologiquement.&nbsp;» <br /> Calamita est un socialiste engagé, il a même un tatouage de Che Guevara sur l’épaule. Les syndicats ont travaillé dur pour que le gouvernement mette en place des lois relatives au droit du travail, souligne-t-il, et les caporali et les employeurs peu scrupuleux piétinent ces protections juridiques. «&nbsp;Il n’y a souvent pas de contrat, mais si [les caporali] ont besoin de présenter un contrat, celui-ci indiquera toujours un nombre d’heures de travail bien inférieur à la réalité&nbsp;» indique Calamita.<br /> Le syndicat mène un dur combat pour que les migrants aient des salaires équitables et qu’ils puissent vivre dans des conditions décentes. Ils les aident à obtenir un permis de séjour, font pression sur les autorités italiennes et inscrivent les migrants sur les listes officielles parmi lesquelles les employeurs peuvent sélectionner des ouvriers (c’est pour cette raison que le stand est installé dans le camp). Cependant, jusque là, l’appétit vorace de l’agriculture italienne pour la main d’œuvre bon marché l’a emporté. Les médias locaux ont indiqué que, au 13&nbsp;août, pas un seul ouvrier n’avait été sélectionné parmi les plus de 1&nbsp;000&nbsp;inscrits sur la liste de Foggia depuis début juillet. Les employeurs rechignent à emprunter la voie légale car ils devraient alors payer des impôts et des cotisations sociales.<br /> Lorsque les gens, et particulièrement les migrants, cherchent désespérément du travail, les employeurs et les intermédiaires sont plus que disposés à les embaucher pour des salaires nettement inférieurs au salaire minimum légal. Et avec des millions d’hectares de terre à surveiller, l’industrie rurale italienne est parmi les plus difficiles à réglementer. Selon le magazine Forbes, pas moins de 17&nbsp;pour cent du PIB de l’Italie provient de transactions clandestines. Celles-ci sont particulièrement fréquentes dans le secteur agricole.<br /> Le gouvernement italien n’a pas encore fait d’effort concerté pour éradiquer le système des caporali. «&nbsp;Les caporali existent dans l’industrie de l’agriculture depuis des siècles&nbsp;» déclare Calamita.<br /> «&nbsp;On pourrait penser qu’il s’agit d’un problème qui ne concerne que les migrants, mais c’est en réalité un problème qui concerne l’Italie.&nbsp;»<br /> Le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, répertorie actuellement 92&nbsp;000&nbsp;réfugiés, demandeurs d’asile et apatrides en Italie. À l’heure où des milliers d’autres personnes gagnent les côtes du sud de l’Europe, fuyant les conflits en Afrique et au Moyen-Orient, ce «&nbsp;problème italien&nbsp;» pourrait devenir une véritable crise si rien n’est fait.<br /> Quand la température écrasante de la journée commence enfin à tomber, les ouvriers quittent progressivement le stand. Sans intervention du gouvernement pour sanctionner ceux à qui profite le système de corruption et encourager les employeurs à sélectionner leurs employés parmi les listes officielles, la situation des habitants du Ghetto di Foggia ne changera pas. Seydou retourne à sa cabane pour dormir, laissant derrière lui les toilettes mobiles et se frayant un chemin à travers les ordures qui jonchent le sol jusqu’au pas de sa porte. Demain, une autre longue et dure journée l’attend.</p><p><em>Cet article a initialement été publié dans le magazine&nbsp;<a href="http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/08/20/exploited_southern_sun_migrants_italy_union">Foreign Policy</a>&gt;</em></p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Après avoir fui leur pays et survécu à une traversée périlleuse de la Méditerranée, les migrants africains en Italie tombent aux mains de trafiquants</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198422_The_Ghetto_di_Foggia_Italy.jpg?1408616673" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49001">Foggia</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Italy </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Italie</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="43.262206">43° 15' 43.9416" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="12.260742">12° 15' 38.6712" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Pour survivre, ils travaillent sans être déclarés, souvent pour des salaires scandaleusement bas. Leur travail est organisé par un réseau d’intermédiaires redoutés et connus sous le nom de caporali, ou « caporaux ».</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Entreprises et droits humains Italy Wed, 27 Aug 2014 10:31:56 +0000 Amnesty International 49002 at http://www.amnesty.org Mali. Les adolescents continuent de payer un lourd tribut dans le conflit http://www.amnesty.org/fr/news/mali-children-still-paying-high-price-ongoing-conflict-2014-08-21 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Mali. Les adolescents continuent de payer un lourd tribut </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">21 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les mineurs accusés d’être des membres de groupes armés dans le cadre du conflit qui perdure au Mali croupissent dans des prisons pour adultes, tandis que les violations des droits humains se poursuivent, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public jeudi 21&nbsp;août.<br /> <br /> Intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR37/001/2014/fr"><em>Mali. Halte aux violations persistantes des droits humains par toutes les parties au conflit</em></a>, ce document présente les conclusions d’une mission de recherche visant à évaluer la situation des droits humains dans le pays.<br /> <br /> «&nbsp;Les mineurs paient un lourd tribut dans ce conflit. Certains d’entre eux, âgés de 16&nbsp;ans seulement, sont recrutés comme enfants soldats et ceux qui sont accusés d’appartenir à des groupes armés sont enfermés avec des adultes, sans pouvoir consulter un avocat ni recevoir de visites de leur famille&nbsp;», a déclaré Gaetan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.<br /> <br /> Dans son rapport, Amnesty International présente de nouveaux cas d’enfants arrêtés entre mi-2013 et 2014. Accusés d’appartenance à des groupes armés et de possession illégale d’armes et de munitions, ils sont actuellement maintenus en détention avec des adultes, en violation des obligations internationales relatives aux droits humains incombant au Mali, et du protocole d’accord signé entre le gouvernement malien et les Nations unies.<br /> <br /> Depuis le début du conflit en janvier 2012, des dizaines d’adolescents ont été recrutés par les milices pro-gouvernementales comme par les groupes armés d’opposition. Les autorités maliennes ont arrêté des mineurs soupçonnés d’appartenir à des groupes armés et les maintiennent en détention dans la prison civile et au Camp&nbsp;I de la gendarmerie, à Bamako. Ils n’ont pas pu consulter d’avocat ni recevoir la visite de leur famille, notamment parce qu’ils sont incarcérés très loin de chez eux.<br /> <br /> Le rapport d’Amnesty International, qui présente les conclusions d’une mission de recherche menée au Mali en juin 2014, met en lumière des éléments attestant des cas de mort en détention et de violences infligées à la population civile par les groupes armés. <br /> <br /> Amnesty International a enquêté sur les affrontements qui ont eu lieu en mai 2014 à Kidal, dans le nord du Mali, recueillant des informations sur l’insécurité et sur les violences infligées aux civils par les groupes armés d’opposition, notamment le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA).<br /> <br /> Les groupes armés d’opposition ont pris le contrôle de la ville de Kidal depuis le début du conflit. L’administration gouvernementale n’a pas recommencé à fonctionner et les écoles restent fermées, de même que les organes judiciaires.<br /> <br /> La délégation d’Amnesty International a confirmé en s’appuyant sur de multiples sources - notamment des témoins oculaires - les homicides délibérés commis par des membres de groupes armés au bureau du gouverneur de Kidal, où ces individus ont pénétré le 17&nbsp;mai, assassinant huit civils, dont six représentants du gouvernement.<br /> <br /> Amnesty International demande que des enquêtes approfondies, impartiales et efficaces soient menées dans les meilleurs délais sur toutes les allégations de crimes de droit international, et que les auteurs présumés de ces actes soient traduits en justice dans le cadre de procès équitables.<br /> <br /> «&nbsp;Il est temps que les autorités maliennes cessent de bafouer les droits humains. Quant aux groupes armés d’opposition qui contrôlent le nord du pays, ils doivent mettre fin aux enlèvements et aux homicides intentionnels visant des civils, ainsi qu’aux prises d’otages&nbsp;», a déclaré Gaetan Mootoo. <br /> <br /> «&nbsp;Les adolescents actuellement détenus dans des prisons pour adultes doivent être transférés vers des agences gouvernementales ou des organismes qui leur garantiront les protections spéciales que prévoit le droit international.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les mineurs accusés d’être des membres de groupes armés dans le cadre du conflit qui perdure au Mali croupissent dans des prisons pour adultes, tandis que les violations des droits humains se poursuivent.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198419_MALI-CONFLICT-POLITICS-VOTE.jpg?1408552981" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48933">Mali_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Mali </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Mali</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="18.838714">18° 50' 19.3704" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="-7.031250">7° 1' 52.5" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Les mineurs paient un lourd tribut dans ce conflit. Certains d’entre eux, âgés de 16 ans seulement, sont recrutés comme enfants soldats et ceux qui sont accusés d’appartenir à des groupes armés sont enfermés avec des adultes, sans pouvoir consulter un avocat ni recevoir de visites de leur famille. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Gaetan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR37/001/2014/fr">Mali. Halte aux violations persistantes des droits humains par toutes les parties au conflit</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Enfants Mali Thu, 21 Aug 2014 07:30:48 +0000 Amnesty International 48932 at http://www.amnesty.org Q&R - Soudan du Sud : une nation où les armes pullulent http://www.amnesty.org/fr/news/qa-south-sudan-nation-awash-arms-2014-08-21 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Soudan du Sud : une nation où les armes pullulent </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">21 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les récents combats qui opposent les troupes du gouvernement aux forces de l’opposition dans l’État d’Unity, au Soudan du Sud, exposent une nouvelle fois les civils et menacent l’accord chancelant de cessation des hostilités signé au mois de janvier. Début août, les membres d’une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU envoyée au Soudan du Sud auraient averti que les belligérants continuent de se procurer des armes. Elizabeth Deng et Geoffrey L. Duke, membres d’Amnesty International et du <em>South Sudan Action Network on Small Arms</em> (SSANSA, Réseau d’action sur les armes légères au Soudan du Sud) expliquent pourquoi il faut faire d’un embargo sur les armes une priorité.<br /> <br /> <strong>Pourquoi faut-il un embargo sur les armes au Soudan du Sud&nbsp;?<br /> <br /> </strong>Les armes foisonnent au Soudan du Sud et des milliers de personnes sont mortes, alors que les forces gouvernementales et les forces de l’opposition commettent des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de graves violations des droits humains.<br /> <br /> Depuis le début des combats en décembre 2013, des personnes qui s’étaient réfugiées dans des hôpitaux et des lieux de culte ont été tuées. Un million et demi de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer, dont plus de 400&nbsp;000&nbsp;vers les pays voisins.<br /> <br /> Les affrontements impliquent généralement l’utilisation d’armes légères et de petit calibre, mais un large éventail d’armes conventionnelles et d’équipements militaires est en circulation. Un embargo permettrait de bloquer l’afflux d’armes qui se retrouvent entre les mains des forces du gouvernement et de l’opposition et contribuerait à prévenir de nouvelles atrocités.<br /> <br /> <strong>D’où proviennent ces armes&nbsp;?<br /> </strong><br /> Les armes affluent au Soudan du Sud en provenance de divers pays. Au cours des dernières années, d’importantes cargaisons d’armes traditionnelles et de munitions ont été importées d’Ukraine. Récemment, Amnesty International a pu confirmer qu’en juin 2014, NORINCO, entreprise publique chinoise qui fabrique des articles de défense, a livré au gouvernement du Soudan du Sud plus de 1&nbsp;000&nbsp;tonnes d’armes légères et de petit calibre, pour une valeur de 28&nbsp;millions d’euros. Cette cargaison incluait des lance-roquettes, des milliers de fusils automatiques et de lance-grenades, 20&nbsp;000&nbsp;grenades, des centaines de pistolets et de mitrailleuses, et plusieurs millions de cartouches.<br /> <br /> En outre, selon le Small Arms Survey (SAS), les forces de l’opposition ont probablement reçu des munitions de groupes soudanais ou étrangers depuis le début du conflit. Le SAS a notamment analysé des munitions retrouvées après le massacre de 200&nbsp;personnes à la mosquée de Bentiu, dans l’État d’Unity, et a conclu que certaines présentaient des marques prouvant qu’elles avaient été fabriquées au Soudan en 2014, après le début de la guerre civile.<br /> <br /> Les armes légères et les munitions illicites importées clandestinement au Soudan du Sud ou revendues dans le pays par des groupes non autorisés sont un autre problème, tout comme le détournement d’armes vers des groupes non autorisés. Ce phénomène est aggravé par la corruption généralisée, la mauvaise gestion des stocks officiels et les vols.<br /> <br /> <strong>Le gouvernement n’a-t-il pas le droit d’acheter des armes&nbsp;?<br /> </strong><br /> Les gouvernements peuvent vendre, acheter et posséder légalement des armes à des fins d’application des lois et de sécurité nationale. Cependant, ils sont tenus de respecter le droit international humanitaire et relatif aux droits humains. Nous demandons l’instauration d’un embargo sur les armes, parce que les forces armées du Soudan du Sud ont commis de graves violations des droits humains. Les armes et munitions supplémentaires serviront probablement à perpétrer et faciliter de nouvelles violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains. L’embargo doit être maintenu jusqu’à la mise en place de mesures visant à protéger les civils.<br /> <br /> <strong>La communauté internationale soutient-elle un embargo sur les armes&nbsp;?<br /> </strong><br /> Les États-Unis ont suspendu toute aide militaire à destination du Soudan du Sud peu après les affrontements qui ont éclaté en décembre 2013. L’Union européenne maintient l’embargo sur les armes qui a été imposé au Soudan en 1994, et étendu au Soudan du Sud en 2011.<br /> <br /> L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies ont menacé les parties au conflit de sanctions –&nbsp;notamment d’un embargo total sur les armes&nbsp;– si elles ne s’engageaient pas réellement dans les négociations de paix. Cependant, toute initiative du Conseil de sécurité visant à imposer cet embargo nécessiterait le soutien de la Chine, principal fournisseur d’armes du Soudan du Sud, mais aussi du Soudan, depuis quelques années.<br /> <br /> Au mois de mai, le Conseil de sécurité s’est dit préoccupé par la menace que font planer sur la paix et la sécurité le transfert illicite, l’accumulation déstabilisante et la mauvaise utilisation des armes légères. Dans son rapport sur le Soudan du Sud soumis en juillet 2014 au Conseil de sécurité, le secrétaire général Ban Ki Moon a appelé toutes les parties au conflit à «&nbsp;mettre fin à la mobilisation de leurs troupes, aux achats d’armes et aux activités politiques qui ont pour but de les renforcer face à l’autre partie&nbsp;».<br /> <br /> <strong>Pourquoi demandez-vous à l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) de se mobiliser en faveur d’un embargo sur les armes&nbsp;?<br /> </strong><br /> En tant qu’organisme régional en charge de la réponse internationale au conflit, l’IGAD doit publier un communiqué instaurant un embargo sur les armes à destination du Soudan du Sud par ses États membres. L’IGAD doit ensuite recommander au Conseil de sécurité d’adopter une résolution déclarant un embargo total et obligatoire sur les armes à destination du Soudan du Sud.<br /> <br /> L’appui des États membres de l’IGAD, notamment des États voisins du Soudan du Sud, permettrait d’assurer un soutien politique plus large pour imposer cet embargo et l’appliquer efficacement. Les pays voisins sont bien placés pour surveiller sa mise en place et rendre compte des risques ou des violations transfrontalières.<br /> <br /> <strong>Les embargos sur les armes sont-ils efficaces&nbsp;? Un tel embargo serait-il respecté&nbsp;?<br /> <br /> </strong>Un embargo sur les armes fonctionne s’il bénéficie d’un large soutien politique, et s’il est bien formulé et bien appliqué. Son succès dépend également de son caractère global et de l’adoption de mesures par les États concernés pour sa mise en place efficace.<br /> <br /> Pour qu’il s’avère efficace, il faut que les gouvernements de la région et les principaux États de la communauté internationale, notamment la Chine, qui a fourni de grandes cargaisons d’armes au Soudan du Sud cette année, fassent preuve de volonté et de consensus.<br /> <br /> En outre, il faut des mesures adaptées aux difficultés particulières, comme la longueur et la porosité des frontières du Soudan du Sud. Cet État est frontalier de six pays&nbsp;: le Soudan, l’Ouganda, le Kenya, l’Éthiopie, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (RDC). Ces frontières offriraient au gouvernement du Soudan du Sud et aux forces d’opposition la possibilité de contourner un embargo sur les armes.<br /> <br /> La frontière la plus longue, très poreuse et difficile à sécuriser, est celle avec le Soudan. Fabricant d’armes, ce pays en fournit au Soudan du Sud et abrite de nombreux groupes armés et milices.<br /> <br /> Il importe de ne pas oublier qu’il faut généralement du temps pour qu’un embargo sur les armes ait un impact sur le terrain. Les armes et les munitions foisonnent déjà au Soudan du Sud, suffisamment sans doute pour alimenter le conflit pendant quelques temps.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Au Soudan du Sud des milliers de personnes ont été tuées alors que les forces gouvernementales et d'opposition se rendent coupables de graves atteintes aux droits humains.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/197384_South_Sudan_conflict_-_small_arms_proliferation (1)_0.jpg?1408639700" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48974">ssudan_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> sudan </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">United Kingdom</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="12.388294">12° 23' 17.8584" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="28.828125">28° 49' 41.25" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR65/010/2014/fr">Q&amp;R - Soudan du Sud : une nation où les armes pullulent</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Questions et réponses (version longue), 21 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Équipement militaire, de sécurité et de police Commerce des armes Fri, 22 Aug 2014 16:39:52 +0000 Amnesty International 48973 at http://www.amnesty.org Israël. Face à la reprise des hostilités, il est impératif de laisser les groupes de défense des droits humains se rendre à Gaza http://www.amnesty.org/fr/news/israel-human-rights-access-gaza-imperative-amid-renewed-exchange-fire-2014-08-19 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Israël. Il faut un accès pour les défenseurs des droits humains </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">19 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>La reprise des frappes aériennes israéliennes et des tirs de roquettes en provenance de Gaza souligne à quel point il est important de permettre aux groupes de défense des droits humains de se rendre sur place immédiatement afin d'observer la situation, a déclaré Amnesty International mardi 19 août.</p><p>Depuis le début de l'opération militaire israélienne à Gaza le 8 juillet 2014, les autorités israéliennes ont rejeté plusieurs requêtes présentées par Amnesty International afin de pouvoir se rendre à Gaza par le poste-frontière d'Erez, contrôlé par Israël. L'organisation a également demandé aux autorités égyptiennes de la laisser accéder à Gaza, sans succès pour l'instant.</p><p>« L'apparente reprise des frappes aériennes israéliennes et des tirs de roquettes mardi 19 août rappelle une nouvelle fois que nous devons être autorisés à nous rendre dans la bande de Gaza sans plus de délai. Nous avons déjà perdu un temps précieux et il est essentiel que les organisations de défense des droits humains puissent désormais effectuer la tâche cruciale consistant à examiner les allégations de crimes de guerre », a déclaré Anne FitzGerald, directrice de l’unité Recherche et réaction aux crises d'Amnesty International.</p><p>« Les autorités israéliennes semblent s'être adonnées à un petit jeu administratif avec nous concernant l'accès à Gaza, l'assortissant de conditions déraisonnables alors même que le nombre de morts dans la région augmentait. »</p><p>Amnesty International et Human Rights Watch ont prévu de diffuser un communiqué conjoint exhortant les autorités israéliennes à permettre immédiatement aux groupes de défense des droits humains de se rendre à Gaza.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La reprise des frappes aériennes israéliennes et des tirs de roquettes en provenance de Gaza souligne à quel point il est important de permettre aux groupes de défense des droits humains de se rendre sur place immédiatement afin d'observer la situation.