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 <title>Amnesty International News &amp; Updates Feed</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/all/feature+story</link>
 <description>News &amp; Updates View</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Femmes, violence et pauvreté : sortir du piège du genre</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/women-violence-and-poverty-20091125</link>
 <description>&lt;strong&gt;Comment se fait-il que plus des deux tiers des pauvres soient des femmes alors que celles-ci ne repr&amp;eacute;sentent que la moiti&amp;eacute; de la population mondiale&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La discrimination est un facteur important dans la pauvret&amp;eacute;. Or, les femmes subissent des discriminations multiples &amp;ndash; elles peuvent &amp;ecirc;tre priv&amp;eacute;es de leurs droits &amp;agrave; la fois parce qu&#039;elles sont des femmes et parce qu&#039;elles sont membres de groupes marginalis&amp;eacute;s. Celles qui vivent dans la pauvret&amp;eacute; subissent aussi des discriminations simplement parce qu&#039;elles sont pauvres. La discrimination peut priver les femmes de l&#039;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; la justice, &amp;agrave; une protection ou aux services. Dans certains pays, la discrimination contre les femmes est inscrite dans la loi ; dans beaucoup d&#039;autres, elle persiste malgr&amp;eacute; la l&amp;eacute;gislation sur l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute;. Les femmes doivent souvent subvenir aux besoins de leur famille ; or, elles sont souvent moins bien r&amp;eacute;mun&amp;eacute;r&amp;eacute;es que les hommes pour le m&amp;ecirc;me travail, n&#039;ont parfois aucune s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&#039;emploi et ont un acc&amp;egrave;s limit&amp;eacute; aux ressources comme la terre, le cr&amp;eacute;dit et les droits de succession.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de femmes vivant dans la pauvret&amp;eacute; n&#039;ont pas acc&amp;egrave;s aux soins m&amp;eacute;dicaux parce qu&#039;elles n&#039;ont pas les moyens de les payer ou de payer les frais de transport pour se rendre dans les centres de soins. En Afrique du Sud, les femmes, et surtout les femmes noires, sont touch&amp;eacute;es de fa&amp;ccedil;on disproportionn&amp;eacute;e par la pauvret&amp;eacute; et la pand&amp;eacute;mie du VIH/sida. Les co&amp;ucirc;ts de transport sont &amp;eacute;lev&amp;eacute;s par rapport aux revenus des gens et il est particuli&amp;egrave;rement difficile pour les femmes pauvres vivant en zone rurale de se rendre &amp;agrave; l&#039;h&amp;ocirc;pital pour y poursuivre un traitement sous surveillance m&amp;eacute;dicale. Par ailleurs, beaucoup ne sont pas assez bien nourries pour faire face aux effets secondaires des m&amp;eacute;dicaments antir&amp;eacute;troviraux. Le statut social est un facteur aggravant. Lorsqu&#039;il n&#039;y a pas assez de nourriture, ce sont les femmes pauvres qui risquent d&#039;&amp;ecirc;tre les derni&amp;egrave;res &amp;agrave; pouvoir manger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces discriminations multiples sont intimement li&amp;eacute;es &amp;agrave; la violence contre les femmes. Elles d&amp;eacute;terminent les formes de violence que les femmes subissent. Elles rendent aussi certaines femmes plus vuln&amp;eacute;rables &amp;agrave; certains types de violence parce que ces derni&amp;egrave;res ont un statut social inf&amp;eacute;rieur &amp;agrave; celui des autres femmes et parce que les auteurs des violences savent que ces victimes risquent moins de porter plainte ou de demander de l&#039;aide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Dans le cycle de la pauvret&amp;eacute; et de la violence&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Pour les femmes, la violence est &amp;agrave; la fois une cause et une cons&amp;eacute;quence de la pauvret&amp;eacute;. La violence entretient les femmes dans la pauvret&amp;eacute;, et les femmes pauvres sont tr&amp;egrave;s vuln&amp;eacute;rables &amp;agrave; la violence. Les femmes qui subissent la violence perdent des revenus, et leur capacit&amp;eacute; gagner leur vie s&#039;en trouve &amp;eacute;galement r&amp;eacute;duite. Du fait de leur pauvret&amp;eacute;, ces femmes sont contraintes &amp;agrave; des choix qui les exposent &amp;agrave; la violence. Une femme qui d&amp;eacute;pend &amp;eacute;conomiquement d&#039;un partenaire violent peut n&#039;avoir aucun moyen de subvenir &amp;agrave; ses besoins ou &amp;agrave; ceux de sa famille si elle tente de fuir. Une jeune fille qui se retrouve enceinte &amp;agrave; la suite d&#039;un viol risque d&#039;&amp;ecirc;tre exclue de l&#039;&amp;eacute;cole, ce qui limitera ses possibilit&amp;eacute;s de trouver un travail s&amp;ucirc;r et d&#039;assurer son ind&amp;eacute;pendance &amp;agrave; l&#039;avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pauvret&amp;eacute; est tr&amp;egrave;s r&amp;eacute;pandue en Ha&amp;iuml;ti et de nombreux parents vivant en zone rurale d&amp;eacute;cident d&#039;envoyer leurs enfants vers les villes afin que leurs chances de survie soient am&amp;eacute;lior&amp;eacute;es. Plus de 100&amp;nbsp;000&amp;nbsp;filles dont l&#039;&amp;acirc;ge varie de six &amp;agrave; dix-sept&amp;nbsp;ans sont employ&amp;eacute;es de maison dans le pays. Effectuant de longues journ&amp;eacute;es de travail, elles accomplissent essentiellement des t&amp;acirc;ches m&amp;eacute;nag&amp;egrave;res&amp;nbsp;; elles s&#039;occupent des autres enfants de la maison, vont vendre des denr&amp;eacute;es sur les march&amp;eacute;s, le tout en &amp;eacute;change d&#039;un logement. Loin de leurs proches et de leurs amis, et totalement tributaires de leur employeur, ces filles sont particuli&amp;egrave;rement expos&amp;eacute;es aux violences physiques et sexuelles. Sans personne pour se soucier de leur bien-&amp;ecirc;tre, ni perspectives de trouver un emploi plus s&amp;ucirc;r, elles vivent dans la solitude, l&#039;isolement et le danger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Vies de femmes, d&amp;eacute;cisions d&#039;hommes&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Du fait de la pauvret&amp;eacute;, les femmes peuvent perdre une autonomie de d&amp;eacute;cision concernant leur vie. Ce ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne peut &amp;ecirc;tre aggrav&amp;eacute; par les coutumes, la culture et la religion, qui excluent souvent les femmes des processus de d&amp;eacute;cision et de choix cruciaux touchant &amp;agrave; leur vie et &amp;agrave; leur corps, notamment en mati&amp;egrave;re de maternit&amp;eacute;. Aux Philippines, les politiques gouvernementales r&amp;eacute;duisent la capacit&amp;eacute; de d&amp;eacute;cision des femmes concernant la grossesse, car ces politiques privil&amp;eacute;gient les m&amp;eacute;thodes de planning familial &amp;laquo;&amp;nbsp;naturelles&amp;nbsp;&amp;raquo; (abstinence p&amp;eacute;riodique, retrait du partenaire pendant le rapport sexuel, entre autres).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;absence de contraception gratuite frappe plus durement les femmes pauvres, notamment en temps de crise, o&amp;ugrave; le co&amp;ucirc;t des biens et des services augmente. Les trois quarts des adolescents ayant une sexualit&amp;eacute; active n&#039;utilisent aucun moyen de contraception.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les accouchements sont &amp;agrave; haut risque aux Philippines, o&amp;ugrave; 10&amp;nbsp;femmes meurent chaque jour des complications d&#039;une grossesse ou d&#039;un accouchement. L&#039;abolition totale de l&#039;avortement aggrave encore la mortalit&amp;eacute; maternelle, les femmes n&#039;ayant que peu de choix sans risque lorsqu&#039;elles font face &amp;agrave; une grossesse non d&amp;eacute;sir&amp;eacute;e. Chaque ann&amp;eacute;e, au moins 400&amp;nbsp;000&amp;nbsp;femmes philippines ont recours &amp;agrave; des avortements clandestins, et selon les estimations, quelque&amp;nbsp;800 d&#039;entre elles meurent des complications li&amp;eacute;es &amp;agrave; des avortements non s&amp;eacute;curis&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les exclues de l&#039;&amp;eacute;ducation&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;La violence et la pauvret&amp;eacute; enferment bien souvent les femmes dans des situations difficiles. L&#039;&amp;eacute;ducation pourrait toutefois leur permettre de sortir de ces situations. Recevoir une &amp;eacute;ducation donne de plus grandes chances d&#039;acc&amp;eacute;der &amp;agrave; l&#039;ind&amp;eacute;pendance &amp;eacute;conomique, qui &amp;agrave; son tour permet aux femmes d&#039;avoir un meilleur contr&amp;ocirc;le sur leur vie. L&#039;&amp;eacute;ducation, c&#039;est un droit humain. Il y a pourtant plus de 55&amp;nbsp;millions de fillettes non scolaris&amp;eacute;es dans le monde du fait de la violence et des discriminations qu&#039;elles subissent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Tadjikistan, beaucoup de familles n&#039;ont pas les moyens de payer les frais de base li&amp;eacute;s &amp;agrave; la scolarit&amp;eacute; de leurs enfants &amp;ndash;&amp;nbsp;les livres, les v&amp;ecirc;tements et le transport. Elles privil&amp;eacute;gient donc la scolarisation des gar&amp;ccedil;ons, qui ont plus de chances de mieux gagner leur vie