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198393_PALESTINIAN-ISRAEL-GAZA-CONFLICT (1).jpg?1408466987" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48918">isOPT_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> gaza </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Royaume-Uni</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="31.729335">31° 43' 45.606" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="34.672852">34° 40' 22.2672" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Les autorités israéliennes semblent s&#039;être adonnées à un petit jeu administratif avec nous concernant l&#039;accès à Gaza.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Anne FitzGerald, directrice de l’unité Recherche et réaction aux crises d&#039;Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/mde15/024/2014/fr">Israël. Les groupes de défense des droits doivent avoir accès à Gaza</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Déclaration publique, 20 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Israel and Occupied Palestinian Territories Wed, 20 Aug 2014 11:56:03 +0000 Amnesty International 48917 at http://www.amnesty.org Afghanistan : pas de justice pour les milliers de civils tués lors d'opérations menées par l'OTAN et les États-Unis http://www.amnesty.org/fr/news/afghanistan-no-justice-thousands-civilians-killed-usnato-operations-2014-08-11 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Afghanistan : privés de justice </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">11 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>Les familles de milliers de civils afghans tués par les forces américaines et de l’OTAN en Afghanistan ont été privées de justice, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié lundi 11&nbsp;août. Le rapport <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ASA11/006/2014/en"><em>Left in the Dark</em></a>, qui se penche principalement sur les frappes aériennes et les raids nocturnes menés par les forces américaines, y compris les forces des opérations spéciales, indique que même certains agissements qui semblent être des crimes de guerre n’ont fait l’objet d’aucune enquête et restent impunis.<br /> <br /> «&nbsp;Des milliers d’Afghans ont été tués ou blessés par les forces américaines depuis l’invasion, mais les victimes et leurs familles ont peu de chances d’obtenir réparation. Le système de justice militaire des États-Unis n’oblige presque jamais les soldats responsables d’homicides illégaux et d’autres violations à répondre de leurs actes&nbsp;», a déclaré Richard Bennett, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;Aucun des cas que nous avons examinés, soit 140&nbsp;morts parmi les civils, n’a entraîné de poursuites au sein de l’armée américaine. Des éléments indiquant que des crimes de guerre et des homicides illégaux auraient été commis ont apparemment été volontairement ignorés.&nbsp;»<br /> <br /> Le rapport<em> </em>décrit en détail les lacunes en matière de reddition de comptes concernant les opérations militaires américaines en Afghanistan. Il appelle le gouvernement afghan à faire en sorte que l’obligation de rendre des comptes en cas d’homicides illégaux de civils soit garantie dans tous les accords de sécurité bilatéraux qui seront conclus avec l’OTAN et les États-Unis.<br /> <br /> Amnesty International a mené des enquêtes détaillées sur 10&nbsp;événements qui ont eu lieu entre 2009 et 2013 et dans lesquels des civils ont été tués au cours d’opérations militaires américaines. Au moins 140&nbsp;civils ont été tués au cours de ces épisodes, notamment des femmes enceintes et au moins 50&nbsp;enfants. L’organisation a interrogé quelque 125&nbsp;témoins, des victimes et des proches, y compris des personnes qui n’avaient jamais témoigné auparavant.<br /> <br /> Deux des études de cas, impliquant un raid des forces spéciales sur une maison dans la province de Paktia en 2010 et des disparitions forcées, des actes de torture et des exécutions dans les districts de Nerkh et Maidan Shahr (province de Wardak), de novembre&nbsp;2012 à février&nbsp;2013, rassemblent de nombreux éléments irréfutables indiquant que des crimes de guerre ont été commis. Personne n’a été poursuivi pénalement pour ces faits.<br /> <br /> Qandi Agha, détenu par les forces spéciales américaines en Nerkh à la fin de 2012, a parlé des séances de torture quotidiennes qu’il a subies. «&nbsp;Quatre personnes m’ont battu avec des câbles. Ils m’ont attaché les jambes et frappé sur la plante des pieds avec un bâton. Ils m’ont frappé au visage et m’ont donné des coups de pied. Ils m’ont cogné la tête sur le sol.&nbsp;» Cet homme a également déclaré qu’il a été trempé dans un baril d’eau et soumis à des décharges électriques.<br /> <br /> Qandi Agha a déclaré que des soldats américains et afghans ont participé aux séances de torture. Il a également expliqué que quatre des huit prisonniers détenus avec lui ont été tués alors qu’il était détenu par les forces américaines. Il a été témoin de l’homicide d’une de ces personnes, Sayed Mohammed.<br /> <br /> Les enquêtes criminelles formelles visant les homicides de civils en Afghanistan sont extrêmement rares. À la connaissance d’Amnesty International, depuis 2009 seules six affaires ont donné lieu à des procès de militaires américains.<br /> <br /> Aux termes du droit international humanitaire (ou droit de la guerre), une mort civile lors d’un conflit armé n’implique pas nécessairement une infraction juridique. Pourtant, des civils semblent avoir été tués délibérément ou aveuglément, ou dans le cadre d’attaques disproportionnées. Dans ce cas, ces affaires devraient faire l’objet d’une enquête rapide, approfondie et impartiale. Si cette enquête montre que le droit de la guerre a été bafoué, des poursuites doivent être engagées.<br /> <br /> Des dizaines de témoins, de victimes et de proches ont parlé à Amnesty International. Seules deux personnes ont déclaré qu’elles avaient été interrogées par des enquêteurs militaires américains. Dans la plupart des cas visés dans le rapport, l’armée américaine ou les porte-parole de l’OTAN indiquent qu’une enquête est en cours mais ne publient aucune information complémentaire sur son déroulement ou ses résultats. Les victimes et les proches sont donc laissés dans l’ignorance.<br /> <br /> «&nbsp;Nous exhortons l’armée américaine à enquêter immédiatement sur tous les cas signalés dans le rapport, et sur tous les autres cas dans lesquels des civils ont été tués. Les victimes et les membres de leurs familles méritent la justice&nbsp;», a déclaré Richard Bennett.<br /> <br /> Le principal obstacle à la justice pour les victimes afghanes et leurs familles est le système judiciaire militaire américain, profondément déficient.<br /> <br /> Le système de justice militaire est basé sur la chaîne de commandement. Dans une large mesure, il s’appuie sur les comptes rendus des soldats concernant leurs actions. Faute d’autorités judiciaires indépendantes, ce système attend des soldats et de leurs responsables qu’ils signalent toute violation potentielle des droits humains. Le conflit d’intérêt est évident.<br /> <br /> Dans les rares cas où une affaire fait l’objet de poursuites, la question de l’indépendance des tribunaux militaires américains est source de sérieuses préoccupations. Il est extrêmement rare que les Afghans eux-mêmes soient invités à témoigner dans ces affaires.<br /> <br /> «&nbsp;Il est urgent de réformer la justice militaire aux États-Unis. Ce pays doit apprendre des autres États, dont beaucoup ont fait d’énormes progrès ces dernières années pour ce qui est de “civiliser” leur justice militaire&nbsp;», a ajouté Richard Bennett.<br /> <br /> Le rapport fait également état du manque de transparence concernant les enquêtes et les poursuites pour homicides illégaux de civils en Afghanistan. L’armée américaine refuse de fournir des données globales sur les responsabilités en matière de pertes civiles, et apporte rarement des informations sur des affaires individuelles. Le système du gouvernement américain en matière de liberté d’information, censé assurer la transparence quand les agences gouvernementales ne fournissent pas les informations voulues, est inefficace lorsque la question porte sur des pertes civiles.<br /> <br /> Amnesty International exhorte également le gouvernement afghan à mettre en place immédiatement son propre mécanisme d’enquête sur les atteintes aux droits humains commises par les forces de sécurité nationale afghanes, qui endosseront la pleine responsabilité des opérations d’ici la fin 2014. </p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les familles de milliers de civils afghans tués par les forces américaines et de l’OTAN en Afghanistan ont été privées de justice, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié lundi 11&nbsp;août.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198126_Civilian_Casualties.jpg?1407505061" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48812">Afghanistan_11_aout_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> ASA11/006/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Afghanistan </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">المملكة المتحدة</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="33.806538">33° 48' 23.5368" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="59.853516">59° 51' 12.6576" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Des milliers d’Afghans ont été tués ou blessés par les forces américaines depuis l’invasion, mais les victimes et leurs familles ont peu de chances d’obtenir réparation. Le système de justice militaire des États-Unis n’oblige presque jamais les soldats responsables d’homicides illégaux et d’autres violations à répondre de leurs actes. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Richard Bennett, directeur du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ASA11/006/2014/en">Left in the dark: Failures of accountability for civilian casualties caused by international military operations in Afghanistan</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport (en anglais) </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ASA11/008/2014/en">Failures of accountability for civilian casualties caused by international military operations in Afghanistan - Summary</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Synthèse du rapport (en anglais, en persan ou en pachtoune) </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Afghanistan Conflits armés Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux Impunité USA Mon, 11 Aug 2014 15:29:38 +0000 Amnesty International 48813 at http://www.amnesty.org L'armée israélienne aurait attaqué délibérément des professionnels de la santé à Gaza http://www.amnesty.org/fr/news/mounting-evidence-deliberate-attacks-gaza-health-workers-israeli-army-2014-08-07 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Israël aurait attaqué des professionnels de la santé </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">07 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>Une enquête doit être menée sans délai au sujet d’éléments de plus en plus nombreux indiquant que les Forces de défense d’Israël ont lancé contre des hôpitaux et des professionnels de la santé à Gaza des attaques apparemment délibérées qui ont fait six morts parmi le personnel paramédical, a déclaré Amnesty International en rendant publics des <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/MDE15/023/2014/en">témoignages troublants</a> de médecins et de personnel infirmier et ambulancier qui travaillent dans cette région.<br /> <br /> «&nbsp;Les descriptions déchirantes faites par des conducteurs d’ambulance et d’autres paramédicaux de la situation totalement invivable dans laquelle ils doivent travailler, tandis que des bombes et des balles tuent ou blessent leurs collègues qui essaient de sauver des vies, créent un tableau sinistre de la vie à Gaza&nbsp;», a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;On a encore plus de raisons de s’alarmer lorsqu’on prend connaissance d’un nombre croissant d’éléments qui indiquent que l’armée israélienne a pris pour cible des équipements médicaux et des professionnels de la santé. De telles attaques sont absolument prohibées par le droit international et seraient considérées comme des crimes de guerre. C’est un argument de plus qui donne à penser que la situation à Gaza doit être renvoyée à la Cour pénale internationale.&nbsp;»<br /> <br /> Les hôpitaux, les médecins et le personnel ambulancier, y compris les personnes qui s’efforcent d’évacuer des hommes, des femmes et des enfants blessés par des attaques israéliennes, ont été sous le feu depuis le 17 juillet, et cette situation n’a cessé de s’aggraver.<br /> <br /> Des équipes médicales se sont même vues empêchées de rejoindre des zones critiques, et ont dû laisser sans assistance et en danger de mort des centaines de civils blessés, tandis que de nombreuses familles ne pouvaient être aidées à enlever les corps de leurs proches.<br /> <br /> Jaber Khalil Abu Rumileh, qui coordonne les services d’ambulances de l’hôpital des Martyrs d’Al Aqsa, a relaté à Amnesty International un bombardement d’artillerie qui a visé le 21&nbsp;juillet cet établissement médical et a duré une demi-heure.<br /> <br /> «&nbsp;À trois heures de l’après-midi, je travaillais aux urgences. J’ai entendu une explosion qui ébranlait l’hôpital. Un tir d’artillerie avait touché le quatrième étage, l’unité des accouchements et césariennes. Ensuite, il y a encore eu d’autres tirs. Les gens étaient terrifiés, des patients sortaient en courant, les médecins ne pouvaient pas venir porter secours aux blessés et enlever les morts. Quand un tir a touché le troisième étage, quatre personnes ont été tuées. J’ai vu une femme courir avec l’enfant qu’elle venait de mettre au monde. Certaines femmes ont accouché pendant le bombardement.&nbsp;»<br /> <br /> Mohammad Abu Jumiza a partiellement perdu l’ouïe après avoir été blessé à la tête lors d’une attaque qui a eu lieu pendant qu’il transportait des blessés dans son ambulance à Khan Younis, le 24&nbsp;juillet.<br /> <br /> «&nbsp;Nous étions en route vers l’hôpital Nasser, nous roulions avec le gyrophare et la sirène, comme toujours. L’ambulance portait tous les signes qui permettaient de l’identifier. Le médecin, l’infirmier et moi, nous portions tous des uniformes médicaux. Quand nous sommes arrivés à l’université islamique, j’ai entendu une explosion tout près de nous, et les vitres du véhicule à l’avant et à l’arrière sont tombées. J’ai pris un virage, et un autre missile est arrivé près de nous, puis un troisième. À l’arrivée du quatrième missile, j’ai perdu le contrôle, il y a eu une collision, nous sommes sortis de l’ambulance en courant et nous nous sommes réfugiés dans un bâtiment. Il y a encore eu deux tirs de missiles, et quelques personnes ont été blessées.&nbsp;»<br /> <br /> Selon le docteur Bashar Murad, directeur de l’unité de secours d’urgence et d’ambulances de la Société du Croissant-Rouge palestinien, depuis le début du conflit, au moins deux ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien ont été tués, au moins 35 ont été blessés et 17&nbsp;véhicules sanitaires ont été mis hors d’état de fonctionner après des attaques de l’armée israélienne.<br /> <br /> «&nbsp;Nos ambulances sont souvent visées, alors qu’elles sont clairement identifiées et affichent les emblèmes témoignant de leur qualité d’ambulances. L’armée devrait être capable de voir depuis le ciel que l’objet pris pour cible est une ambulance&nbsp;», a-t-il déclaré.<br /> <br /> Mohammad Al Abadlah, ambulancier, a été tué le 25&nbsp;juillet. Il était à Qarara pour porter secours à une personne blessée lorsqu’un tir d’arme à feu l’a atteint à la hanche et à la poitrine. Ces blessures ont provoqué une hémorragie mortelle. Mohammad se déplaçait dans une ambulance clairement identifiée et portait une tenue médicale. Des collègues qui sont venus à son secours ont eux aussi essuyé des coups de feu mais n’ont pas été blessés.<br /> <br /> Aed Mustafa Buri, un autre ambulancier, a été brûlé vif le 25&nbsp;juillet à Beit Hanoun lorsqu’un obus a frappé le véhicule clairement identifié dans lequel il circulait.<br /> <br /> Dans toute la bande de Gaza, les hôpitaux souffrent de pénurie de carburants et de coupures de courant, d’une alimentation en eau insuffisante, du manque des médicaments et des fournitures médicales les plus indispensables. Ces manques, déjà chroniques en raison du blocus imposé depuis sept ans par Israël, se sont fortement aggravés au cours des hostilités actuelles.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Une enquête doit être menée sans délai au sujet d’éléments de plus en plus nombreux indiquant que les Forces de défense d’Israël ont lancé contre des hôpitaux et des professionnels de la santé à Gaza des attaques apparemment délibérées qui ont fait six morts parmi le personnel paramédical.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/197631_Rescue_workers_enter_Shuja_iyya_to_retrieve_dead_and_wounded.jpg?1407346126" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48818">Gaza medics_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Israël</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="32.143060">32° 8' 35.016" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="35.112305">35° 6' 44.298" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Les descriptions déchirantes faites par des conducteurs d’ambulance et d’autres paramédicaux de la situation totalement invivable dans laquelle ils doivent travailler, tandis que des bombes et des balles tuent ou blessent leurs collègues qui essaient de sauver des vies, créent un tableau sinistre de la vie à Gaza.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE15/023/2014/en">Evidence of medical workers and facilities being targeted by Israeli forces in Gaza </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Déclaration publique, 7&amp;nbsp;août 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/stop-us-shipment-fuel-israels-armed-forces-evidence-gaza-war-crimes-mounts-">Il faut stopper une cargaison de carburant à destination d&#039;Israël, de nombreux éléments attestant des crimes de guerre à Gaza</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 4&amp;nbsp;août 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/israeloccupied-palestinian-territories-international-criminal-court-key-bre">Israël/TPO. La CPI a un rôle crucial à jouer afin de briser le cycle de l&#039;injustice concernant les crimes de guerre</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;août 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/usa-stop-arms-transfers-israel-amid-growing-evidence-war-crimes-gaza-2014-0">États-Unis. Arrêtez les transferts d&#039;armes vers Israël, car des crimes de guerre sont sans doute commis à Gaza</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 31&amp;nbsp;julliet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux Normes relatives aux droits humains Israel and Occupied Palestinian Territories Médecine et santé Tue, 12 Aug 2014 10:53:06 +0000 Amnesty International 48819 at http://www.amnesty.org République centrafricaine. La démission du gouvernement ne doit pas ouvrir la voie à l'impunité http://www.amnesty.org/fr/news/car-resignation-government-must-not-open-door-impunity-2014-08-06 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> RCA : pas d’impunité après la démission du gouvernement </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">06 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>À la suite de la démission du Premier ministre et de son gouvernement, Amnesty International appelle les autorités centrafricaines concernées, notamment la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, à veiller à ce qu’aucun poste au sein du gouvernement ne soit proposé à des individus soupçonnés d’être impliqués dans des infractions au droit international. <br /> <br /> Ces personnes doivent, au contraire, être traduites en justice dans le cadre de procès équitables à l’issue desquels elles n’encourront pas la peine de mort. <br /> <br /> «&nbsp;Les autorités transitionnelles de Centrafrique doivent veiller à ce que les changements dans la composition du gouvernement ne débouchent pas sur une situation dans laquelle les nouveaux membres du gouvernement se serviraient de leur position pour commettre de nouvelles violations des droits humains ou pour empêcher que des enquêtes efficaces soient menées contre eux-mêmes ou leurs alliés&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa, spécialiste de la République centrafricaine au sein d’Amnesty International. <br /> <br /> Amnesty International a reçu des informations dignes de foi indiquant que des personnes soupçonnées de graves atteintes aux droits humains tentent d’obtenir un poste au sein du nouveau gouvernement.<br /> <br /> L’appel de l’organisation intervient quelques heures après que le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, et l’ensemble de ses ministres ont présenté leur démission. Cette décision a fait suite à l’accord de cessez-le-feu signé le 23&nbsp;juillet 2014 à Brazzaville, au Congo, par des représentants de groupes armés, y compris des anti-balaka et de la Séléka, de partis politiques, de cultes et d’organisations de la société civile. <br /> <br />Dans un rapport, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/006/2014/fr"><em>République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes</em></a> et publié le 10&nbsp;juillet 2014, Amnesty International nommait des membres et des alliés des groupes anti-balaka et de la Séléka soupçonnés d’être impliqués dans de graves atteintes aux droits humains et des violations du droit international humanitaire, notamment les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia, des coordonnateurs anti-balaka, comme Levy Yakété et Patrice-Édouard Ngaissona, et des commandants de la Séléka, tels que Nourredine Adam. Ce rapport demandait que soient menées des enquêtes efficaces et que des poursuites judiciaires soient engagées dans tous les cas pour lesquels il existe suffisamment de preuves recevables d’implication dans des infractions au droit international. <br /> <br /> Le 11&nbsp;juillet 2014, un congrès de la Séléka a désigné Michel Djotodia, l’ancien président de République centrafricaine, et Nourredine Adam, ancien commandant et ministre, comme les nouveaux président et vice-président du groupe armé, respectivement. Ces deux hommes sont sous le coup de sanctions de la part des Nations unies et des États-Unis pour leur implication présumée dans des violations des droits humains commises en République centrafricaine. <br /> <br /> «&nbsp;Si des individus soupçonnés d’être impliqués dans des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres graves atteintes aux droits humains sont autorisés à intégrer le gouvernement, ce sera un désastre pour un pays luttant pour mettre fin à l’impunité qui a alimenté une terrible violence pendant des mois&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa. <br /> <br /> «&nbsp;Au lieu de faciliter l’impunité, le gouvernement de transition doit veiller à ce que les membres des milices anti-balaka et de la Séléka, leurs alliés respectifs et tous les autres individus et groupes soupçonnés d’être impliqués dans des atteintes aux droits humains et des infractions au droit international humanitaire soient traduits devant les tribunaux afin que le long parcours vers la justice puisse débuter pour les victimes en République centrafricaine.