par la suite. Bien souvent, les filles abandonnent leur scolarit&amp;eacute; en cours de route pour s&#039;occuper de certains membres de la famille, travailler aux champs ou sur les march&amp;eacute;s, ou se marier tr&amp;egrave;s jeunes. Le manque d&#039;&amp;eacute;ducation r&amp;eacute;duit les possibilit&amp;eacute;s d&#039;ind&amp;eacute;pendance &amp;eacute;conomique des femmes, et les prive &amp;eacute;galement de toute information sur leurs droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La voix des femmes &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Lorsque les femmes savent qu&#039;elles ont des droits, elles les revendiquent malgr&amp;eacute; tous les obstacles qui se dressent devant elles, comme le montrent des exemples &amp;eacute;difiants partout dans le monde. Qu&#039;elles agissent en tant que d&amp;eacute;fenseures des droits humains ou simplement en tant que membres de leur famille ou de leur communaut&amp;eacute;, les femmes sont des vecteurs de progr&amp;egrave;s social et d&#039;avanc&amp;eacute;es en mati&amp;egrave;re de droits humains pour tous. Dans certains pays, elles participent activement au processus politique et ont fait de grands pas vers l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; politique et &amp;eacute;conomique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Des progr&amp;egrave;s sur le papier&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Le travail de campagne men&amp;eacute; sans r&amp;eacute;pit par les d&amp;eacute;fenseurs des droits des femmes au cours de ces derni&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies a abouti &amp;agrave; des progr&amp;egrave;s importants dans l&#039;engagement de la communaut&amp;eacute; internationale en faveur des droits des femmes. Sur le plan international, des accords juridiquement contraignants ont &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute;s pour prot&amp;eacute;ger et promouvoir ces droits. Quant &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; entre les hommes et les femmes, il s&#039;agit d&#039;un principe cl&amp;eacute; qui figure dans toutes les normes relatives aux droits humains. Sur le plan national, beaucoup de pays disposent de lois qui prot&amp;egrave;gent les droits des femmes et promeuvent l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; des genres, mais ces lois ne peuvent gu&amp;egrave;re am&amp;eacute;liorer la vie des femmes si elles ne sont pas appliqu&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucune excuse l&amp;eacute;gitime ne permet d&#039;expliquer pourquoi les gouvernements n&#039;appliquent pas pleinement &amp;ndash;&amp;nbsp;et efficacement&amp;nbsp;&amp;ndash; les lois nationales et internationales adopt&amp;eacute;es ces derni&amp;egrave;res d&amp;eacute;cennies pour mettre un terme &amp;agrave; la discrimination et &amp;agrave; la violence contre les femmes. De fait, malgr&amp;eacute; des avanc&amp;eacute;es incontestables, la vie de nombreuses femmes ne s&#039;est pas vraiment am&amp;eacute;lior&amp;eacute;e. Les femmes restent les plus touch&amp;eacute;es par la pauvret&amp;eacute;, la violence, la d&amp;eacute;gradation de l&#039;environnement et les maladies. Une chose est s&amp;ucirc;re&amp;nbsp;: l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; et les droits ne peuvent &amp;ecirc;tre mis en &amp;oelig;uvre que si les femmes participent activement aux processus politiques et ont la possibilit&amp;eacute; de faire entendre leur voix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les perspectives d&#039;avenir&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Les &amp;Eacute;tats et les institutions internationales doivent d&amp;eacute;ployer des efforts plus intenses pour prot&amp;eacute;ger les droits des femmes, mais chacun d&#039;entre nous peut contribuer &amp;agrave; susciter la volont&amp;eacute; politique n&amp;eacute;cessaire &amp;agrave; ces changements. Nous pouvons exhorter nos gouvernements &amp;agrave; am&amp;eacute;liorer les droits des femmes sur le plan national, ainsi que dans le monde entier par le biais de la coop&amp;eacute;ration internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 2009, tous les gouvernements ont approuv&amp;eacute; la cr&amp;eacute;ation d&#039;un nouvel organisme des Nations Unies pour les femmes. Celui-ci aura davantage de pouvoir et pourra aider l&#039;ONU et les gouvernements &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que les femmes et les filles du monde entier jouissent effectivement de leurs droits. Cependant, pour r&amp;eacute;ussir, il a besoin de toute urgence d&#039;un engagement politique durable et de financements. Agissez maintenant pour soutenir la cr&amp;eacute;ation d&#039;une agence plus efficace pour les femmes &amp;agrave; l&#039;ONU&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/gear&quot; title=&quot;Pour que soit renforcée la capacité des Nations unies à concrétiser les droits des femmes&quot;&gt;Agissez maintenant pour soutenir la cr&amp;eacute;ation d&#039;une agence plus efficace pour les femmes &amp;agrave; l&#039;ONU&lt;/a&gt; et soutenez les droits des femmes en &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/south-africa-address-barriers-treatment-women-HIV&quot;&gt;Afrique du Sud&lt;/a&gt; et en &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/protect-girls-domestic-labour-haiti-0&quot;&gt;Ha&amp;iuml;ti&lt;/a&gt;.
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/economic-social-and-cultural-rights">Droits économiques, sociaux et culturels</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/poverty">Pauvreté</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/stop-violence-against-women">Halte à la violence contre les femmes</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/women">Femmes</category>
 <pubDate>Tue, 17 Nov 2009 14:05:20 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Le président russe doit agir pour mettre fin aux attaques contre les défenseurs des droits humains</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/russian-president-must-act-to-end-attacks-on-human-rights-activists-20091005</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ECA/russia-anna-politkovskaya-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Trois ans apr&amp;egrave;s l&#039;assassinat de la journaliste Anna Politkovska&amp;iuml;a, les d&amp;eacute;fenseurs des droits humains en Russie et dans le Caucase du Nord sont confront&amp;eacute;s &amp;agrave; une mont&amp;eacute;e des violences et des tentatives d&#039;intimidation, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International ce lundi 5 octobre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une lettre adress&amp;eacute;e au pr&amp;eacute;sident Dmitri Medvedev, Amnesty International a exhort&amp;eacute; le chef de l&#039;&amp;Eacute;tat russe &amp;agrave; prendre des mesures efficaces pour mettre un terme &amp;agrave; ces attaques et &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que son gouvernement fasse preuve de sa d&amp;eacute;termination &amp;agrave; traduire en justice les auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de tels crimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le fait que ceux qui ont tu&amp;eacute; Anna Politkovska&amp;iuml;a et commandit&amp;eacute; son assassinat soient toujours en libert&amp;eacute; montre que les autorit&amp;eacute;s russes ne m&amp;egrave;nent pas d&#039;enqu&amp;ecirc;tes approfondies sur ce type de crimes&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Irene Khan, secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale d&#039;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre de personnes qui d&amp;eacute;non&amp;ccedil;aient les violations des droits fondamentaux commises dans le pays, dont des d&amp;eacute;fenseurs des droits humains, des avocats et des journalistes, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; la cible d&#039;homicides ou de tentatives d&#039;intimidation, tr&amp;egrave;s probablement li&amp;eacute;s &amp;agrave; leurs activit&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 2009, Stanislav Markelov, un avocat qui avait travaill&amp;eacute; en &amp;eacute;troite collaboration avec Anna Politkovska&amp;iuml;a, a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; par balles &amp;agrave; Moscou. Anastassia Babourova, une journaliste qui l&#039;accompagnait, a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; abattue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les attaques contre les d&amp;eacute;fenseurs des droits humains sont monnaie courante dans le Caucase du Nord. Le 15&amp;nbsp;juillet, Natalia Estemirova, du Centre russe &amp;laquo;&amp;nbsp;M&amp;eacute;morial&amp;nbsp;&amp;raquo; de d&amp;eacute;fense des droits humains, a &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;e &amp;agrave; Grozny, capitale de la r&amp;eacute;publique de Tch&amp;eacute;tch&amp;eacute;nie. Son corps sans vie a &amp;eacute;t&amp;eacute; retrouv&amp;eacute; le jour m&amp;ecirc;me en Ingouchie.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp;&lt;br /&gt;