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Il faut veiller à ce qu’aucun poste au sein du gouvernement ne soit proposé à des individus soupçonnés d’être impliqués dans des infractions au droit international.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198248_CAR_President_Samba-Panza_in_Paris (1).jpg?1407341206" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48820">car_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> CentralAfricanRepublic </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Royaume-Uni</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="5.626919">5° 37' 36.9084" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="20.390625">20° 23' 26.25" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Les autorités transitionnelles de Centrafrique doivent veiller à ce que les changements dans la composition du gouvernement ne débouchent pas sur une situation dans laquelle les nouveaux membres du gouvernement se serviraient de leur position pour commettre de nouvelles violations des droits humains.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Christian Mukosa d&#039;Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Central African Republic Impunité Procès et systèmes juridiques Tue, 12 Aug 2014 12:58:16 +0000 Amnesty International 48822 at http://www.amnesty.org Ukraine : l'impunité règne pour les membres de groupes d'autodéfense pro-Kiev auteurs d’enlèvements et de mauvais traitements http://www.amnesty.org/fr/news/Impunity-reigns-for-abductions-ill-treatment-eastern-Ukraine-06-08-2014 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ukraine : impunité pour les auteurs d’enlèvements et de mauvais traitements </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">06 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>Dans l’est de l’Ukraine, les lignes de front ne cessent de bouger ces derniers mois, depuis que des séparatistes pro-russes ont pris le contrôle effectif de plusieurs villes stratégiques de la région.<br /> <br /> Les forces ukrainiennes sont engagées depuis plusieurs mois dans une offensive visant à rétablir l’autorité du pouvoir central de Kiev sur les zones tenues par les séparatistes pro-russes.<br /> <br /> Ces opérations ne sont pas nécessairement suivies du retour à une situation de droit. Dans le cadre plus général de la dégradation des conditions de sécurité dans l’est du pays, Amnesty International a récemment fait part aux autorités ukrainiennes de son inquiétude concernant les agissements d’Oleg Liachko, un député à l’attitude particulièrement inacceptable, qui place en «&nbsp;détention&nbsp;» –&nbsp;enlève, en réalité&nbsp;– et maltraite des personnes dans toute la région.<br /> <br /> À la tête du Parti radical d’Ukraine, Oleg Liachko est membre du Parlement ukrainien et a été candidat aux dernières élections présidentielles. Il se déplace en compagnie de jeunes hommes musclés, armés et revêtus de treillis, une caméra omniprésente filmant ses «&nbsp;exploits&nbsp;». Les images disponibles sur son <a href="http://www.liashko.ua">site internet </a> font froid dans le dos. On y voit Oleg Liachko pénétrant dans des lieux publics ou privés, toujours escorté d’hommes en armes, pour ensuite enlever des personnes ou les contraindre à exécuter ses ordres.<br /> <br /> Oleg Liachko est censé être un législateur. Il a toutefois décidé de faire régner sa propre loi. La formule «&nbsp;Gloire à l’Ukraine, mort aux occupants&nbsp;» lui sert de cri de ralliement.<br /> <br /> Il n’a pas le droit de procéder à des arrestations. Pourtant, il se livre à des enlèvements et n’hésite pas à maltraiter ses victimes, aussi bien verbalement que physiquement, devant sa propre caméra. Son site, comme d’autres, propose de nombreuses vidéos montrant des enlèvements et des atteintes aux droits à un procès équitable, à la liberté et à la sécurité, ainsi qu’au droit de ne pas être soumis à la torture ou à toute autre forme de mauvais traitement.<br /> <br /> En mai 2014, Oleg Liachko et ses sbires ont enlevé deux hommes, que l’on peut voir dans une vidéo assis à l’arrière d’une fourgonnette, une cagoule sur la tête et les bras attachés. Leurs ravisseurs leur retirent leurs cagoules et Oleg Liachko commence à interroger l’un d’eux, qui se présente comme étant Igor Khakimzianov, ancien «&nbsp;ministre de la défense&nbsp;» de la république populaire autoproclamée de Donetsk. L’homme est en sous-vêtements. Il est visiblement blessé à deux endroits et il saigne.<br /> <br /> Une autre vidéo, datée du 10&nbsp;mars dernier, montre Oleg Liachko en train d’enlever un membre du conseil régional de Lougansk, Arsen Klintchaïev, dans un bureau de cette même ville. Plusieurs des hommes armés qui l’accompagnent maintiennent le conseiller au sol et le traînent jusqu’à un véhicule, où il est ensuite soumis à un interrogatoire. Torse nu, menotté, il paraît manifestement choqué. Après avoir roulé un certain temps, le véhicule revient au siège du conseil régional. Là, Oleg Liachko injurie et menace Arsen Klintchaïev, en lui disant notamment qu’il fera 15&nbsp;ans de prison s’il ne lui obéit pas.<br /> <br /> Trois autres vidéos, apparemment datées du 8&nbsp;juillet, mettent de nouveau en scène Oleg Liachko dans sa campagne de violence, d’intimidation et d’enlèvement. Dans l’une d’elles, il oblige le maire de Slaviansk à écrire une lettre de démission «&nbsp;volontaire&nbsp;». Ce dernier résiste de manière évidente et le parlementaire ukrainien le menace à un moment de le jeter par la fenêtre du quatrième étage. Le maire finit par céder.<br /> <br /> Dans une deuxième vidéo, Oleg Liachko menace de tuer le procureur local ou le chef de la police de Slaviansk, à qui il reproche de ne pas avoir arrêté Vitali Rybalko, soupçonné d’être l’un des chefs de file des séparatistes pro-russes. Le chef de la police lui donne l’adresse privée de Vitali Rybalko, puis on le voit pénétrant avec ses hommes armés chez ce dernier, qu’il enlève et conduit devant le policier.<br /> <br /> Une troisième vidéo montre Oleg Liachko en train d’interroger un homme de 62&nbsp;ans dont l’identité ne peut être établie, car il a un sac en plastique sur la tête. Les mains du prisonnier sont attachées à ses jambes avec du ruban adhésif et il est maintenu dans cette position inconfortable dans un lieu impossible à identifier. Oleg Liachko l’interroge sur ses liens avec les séparatistes, qu’il dément.<br /> <br /> L’une des vidéos les plus récentes mises en ligne sur le site d’Oleg Liachko, un reportage télévisé filmé le 27&nbsp;juillet, le montre avec quatre hommes armés en train d’enlever Iouri Borissov, présenté comme le maire par intérim de la ville de Stakhanov, alors qu’il se trouvait à Berdiansk. On le voit même à un moment lui donner un coup de pied. Une vidéo prise le lendemain montre Iouri Borissov à genoux, s’excusant devant le peuple ukrainien d’avoir participé à l’organisation à Stakhanov d’un «&nbsp;référendum&nbsp;», le 10&nbsp;mai 2014, à la suite duquel les séparatistes avaient proclamé l’indépendance de la région.<br /> <br /> Amnesty International considère que les actes d’Oleg Liachko et de ses complices armés constituent une atteinte flagrante aux normes du droit international, qui indiquent clairement que seules les autorités compétentes sont habilitées à procéder à des arrestations ou à des placements en détention. Oleg Liachko jouit pourtant pour l’instant de la plus totale impunité.<br /> <br /> Selon les informations recueillies par l’organisation, l’insécurité est de plus en plus forte dans l’est de l’Ukraine. Aussi bien les forces favorables à Kiev que les groupes séparatistes armés se rendent responsables d’atteintes aux droits humains, et notamment <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/ukraine-mounting-evidence-abduction-and-torture-2014-07-11">notamment d’enlèvements et de mauvais traitements infligés aux captifs</a>. <br /><br />Amnesty International constate depuis des années la vulnérabilité des citoyens ordinaires face à des représentants des pouvoirs publics corrompus et l’incapacité des autorités ukrainiennes à enquêter sérieusement sur les atteintes aux droits humains et à traduire en justice leurs auteurs présumés. Dans la situation particulière que connaît actuellement l’Ukraine, cette impunité persistante ne peut que saper encore davantage l’état de droit dans le pays.<br /> <br /> Dans une lettre récemment adressée au procureur général d’Ukraine, Amnesty International demandait l’ouverture immédiate d’une enquête sur les agissements d’Oleg Liachko et sur tous les cas d’enlèvement et de mauvais traitements attribués aux forces favorables à Kiev. Des délégués d’Amnesty International ont rencontré fin juin de hauts représentants du Conseil national de sécurité, du ministère de l’Intérieur et du Service de la sûreté de l’État. À chaque entretien, il leur a été répété qu’Oleg Liachko n’était pas autorisé à procéder à des placements en détention.<br /> <br /> Toutes les personnes responsables ou complices de tels actes doivent être traduites en justice, et leurs victimes doivent recevoir des réparations.<br /> <br /> En outre, tout individu enlevé doit être immédiatement remis en liberté. Lorsque la personne enlevée est remise aux autorités ukrainiennes, elle doit être informée dans les meilleurs délais des charges pesant éventuellement contre elle, avoir immédiatement accès à un avocat et être conduite sans attendre devant un juge, ou à défaut être libérée.<br /> <br /> En l’absence de telles mesures, il est certain que des violations des droits humains continueront d’être commises et que l’impunité perdurera, les individus comme Oleg Liachko étant laissés libres de semer la terreur sans crainte de devoir répondre de leurs actes devant la justice.<br /> &nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Oleg Liachko, député et ancien candidat à l'élection présidentielle, place en «&nbsp;détention&nbsp;» –&nbsp;enlève, en réalité&nbsp;– et maltraite des personnes dans tout l'est de l'Ukraine en toute impunité.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198191_Oleg_Lyashko (1).jpg?1407321593" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48776">Lyashko_fr</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/multimedia/video/oleg-lyashko-">Oleg Lyashko</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> ukraine </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Royaume-Uni</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="46.347876">46° 20' 52.3536" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="46.494141">46° 29' 38.9076" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Oleg Liachko est censé être un législateur. Il a toutefois décidé de faire régner sa propre loi.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/ukraine-mounting-evidence-abduction-and-torture-2014-07-11">Ukraine : de nombreux éléments attestent que des enlèvements et des actes de torture ont été commis</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Détention Disparitions et enlèvements Impunité Application des lois Torture et mauvais traitements Ukraine Fri, 08 Aug 2014 16:04:07 +0000 Amnesty International 48777 at http://www.amnesty.org Israël/Gaza : l'attaque d'une école de l'ONU pourrait être un crime de guerre et doit faire l'objet d'une enquête http://www.amnesty.org/fr/news/israelgaza-attack-un-school-gaza-potential-war-crime-must-be-investigated-2014-07-30 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Israël/Gaza : attaque d&#039;une école de l&#039;ONU </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">30 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>L’attaque survenue dans la nuit contre l’école élémentaire de Jabaliya, à Gaza, où plus de 3&nbsp;000&nbsp;civils déplacés avaient trouvé refuge, pourrait être un crime de guerre et doit faire l’objet d’une enquête indépendante, a déclaré Amnesty International mercredi 30&nbsp;juillet 2014. Cette attaque a fait au moins 20&nbsp;morts et des dizaines de blessés dans cette école, située dans le camp de réfugiés très densément peuplé de Jabaliya. <br /> <br /> D’après les premières constatations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui a analysé les fragments et les dégâts sur le site, l’école aurait été touchée par des tirs d’artillerie israéliens alors que l’UNRWA avait indiqué sa position à l’armée israélienne à 17&nbsp;reprises. C’est la sixième attaque contre une école de l’ONU à Gaza depuis le lancement de l’opération «&nbsp;Bordure protectrice&nbsp;» le 8&nbsp;juillet 2014. <br /> <br /> «&nbsp;S’il était avéré que les obus qui ont touché cette école provenaient de tirs d’artillerie israélien, il s’agirait d’une attaque menée sans discrimination, et probablement d’un crime de guerre. L’artillerie ne doit jamais être utilisée contre des cibles situées dans des zones civiles densément peuplées et un tel usage ne saurait être considéré comme une frappe "chirurgicale"&nbsp;», a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Alors que le nombre de victimes civiles ne cesse d’augmenter à un rythme alarmant, Israël a l’obligation de prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils. Il est effroyable que des civils qui avaient écouté les avertissements israéliens leur conseillant de fuir leurs habitations aient été tués ou blessés pendant la nuit dans une école de l’ONU censée leur offrir un refuge.&nbsp;»<br /> <br /> Inévitablement, l’utilisation répétée de l’artillerie dans des quartiers densément peuplés fait des morts et des blessés chez les civils, en toute illégalité, et détruit ou endommage des bâtiments civils, quelle que soit la cible visée. Les forces israéliennes ont déjà utilisé ce type de tactiques irresponsables par le passé, notamment dans le cadre de l’opération «&nbsp;Plomb durci&nbsp;» en 2008-2009, au cours de laquelle quelque 1&nbsp;400&nbsp;Palestiniens, dont une majorité de civils, avaient été tués. <br /> <br /> Ces dernières semaines, à trois reprises, l’UNRWA a signalé avoir trouvé des roquettes palestiniennes stockées dans des écoles, qui n’étaient pas à l’époque utilisées comme abris. Amnesty International appelle le Hamas et tous les groupes armés palestiniens à ne pas mettre en danger les civils en stockant des munitions dans des établissements de l’ONU ou d’autres bâtiments civils. <br /> <br /> L’attaque contre l’école de l’ONU est survenue le lendemain de frappes qui ont gravement endommagé la seule centrale électrique de la bande de Gaza. Il faudra probablement au moins un an pour la remettre en état.<br /> <br /> «&nbsp;Les frappes contre la centrale électrique, qui ont privé d’électricité et d’eau courante les 1,8&nbsp;million d’habitants de la bande de Gaza et de nombreux hôpitaux, ont des conséquences humanitaires catastrophiques et s’apparentent très probablement à un crime de guerre. Rien ne saurait justifier les attaques contre une structure civile qui apporte des services cruciaux à tant de civils. Cette attaque a des conséquences d’une ampleur dévastatrice et pourrait être assimilée à une peine collective infligée à la population de la bande de Gaza&nbsp;», a déclaré Philip Luther. <br /> <br /> «&nbsp;La semaine dernière, le Conseil de sécurité des Nations unies a créé une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur les violations du droit international commises dans cadre du conflit actuel. Contrairement à ce qui s’est passé après les précédents conflits à Gaza, le travail de cette commission d’enquête sur les crimes de guerre présumés, dont ceux évoqués ci-dessus, doit cette fois aboutir à la comparution en justice des responsables de crimes relevant du droit international.&nbsp;» &nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>L’attaque survenue dans la nuit contre l’école élémentaire de Jabaliya, à Gaza, où plus de 3&nbsp;000&nbsp;civils déplacés avaient trouvé refuge, pourrait être un crime de guerre et doit faire l’objet d’une enquête indépendante, a déclaré Amnesty International mercredi 30&nbsp;juillet 2014.&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/197953_UN_school_in_Gaza_Strip_caught_in_airstrikes (1).jpg?1406736797" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48808">UNRWA school shelled_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Israël</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="31.795757">31° 47' 44.7252" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="34.716859">34° 43' 0.6924" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>S’il était avéré que les obus qui ont touché cette école provenaient de tirs d’artillerie israélien, il s’agirait d’une attaque menée sans discrimination, et probablement d’un crime de guerre. L’artillerie ne doit jamais être utilisée contre des cibles situées dans des zones civiles densément peuplées et un tel usage ne saurait être considéré comme une frappe &quot;chirurgicale&quot;.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Me, 30/07/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://campaigns.amnesty.org/fr/campaigns/us-stop-arming-israel">Gouvernement américain : Arrêtez d&#039;armer Israël</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Passez à l&#039;action ! </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/07/28/a-gaza-on-nest-en-securite-nulle-part-un-apercu-de-la-vie-sous-les-bombes/">« À Gaza, on n’est en sécurité nulle part » – Un aperçu de la vie sous les bombes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Billet de blog, 28&amp;nbsp;juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/israelgaza-conflict-questions-and-answers-2014-07-25">Conflit Israël/Gaza. Questions et réponses</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> 25&amp;nbsp;juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/israelgaza-attacks-medical-facilities-and-civilians-add-war-crime-allegatio">Israël/Gaza. Des attaques contre des hôpitaux et des civils s&#039;ajoutent aux crimes de guerre présumés</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 21&amp;nbsp;juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-4"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/israelgaza-prevent-further-war-crimes-after-israeli-ground-assault-2014-07-">Israël/Gaza. Il faut empêcher que de nouveaux crimes de guerre ne soient commis</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 18&amp;nbsp;juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Enfants Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Israel and Occupied Palestinian Territories Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Nations unies Mon, 11 Aug 2014 14:29:39 +0000 Amnesty International 48810 at http://www.amnesty.org Burundi : la peur s’installe, sur fond de violences politiques et de répression gouvernementale http://www.amnesty.org/fr/news/burundi-fears-mount-amid-escalating-political-violence-and-government-crackdown-2014-07-29 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Burundi : violences politiques et répression gouvernementale </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">29 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Le parti au pouvoir au Burundi mène une campagne musclée d’intimidation contre les détracteurs du gouvernement, et son organisation de jeunesse commet des crimes en toute impunité alors que des élections sont prévues dans le pays en 2015, écrit Amnesty International dans un rapport qu’elle publie mardi 29&nbsp;juillet 2014.<br /> <br /> Intitulé <em><a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/AFR16/002/2014/en"><em>Burundi&nbsp;- le verrouillage. Lorsque l’espace politique se rétrécit</em></a></em>, ce rapport se penche sur la répression visant la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique et sur le regain des violences politiques en lien avec le parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie–Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD).<br /> <br /> «&nbsp;La répression orchestrée par le gouvernement contre la liberté d’expression et de réunion pacifique a de graves répercussions sur les droits humains, dans la perspective des élections de l’an prochain&nbsp;», a déclaré Tom Gibson, chercheur sur le Burundi à Amnesty International.<br /> <br /> Les tensions politiques au Burundi s’intensifient depuis que le président Nkurunziza fait pression pour briguer un troisième mandat présidentiel&nbsp;; beaucoup estiment qu’il s’agit d’une violation de la Constitution burundaise.<br /> <br /> Les partis d’opposition et la société civile se voient interdire d’organiser des réunions publiques ou des manifestations, et ce au titre de la Loi portant réglementation des manifestations sur la voie publique et réunions publiques. La loi sur la presse et un projet de loi sur les associations sans but lucratif menacent également la liberté d’expression et de réunion pacifique.<br /> <br /> L’organisation de jeunesse du CNDD-FDD, le mouvement des Imbonerakure, se livre à des actes d’intimidation, de harcèlement et de violence. Ils attaquent –&nbsp;et parfois tuent&nbsp;– des opposants politiques en toute impunité. Le rapport d’Amnesty International mentionne un opposant, abattu par deux soldats sur ordre d’un fonctionnaire local et d’un membre des Imbonerakure. Un autre opposant a été tabassé et a eu les dents brisées.<br /> <br /> «&nbsp;Les Imbonerakure entretiennent des liens étroits avec les services de sécurité et se rendent responsables d’atteintes aux droits humains, en toute impunité. C’est un sujet de préoccupation majeur, a déclaré Tom Gibson.<br /> <br /> «&nbsp;Il convient d’enquêter sur les allégations selon lesquelles ils ont été armés et entraînés, d’autant que diverses informations font état d’agressions et d’actes d’intimidation ciblant les opposants.&nbsp;»<br /> <br /> Au mois d’avril, un câble interne divulgué, qui émanait du bureau de l’ONU au Burundi, relatait que deux membres de l’armée, dans une province, avaient fourni à des Imbonerakure et à des soldats démobilisés des armes et des uniformes de la police et de l’armée. Le gouvernement a nié ces accusations et a refusé la proposition du conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide de mettre sur pied une commission d’enquête indépendante sur cette question.<br /> <br /> Un mois plus tard, un défenseur des droits humains bien connu, Pierre Claver Mbonimpa, était arrêté pour avoir affirmé à la radio que des jeunes hommes recevaient des armes et des uniformes et se rendaient en République démocratique du Congo voisine pour suivre un entraînement militaire. En procédant à son arrestation, les autorités ont fait clairement savoir à toute la société civile qu’elles ne toléreraient aucune critique.<br /> <br /> Les Imbonerakure font partie de comités mixtes de sécurité mis en place par le gouvernement à travers tout le pays. Ils sont impliqués dans la sécurité au niveau local, mais ont aussi le pouvoir d’arrêter des suspects, et exercent souvent un contrôle sur la police et l’administration locales. Le gouvernement a confirmé que les Imbonerakure bénéficiaient du soutien de l’État.<br /> <br /> Les membres de l’organisation soupçonnés d’être les auteurs d’atteintes aux droits humains ne font pas l’objet de véritables enquêtes et échappent aux poursuites.<br /> <br /> Amnesty International demande à l’Union africaine (UA) de prendre en compte toutes les menaces, notamment les violations des droits civils et politiques au Burundi, dans le cadre du Système continental d’alerte rapide (SCAR), qui vise à prévenir et anticiper les conflits.<br /> <br /> Elle invite les autorités burundaises à respecter, protéger et mettre en œuvre les droits des Burundais à la liberté de réunion et d’expression.<br /> <br /> «&nbsp;Il faut mettre un terme à la répression, restaurer les droits fondamentaux et en finir avec l’impunité, a déclaré Tom Gibson.<br /> <br /> «&nbsp;Le Burundi est une nation qui sort d’une longue et douloureuse histoire de conflit violent. Le gouvernement doit laisser la critique légitime s’exprimer et mettre un frein à la répression dans la perspective des élections de 2015.&nbsp;» &nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le parti au pouvoir au Burundi mène une campagne musclée d’intimidation contre les détracteurs du gouvernement, et son organisation de jeunesse commet des crimes en toute impunité alors que des élections sont prévues dans le pays en 2015, écrit Amnesty International dans un rapport qu’elle publie mardi 29&nbsp;juillet 2014.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/197704_PIERRE_NKURUNZIZA_SWEARING_IN_CEREMONY.jpg?1406544724" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48578">Burundi_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AFR16/002/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Burundi </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Burundi</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="-1.444549">1° 26' 40.3764" S</abbr>, <abbr class="longitude" title="29.311523">29° 18' 41.4828" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La répression orchestrée par le gouvernement contre la liberté d’expression et de réunion pacifique a de graves répercussions sur les droits humains, dans la perspective des élections de l’an prochain.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Tom Gibson, chercheur sur le Burundi à Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR16/002/2014/fr">Burundi - le verrouillage. Lorsque l’espace politique se rétrécit</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Burundi Liberté d’expression Impunité Mon, 28 Jul 2014 13:40:12 +0000 Amnesty International 48579 at http://www.amnesty.org Conflit Israël/Gaza. Questions et réponses http://www.amnesty.org/fr/news/israelgaza-conflict-questions-and-answers-2014-07-25 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Conflit Israël/Gaza. Questions et réponses </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">25 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p><strong>Que pense Amnesty International de la résolution que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adoptée le 23&nbsp;juillet ? Que va-t-il se passer maintenant&nbsp;?</strong></p><p>Amnesty International accueille avec satisfaction la résolution&nbsp;S-21/1 portant création d'une commission d'enquête, et note que sa formulation permet à cette commission d'enquêter sur les violations du droit international commises par toutes les parties au conflit actuel. Par cette commission d'enquête une occasion importante est donnée de briser la spirale de l'impunité qui persiste pour les crimes de droit international en Israël et dans les territoires palestiniens occupés (TPO). Pour être efficace, la commission devra être indépendante et impartiale, enquêter de manière approfondie et examiner les violations commises par toutes les parties au conflit. Elle devra être dotée de ressources suffisantes et pouvoir accéder sans restrictions à toutes les zones concernées. Amnesty International prie instamment tous les États, y compris tous les États membres de l'Union Union européenne (UE), qui se sont abstenus lors du vote sur la résolution, de coopérer avec la commission selon ses requêtes.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Quelles sont les principales obligations qui incombent aux parties au conflit durant les hostilités, au titre du droit international humanitaire&nbsp;?</strong></p><p>Durant un conflit armé, toutes les parties, qu'il s'agisse de forces armées gouvernementales ou non, sont tenues de respecter le droit international humanitaire, qui réglemente leur conduite dans le but de protéger les civils. Les États ont eux aussi toujours l'obligation de respecter le droit international relatif aux droits humains lors d'un conflit.</p><p>Aux termes du droit international humanitaire, toutes les parties à un conflit armé doivent distinguer entre des cibles militaires et des personnes et structures civiles, et ne diriger leurs attaques que sur les premières. Des attaques visant délibérément des civils ou des biens de caractère civil (logements, centres médicaux, écoles, bâtiments publics) qui ne sont pas utilisés à des fins militaires sont prohibées et constituent des crimes de guerre. Sont également interdites les attaques menées sans discernement et les attaques disproportionnées (celles où le nombre probable de pertes civiles ou l'ampleur des dégâts causés à des biens civils sont plus importants que l'avantage militaire escompté).</p><p>Toutes les parties doivent prendre les précautions qui s'imposent lors des attaques pour réduire au minimum les dommages aux civils et aux biens de caractère civil. Cela implique qu'elles doivent prévenir effectivement les civils avant toute attaque, et annuler ou suspendre celle-ci s'il s'avère qu'elle serait disproportionnée ou que la cible est de nature civile. Elles doivent aussi faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les civils se trouvant sous leur contrôle contre les conséquences des attaques. Ainsi, les belligérants doivent éviter de mettre les civils en danger en stockant des munitions dans des secteurs à population civile ou en lançant des attaques à partir de ces secteurs.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Quelles sont les différentes formes de violations des droits humains commises par les forces israéliennes dans la bande de Gaza et identifiées par Amnesty International depuis qu'Israël a lancé l'opération Bordure protectrice, le 8&nbsp;juillet 2014&nbsp;?</strong></p><p>Les forces israéliennes ont mené des attaques qui ont tué des centaines de civils. Elles ont utilisé pour cela des armes de précision telles que des missiles tirés par des drones, ainsi que de l'artillerie et autres munitions moins précises sur des zones très densément peuplées comme Chajaya. Elles ont aussi visé directement des milliers de logements. Israël semble considérer que les logements de personnes liées au Hamas constituent des cibles militaires légitimes, un point de vue non conforme au droit international humanitaire.</p><p>Plusieurs centres médicaux et bâtiments publics non militaires, à travers toute la bande de Gaza, ont aussi été détruits ou endommagés. L'ONU a rapporté que l'une de ses écoles, qui accueillait des personnes déplacées dans le camp de réfugiés al Maghazi, au centre de la bande de Gaza, a été bombardée au moins deux fois. Une autre école dans laquelle des familles s'étaient réfugiées à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, a été touchée le 24&nbsp;juillet. Au moins 15&nbsp;civils ont été tués et beaucoup d'autres blessés, et l'ONU a demandé l'ouverture immédiate d'une enquête.</p><p>Alors que les autorités isréaliennes affirment prévenir les civils à Gaza, il apparaît d'après le mode d'action récurrent que ces alertes ne constituent pas un mode d'avertissement efficace aux termes du droit international humanitaire. Les attaques israéliennes ont aussi occasionné des déplacements massifs de civils palestiniens dans la bande de Gaza.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Quelle est la position d'Amnesty International à propos des tirs aveugles de roquettes et d'obus à partir de la bande de Gaza, par des groupes armés palestiniens ? Y a-t-il d'autres actions menées par des groupes armés palestiniens à Gaza depuis le 8&nbsp;juillet 2014 qui violent le droit international humanitaire&nbsp;?</strong></p><p>D'après l'armée israélienne, l'aile militaire du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens ont tiré plus de 1&nbsp;700&nbsp;roquettes sur le territoire israélien entre le 8 et le 18&nbsp;juillet, et de nombreuses autres roquettes sont encore lancées tous les jours. Trois civils ont été tués en Israël. Des habitations et autres biens civils israéliens ont été endommagés. Le droit international humanitaire interdit l'utilisation d'armes qui, de par leur conception, frappent sans discrimination. Les roquettes tirées depuis Gaza sur Israël ne peuvent être dirigées directement sur leur objectif, et leur utilisation viole par conséquent le droit international humanitaire. Les tirs aveugles de roquettes et d'obus mettent également en danger les civils palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.</p><p>Les déclarations faites par certains dirigeants de groupes armés palestiniens laissent entendre qu'ils n'ont aucun scrupule à lancer des attaques contre des civils et que leur but, ce faisant, est en fait de blesser et de tuer des civils israéliens. Les attaques qui sont dirigées directement sur des civils, et les attaques menées sans discrimination qui blessent ou tuent des civils, constituent des crimes de guerre.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Lorsque l'armée israélienne a prévenu les habitants d'une zone spécifique, dans la bande de Gaza, qu'ils devaient l'évacuer, a-t-elle par là rempli ses obligations de protéger les civils aux termes du droit international humanitaire&nbsp;?</strong></p><p>Alerter les civils avant une attaque est l'une des mesures prévues pour réduire au minimum les dommages causés aux civils. Lorsque les forces israéliennes prévenaient les civils, il manquait souvent les éléments clés d'une alerte effective. Par exemple, les alertes n'étaient pas données au bon moment, les civils n'étaient pas informés des lieux où ils pouvaient se mettre en sécurité, les voies qu'ils devaient emprunter pour s'y rendre n'étaient pas sûres et ils ne disposaient pas d'assez de temps. On a signalé des frappes meurtrières qui ont eu lieu trop vite après une alerte pour que les civils puissent être épargnés. Quoi qu'il en soit, le fait de prévenir les gens ne dispense pas une force attaquante de ses obligations d'épargner les civils, notamment en prenant toutes les précautions nécessaires pour réduire au minimum le nombre de pertes civiles et les dommages aux structures civiles. Le maintien du blocus militaire israélien sur la bande de Gaza, et la fermeture du point de passage de Rafah par les autorités égyptiennes depuis le début des hostilités, signifient que les civils de Gaza ne peuvent pas se réfugier dans les pays voisins.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Les autorités israéliennes soutiennent que le Hamas et des groupes armés palestiniens utilisent les civils palestiniens de Gaza comme «&nbsp;boucliers humains&nbsp;». Amnesty International a-t-elle des éléments permettant de prouver que cela a été le cas pendant le conflit actuel&nbsp;?</strong></p><p>Amnesty International vérifie ces informations et effectue des recherches, mais au stade actuel elle ne peut pas affirmer que, au cours des hostilités actuelles, le Hamas ou les groupes armés palestiniens auraient utilisé des civils palestiniens pour protéger des lieux spécifiques ou du personnel ou des équipements militaires contre les attaques israéliennes. Lors de conflits précédents, Amnesty International avait recueilli des informations selon lesquelles des groupes armés palestiniens, en violation du droit international humanitaire, stockaient des munitions dans des quartiers résidentiels de la bande de Gaza, d'où ils tiraient aussi des roquettes sans discernement. D'après certaines informations, dans le cas présent le Hamas aurait incité les gens à ne pas tenir compte des alertes israéliennes les enjoignant d'évacuer. Ces appels du Hamas pourraient toutefois être motivés par la volonté d'atténuer la panique et de réduire les déplacements mais, de toute façon, cela n'est pas la même chose que de dire à des civils de rester chez eux afin qu'ils servent de «&nbsp;boucliers humains&nbsp;» pour les combattants, les munitions ou les équipements militaires. D'après le droit international humanitaire, même s'il est question de l'utilisation de «&nbsp;boucliers humains&nbsp;», il n'en demeure pas moins qu'Israël a l'obligation de protéger ces civils.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Selon certaines informations, les forces israéliennes ont utilisé des fléchettes au cours de cette opération militaire dans la bande de Gaza. Quelle est la position d’Amnesty International sur le recours aux fléchettes&nbsp;? L'armée israélienne y a-t-elle déjà eu recours à Gaza par le passé&nbsp;?</strong></p><p>Les fléchettes sont des projectiles en acier de 3,5&nbsp;cm de long, dotés d’une pointe acérée à l’avant et de quatre ailettes à l’arrière. Les obus à fléchettes, généralement lancés à partir de chars, en contiennent entre 5&nbsp;000 et 8&nbsp;000. Les obus explosent en l'air et les fléchettes sont projetées en cône sur une surface d'environ 300&nbsp;mètres sur 100. Destinées à être utilisées lors d'attaques suivies d'infanterie ou contre des forces agissant en terrain ouvert, les fléchettes sont bien évidemment très dangereuses pour les civils lorsqu'elles sont tirées sur des zones résidentielles densément peuplées.</p><p>Des groupes locaux de défense des droits humains ont signalé des cas où des civils de Gaza ont été blessés ou tués par des obus à fléchettes. Amnesty International n'a pas encore pu se pencher sur des cas de recours à des fléchettes lors des hostilités actuelles. Par le passé, toutefois, elle a recueilli des informations montrant qu'Israël avait utilisé ces armes, notamment durant l'opération Plomb durci. Des civils, dont des enfants, avaient été tués.</p><p>Le droit international humanitaire n'interdit pas spécifiquement les fléchettes, mais celles-ci ne doivent jamais être utilisées dans des zones densément peuplées.</p><p>&nbsp;</p><p><strong>Au stade actuel, que demande Amnesty International à la communauté internationale&nbsp;?</strong></p><p>Tous les États, et en particulier les principaux fournisseurs d'armes dont les États-Unis et Israël, doivent suspendre tous les transferts d'armes, de munitions et de tout équipement et technologie militaires à toutes les parties, tant qu'il y a un risque substantiel qu'ils soient utilisés pour commettre de graves violations du droit international humanitaire ou des droits humains. La suspension doit couvrir également toutes les exportations indirectes passant par des pays tiers, les transferts de composantes et technologies militaires ainsi que tout courtage et toute activité logistique susceptibles de faciliter ces transferts.</p><p>Les États devraient utiliser le rapport établi en 2009 par la mission d'établissement des faits de l'ONU sur le conflit de Gaza, ainsi que le prochain rapport de la commission d'enquête qui vient d'être mandatée par le Conseil des droits de l'homme, comme point de départ pour l'exercice de la compétence universelle, pour enquêter sur les crimes de droit international commis, et pour en poursuivre les auteurs devant leurs juridictions nationales.</p><p>&nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Des experts d'Amnesty International répondent à certaines des questions soulevées par le conflit Israël/Gaza.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/197637_Airstrikes_on_Gaza.jpg?1406297625" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48576">Israel/Gaza Q&amp;A_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Israël</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="33.507049">33° 30' 25.3764" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="35.947266">35° 56' 50.1576" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://campaigns.amnesty.org/fr/campaigns/us-stop-arming-israel">Gouvernement américain : Arrêtez d&#039;armer Israël</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Agissez ! </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE15/015/2014/fr">Israël et territoires palestiniens occupés. Conseil des droits de l’homme des Nations unies : Vingt-et-unième session extraordinaire, 23 juillet 2014</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Déclaration publique, 23 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/israelgaza-attacks-medical-facilities-and-civilians-add-war-crime-allegatio">Israël/Gaza. Des attaques contre des hôpitaux et des civils s&#039;ajoutent aux crimes de guerre présumés</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 21 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/israelgaza-prevent-further-war-crimes-after-israeli-ground-assault-2014-07-">Israël/Gaza. Il faut empêcher que de nouveaux crimes de guerre ne soient commis</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 18 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-4"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/israelgaza-un-must-impose-arms-embargo-and-mandate-international-investigat">Israël/Gaza. Le bilan des victimes civiles s’alourdit ; l’ONU doit imposer un embargo sur les armes et ordonner une enquête</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 11 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Israel and Occupied Palestinian Territories Nations unies Mon, 28 Jul 2014 14:19:22 +0000 Amnesty International 48582 at http://www.amnesty.org En Sierra Leone, des communautés renoncent aux mutilations génitales féminines http://www.amnesty.org/fr/news/communities-sierra-leone-turn-their-backs-female-genital-mutilation-2014-07-22 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> En Sierra Leone, des communautés renoncent aux MGF </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">22 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p><em>Tandis que des militants se réunissent à Londres mardi 22 juillet pour débattre de stratégies visant à mettre un terme aux mutilations génitales féminines (MGF), des communautés en Sierra Leone ont lancé une démarche innovante pour en finir avec cette pratique cruelle.<br /> </em><br /> Dans la chefferie de Masungbala, dans le nord-ouest de la Sierra Leone, tandis que plusieurs dizaines de femmes assises en cercle partageaient leurs récits d’horreur et de douleur, les dirigeants de la communauté, des hommes, échangeaient leurs opinions sur le sujet dans un groupe séparé.<br /> <br /> Les femmes, l’une après l’autre, ont raconté ce qu’elles ont vécu lorsqu’on leur a enlevé les organes génitaux dans le cadre de rites initiatiques et la douleur insupportable qu’elles ont dû endurer.<br /> <br /> La plupart ont confié qu’elles regrettaient d’avoir eu à endurer cette pratique et étaient catégoriques sur le fait qu’elles espéraient que leurs filles n’auraient pas à subir la même chose.<br /> <br /> À quelques mètres de là, les chefs discutaient de la manière dont la communauté pouvait résoudre ce problème.<br /> <br /> Et ce qui semblait tout simplement impossible se produisit…<br /> <br /> Au bout de plusieurs jours de discussions et de négociations, dans le cadre d’une série d’ateliers organisés par Amnesty International et des associations locales en août 2011, la communauté a signé un protocole d’accord interdisant les mutilations génitales féminines pour les jeunes filles de moins de 18 ans. Le protocole prévoit également que toute femme âgée de plus de 18&nbsp;ans doit donner son consentement avant que l’intervention n’ait lieu.<br /> <br /> Environ 600&nbsp;jeunes filles ont été sauvées des mutilations dans la chefferie de Masungbala dans le mois qui a suivi la signature de ce protocole d’accord.<br /> <br /> L’expérience vécue lors des ateliers a été si positive que, selon des militants locaux, des centaines de communautés à travers le pays ont suivi cet exemple et interdit cette pratique nuisible.<br /> <br /> «&nbsp;Bien que la Loi relative aux droits de l’enfant de 2007 protège les enfants contre les pratiques dangereuses, aucune loi n’interdit spécifiquement les mutilations génitales féminines en Sierra Leone. Ces communautés montrent un bel exemple de ce qu’il est possible de faire&nbsp;», a déclaré Aminatou Sar, directrice du programme Éducation aux droits humains en Afrique à Amnesty International.<br /> <br /> <strong>Rompre le silence <br /> </strong>«&nbsp;La Sierra Leone pourrait devenir une zone sans mutilations génitales féminines&nbsp;», a déclaré Arun Turay, coordinateur d’AMNET (Advocacy Movement Network) qui, en collaboration avec Amnesty International, a proposé des ateliers pour sensibiliser les communautés ciblées afin de les amener à agir pour lutter contre les mutilations génitales.