Natalia Estemirova avait re&amp;ccedil;u &amp;agrave; plusieurs reprises des menaces li&amp;eacute;es &amp;agrave; son activit&amp;eacute; en faveur des droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa mort est intervenue alors que les d&amp;eacute;fenseurs des droits humains &amp;eacute;taient la cible d&#039;attaques verbales de la part des autorit&amp;eacute;s tch&amp;eacute;tch&amp;egrave;nes, qui les accusaient de soutenir des groupes arm&amp;eacute;s ill&amp;eacute;gaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International condamne les propos tenus par certains hauts responsables &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;poque de son assassinat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&amp;eacute;but juillet, Adam Delimkhanov, membre du Parlement russe et proche alli&amp;eacute; du pr&amp;eacute;sident tch&amp;eacute;tch&amp;egrave;ne Ramzan Kadyrov, est apparu &amp;agrave; la t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision tch&amp;eacute;tch&amp;egrave;ne et a menac&amp;eacute; les &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;soi-disant d&amp;eacute;fenseurs des droits humains, qui soutiennent les terroristes&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. Dans un entretien accord&amp;eacute; &amp;agrave; Radio Libert&amp;eacute; peu de temps apr&amp;egrave;s le meurtre de Natalia Estemirova, le pr&amp;eacute;sident Ramzan Kadyrov a disqualifi&amp;eacute; son travail en affirmant qu&#039;il ne pr&amp;eacute;sentait aucun int&amp;eacute;r&amp;ecirc;t et a d&amp;eacute;crit cette militante comme une personne qui &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;n&#039;avait jamais eu d&#039;honneur ni de pudeur&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Il est de la plus haute importance que les enqu&amp;ecirc;tes sur les homicides de Natalia Estemirova, Stanislav Markelov, Anastassia Babourova et Anna Politkovska&amp;iuml;a soient men&amp;eacute;es de mani&amp;egrave;re ind&amp;eacute;pendante et impartiale et, lorsqu&#039;il existe de bonnes raisons pour cela, qu&#039;elles portent &amp;eacute;galement sur des liens possibles avec des repr&amp;eacute;sentants de l&#039;&amp;Eacute;tat, y compris au plus haut niveau&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Irene Khan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International reste particuli&amp;egrave;rement pr&amp;eacute;occup&amp;eacute;e par la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des coll&amp;egrave;gues de Natalia Estemirova qui travaillent dans les locaux de M&amp;eacute;morial dans le Caucase du Nord et &amp;agrave; Moscou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Akhmed Guissa&amp;iuml;ev &amp;eacute;tait un collaborateur de Natalia Estemirova et, peu avant son assassinat, avait fait des recherches avec elle sur un cas d&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;e dans un village tch&amp;eacute;tch&amp;egrave;ne. Il a signal&amp;eacute; qu&#039;on le suivait et qu&#039;on l&#039;avait menac&amp;eacute; de subir le m&amp;ecirc;me sort qu&#039;elle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les autres victimes d&#039;attaques r&amp;eacute;centes figurent notamment Zarema Sa&amp;iuml;doula&amp;iuml;eva, responsable de l&#039;organisation humanitaire &lt;em&gt;Let&#039;s Save the Generation, &lt;/em&gt;et son mari Alik Djabra&amp;iuml;lov, qui ont tous deux &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s le 11&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t. Ils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;s dans les locaux de leur organisation, &amp;agrave; Grozny, par des hommes qui se sont pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s comme des responsables de l&#039;application des lois. Quelques heures plus tard, ils &amp;eacute;taient retrouv&amp;eacute;s morts dans le coffre de leur voiture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bureaux de l&#039;organisation &lt;em&gt;M&amp;egrave;res du Daghestan pour la d&amp;eacute;fense des droits humains&lt;/em&gt; &amp;agrave; Makhachkala, la capitale du Daghestan, ont r&amp;eacute;cemment &amp;eacute;t&amp;eacute; incendi&amp;eacute;s. Deux repr&amp;eacute;sentants de cette organisation, Svetlana Isa&amp;iuml;eva et Goulnara Roustamova, ainsi que d&#039;autres d&amp;eacute;fenseurs des droits humains, avocats et journalistes du Daghestan, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; qualifi&amp;eacute;s de complices de membres de groupes arm&amp;eacute;s ill&amp;eacute;gaux dans des tracts distribu&amp;eacute;s &amp;agrave; Makhachkala. Le tract appelait &amp;agrave; une &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;vendetta&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; contre ces personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Il est temps que le pr&amp;eacute;sident Medvedev fasse la preuve de sa volont&amp;eacute; politique de prot&amp;eacute;ger les personnes qui d&amp;eacute;fendent les droits humains en Russie.