</p><p>Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme <a href="http://www.amnesty.org/fr/human-rights-education/projects-initiatives/ahrep">Éducation aux droits humains en Afrique</a>, mis en œuvre par Amnesty International dans sept communautés du district de Kambia, en Sierra Leone. Il traite de diverses questions relatives aux droits humains qui touchent les communautés locales, notamment des mutilations génitales féminines.<br /> <br /> «&nbsp;Il est très difficile pour les gens de parler de ces questions, mais comme il existe une forte tradition du dialogue au sein de ces communautés, nous les avons réunis pour débattre des dangers des mutilations génitales féminines, a déclaré Arun Turay.<br /> <br /> «&nbsp;Il est apparu qu’ils voulaient aborder la question mais ne savaient pas comment. Aujourd’hui, ce dialogue a complètement changé la vie de nombreuses femmes et jeunes filles.&nbsp;»<br /> <br /> Arun Turay est régulièrement en contact avec ces communautés.<br /> <br /> «&nbsp;Il y a quelques mois, les chefs m’ont dit que le changement était désormais pleinement accepté et que l’attention s’était portée sur l’éducation des filles&nbsp;», a déclaré Arun Turay.<br /> <br /> Selon Arun Turay, si les accords fonctionnent, c’est parce qu’ils découlent d’un dialogue initié par les ateliers et engagent la plupart des membres de la communauté.<br /> <br /> <strong>140 millions de femmes, de jeunes filles et de fillettes <br /> </strong>D’après les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 140&nbsp;millions de femmes et de jeunes filles sont victimes de mutilations génitales dans le monde.<br /> <br /> L’intervention peut être pratiquée à tout âge, juste après la naissance ou lorsqu’une femme est devenue adulte.<br /> <br /> Les femmes et les jeunes filles à qui l’on retire les organes génitaux externes souffrent fréquemment de douleurs violentes, de saignements, d’un choc, de rétention d’urine et d’infections&nbsp;; parfois, elles meurent.<br /> <br /> Beaucoup souffrent également de douleurs chroniques, de complications lors de l’accouchement –&nbsp;le risque de mortalité maternelle est plus élevé&nbsp;–, d’une baisse du plaisir sexuel et d’un syndrome de stress post-traumatique.<br /> <br /> Les dirigeants et les membres des communautés qui soutiennent ou pratiquent les mutilations génitales féminines affirment qu’il faut protéger l’«&nbsp;honneur&nbsp;» des femmes. Cette vision témoigne des stéréotypes très répandus sur la sexualité des femmes et sur la nécessité de la contrôler. En outre, dans certaines sociétés, des croyances perdurent qui considèrent les femmes non mutilées comme impures&nbsp;; elles n’ont pas le droit de toucher l’eau ni la nourriture.<br /> <br /> L’expérience menée en Sierra Leone a rendu Arun Turay positif quant à l’avenir&nbsp;:<br /> <br /> «&nbsp;La démarche menée au sein des communautés avec lesquelles nous avons travaillé en Sierra Leone pourrait être reproduite dans d’autres pays d’Afrique ou même à travers le monde. Le dialogue communautaire, outil puissant d’éducation aux droits humains, peut être source de changement.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Tandis que des militants se réunissent à Londres mardi 22 juillet pour débattre de stratégies visant à mettre un terme aux mutilations génitales féminines (MGF), des communautés en Sierra Leone ont lancé une démarche innovante pour en finir avec cette pratique cruelle.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/187337_FGM_Sierra_Leone_0.jpg?1406033317" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48527">FGM_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><strong>Mutilations génitales féminines</strong></p><p>&nbsp;</p><ul><li>D’après les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 140&nbsp;millions de femmes et de jeunes filles sont victimes de mutilations génitales dans le monde.&nbsp;</li><li>Les femmes et les jeunes filles à qui l’on retire les organes génitaux externes souffrent fréquemment de douleurs violentes, de saignements, d’un choc, de rétention d’urine et d’infections&nbsp;; parfois, elles meurent.&nbsp;</li><li>Beaucoup souffrent également de douleurs chroniques, de complications lors de l’accouchement –&nbsp;le risque de mortalité maternelle est plus élevé&nbsp;–, d’une baisse du plaisir sexuel et d’un syndrome de stress post-traumatique.</li></ul><p>&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Sierra Leone</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="9.974261">9° 58' 27.3396" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="-11.074219">11° 4' 27.1884" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Il est apparu qu’ils voulaient aborder la question mais ne savaient pas comment. Aujourd’hui, ce dialogue a complètement changé la vie de nombreuses femmes et jeunes filles.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Arun Turay, coordinateur d’Advocacy Movement Network (AMNET). </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Bien que la Loi relative aux droits de l’enfant de 2007 protège les enfants contre les pratiques dangereuses, aucune loi n’interdit spécifiquement les mutilations génitales féminines en Sierra Leone. Ces communautés montrent un bel exemple de ce qu’il est possible de faire. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Aminatou Sar, directrice du programme Éducation aux droits humains en Afrique à Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/human-rights-education/projects-initiatives/ahrep">Le projet d&#039;Amnesty International Éducation aux droits humains en Afrique</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> En savoir plus </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/human-rights-education">Le travail d&#039;Amnesty International en matière d&#039;éducation aux droits humains</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> En savoir plus </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.endfgm.eu/en/">Campagne européenne contre les MGF</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> En savoir plus </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Sierra Leone Femmes Wed, 23 Jul 2014 11:28:23 +0000 Amnesty International 48529 at http://www.amnesty.org Gambie. Des militants commémorent 20 ans d'une répression de fer http://www.amnesty.org/fr/news/gambia-activists-mark-20-years-iron-fisted-repression-2014-07-22 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Gambie. 20 ans d&#039;une répression de fer </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">22 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Le gouvernement gambien doit abolir les lois et pratiques draconiennes à l’origine de deux décennies de violations généralisées des droits humains, a déclaré Amnesty International en se joignant à d’autres groupes de défense des droits fondamentaux pour une journée mondiale d’action marquant les 20&nbsp;années écoulées depuis que le président Jammeh s’est arrogé le pouvoir.<br /> <br /> Des militants du monde entier prendront part à des actions de protestation et à des manifestations publiques mardi 22&nbsp;juillet afin de sensibiliser l’opinion à la terrible situation des droits humains en Gambie, où de nombreuses personnes vivent dans la crainte de connaître une arrestation arbitraire, la torture et une disparition forcée. En Gambie, cet anniversaire est traditionnellement célébré sous le nom de «&nbsp;Journée de la liberté&nbsp;».<br /> <br /> «&nbsp;Cela fait exactement 20&nbsp;ans que la peur règne en Gambie, pays où la liste des victimes de violations des droits humains n’en finit pas de s’allonger&nbsp;», a déclaré Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;Les autorités gambiennes doivent enquêter sur les plaintes déposées par les victimes d’atteintes aux droits humains et traduire en justice les auteurs présumés de ces actes. Elles doivent en outre abroger les lois rendant cette répression possible.&nbsp;»<br /> <br /> Les journalistes, les défenseurs des droits humains, les militants politiques et d’autres Gambiens sont fréquemment pris pour cible pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression.<br /> <br /> Une série de lois adoptées depuis l’arrivée au pouvoir du président Jammeh en 1994 permet que ces violations soient perpétrées dans une impunité quasi-totale et dissuade les victimes de chercher à obtenir réparation.<br /> <br /> En 2001, par exemple, la Loi portant modification de la loi relative à l’immunité a accordé au président le pouvoir de mettre les membres des forces de sécurité à l’abri des poursuites pour tout acte commis dans le cadre de l’état d’urgence ou d’un processus visant à réprimer un rassemblement illégal.<br /> <br /> Plus récemment, en juillet 2013, le gouvernement gambien a adopté la Loi portant modification de la Loi relative à l’information et à la communication, en vertu de laquelle les journalistes, les blogueurs et les internautes accusés de «&nbsp;propagation de fausses nouvelles&nbsp;» encourent des peines pouvant aller jusqu’à 15&nbsp;ans de prison et des amendes d’un montant pouvant atteindre environ 55&nbsp;000&nbsp;euros.<br /> <br /> «&nbsp;Le gouvernement du président Jammeh doit réviser ces lois et d’autres textes utilisés pour restreindre la liberté d’expression&nbsp;», a déclaré Stephen Cockburn.<br /> <br /> «&nbsp;Les autorités doivent par ailleurs libérer toutes les personnes illégalement maintenues en détention, à moins qu’elles ne soient inculpées d’infractions reconnues par la loi et jugées dans le cadre de procès équitables. Elles doivent également remettre en liberté l’ensemble des prisonniers d’opinion.&nbsp;»<br /> <br /> Les organisations non gouvernementales participant à la journée d’action aux côtés d’Amnesty International incluent Article 19 Afrique de l’Ouest et la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO).<br /> <br /> Cette journée d’action se déroulera avant l’évaluation, par les Nations unies, du bilan de la Gambie en matière de droits humains, procédure prévue pour octobre 2014.<br />&nbsp;<br /> <strong>D’autres actions de protestation auront lieu dans les pays suivants</strong>&nbsp;: Burkina Faso, Côte d’Ivoire, France, Ghana, Mali, Sénégal, Sierra Leone et Togo. <br /> <strong><br /> Une synthèse, intitulée <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR27/008/2014/fr"><em>Vingt années de peur en Gambie</em></a>, fournit des informations sur des atteintes aux droits humains commises en Gambie.</strong></p><p><strong>Complément d’information</strong> <br /> <br /> Certaines dispositions utilisées pour restreindre la liberté d’expression, d’association et de réunion en Gambie depuis 1994 figurent dans la Loi relative à l’information et à la communication, la Loi relative à l’immunité et la Loi relative au Code pénal.<br /> <br /> Amnesty International, Article 19 Afrique de l’Ouest et la RADDHO demandent aux autorités gambiennes de mettre en œuvre dans les meilleurs délais les résolutions 134 et 145 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, qui ont trait à la liberté d’expression.<br /> <br /> Ces organisations engagent par ailleurs les autorités gambiennes à respecter les décisions rendues par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest concernant les journalistes Ebrima Manneh, qui a disparu en 2006, Musa Saidykhan, qui a été torturé en 2006, et Deyda Hydara, victime d’un homicide illégal en 2004 et dont le cas n’a toujours pas été élucidé. La Cour a ordonné l’indemnisation des familles dans ces trois affaires, et exigé la libération d’Ebrima Manneh.<br /> <br /> Dans sa synthèse intitulée <em>Vingt années de peur en Gambie</em>, Amnesty International fait état de violations des droits humains perpétrées en Gambie. Ce document revient notamment sur le cas du journaliste Ebrima Manneh, considéré comme un prisonnier d’opinion par Amnesty International, qui a été soumis à une disparition forcée en 2006. En 2013, Amadou Sanneh, Alhagie Sambou Fatty et Malang Fatty, militants du Parti démocratique unifié, un parti d’opposition, ont été arrêtés pour sédition et torturés.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le gouvernement gambien doit abolir les lois et pratiques draconiennes à l’origine de deux décennies de violations généralisées des droits humains, a déclaré Amnesty International en se joignant à d’autres groupes de défense des droits fondamentaux pour une journée mondiale d’action marquant les 20&nbsp;années écoulées depuis que le président Jammeh s’est arrogé le pouvoir.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/86897_Yahya_Jammeh (1).jpg?1405952567" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48521">Yahya Jammeh_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AFR27/008/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Gambie</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="13.336175">13° 20' 10.23" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="-16.391602">16° 23' 29.7672" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Cela fait exactement 20 ans que la peur règne en Gambie, pays où la liste des victimes de violations des droits humains n’en finit pas de s’allonger </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Ma, 22/07/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR27/008/2014/fr">Gambie : 20 années de peur, il est temps que justice soit rendue !</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Briefing, 22 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/2014/07/22/my-life-is-in-constant-danger-campaigning-on-human-rights-in-the-gambia/">‘My life is in constant danger’ – campaigning on human rights in the Gambia</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Blog, 22 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://20yrsoffear.tumblr.com/">Gambie : 20 années de peur</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Agissez ! </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Peine de mort Détention Liberté d’expression Gambia Tue, 22 Jul 2014 16:23:04 +0000 Amnesty International 48520 at http://www.amnesty.org République centrafricaine. Les pourparlers de Brazzaville ne doivent pas déboucher sur l’impunité pour les crimes de guerre http://www.amnesty.org/fr/news/central-african-republic-brazzaville-talks-should-not-lead-amnesties-war-crimes-2014-07-21 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> République centrafricaine. Les pourparlers de Brazzaville </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">21 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Amnesty International demande aux délégués présents lors des pourparlers sur la Réconciliation nationale en République centrafricaine prévus du 21 au 23&nbsp;juillet à Brazzaville, en République du Congo, de veiller à ce que les discussions ne débouchent pas sur l’impunité pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les graves violations des droits humains commis en République centrafricaine. Les auteurs présumés de crimes relevant du droit international ne doivent pas se servir de ce forum pour perpétuer la culture de l’impunité dans le pays.<br /> <br /> D’après ce que sait Amnesty International, différents dirigeants, notamment des anti-balaka et de la Séléka, sont invités à prendre part aux pourparlers sur la Réconciliation nationale en République centrafricaine. L’organisation a reçu des éléments crédibles prouvant que plusieurs d’entre eux sont impliqués dans des crimes de droit international.<br /> <br /> «&nbsp;Lors des pourparlers de paix de Brazzaville, il faut veiller à ce que l’obligation de rendre des comptes pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes relevant du droit international soit au cœur de toute discussion visant à ramener la paix en République centrafricaine. Les auteurs présumés de tels crimes ne doivent pas se servir de ces pourparlers pour obtenir des postes au sein du gouvernement qui leur garantiraient l’impunité&nbsp;», a déclaré Netsanet Belay, directeur du programme Afrique d’Amnesty International.<br /> <br /> Dans son rapport publié le 10&nbsp;juillet et intitulé <em>République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes</em>, Amnesty International désigne nommément des membres et des alliés des milices anti-balaka et des groupes armés de la Séléka soupçonnés de s’être livrés à de graves atteintes aux droits humains. Il s’agit notamment des anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia, de coordonnateurs anti-balaka, comme Levy Yakété, et de commandants de la Séléka, dont Noureddine Adam. Ces personnes, s’il existe suffisamment d’éléments les incriminant, doivent faire l’objet d’enquêtes et de poursuites judiciaires.<br /> <br /> Le 11&nbsp;juillet 2014, un congrès de la Séléka qui s’est tenu à Birao, dans le nord de la République centrafricaine, a désigné l’ancien président Michel Djotodia comme président du groupe armé, et l’ancien commandant et ministre Nourredine Adam comme vice-président. Ces deux individus, nommés dans le rapport d’Amnesty International, sont visés par des sanctions de l’ONU et des États-Unis en raison de leur implication dans la crise actuelle et les violations des droits humains commises en République centrafricaine.<br /> <br /> Amnesty International demande aux autorités centrafricaines de transition, aux membres de la communauté internationale, notamment de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), à l’ONU et à l’Union africaine (UA), de faire en sorte que les pourparlers de paix accordent la priorité à l’obligation de rendre des comptes pour les crimes de droit international et les graves violences perpétrés en République centrafricaine. Amnesty International est convaincue qu’il n’y aura pas de paix durable en République centrafricaine si l’impunité perdure.<br />&nbsp;<br />La conférence de Brazzaville fait suite à une décision adoptée lors de la 5e&nbsp;réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine, qui s’est déroulée à Addis-Abeba en Éthiopie, le 7&nbsp;juillet 2014. Cette conférence doit avoir lieu du 21 au 23&nbsp;juillet et réunir la Séléka et les anti-balaka.<br /> <br /> Le 17&nbsp;juillet, la présidente par intérim Catherine Samba-Panza a ouvert un forum à Bangui, en préparation des discussions de Brazzaville. Amnesty International a appris à ce forum que 150&nbsp;personnes devaient participer à la conférence de Brazzaville, dont des représentants des organisations de la société civile, des partis politiques, des groupes armés –&nbsp;notamment la Séléka, les anti-balaka, RJ APRD, FDPC et UFR&nbsp;–, de la diaspora, ainsi que des «&nbsp;communautés à risque&nbsp;», des réfugiés et des déplacés.<br /> <br /> La capitale Bangui est relativement calme, mais la situation reste tendue dans de nombreuses régions du pays. Les violences se sont intensifiées dans le centre, l’est et le nord. Le 7&nbsp;juillet, 26&nbsp;personnes ont été tuées et 35&nbsp;grièvement blessées lors de l’attaque de l’église Saint-Joseph et du site pour personnes déplacées de Bambari. Plus de 10&nbsp;000&nbsp;personnes qui s’y étaient installées ont été contraintes de fuir. Quelques jours avant cette attaque, le 4&nbsp;juillet, une mosquée a été attaquée à Paoua, dans le nord. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), 184&nbsp;incidents violents ont été recensés entre mai et juin 2014, avec une augmentation de 14&nbsp;% en juin par rapport à mai.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Amnesty International demande aux délégués présents lors des pourparlers sur la Réconciliation nationale en République centrafricaine prévus du 21 au 23&nbsp;juillet à Brazzaville, en République du Congo, de veiller à ce que les discussions ne débouchent pas sur l’impunité pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les graves violations des droits humains commis en République centrafricaine. Les auteurs présumés de crimes relevant du droit international ne doivent pas se servir de ce forum pour perpétuer la culture de l’impunité dans le pays.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/184169_Seleka_fighters_wait_as_their_commander_General_Yaya_meets_with_Multinational_Force_of_Central_Africa_FOMAC_peacekeepers_at_the_FOMAC_camp_in_Bossangoa (1).jpg?1405942039" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48495">CAR - Brazzaville talks_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> CARcrisis </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République centrafricaine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="6.665972">6° 39' 57.4992" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="23.642578">23° 38' 33.2808" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Lors des pourparlers de paix de Brazzaville, il faut veiller à ce que l’obligation de rendre des comptes pour les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes relevant du droit international soit au cœur de toute discussion visant à ramener la paix en République centrafricaine. Les auteurs présumés de tels crimes ne doivent pas se servir de ces pourparlers pour obtenir des postes au sein du gouvernement qui leur garantiraient l’impunité.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Netsanet Belay, directeur du programme Afrique d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Ve, 18/07/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/car-perpetrators-atrocities-must-have-nowhere-hide-justice-2014-07-10">République centrafricaine : les auteurs d&#039;atrocités ne doivent pas pouvoir échapper à la justice</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 10 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/006/2014/fr">République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 10 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/qa-central-african-republic-s-human-rights-crisis-2014-04-09">La crise des droits humains en République centrafricaine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Questions&amp;Réponses, 9 avril 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Central African Republic Conflict in the Central African Republic Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Impunité Justice internationale Tue, 22 Jul 2014 09:57:27 +0000 Amnesty International 48493 at http://www.amnesty.org Ukraine. «Ils m'ont dit qu'ils allaient me tuer» http://www.amnesty.org/fr/news/they-made-no-secret-it-they-were-going-kill-me-2014-07-11 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ukraine. «Ils m&#039;ont dit qu&#039;ils allaient me tuer» </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">11 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Sasha a la peau jaunâtre sur tout le front et autour des yeux, et une croûte récente sur la tempe. Ses plaies sont en voie de cicatrisation. <br /> <br /> Dix jours avant notre rencontre, le jeune homme âgé de 19&nbsp;ans était à peine reconnaissable&nbsp;: son visage était enflé, contusionné, la peau tirée. Après avoir été enlevé et torturé, Sasha estime avoir de la chance d’être en vie. <br /> <br /> Quand des groupes armés séparatistes ont pris le contrôle de la ville de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, en avril 2014, il est devenu une cible évidente. <br /> <br /> Sasha faisait partie d’une «&nbsp;équipe d’autodéfense&nbsp;» qui se rassemblait pour protéger les militants pro-ukrainiens pendant les affrontements avec les contre-manifestants hostiles à Kiev dans les rues de Louhansk. Très peu de policiers étaient présents, et ceux qui étaient sur place n’ont rien fait pour protéger les manifestants.<br /> <br /> Il nous a montré fièrement sur son téléphone portable la photo d’un jeune homme portant une cagoule, en «&nbsp;première ligne&nbsp;» des manifestations. «&nbsp;C’est moi&nbsp;», s’est-il vanté.<br /> <br /> Il ne fait aucun doute que c’est la raison pour laquelle il a été pris pour cible. <br /> <br /> Le jeune homme pense avoir été dénoncé par un autre membre du groupe d’autodéfense. Ce dernier a appelé Sasha pour lui dire qu’il venait de rentrer de Kiev et qu’il avait des choses à lui dire. Sasha a accepté de le retrouver devant l’immeuble où il habitait, vers 20&nbsp;heures. Mais quand il est arrivé, son ami n’était pas là. Un groupe d’hommes armés a alors surgi de voitures qui étaient garés dans la rue, en tirant des coups de feu en l’air et en criant à Sasha de s’allonger par terre.<br /> <br /> «&nbsp;J’ai d’abord essayé de m’enfuir, j’étais sous le choc, a-t-il expliqué. Je ne comprenais pas ce qui se passait et je ne savais pas qui étaient ces gens. J’ai commencé à courir mais ils ont tiré en direction de mes jambes. Je me suis allongé au sol parce que je ne pouvais fuir nulle part. Ensuite, ils ont commencé à me frapper à la tête avec des armes. Ils m’ont donné des coups de pied et de poings, m’ont menotté et m’ont emmené jusqu’à la voiture.&nbsp;»<br /> <br /> Des hommes ont fouillé l’appartement de Sasha pendant qu’il était dans la voiture, où il a reçu des coups de pied et de poing à plusieurs reprises jusqu’à leur retour. Ensuite, on lui a bandé les yeux et il a été conduit jusqu’aux locaux des services de sécurité ukrainiens, occupés par le groupe armé. Dans une pièce du deuxième étage, il a été interrogé sur son rôle dans les manifestations. Ses ravisseurs lui ont demandé les adresses d’autres militants et des détails sur l’armée ukrainienne. Ils l’ont même accusé d’être à la solde de l’Amérique.<br /> <br /> «&nbsp;Ils étaient nombreux, d’abord ils ont commencé à me donner des coups de poing. Ils m’ont frappé au visage... Au niveau des bras et des jambes. Ils ne s’en sont pas cachés&nbsp;; ils m’ont dit qu’ils allaient me tuer. Après une demi-heure, 40&nbsp;minutes, on ne ressent plus la douleur. J’ai commencé à défaillir, j’ai perdu connaissance&nbsp;», nous a-t-il raconté.<br /> <br /> Sasha a expliqué que lorsqu’il s’est évanoui, il a été jeté dans un sous-sol. Dès qu’il reprenait connaissance, il était reconduit en haut pour être à nouveau interrogé. À chaque fois, l’intensité des tortures augmentait.<br /> <br /> Il a expliqué avoir été passé à tabac avec tout ce que ses ravisseurs pouvaient trouver, notamment une chaise, avoir été fouetté avec des tuyaux en plastique et étranglé. Il a affirmé qu’ils ont attaché des câbles à ses poignets pour l’électrocuter. Il nous a ensuite montré une croûte profonde à l’intérieur de sa cuisse, qui forme un trou d’un ou deux centimètres.<br /> <br /> «&nbsp;Ils ont pris les cigarettes, ils les écrasaient sur ma jambe, et puis [ils] en ont écrasé une autre dans ce trou... Comment peuvent-ils faire ça à des gens&nbsp;? Ce n’est pas normal&nbsp;», a-t-il déploré en montrant sa plaie qui cicatrisait.<br /> <br /> Sasha raconte avoir été torturé à de nombreuses reprises pendant 24&nbsp;heures, et emmené au deuxième étage une douzaine de fois. Finalement, il a à nouveau été jeté au sous-sol.<br /> <br /> «&nbsp;J’étais allongé au sous-sol quand la porte s’est ouverte et qu’un homme m’a mis un pistolet sur la tempe en me disant d’aller directement dans le couloir –&nbsp;et de ne rien dire. Alors que je marchais dans le couloir, les hommes armés qui étaient là m’ont dit&nbsp;: "adieu – ils vont te tuer"&nbsp;», a-t-il raconté.<br /> <br /> «&nbsp;Je n’ai pensé qu’à une seule [chose]&nbsp;: je vais mourir pour rien. Je ne vais pas mourir en héros de l’Ukraine, je ne vais pas mourir pour quelque chose que j’ai fait – je vais mourir pour rien.&nbsp;»<br /> <br /> Mais ils n’ont pas tué Sasha. Grâce au réseau d’amis de la famille, son père a pris contact avec ses ravisseurs. Il avait trois heures pour trouver 60&nbsp;000&nbsp;dollars afin de sauver son fils.<br /> <br /> Sasha a été emmené dans un bâtiment désaffecté, qui se trouvait dans un parc. On lui a dit de s’asseoir sur le rebord d’une fenêtre et de ne pas bouger, sinon il serait tué par un tireur embusqué. C’est là que son père l’a trouvé. Il a installé son fils dans la voiture et l’a immédiatement conduit à la gare. Là, il a mis Sasha, toujours vêtu de ses habits tachés de sang, dans un compartiment d’un train à destination de Kiev avant de lui dire au revoir.<br /> <br /> Sasha partage désormais une chambre avec sa mère dans la banlieue de la capitale, dans un immeuble délabré. Il cherche désespérément du travail, non seulement pour payer son loyer, mais aussi pour rembourser sa famille et ses amis qui ont payé la rançon.<br /> <br /> «&nbsp;Maintenant, je vis dans une autre ville. J’ai tout perdu, j’ai perdu mon appartement, j’ai perdu ma voiture, tout ce que j’avais. Je dois trouver un emploi, il ne me reste plus que mon passeport en poche. J’ai besoin d’argent pour payer cet appartement et je dois rembourser les gens de Louhansk qui ont donné de l’argent à ma famille. Soixante mille dollars&nbsp;!&nbsp;», dit-il avec un air de désespoir.<br /> <br /> Rien ne peut justifier les passages à tabac et les autres actes de torture dont a été victime Sasha pendant son enlèvement. Ce qui est affligeant, ce n’est pas seulement la perte matérielle, mais la façon dont son calvaire a renforcé sa détermination. Il y a de la colère dans ses yeux quand on lui demande comment il voit son avenir. <br /> <br /> «&nbsp;Je retournerai à Louhansk – et je continuerai la guerre&nbsp;», a-t-il affirmé.&lt;br</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><span>Sasha, militant pro-ukrainien âgé de 19 ans, a été enlevé par des séparatistes à Louhansk et frappé à maintes reprises pendant 24 heures.</span></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/196987_Sasha_-_torture_survivor_in_Ukraine (1).jpg?1404917678" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48309">Sasha - Ukrainian torture survivor_FR </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Ukraine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="48.543524">48° 32' 36.6864" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="34.804688">34° 48' 16.8768" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Ils étaient nombreux, d’abord ils ont commencé à me donner des coups de poing. Ils m’ont frappé au visage... Au niveau des bras et des jambes. Ils ne s’en sont pas cachés ; ils m’ont dit qu’ils allaient me tuer. Après une demi-heure, 40 minutes, on ne ressent plus la douleur. J’ai commencé à défaillir, j’ai perdu connaissance.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Sasha, militant pro-ukrainien âgé de 19 ans </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/news/ukraine-mounting-evidence-abduction-and-torture-2014-07-11">Ukraine. De nombreux éléments attestent que des enlèvements et des actes de torture ont été commis</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/he-said-pray-now-i-m-going-kill-you-and-then-he-slit-my-neck-knife-2014-07-11">Ukraine. «Il m’a tranché la nuque avec le couteau»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Stop Torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne mondiale </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Disparitions et enlèvements Stop Torture Torture et mauvais traitements Ukraine Thu, 10 Jul 2014 14:26:35 +0000 Amnesty International 48307 at http://www.amnesty.org Ukraine. «Il m’a tranché la nuque avec le couteau» http://www.amnesty.org/fr/news/he-said-pray-now-i-m-going-kill-you-and-then-he-slit-my-neck-knife-2014-07-11 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ukraine. «Il m’a tranché la nuque avec le couteau» </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">11 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Le matin du 27&nbsp;mai, Hanna se trouvait dans son appartement de Donetsk, une ville située dans l’est de l’Ukraine, lorsque quelqu’un a frappé à la porte. Quand son petit ami Feodor a ouvert, sept hommes armés portant des cagoules et des treillis de camouflage ont fait irruption dans l’appartement. Ils ont dit qu’ils appartenaient à la République populaire de Donetsk, le groupe séparatiste pro-russe qui avait pris le pouvoir dans la ville peu de temps auparavant.<br /> <br /> C’est ainsi qu’a commencé un terrifiant calvaire de six jours pour cette militante pro-ukrainienne âgée de 30&nbsp;ans. Elle avait participé à des manifestations en apportant une aide médicale et en portant les premiers secours aux manifestants blessés lors d’affrontements.<br /> <br /> Quand les hommes qui fouillaient son appartement ont trouvé un drapeau ukrainien et des tracts pro-Kiev, Hanna a su qu’elle aurait des problèmes. Avec Feodor, ils ont été forcés à descendre les escaliers, ont eu les yeux bandés et ont été jetés dans une voiture qui attendait. Ils ont été conduits au service du contrôle de la criminalité pour y être interrogés.<br /> <br /> Hanna explique qu’elle était détenue dans un petit sous-sol où elle a été soumise à un interrogatoire mené par un homme d’âge moyen. Elle a été accusée d’être membre d’un groupe d’extrême-droite. Ses ravisseurs ont cherché sur elle des tatouages représentant les nombres 38 ou 39, associés à des groupes fascistes.<br /> <br /> «&nbsp;Ce sont des suppositions absurdes... Cette situation était épouvantable. Comment une personne peut-elle être détenue sur la base d’accusations injustifiées&nbsp;? C’est le monde à l’envers.&nbsp;»<br /> <br /> Hanna dit avoir été interrogée au sujet des manifestations de l’Euromaïdan et de sa participation, et explique qu’on lui a demandé des détails sur des journalistes et des militants de la société civile. Son refus de coopérer a eu des conséquences terribles.<br /> <br /> «&nbsp;Ils ont dit&nbsp;: "tu vas tout nous dire – si tu ne le fais pas, tu ne seras pas libérée. Et même si tu le fais, tu ne vas pas forcément sortir d’ici".&nbsp;»<br /> <br /> La jeune femme, petite, frêle et réservée, nous a raconté son histoire avec nervosité dans un local de stockage miteux situé au rez-de-chaussée de l’hôpital local de Kiev. Elle s’est réfugiée dans la capitale après sa libération et aide maintenant à distribuer du matériel médical et à secourir les autres personnes qui fuient la violence de l’est de l’Ukraine. Les étagères sont remplies de matériel médical – des médicaments et des bandages – qui proviennent tous de dons destinés à aider ceux qui, comme elle, sont arrivés avec des blessures dues à des actes de torture commis par des groupes armés dans l’est de l’Ukraine. <br /> <br /> Quand nous lui avons demandé ce qui lui était arrivé, elle a regardé par terre avec incrédulité. Elle nous a dit qu’au bout d’une demi-heure, l’homme qui l’interrogeait a commencé à devenir violent.<br /> <br /> «&nbsp;J’étais défigurée – il m’a donné des coups de poing au visage, il essayait de me frapper partout, je me protégeais avec mes mains... J’étais blottie dans un coin, en boule, les mains autour des genoux. Il était énervé parce que j’essayais de me protéger. Il est sorti et est revenu avec un couteau.&nbsp;» <br /> <br /> Hanna nous a montré ses cicatrices dans le cou, sur les bras et les jambes, où elle a été coupée avec ce couteau&nbsp;: elle a une blessure au genou, l’index de sa main droite est toujours enveloppé dans un gros pansement avec une attelle en plastique. Elle décrit comment, alors qu’elle essayait de se protéger, la peau de son doigt a été tranchée par la lame du couteau, «&nbsp;en la pelant comme une orange&nbsp;».<br /> <br /> «&nbsp;J’étais sous le choc, donc je n’ai pas ressenti la douleur, mais je regardais ces coupures et j’avais l’impression que ce n’était pas moi. C’était terrible. Vos propres compatriotes qui vous interrogent avec une telle cruauté. J’étais perdue, j’étais si inquiète, j’ai cru que c’était la fin... Je pensais qu’ils allaient peut-être me tuer... À la fin de l’interrogatoire, [il a dit] «&nbsp;maintenant, fais tes prières – je vais te tuer", puis il m’a tranché la [nuque] avec le couteau.&nbsp;»<br /> <br /> En plus de la douleur atroce causée par son violent passage à tabac, Hanna explique qu’elle a également dû subir les humiliations de son interrogateur, qui essayait de l’anéantir moralement. Il lui a fait écrire un slogan pro-russe sur le mur, avec son propre sang.<br /> <br /> «&nbsp;Il a dit&nbsp;: écris avec ton sang sur le mur "j’aime Donbass", et si tu n’arrives pas à le faire, si tu n’as plus de sang, je te tuerai. J’avais une plaie ouverte avec la peau qui pendait, donc j’ai pris le sang de cette blessure et j’ai écrit sur le mur avec ma main gauche... Quand quelqu’un braque une arme sur toi et te dit "je vais te tuer", et que tu ne peux rien faire, tu penses que c’est ce qui va arriver.&nbsp;»<br /> <br /> Hanna dit que le calvaire de sa torture a pris fin à la suite d’un ordre venant d’un supérieur hiérarchique. Elle a été détenue pendant six autres jours avant d’être envoyée dans la ville de Dnipropetrovsk dans le cadre d’un «&nbsp;échange de prisonniers&nbsp;». Avant de partir, elle a été autorisée à appeler ses parents.<br /> <br /> «&nbsp;Je voulais juste rentrer chez moi, reprendre ma vie normale et me dire que ce n’était qu’un cauchemar... J’étais très perturbée parce que je n’avais pas vu ma famille. Ils nous ont laissé téléphoner, donc je les ai appelés et je leur ai dit que j’étais en vie, et que j’allais partir... Bien sûr, je voulais rentrer chez moi, mais je n’ai pas pu.&nbsp;»<br /> <br /> Depuis, Hanna n’a toujours pas vu ses parents. Elle essaie de reconstruire sa vie, mais son avenir, comme celui de l’Ukraine, est plus qu’incertain.<br /> <br /> /FIN</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Hanna, militante pro-ukrainienne, décrit comment elle a été enlevé et torturé par des membres d'un groupe sépartiste armé à Donetsk.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/196980_Hanna_-_torture_survivor_in_Ukraine (1).jpg?1404916694" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48311">Hanna - Ukrainian torture survivor 2_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/48312">Hanna - torture survivor in Ukraine_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Ukraine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="47.545759">47° 32' 44.7324" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="31.750488">31° 45' 1.7568" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>J’étais défigurée – il m’a donné des coups de poing au visage, il essayait de me frapper partout, je me protégeais avec mes mains... J’étais blottie dans un coin, en boule, les mains autour des genoux. Il était énervé parce que j’essayais de me protéger. Il est sorti et est revenu avec un couteau.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Hanna, militante pro-ukrainienne de Donetsk </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/news/ukraine-mounting-evidence-abduction-and-torture-2014-07-11">Ukraine. De nombreux éléments attestent que des enlèvements et des actes de torture ont été commis</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/they-made-no-secret-it-they-were-going-kill-me-2014-07-11">Ukraine. «Ils m’ont dit qu’ils allaient me tuer»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Stop Torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne mondiale </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Disparitions et enlèvements Stop Torture Torture et mauvais traitements Ukraine Thu, 10 Jul 2014 14:52:56 +0000 Amnesty International 48310 at http://www.amnesty.org Ukraine : de nombreux éléments attestent que des enlèvements et des actes de torture ont été commis http://www.amnesty.org/fr/news/ukraine-mounting-evidence-abduction-and-torture-2014-07-11 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Ukraine : enlèvements et tortures </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">11 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Amnesty International a recueilli des informations choquantes et convaincantes selon lesquelles des militants, des manifestants et des journalistes ont été sauvagement battus et soumis à d’autres actes de torture dans l’est de l’Ukraine ces trois derniers mois.<br /> <br /> Une équipe de chercheurs s’est rendue à Kiev et dans le sud-est de l’Ukraine ces dernières semaines afin d’obtenir des renseignements sur des enlèvements et des actes de torture imputés à des groupes armés séparatistes et aux forces pro-Kiev. <br /> <br /> «&nbsp;Des centaines de personnes ont été enlevées ces trois derniers mois. Le temps est venu de faire le point sur ce qui s’est passé et de mettre fin à cette pratique odieuse&nbsp;», a déclaré Denis Krivosheev, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;L’essentiel des enlèvements sont attribués aux séparatistes armés, et les victimes sont souvent soumises à des passages à tabac et à des actes de torture à vous retourner l’estomac. Il semble également que les forces pro-Kiev soient responsables d’abus, en nombre plus restreint.&nbsp;»<br /> <br /> Il n’existe pas de chiffres complets ou fiables sur le nombre d’enlèvements, mais le ministère ukrainien de l’Intérieur a fait état de près de 500&nbsp;cas entre avril et juin 2014. La mission de surveillance des droits de l’homme des Nations unies en Ukraine a enregistré 222&nbsp;cas d’enlèvement au cours des trois derniers mois.<br /> <br /> Amnesty International a également rencontré plusieurs comités ad hoc ayant recueilli des informations sur la multiplication des enlèvements. L’équipe de chercheurs a obtenu une liste de plus de 100&nbsp;civils retenus captifs. Des allégations de torture ont été faites dans la majorité des cas. <br /> <br /> Des enlèvements ont eu lieu à travers l’est de l’Ukraine, dans les régions de Donetsk et de Louhansk. Figurent parmi les victimes non seulement des policiers, des soldats et des représentants locaux des autorités, mais également des journalistes, des politiciens, des militants, des membres de commissions électorales et des hommes d’affaires. <br /> <br /> «&nbsp;Maintenant que les forces pro-Kiev ont commencé à reprendre le contrôle de Sloviansk, Kramatorsk et de diverses autres zones de l’est de l’Ukraine, des captifs sont relâchés presque chaque jour tandis qu’un nombre croissant de nouveaux cas choquants émergent. Il est temps que ceux-ci soient méticuleusement répertoriés, que les responsables présumés soient traduits en justice et que les victimes obtiennent réparation&nbsp;», a déclaré Denis Krivosheev.<br /> <br /> <strong>Les militants pro-Ukraine pris pour cible<br /> </strong>Hanna, militante pro-ukrainienne, a expliqué à Amnesty International qu’elle a été enlevée par des hommes armés dans la ville de Donetsk (est du pays) le 27&nbsp;mai. Elle a été retenue captive pendant six jours avant d’être relâchée dans le cadre d’un échange de prisonniers. Elle a décrit à Amnesty International l’interrogatoire brutal qu’elle a subi.<br /> <br /> «&nbsp;Il m’a fracassé le visage à coups de poing, il essayait de me frapper partout, je me protégeais avec les mains [...] j’étais recroquevillée dans un coin, roulée en boule avec les mains autour des genoux. Ça le mettait en colère que j’essaie de me protéger. Il est sorti et est revenu avec un couteau.&nbsp;»<br /> <br /> Anna nous a montré les cicatrices laissées par la lame sur son cou, ses bras et ses jambes&nbsp;: son tortionnaire lui a mis un coup de couteau dans le genou, et son index droit reste recouvert d’un bandage dans une attelle en plastique. <br /> <br /> Elle a également expliqué que son interrogateur lui a fait écrire un slogan séparatiste sur le mur avec son propre sang.<br /> <br /> <strong>Demandes de rançon<br /> </strong>Si la plupart des enlèvements semblent avoir une motivation politique, il apparaît clairement que les enlèvements et les actes de torture sont utilisés par les groupes armés pour répandre la peur et contrôler les populations locales. Certains ravisseurs demandent par ailleurs une rançon. <br /> <br /> Sacha, 19&nbsp;ans, militant pro-ukrainien, a fui à Kiev après avoir été enlevé par des séparatistes qui l’avaient menacé d’une arme à Louhansk. Il a dit avoir été frappé à de multiples reprises sur une période de 24&nbsp;heures.<br /> <br /> «&nbsp;Ils m’ont mis des coups de poing, frappé avec une chaise, avec tout ce qui leur tombait sous la main. Ils m’ont écrasé des cigarettes sur la jambe et m’ont administré des décharges électriques. Ça a duré tellement longtemps que je ne sentais plus rien, j’ai perdu connaissance&nbsp;», a-t-il dit à Amnesty International.<br /> <br /> Il a finalement été relâché après que son père a payé une rançon d’environ 44&nbsp;000&nbsp;euros.<br /> <br /> <strong>Les abus commis par les forces pro-Kiev <br /> </strong>Si la grande majorité des allégations d’enlèvement et d’actes de torture concernent les groupes séparatistes pro-Russie, les forces pro-Kiev, y compris les groupes d’autodéfense, ont également soumis des captifs à des mauvais traitements.<br /> <br /> L’équipe de chercheurs d’Amnesty International s’est rendue de Kiev à la ville portuaire de Marioupol, dans le sud-est du pays, qui a «&nbsp;changé de mains&nbsp;» deux fois au cours des deux derniers mois. <br /> <br /> Le 13&nbsp;juin, les forces ukrainiennes ont repris le contrôle de cette ville à un groupe armé, l’autoproclamée République populaire de Donetsk.