&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Il doit agir maintenant pour mettre un terme au climat de peur et d&#039;intimidation.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Irene Khan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; le pr&amp;eacute;sident Medvedev &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que tous ces crimes donnent lieu &amp;agrave; des enqu&amp;ecirc;tes exhaustives et &amp;agrave; ce que leurs responsables pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s soient traduits en justice dans le cadre de proc&amp;egrave;s conformes aux normes internationales d&#039;&amp;eacute;quit&amp;eacute;. Trois ans apr&amp;egrave;s l&#039;assassinat d&#039;Anna Politkovska&amp;iuml;a, les autorit&amp;eacute;s russes doivent prendre des mesures pour mettre fin aux attaques visant ceux qui &amp;oelig;uvrent pour prot&amp;eacute;ger les droits humains dans le pays.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/activists">Militants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eastern-europe/russia">Russie</category>
 <pubDate>Mon, 05 Oct 2009 14:59:50 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">13427 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Journalistes au Honduras : « ils savent qui nous sommes » </title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/journalists-honduras-they-know-who-we-are-20090930</link>
 <description>&lt;b&gt;T&amp;eacute;moignage de Marvin Ortiz, journaliste &amp;agrave; Radio Globo &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lundi [28&amp;nbsp;septembre], vers 5&amp;nbsp;heures du matin, nous avons d&amp;eacute;but&amp;eacute; nos &amp;eacute;missions comme d&#039;habitude, en commen&amp;ccedil;ant par les nouvelles de Radio Globo qui sont pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;es de 5h &amp;agrave; 8h par le directeur de notre radio et deux autres journalistes. Vers 5h20, ils ont entendu quelqu&#039;un donner des coups sur la porte et des personnes crier &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;sortez d&#039;ici&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt; C&#039;&amp;eacute;tait des soldats et des policiers qui venaient confisquer l&#039;&amp;eacute;quipement radiophonique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mes coll&amp;egrave;gues ont entendu que l&#039;on tirait des coups de feu sur le verrou de la porte, comme pour le faire sauter et p&amp;eacute;n&amp;eacute;trer &amp;agrave; l&#039;int&amp;eacute;rieur du b&amp;acirc;timent. C&#039;est &amp;agrave; ce moment-l&amp;agrave; que les journalistes ont saut&amp;eacute; du troisi&amp;egrave;me &amp;eacute;tage du b&amp;acirc;timent de la radio. Ils sont bless&amp;eacute;s et couverts d&#039;ecchymoses. Par chance, un passant les a vus, leur a donn&amp;eacute; les premiers secours et les a emmen&amp;eacute;s en lieu s&amp;ucirc;r. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les soldats et les policiers sont entr&amp;eacute;s dans la station de radio, sans pr&amp;eacute;avis, ils ont pris tout l&#039;&amp;eacute;quipement, tout ce dont vous avez besoin pour faire tourner une radio&amp;nbsp;: les ordinateurs, les micros, la console, le standard t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonique, les amplis et m&amp;ecirc;me les antennes. Apr&amp;egrave;s avoir compl&amp;egrave;tement d&amp;eacute;truit la table de r&amp;eacute;daction, ils ont tout emport&amp;eacute; dans une voiture de patrouille de la police. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s cela, ils ont occup&amp;eacute; le b&amp;acirc;timent. Nous partageons les lieux avec le service public de recensement des particuliers et, lorsque le personnel de cet organisme est arriv&amp;eacute; dans les bureaux, la police a voulu les emp&amp;ecirc;cher d&#039;entrer. Les employ&amp;eacute;s ont simplement pu passer &amp;agrave; la pointeuse et ont d&amp;ucirc; rentrer chez eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis arriv&amp;eacute; &amp;agrave; la station de radio vers 7&amp;nbsp;h. J&#039;&amp;eacute;tais avec une coll&amp;egrave;gue. Les policiers et les soldats nous ont tout de suite harcel&amp;eacute;s. Ils nous ont menac&amp;eacute;s et agress&amp;eacute;s. Ils nous ont pris en photo et nous ont insult&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils ont confisqu&amp;eacute; le mat&amp;eacute;riel de plusieurs journalistes qui faisaient un reportage sur la fermeture de la station de radio et ont arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; plusieurs d&#039;entre eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde a quitt&amp;eacute; le b&amp;acirc;timent vers 9&amp;nbsp;h.