<br /> <br /> Un représentant local du gouvernement à Marioupol, qui a souhaité garder l’anonymat, a dit à Amnesty International qu’il avait entendu un combattant séparatiste capturé hurler de douleur aux mains des forces pro-Kiev qui essayaient semble-t-il de lui arracher des informations sur les séparatistes.<br /> <br /> Dans un autre cas, Vladislav Alexandrovitch, un garçon de 16&nbsp;ans, a été enlevé après avoir mis en ligne des séquences vidéo montrant des opérations des forces de sécurité à Marioupol le 25&nbsp;juin 2014.<br /> <br /> Dans une vidéo rendue publique après la libération de l’adolescent, le 27&nbsp;juin, on peut voir celui-ci assis derrière un homme masqué en tenue de camouflage. L’homme a une main posée sur la tête de Vladislav et menace de représailles le jeune homme et «&nbsp;tous les autres&nbsp;» qui mettent en danger l’unité de l’Ukraine.<br /> <br /> Dans un entretien vidéo diffusé par la suite, Vladislav dit avoir été torturé, avoir reçu des coups de crosse dans le dos et des coups de poing, et été forcé à écrire une «&nbsp;déclaration au peuple d’Ukraine&nbsp;» et à crier des slogans nationalistes pro-Ukraine.<br /> <br /> «&nbsp;À Marioupol, nous n’avons vu de policiers et de soldats nulle part. Il y avait une absence totale d’autorité et de sécurité, et la crainte des représailles, des enlèvements et de la torture se répandait parmi la population&nbsp;», a déclaré Denis Krivosheev.<br /> <br /> «&nbsp;La multiplication des enlèvements et des actes de torture que nous observons en Ukraine est condamnable. Toutes les parties à ce conflit armé doivent relâcher immédiatement et sans condition les captifs se trouvant encore en détention illégale, et veiller à ce qu’ils soient protégés contre la torture et les autres formes de mauvais traitements jusqu’à leur libération.&nbsp;»<br /> <br /> Amnesty International demande au gouvernement ukrainien de créer un registre, unique et régulièrement mis à jour, des enlèvements signalés, et d’enquêter de manière approfondie et impartiale toutes les allégations de recours abusif à la force, de mauvais traitements et de torture.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Amnesty International a recueilli des informations choquantes et convaincantes selon lesquelles des militants, des manifestants et des journalistes ont été sauvagement battus et soumis à d’autres actes de torture dans l’est de l’Ukraine ces trois derniers mois.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="453" height="604" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/196962_Sasha_-_torture_survivor_in_Ukraine (1).jpg?1404836116" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48354">Sasha - Ukraine torture survivor_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> EUR50/034/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Ukraine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="46.821865">46° 49' 18.714" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="35.288086">35° 17' 17.1096" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Des centaines de personnes ont été enlevées ces trois derniers mois. Le temps est venu de faire le point sur ce qui s’est passé et de mettre fin à cette pratique odieuse.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Denis Krivosheev, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Ma, 08/07/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/asset/EUR50/034/2014/en/c8e25fcd-c791-4edb-ac3f-6b1a1ce12977/eur500342014en.pdf">Abductions and Torture in Eastern Ukraine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport (en anglais) </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/they-made-no-secret-it-they-were-going-kill-me-2014-07-11">«Ils m&#039;ont dit qu&#039;ils allaient me tuer»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/he-said-pray-now-i-m-going-kill-you-and-then-he-slit-my-neck-knife-2014-07-11">«Il m’a tranché la nuque avec le couteau»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 11 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/06/28/marioupol-suspicion-mefiance-et-crainte-de-lavenir/">Marioupol – suspicion, méfiance et crainte de l’avenir</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Blog, 28 juin 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-4"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Stop Torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne mondiale </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Disparitions et enlèvements Stop Torture Torture et mauvais traitements Ukraine Fri, 11 Jul 2014 15:27:24 +0000 Amnesty International 48353 at http://www.amnesty.org République centrafricaine : les auteurs d'atrocités ne doivent pas pouvoir échapper à la justice http://www.amnesty.org/fr/news/car-perpetrators-atrocities-must-have-nowhere-hide-justice-2014-07-10 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> RCA : les auteurs d&#039;atrocités doivent être jugés </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">10 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Amnesty International rend publics, jeudi 10&nbsp;juillet, les noms de certaines des personnes soupçonnées d’avoir ordonné ou commis les atrocités qui se déroulent actuellement en République centrafricaine, et lance un appel à la justice pour la population de ce pays meurtri. <br /> <br /> Le rapport de l’organisation, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/006/2014/fr"><em>République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes</em></a>, dénonce les crimes de droit international commis en République centrafricaine en 2013 et 2014, et demande que des enquêtes soient ouvertes et que les responsables de ces crimes soient poursuivis et punis. Il désigne nommément des membres et des alliés des milices anti-balaka et des groupes armés de la Séléka soupçonnés d’être impliqués dans de graves atteintes aux droits humains, soulignant leur rôle et indiquant la responsabilité pénale qui pourrait être la leur. <br /> <br /> «&nbsp;Pour que la République centrafricaine puisse se remettre de la folie meurtrière dont elle est le théâtre depuis décembre 2013, il est indispensable que ceux qui ont planifié, commis ou facilité des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou de graves atteintes aux droits humains aient à rendre des comptes&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa, chercheur sur la République centrafricaine à Amnesty International. &nbsp; <br /> <br /> «&nbsp;Ceux qui font subir à des centaines de milliers d’innocents une violence meurtrière à laquelle ceux-ci n’ont aucun moyen d’échapper ne doivent pas pouvoir échapper à la justice. Seule la fin de l’impunité permettra d’arrêter le cycle de la violence qui sévit en République centrafricaine.&nbsp;»<br /> <br /> Le rapport <em>Il est temps de rendre des comptes</em> présente des récits recueillis directement par Amnesty International auprès de victimes et de témoins de crimes relevant du droit international et de violations flagrantes des droits humains commis dans le cadre du conflit en République centrafricaine, qui a fait des milliers de morts, a contraint près d’un million de personnes à fuir leur domicile, et risque de faire basculer le pays dans une catastrophe humanitaire. <br /> <br /> Ce rapport dénonce nommément un certain nombre de personnalités en vue pour leur rôle dans ces atrocités, notamment les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia, des coordonnateurs anti-balaka, comme Levy Yakété, et des commandants de la Séléka, tels que Nourredine Adam. <br /> <br /> Les auteurs des attaques menées en République centrafricaine agissent généralement à visage découvert et sans témoigner aucune crainte d’éventuelles sanctions. Dans certains cas, ils sont bien connus de leurs victimes et des autorités. <br /> <br /> Les témoignages recueillis par Amnesty International montrent le rôle joué par des commandants de la Séléka, comme les colonels Bishara, Aba Tom et Yussuf Hamad, dans des attaques menées à Bangui. &nbsp; <br /> <br /> Un témoin a ainsi raconté que le colonel Yussuf Hamad était à la tête d’un groupe d’hommes de la Séléka qui ont fouillé un hôpital à la recherche de combattants anti-balaka. «&nbsp;Ils ont menacé de tuer tout le monde dans l’hôpital si nous ne leur montrions pas les anti-balaka&nbsp;», a expliqué ce témoin, qui a indiqué à Amnesty International que le colonel Yussuf Hamad avait finalement emmené un homme, qui avait ensuite été retrouvé mort à proximité. <br /> <br /> Les commandants anti-balaka dénoncés dans le rapport sont notamment Richard Bejouane, le colonel Dieudonné Oranti et le colonel «&nbsp;12&nbsp;puissances&nbsp;». Ces hommes sont tellement sûrs de bénéficier d’une impunité totale qu’ils ont souvent parlé ouvertement de leur rôle dans des atteintes aux droits humains et fait des déclarations publiques incitant à la violence. <br /> <br /> Si la plupart des suspects identifiés par Amnesty International vivent sans se cacher en République centrafricaine, d’autres se sont installés dans des pays étrangers, comme le Tchad ou la France.</p><p>«&nbsp;Aucun pays ne doit offrir une protection à des personnes soupçonnées d’avoir commis ou soutenu des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en République centrafricaine. Les États ont l’obligation d’enquêter sur les accusations portées contre ces personnes et, s’il existe des preuves suffisantes, de les poursuivre ou de les extrader afin qu’elles comparaissent en justice&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa. <br /> <br /> L’absence d’enquêtes ou de justice concernant les atrocités commises par le passé en République centrafricaine témoigne de l’inexistence d’un système judiciaire efficace et indépendant et empêche les forces de sécurité de protéger les victimes, les témoins, les magistrats ou la population en général de la violence ou des représailles. En outre, en l’absence de lieux de détention sécurisés, les suspects de crimes de droit international et d’atteintes aux droits humains parviennent souvent à s’évader quand ils sont arrêtés. <br /> <br /> La présence de forces internationales de maintien de la paix n’a pas permis de mettre un terme à la violence. Des membres de ces forces, notamment des soldats tchadiens, ont même participé à de graves violations des droits humains. L’incident le plus grave s’est produit le 29&nbsp;mars 2014 dans un marché de Bangui, où des soldats tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant au moins 30&nbsp;morts et 300&nbsp;blessés d’après les Nations unies. Pour combattre l’impunité, il est aussi nécessaire d’enquêter sur les atteintes aux droits humains qu’auraient commises les soldats et officiers de l’Armée nationale tchadienne lors de cet épisode et d’autres incidents en République centrafricaine. <br /> <br /> Amnesty International demande que des mesures soient prises de toute urgence à l’échelle locale, régionale et internationale pour reconstruire le système judiciaire et les mécanismes d’application des lois du pays. Les preuves des atteintes aux droits humains doivent être préservées et les témoins et victimes identifiés et protégés. <br /> <br /> La Cellule spéciale d’enquêtes mise en place par les autorités de transition de la République centrafricaine pour enquêter sur les crimes commis dans la capitale doit être renforcée et son champ d’action étendu au-delà de Bangui. La Commission d’enquête internationale sur les atteintes aux droits humains créée par les Nations unies doit aussi être renforcée. <br /> <br /> Amnesty International appelle également les autorités à envisager la création d’un tribunal hybride, composé d’experts centrafricains et internationaux, pour juger les crimes de droit international et aider à renforcer le système judiciaire national. Ce tribunal n’empêcherait pas la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert un examen préliminaire de la situation, d’engager des poursuites dans un certain nombre d’affaires. <br /> <br /> «&nbsp;La création de la Cellule spéciale d’enquêtes, la mise en place de la Commission d’enquête internationale des Nations unies et l’ouverture par la CPI d’un examen préliminaire de la situation dans le pays sont autant de signaux indiquant que l’impunité ne saurait être tolérée. Toutefois, beaucoup reste à faire pour que les responsables aient réellement à rendre des comptes&nbsp;», a déclaré Christian Mukosa. <br /> <br /> «&nbsp;Seul un effort coordonné de la communauté internationale, soutenu par une véritable volonté politique des autorités de transition centrafricaines, permettra que justice soit rendue pour les crimes commis en République centrafricaine. Les mailles du filet se resserrent autour des responsables d’atteintes aux droits humains. On sait qui ils sont et où ils se trouvent. Leurs crimes sont en train d’être démontrés. Et ils devront répondre de leurs actes devant la justice.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Amnesty International rend publics les noms de certaines des personnes soupçonnées d’avoir ordonné ou commis les atrocités qui se déroulent actuellement en République centrafricaine, et lance un appel à la justice pour la population de ce pays meurtri.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/188497_PHOTOS_TAKEN_BY_AI_STAFF_ON_MISSION_TO_C.A (1).jpg?1404905275" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48295">CAR_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AFR19/006/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> CAR </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République centrafricaine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="8.254983">8° 15' 17.9388" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="18.984375">18° 59' 3.75" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Pour que la République centrafricaine puisse se remettre de la folie meurtrière dont elle est le théâtre depuis décembre 2013, il est indispensable que ceux qui ont planifié, commis ou facilité des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou de graves atteintes aux droits humains aient à rendre des comptes. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Christian Mukosa, spécialiste de la République centrafricaine à Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/006/2014/fr">Il est temps de rendre des comptes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/qa-central-african-republic-s-human-rights-crisis-2014-04-09">La crise des droits humains en République centrafricaine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Questions et réponses, 9 avril 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Central African Republic Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Wed, 09 Jul 2014 15:58:37 +0000 Amnesty International 48294 at http://www.amnesty.org Les politiques de l'UE en matière d'immigration mettent en danger la vie et les droits d’êtres humains http://www.amnesty.org/fr/news/eu-migration-policies-put-lives-and-rights-risk-2014-07-09 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> UE. Politiques migratoires dangereuses </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">09 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Dans leur détermination à verrouiller leurs frontières, l’Union européenne et ses États membres mettent en danger la vie et les droits fondamentaux des réfugiés et des migrants, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 9&nbsp;juillet.<br />&nbsp;<br /> Intitulé <em><a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR05/001/2014/fr">Le coût humain de la forteresse Europe. Violations des droits fondamentaux des migrants et des réfugiés aux frontières de l'Europe</a>, </em>le rapport montre que les politiques de l’UE en matière d’immigration et ses pratiques de contrôle aux frontières empêchent des réfugiés d’accéder à la procédure d’asile en Europe et met en danger la vie de toutes ces personnes, qui entreprennent des voyages de plus en plus dangereux.<br /> <br /> «&nbsp;L’efficacité des mesures de l’UE pour endiguer le flux de migrants irréguliers et de réfugiés est, à tout le moins, contestable, a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. Parallèlement, le coût en termes de vies humaines et de détresse est incalculable, et vient frapper des personnes parmi les plus vulnérables au monde.&nbsp;»<br /> <br /> <strong>Le contrôle aux frontières<br /> </strong>Le coût de la politique de l’UE en matière d’immigration se chiffre en milliards d’euros. Chaque année les États membres dépensent des millions d’euros pour ériger des barrières, mettre en place des systèmes de surveillance sophistiqués et patrouiller le long des frontières.<br /> <br /> Un élément montre bien l’endroit où les responsables situent les priorités&nbsp;: entre 2007 et 2013 l’UE a consacré près de 2&nbsp;milliards d’euros à la protection de ses frontières externes, mais seulement 700&nbsp;millions à l’amélioration de la situation des demandeurs d’asile et des réfugiés sur son territoire.<br /> <br /> Par ailleurs, l’UE et les États membres apportent à des pays voisins tels que la Turquie, le Maroc et la Libye leur coopération et un soutien financier pour la création d’une zone tampon autour de l’Union, dans l’objectif de bloquer les migrants et les réfugiés avant même qu’ils n’atteignent les frontières de l’Europe. Dans le même temps, ils ferment les yeux sur les violations des droits humains dont ces migrants et ces réfugiés sont victimes dans ces pays.<br /> <br /> «&nbsp;Les États de l’UE, en fait, paient les pays voisins pour assurer la surveillance de leurs frontières à leur place. Le problème est que beaucoup de ces pays se montrent fréquemment incapables de garantir les droits des réfugiés et des migrants coincés sur leur territoire. Un grand nombre de ces personnes se retrouvent bien souvent sans ressources, exploitées, harcelées et privées d’accès à toute procédure d’asile.<br /> <br /> «&nbsp;Les États membres de l’UE ne peuvent pas se décharger de leurs obligations en matière de droits humains vis-à-vis des personnes qui cherchent à pénétrer sur leur territoire en externalisant auprès de pays tiers le contrôle aux frontières. Cette coopération doit cesser.&nbsp;»<br /> <br /> <strong>Renvois sommaires illégaux</strong> <br /> Les réfugiés et les migrants qui parviennent à gagner les frontières européennes risquent d’être immédiatement refoulés. Amnesty International a recensé des cas de renvoi sommaire par des gardes-frontières en Bulgarie et, en particulier, en Grèce, où cette pratique est très répandue. Ces renvois sont illégaux. Ils privent les personnes de leur droit de demander l’asile, s’accompagnent souvent de violences et dans certains cas mettent même des vies en danger.<br /> <br /> Ils n’interviennent pas uniquement aux frontières sud-est de l’UE. En février&nbsp;2014, la Garde civile espagnole a tiré des projectiles en caoutchouc, des balles à blanc et des gaz lacrymogènes en direction de quelque 250&nbsp;migrants et réfugiés qui arrivaient à la nage du Maroc et se trouvaient aux abords de la plage de Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord. Quatorze personnes ont perdu la vie. Vingt-trois autres qui avaient réussi à gagner le rivage ont été immédiatement renvoyées, sans avoir eu semble-t-il la possibilité de déposer une demande d’asile officielle.<br /> <br /> «&nbsp;Selon les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, le nombre de personnes déplacées dans le monde n’a jamais été aussi important depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il est très choquant de constater que la réponse de l’Union européenne à cette crise humanitaire consiste à aggraver encore les choses.<br /> <br /> «&nbsp;Près de la moitié des personnes qui essaient de pénétrer irrégulièrement sur le territoire de l’UE fuient la situation de conflit ou les persécutions auxquelles elles sont confrontées dans des pays comme la Syrie, l’Afghanistan, l’Érythrée ou la Somalie. Il faut donner aux réfugiés davantage de possibilités d’entrer légalement et en toute sécurité dans l’UE, de sorte qu’ils n’aient plus pour seule solution d’entreprendre un voyage périlleux.&nbsp;»<br /> <br /> <strong>Périr en mer<br /> </strong>Devant la difficulté croissante de rejoindre l’Europe par la voie terrestre, les réfugiés et les migrants choisissent de plus en plus souvent de prendre les routes maritimes, plus dangereuses, vers la Grèce et vers l’Italie. Des centaines de personnes meurent chaque année en essayant de parvenir aux rivages de l’Europe.<br /> <br /> Après les tragédies qui ont eu lieu au large de l’île italienne de Lampedusa, où plus de 400&nbsp;personnes ont perdu la vie en 2013, l’Italie a lancé l’«&nbsp;opération Mare Nostrum&nbsp;». Cette initiative de recherche et de sauvetage a permis de secourir plus de 50&nbsp;000&nbsp;personnes depuis octobre&nbsp;2013.<br /> <br /> Mais cela ne suffit pas. Durant les six premiers mois de l’année seulement, plus de 200&nbsp;personnes ont trouvé la mort en mer Méditerranée et en mer Égée. Des centaines d’autres sont portées disparues et pourraient avoir péri elles aussi. Un grand nombre des personnes qui ont ainsi perdu la vie fuyaient de toute évidence les violences et les persécutions.<br /> <br /> «&nbsp;La responsabilité de la mort de celles et ceux qui essaient de rejoindre l’UE est une responsabilité collective. Les États membres de l’UE peuvent, et doivent, suivre l’exemple de l’Italie et empêcher les gens de se noyer en mer. Ils doivent pour cela appuyer des opérations de recherche et de secours en mer Méditerranée et en mer Égée, a déclaré John Dalhuisen.<br /> <br /> «&nbsp;Les tragédies humaines auxquelles on assiste chaque jour aux frontières de l’Europe ne sont pas une fatalité. Et il n’est pas exact de penser que l’UE n’y peut rien. Dans de nombreux cas l’UE peut intervenir. Les États membres de l’UE doivent, enfin, faire passer les êtres humains avant les frontières.&nbsp;»<br /> <br /> <strong>Voir aussi&nbsp;:<br /> </strong><em><a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR05/003/2014/fr">La forteresse Europe&nbsp;: Faits et chiffres </a><br /> </em><strong><br /> </strong></p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Dans leur détermination à verrouiller leurs frontières, l’Union européenne et ses États membres mettent en danger la vie et les droits fondamentaux des réfugiés et des migrants, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public mercredi 9&nbsp;juillet.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193755_Newly_arrived_Syrian_refugees_after_crossing_the_border_into_Turkey_January_2014..jpg?1404820128" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48363">EU_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>- À la fin de l’année 2013, les pays accueillant le nombre le plus élevé de réfugiés étaient&nbsp;: le Pakistan, l’Iran, le Liban, la Jordanie, la Turquie, le Kenya, le Tchad, l’Éthiopie, la Chine et les États-Unis.<br /> <br /> - Depuis le début de la crise en Syrie en 2011, plus de 2,8&nbsp;millions de Syriens ont fui leur domicile. À la fin du mois d’avril 2014, seules 96&nbsp;000&nbsp;personnes avaient atteint l’Europe et demandé l’asile. <br /> <br /> - En 2013, 48&nbsp;% de l’ensemble des personnes ayant franchi illégalement une frontière et 63&nbsp;% de celles qui étaient arrivées de manière irrégulière par voie maritime en Europe venaient de Syrie, d’Érythrée, d’Afghanistan et de Somalie, des pays ravagés par le conflit et par des violations des droits humains de grande ampleur. <br /> <br /> - En l’espace de seulement deux semaines en octobre 2013, plus de 400&nbsp;personnes ont perdu la vie lors de deux naufrages dans la Méditerranée au large de l’île italienne de Lampedusa.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> SOSEurope </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>L’efficacité des mesures de l’UE pour endiguer le flux de migrants irréguliers et de réfugiés est, à tout le moins, contestable. Parallèlement, le coût en termes de vies humaines et de détresse est incalculable, et vient frapper des personnes parmi les plus vulnérables au monde. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR05/001/2014/fr">Le coût humain de la forteresse Europe</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lire le rapport en français (Introduction, conclusions et recommandations). </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR05/003/2014/fr">Forteresse Europe </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Faits et chiffres </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Europe et Asie centrale Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Fri, 11 Jul 2014 17:15:15 +0000 Amnesty International 48362 at http://www.amnesty.org Q&R - Trois ans plus tard, le Soudan du Sud est pris dans la spirale de la violence http://www.amnesty.org/fr/news/qa-three-years-south-sudan-locked-cycle-violence-2014-07-08 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Q&amp;A - le Soudan du Sud est pris dans la spirale de la violence </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">08 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>Le 9&nbsp;juillet, le Soudan du Sud célèbre le troisième anniversaire de son indépendance. Cependant, le plus jeune pays du monde éprouve des difficultés grandissantes, comme en témoigne le fait que des millions de personnes sont prises dans la spirale de la violence. Elizabeth Ashamu Deng, d’Amnesty International, se penche sur certains des problèmes auxquels le Soudan du Sud est confronté aujourd’hui. <br /> <strong><br /> Quelle est la situation actuelle du Soudan du Sud en matière de droits humains&nbsp;?</strong> <br /> La situation est catastrophique. Les forces gouvernementales comme les forces d’opposition engagées dans les affrontements ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et d’autres graves atteintes aux droits humains. <br /> <br /> Des millions de personnes, civiles pour la plupart, ont trouvé la mort ces six derniers mois. <br /> Des femmes et des filles ont été violées ou enlevées et plusieurs grandes villes du Soudan du Sud sont désertées depuis que des logements et d’autres biens appartenant à des civils ont été détruits. <br /> <br /> Des centres médicaux et des endroits où des civils avaient trouvé refuge, notamment des églises et des hôpitaux, ont aussi été visés par des attaques. Des organisations humanitaires qui tentaient d’atteindre les populations touchées par les violences ont fait l’objet de manœuvres d’intimidation, et leur matériel et leurs réserves ont été détruits ou pillés. <br /> <br /> Des civils des deux communautés majoritaires au Soudan du Sud, les Dinkas et les Nuers, ainsi que d’autres groupes comme les Shilluks, ont été victimes de violences du fait de leur appartenance ethnique et de leurs orientations politiques supposées. Des membres des forces gouvernementales fidèles au président Salva Kiir, ainsi que des déserteurs et des miliciens acquis à l’ancien vice-président Riek Machar, ont pris pour cible de manière systématique des civils en fonction de leur origine ethnique, d’où un enchaînement d’homicides motivés par la vengeance. <br /> <br /> Plus d’un million de personnes ont dû quitter leur domicile et sont considérées comme des personnes déplacées, tandis que près de 400&nbsp;000&nbsp;autres ont trouvé refuge dans des pays voisins. <br /> <strong><br /> Que se passe-t-il dans le pays actuellement&nbsp;? Qu’en pense la population&nbsp;? </strong><br /> Je me trouvais à Djouba, au Soudan du Sud, pendant les deux semaines qui ont précédé la fête de l’Indépendance. Nous avons parlé à des personnes déplacées qui étaient hébergées sur les deux bases des Nations unies installées à Djouba. Nombre d’entre elles avaient trouvé refuge à cet endroit en décembre, après le début du conflit. Nous avons aussi rencontré des personnes déplacées qui venaient d’autres régions du pays et vivaient dans des quartiers informels. <br /> <br /> J’ai été submergée par la tristesse de la population à l’approche du troisième anniversaire de l’indépendance. Les personnes que j’ai rencontrées m’ont dit qu’elles n’étaient pas très fières de leur pays. Le conflit en cours avait balayé leurs espoirs et leurs rêves. Nombre de ceux qui vivaient sur les bases des Nations unies se sentaient pris au piège, ils n’osaient pas circuler librement dans les rues de la capitale. <br /> <br /> Nous avons exhorté les fonctionnaires que nous avons rencontrés en réunion à se mobiliser davantage pour enquêter sur les violences et traduire en justice les responsables présumés de ces agissements. L’obligation de rendre des comptes est essentielle pour améliorer la confiance de la population vis-à-vis des forces de sécurité et prévenir de nouvelles atteintes. Nous avons aussi appelé les citoyens à s’engager dans le débat public sur l’avenir de leur pays sans craindre de représailles. <br /> <strong><br /> Depuis l’indépendance, la situation du Soudan du Sud en matière de droits humains s’est-elle améliorée ou détériorée&nbsp;?</strong> <br /> Avant le conflit, la situation était mitigée. <br /> <br /> Fait positif, le Soudan du Sud a indiqué précocement son intention d’abolir la peine de mort. En décembre 2012, il a voté en faveur d’un moratoire sur ce châtiment à l’Assemblée générale des Nations unies. Sachant que 200&nbsp;personnes étaient sous le coup d’une condamnation à mort au Soudan du Sud avant les affrontements, l’abolition serait une mesure salutaire. <br /> <br /> Néanmoins, le pays est le théâtre d’atteintes aux droits humains généralisées depuis son indépendance, notamment d’actes de harcèlement visant des défenseurs des droits humains et des journalistes, d’homicides illégaux de civils par l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) et de détentions arbitraires. <br /> <br /> Depuis décembre 2013, la situation s’est encore grandement dégradée. Outre les attaques fréquentes contre des civils, les Nations unies ont recensé, dans tout le pays, 4,9&nbsp;millions de personnes ayant cruellement besoin d’une aide humanitaire. De plus, quelque 3,7&nbsp;millions de personnes risquent fortement de se trouver dans une situation d’insécurité alimentaire au cours de l’année à venir car les combats empêchent les agriculteurs de travailler pendant la saison de plantation. Le Soudan du Sud est près de souffrir de l’une des pires famines que l’Afrique ait connues depuis le milieu des années 1980. <br /> <strong><br /> Quelles sont les raisons du conflit&nbsp;?</strong> <br /> Le conflit trouve son origine dans un différend politique opposant le président Kiir et Riek Machar au sein du Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS), parti au pouvoir au Soudan du Sud. <br /> <br /> Début 2013, Riek Machar, alors vice-président, a déclaré ouvertement son intention de briguer la présidence du MPLS face à Salva Kiir et de se porter candidat à la magistrature suprême en 2015. En avril de la même année, Salva Kiir a retiré à Riek Machar ses pouvoirs exécutifs et a suspendu la Conférence nationale de réconciliation, présidée par ce dernier. Par ailleurs, il a remplacé des hauts généraux par deux gouverneurs et, en juillet 2013, il a limogé tous les membres de son cabinet, y compris Riek Machar. <br /> <br /> Celui-ci, rejoint par des membres de haut rang du MPLS, a dénoncé ces actes et accusé Salva Kiir d’être corrompu, de paralyser le parti, de se constituer une armée personnelle et de prendre des décisions unilatérales influencées par des «&nbsp;lobbys régionaux et ethniques&nbsp;». <br /> <br /> Les dissensions au sein de la direction du MPLS sont apparues clairement lors d’une réunion interne du bureau politique, tenue le 14&nbsp;décembre 2013, et le conflit a éclaté le lendemain. Lors de cette réunion, Riek Machar a accusé Salva Kiir de ne laisser aucune place au dialogue politique et a déclaré que d’autres membres et lui boycotteraient la séance prévue le lendemain. <br /> <br /> Après la séance du 15&nbsp;décembre, des combats ont débuté entre des soldats de la garde présidentielle et ont dégénéré très rapidement, cédant la place à des affrontements armés entre les forces loyales à Salva Kiir et celles acquises à Riek Machar à Djouba. Les forces de sécurité se sont scindées essentiellement en fonction de l’appartenance ethnique, de nombreux Dinkas maintenant leur allégeance au gouvernement tandis que bien des Nuers désertaient pour rejoindre les rangs du «&nbsp;MPLS en opposition&nbsp;». <br /> <br /> Les deux parties considèrent l’origine ethnique comme un signe d’allégeance politique mais, à mesure que le conflit s’étend et que les assassinats par vengeance se poursuivent, ce facteur semble être, davantage que la politique, la motivation première des homicides. Cette situation a déclenché une spirale de représailles et creusé un abîme entre les différentes communautés. <br /> <strong><br /> Qui est responsables des atteintes aux droits humains commises pendant le conflit&nbsp;?</strong> <br /> Chaque partie au conflit porte une part de responsabilité. <br /> <br /> Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains, ainsi que la division chargée des droits humains au sein de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS), ont recueilli des informations sur des crimes commis aussi bien par les forces gouvernementales que par les forces d’opposition. <br /> <br /> Depuis le début du conflit, plusieurs grandes villes comme Bor, Bentiu et Malakal ont été alternativement sous le contrôle des deux camps. Des observateurs des droits humains ont découvert des éléments indiquant que des civils dinkas avaient été tués et avaient fui en grand nombre lorsqu’ils étaient aux mains des forces d’opposition et qu’il en avait été de même pour les civils nuers quand le gouvernement avait repris l’avantage. <br /> <strong><br /> Êtes-vous surprise par ce qui se passe&nbsp;? Pensiez-vous que l’indépendance marquerait un tournant du point de vue des droits humains au Soudan du Sud&nbsp;? </strong><br /> Bien que l’indépendance du Soudan du Sud ait été largement célébrée, le nouveau pays était déjà confronté à divers problèmes. Les forces armées étaient loin d’être un corps professionnel organisé et entraîné, et elles étaient divisées du fait de la loyauté des soldats envers d’anciens chefs de milices. <br /> <br /> De plus, le Soudan du Sud pâtissait d’un système judiciaire faible qui n’amenait pas les responsables d’atteintes aux droits humains à répondre de leurs actes. Depuis que le Soudan du Sud est devenu une région autonome du Soudan en 2005, des affrontements ont opposé l’armée à des milices et des violences ont éclaté entre différentes communautés, d’où le nombre important de personnes déplacées et de morts parmi les civils. Cependant, ces atteintes n’ont pas fait l’objet d’enquêtes dignes de ce nom et les auteurs présumés n’ont pas été traduits en justice. C’est pourquoi les personnes et les groupes touchés estiment que le seul moyen de s’assurer que les responsables soient punis et de prévenir les agissements de ce type est de faire justice soi-même et de lancer des représailles. <br /> <br /> Le conflit actuel trouve en partie son origine dans ces problèmes et les tensions ne semblent pas véritablement s’apaiser. Plusieurs accords ont pourtant été conclus ces derniers mois. Ainsi, un cessez-le-feu a été signé le 23&nbsp;janvier 2014 par des représentants du gouvernement et des forces d’opposition, et renouvelé le 5&nbsp;mai. Le 9&nbsp;mai, Salva Kiir et Riek Machar sont convenus de «&nbsp;régler le conflit&nbsp;». Cependant, les accords ont été ignorés par les deux camps et, pire encore, ils n’ont pas dissuadé les parties en présence de mener des attaques ciblées contre des civils. <br /> <strong><br /> Dans quelle voie le Soudan du Sud doit-il s’engager&nbsp;?</strong> <br /> La priorité immédiate est que les parties au conflit cessent de s’en prendre à des civils. <br /> <br /> Les dirigeants des deux camps doivent veiller à ce que leurs combattants qui se sont rendus responsables d’atteintes aux droits humains soient évincés et amenés à rendre des comptes. Les organisations humanitaires doivent pouvoir accéder sans entrave à toutes les régions du Soudan du Sud afin d’aider les personnes qui en ont besoin. <br /> <br /> De plus, les autorités doivent mener des enquêtes rapides, indépendantes et impartiales sur les homicides illégaux, les actes de torture et les autres mauvais traitements qui auraient été perpétrés et veiller à ce que les victimes obtiennent réparation. <br /> <br /> Enfin, la communauté internationale doit aider la Commission d’enquête, établie par l’Union africaine en début d’année, à recueillir des éléments sur les atteintes aux droits humains commises pendant le conflit. <br /> <br /> Sans justice, les droits humains ne pourront se concrétiser au Soudan du Sud. Aucune amnistie ni aucune entente politique ne doit permettre aux personnes reconnues coupables de violences d’échapper à leur peine.</p><p><strong><br /> Pour en savoir plus&nbsp;:&nbsp;</strong><br /> <em>South Sudan:</em> <em>Nowhere safe:</em> <em>Civilians under attack in South Sudan</em> (en anglais, <a href="http://amnesty.org/en/library/info/AFR65/003/2014/en" title="http://amnesty.org/en/library/info/AFR65/003/2014/en">http://amnesty.org/en/library/info/AFR65/003/2014/en</a>)&nbsp;<br />&nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><em>Le 9 juillet, le Soudan du Sud célèbre le troisième anniversaire de son indépendance. Cependant, le plus jeune pays du monde éprouve des difficultés grandissantes. Voici&nbsp;certains des problèmes auxquels le Soudan du Sud est confronté aujourd’hui.</em></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/191185_Taken_By_AI_Staff_on_Mission_to_South_Sudan.jpg?1404822107" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48266">South Sudan Q&amp;A_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>• État indépendant depuis le 9&nbsp;juillet 2011  <br />• Président&nbsp;: Salva Kiir Mayardit  <br />• Population&nbsp;: 7,5-9,7&nbsp;millions (estimation Nations unies, 2006) <br /> • Superficie: 619&nbsp;745 km² <br /> • Plus d’un million de personnes déplacées et près de 400&nbsp;000&nbsp;personnes contraintes à quitter le pays <br /> • 4,9 millions de personnes ayant cruellement besoin d’une aide humanitaire  <br />• 3,7&nbsp;millions de personnes risquant fortement de se trouver en situation d’insécurité alimentaire au cours de l’année à venir</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> SouthSudan </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Royaume-Uni</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="6.675520">6° 40' 31.872" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="34.453125">34° 27' 11.25" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> <div class="location map-link">See map: <a href="http://maps.google.co.uk?q=%2C+%2C+%2C+uk">Google Maps</a></div></div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/south-sudan-independence-day-marred-ongoing-war-crimes-and-looming-famine-2">Soudan du Sud. La célébration de l&#039;indépendance entachée de crimes de guerre et d’une menace de famine</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 8 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://amnesty.org/en/library/info/AFR65/003/2014/en">South Sudan: Nowhere safe: Civilians under attack in South Sudan</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 8 mai2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Droits économiques, sociaux et culturels Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Soudan du Sud Torture et mauvais traitements Femmes Wed, 09 Jul 2014 12:17:02 +0000 Amnesty International 48265 at http://www.amnesty.org Arabie saoudite. Un militant des droits humains incarcéré au titre d’une nouvelle loi antiterroriste http://www.amnesty.org/fr/news/new-anti-terror-law-used-imprison-saudi-arabian-human-rights-activist-2014-07-07 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Arabie saoudite. Un militant incarcéré au titre d’une loi antiterroriste </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">07 juillet 2014</span> </div> </div> </div> <p>La condamnation à 15&nbsp;ans de prison d’un éminent avocat saoudien, défenseur des droits humains, est un nouveau coup porté au militantisme pacifique et à la liberté d’expression dans le royaume, a déclaré Amnesty International. <br /><br /> Le Tribunal pénal spécial de Djedda a déclaré Waleed Abu al&nbsp;Khair coupable d’une série d’«&nbsp;infractions&nbsp;», notamment d’avoir «&nbsp;provoqué l’hostilité d’organisations internationales envers le gouvernement&nbsp;» et «&nbsp;rompu l’allégeance au souverain&nbsp;». Une fois libéré, il sera soumis à une interdiction de voyager pendant 15&nbsp;ans.<br /><br /> Il figure sur une longue liste de militants des droits humains qui sont harcelés, intimidés et emprisonnés par les autorités saoudiennes depuis quelques mois.<br /><br /> Waleed Abu al&nbsp;Khair a défendu de nombreuses victimes d’atteintes aux droits humains. Son ancien client Raif Badawi a été condamné à 10&nbsp;ans de prison et à 1&nbsp;000&nbsp;coups de fouet au mois de mai pour avoir organisé un forum en ligne de débat public.<br /><br /> Lors du prononcé de son jugement, le juge a invoqué l’article&nbsp;21 de la nouvelle loi antiterroriste, répressive, ainsi que les lois relatives à la cybercriminalité, plus couramment citées pour incarcérer des militants.<br /><br /> «&nbsp;La condamnation de Waleed Abu al&nbsp;Khair pour des charges liées à la sécurité nationale est totalement injustifiée et laisse à penser que la nouvelle loi antiterroriste va servir à réprimer la dissidence politique pacifique, a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.<br /><br /> «&nbsp;En condamnant un militant pacifique à 15&nbsp;ans de prison, les autorités saoudiennes font clairement savoir que ceux qui osent critiquer les autorités seront sévèrement punis, uniquement pour s’être exprimés. Waleed Abu al&nbsp;Khair est un prisonnier d’opinion&nbsp;; il doit être libéré immédiatement et sans condition, et sa condamnation doit être annulée.&nbsp;»<br /><br /> Chargé des infractions liées à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme, le Tribunal pénal spécial est une instance dont les règles et procédures demeurent secrètes et qui, selon les militants, est sous le contrôle direct du ministère de l’Intérieur. Avant d’être condamné, Waleed Abu al&nbsp;Khair a déclaré qu’il considérait le tribunal illégitime et le juge partial, et qu’il refuserait de se défendre devant la cour.<br /><br /> L’épouse de Waleed Abu al&nbsp;Khair, Samar Badawi, a déclaré à Amnesty International qu’elle était tout d’abord attristée lorsqu’elle a appris la nouvelle, mais qu’elle était très fière de son mari&nbsp;: «&nbsp;C’est une décision judiciaire injuste et répressive, et la position de Waleed, qui refuse de reconnaître la légitimité de ce tribunal et de faire appel de cette décision, est tout à son honneur, a-t-elle déclaré.<br /><br /> «&nbsp;Ces 15&nbsp;ans sont une honte pour les tribunaux du ministère de l’Intérieur. Je suis honorée d’être l’épouse de ce libre et noble défenseur. L’histoire finira par percer cette mascarade dont sont victimes les défenseurs des droits humains.&nbsp;»<br /><br /> Waleed Abu al&nbsp;Khair est détenu depuis le 15&nbsp;avril 2013. Il a été transféré dans différents centres de détention et se trouve actuellement à la prison de Briman, dans la ville côtière de Djedda.<br /><br /></p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La condamnation à 15&nbsp;ans de prison d’un éminent avocat saoudien, défenseur des droits humains, est un nouveau coup porté au militantisme pacifique et à la liberté d’expression dans le royaume, a déclaré Amnesty International. <br /><br /></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/48276">Saudi Arabia_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> SaudiArabia </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Arabie saoudite</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="24.532132">24° 31' 55.6752" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="42.714844">42° 42' 53.4384" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La condamnation de Waleed Abu al Khair pour des charges liées à la sécurité nationale est totalement injustifiée et laisse à penser que la nouvelle loi antiterroriste va servir à réprimer la dissidence politique pacifique. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/asset/MDE23/015/2014/en/4bfd51e5-4258-4376-abe7-2c8391f97028/mde230152014en.html">Saudi Arabia: prominent human rights activist and lawyer latest victim of state repression </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Déclaration publique, 7 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/05/16/meme-en-prison-on-peut-allumer-une-bougie/">«Même en prison, on peut allumer une bougie»</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Blog, 15 mai 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Liberté d’expression Saudi Arabia Wed, 09 Jul 2014 13:34:18 +0000 Amnesty International 48275 at http://www.amnesty.org