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ceci est arriv&amp;eacute; &amp;agrave; cause d&#039;un d&amp;eacute;cret pris par le gouvernement &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; de Roberto Micheletti, qui suspend les garanties constitutionnelles et restreint la libert&amp;eacute; d&#039;expression. Le d&amp;eacute;cret mentionne sp&amp;eacute;cifiquement Radio Globo et Canal&amp;nbsp;36 [cha&amp;icirc;ne de t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision], qui a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; ferm&amp;eacute;e. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le coup d&#039;&amp;eacute;tat, Radio Globo n&#039;a pas renonc&amp;eacute; &amp;agrave; informer le public sur ce qui se passe dans notre pays. Nous avons condamn&amp;eacute; le coup d&#039;&amp;eacute;tat. Nous donnons la possibilit&amp;eacute; aux gens de s&#039;exprimer librement et de faire conna&amp;icirc;tre leurs griefs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes une cinquantaine de personnes environ &amp;agrave; travailler dans cette station radiophonique&amp;nbsp;: reporters, pr&amp;eacute;sentateurs, techniciens et personnel administratif. Nous sommes soumis &amp;agrave; de tr&amp;egrave;s fortes pressions et un climat de peur extr&amp;ecirc;me. Nous ne nous sentons jamais en s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreuses personnes se sont rassembl&amp;eacute;es devant la station de radio pour protester contre la d&amp;eacute;cision du gouvernement [&lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt;] de la fermer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l&#039;instant, Radio Globo n&#039;&amp;eacute;met que par le biais d&#039;Internet sur &lt;a href=&quot;http://www.radiohonduras.com&quot; title=&quot;www.radiohonduras.com&quot;&gt;www.radiohonduras.com&lt;/a&gt;. Hier [lundi 28&amp;nbsp;septembre], nous avions environ 400&amp;nbsp;000&amp;nbsp;auditeurs. Les gens attendent de savoir ce qui va arriver &amp;agrave; la station de radio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la suite de l&#039;intervention de plusieurs organisations de d&amp;eacute;fense des droits humains, l&#039;arm&amp;eacute;e et la police ont d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de mettre fin &amp;agrave; l&#039;occupation de la station de radio. Un groupe d&#039;avocats est en train d&#039;&amp;eacute;tudier la question pour que la radio puisse &amp;eacute;mettre de nouveau sans aucune restriction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd&#039;hui [mardi 29&amp;nbsp;septembre], nous ne sommes que deux, tous les deux pr&amp;eacute;sentateurs. Nous &amp;eacute;mettons via Internet parce que l&#039;interdiction, le d&amp;eacute;cret, ne nous permet pas d&#039;&amp;eacute;mettre sur une fr&amp;eacute;quence radiophonique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les journalistes continuent de faire l&#039;objet de menaces, de r&amp;eacute;pression et d&#039;arrestations, mais nous les reporters continuons de travailler. Nous devons aller l&amp;agrave; o&amp;ugrave; les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements se passent mais cela fait peur parce que nous savons que nous pouvons faire l&#039;objet d&#039;une r&amp;eacute;pression, surtout parce qu&#039;ils savent bien qui nous sommes. Ils savent que nous faisons partie de l&#039;&amp;eacute;quipe de Radio Globo. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons un engagement vis &amp;agrave; vis de la population, de la profession et de notre famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons malgr&amp;eacute; tout continuer &amp;agrave; faire notre travail&amp;nbsp;: informer.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/centralamerica/honduras">Honduras</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/law-enforcement">Application des lois</category>
 <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 16:44:54 +0000</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Sri Lanka : situation des personnes déplacées par le conflit</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/counting-human-cost-sri-lankas-conflict-20090911</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/srilanka-menik-farm-group-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Le gouvernement du Sri Lanka avait annonc&amp;eacute; le 23&amp;nbsp;mai qu&#039;il mettait en &amp;oelig;uvre un plan pour que la plupart des personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es par le conflit soient r&amp;eacute;install&amp;eacute;es d&#039;ici la fin de l&#039;ann&amp;eacute;e. Les autorit&amp;eacute;s avaient ensuite revu &amp;agrave; la baisse leur objectif et fait passer de 80 &amp;agrave; 60% le nombre de personnes devant &amp;ecirc;tre r&amp;eacute;install&amp;eacute;es d&#039;ici fin 2009. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce programme en 180&amp;nbsp;jours devait concerner aussi bien la population nouvellement d&amp;eacute;plac&amp;eacute;e par les combats dans le nord du pays que les autres personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es depuis plus longtemps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines familles sri-lankaises se retrouvent en effet dans la situation de personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es depuis des ann&amp;eacute;es ou des dizaines d&#039;ann&amp;eacute;es et leur r&amp;eacute;installation est toujours en cours. Rishad Bathiudeen, ministre de la R&amp;eacute;installation et des Secours, a annonc&amp;eacute; au Parlement sri-lankais en ao&amp;ucirc;t que le gouvernement avait proc&amp;eacute;d&amp;eacute; au cours des mois pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dents &amp;agrave; la r&amp;eacute;installation de plus de 59&amp;nbsp;000&amp;nbsp;familles d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es par la guerre&amp;nbsp;; il s&#039;agissait en majorit&amp;eacute; de victimes de d&amp;eacute;placements ant&amp;eacute;rieurs dans l&#039;est du pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les chiffres des Nations unies, en date du 28&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, 266&amp;nbsp;567 personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es par le conflit dans le Nord apr&amp;egrave;s le 1er&amp;nbsp;avril 2009 se trouvaient toujours dans des camps et des h&amp;ocirc;pitaux. Ce chiffre &amp;eacute;tait d&#039;environ 280&amp;nbsp;000 en juin. Pr&amp;egrave;s de 250&amp;nbsp;000 de ces personnes se trouvaient dans le district de Vavuniya. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le programme con&amp;ccedil;u par le gouvernement pour le retour des personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es sur leur lieu d&#039;origine se divise en quatre phases ; les familles originaires de l&#039;est du Sri Lanka et de Jaffna rentrent en premier, suivies de celles de Mannar, et enfin celles de Kilinochchi et Mullaitivu, deux anciens bastions des LTTE. C&#039;est la Pr&amp;eacute;sidence qui est responsable de la coordination de ce plan de r&amp;eacute;installation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la fin du mois d&#039;ao&amp;ucirc;t, il apparaissait que 6&amp;nbsp;490&amp;nbsp;personnes avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute;es des camps pour aller dans des familles d&#039;accueil ou des maisons de retraite. La majorit&amp;eacute; de ces personnes &amp;eacute;taient des personnes &amp;acirc;g&amp;eacute;es ou handicap&amp;eacute;es. Entre le 5&amp;nbsp;et le 28&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, 5&amp;nbsp;123&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; reconduites dans les districts de Jaffna, Vavuniya, Mannar, Trincomalee, Batticaloa et Ampara. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 26&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, ce sont 800&amp;nbsp;pr&amp;ecirc;tres hindous et catholiques qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s des camps pour personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es de Vavuniya. Le 20&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, 130&amp;nbsp;personnes ayant d&amp;ucirc; fuir de chez elles en 2006 ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es de sites du district de Batticaloa au district de Trincomalee mais n&#039;ont pas pu retourner chez elles parce que leurs habitations se situaient dans un endroit consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme zone de haute s&amp;eacute;curit&amp;eacute; par l&#039;arm&amp;eacute;e. Elles sont log&amp;eacute;es actuellement dans une &amp;eacute;cole et un autre b&amp;acirc;timent public.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Fri, 11 Sep 2009 14:09:03 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">13110 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Se souvenir en 2009 des personnes «disparues» à travers le monde</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/remembering-the-world-disappeared-in-2009</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/MENA/morocco-demonstration-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Rosendo Radilla avait soixante ans lors de sa disparition forc&amp;eacute;e, en ao&amp;ucirc;t 1974. La derni&amp;egrave;re fois que quelqu&#039;un a aper&amp;ccedil;u cet homme, militant des droits sociaux et ancien maire d&#039;Atoyac, ville de l&#039;&amp;Eacute;tat de Guerrero (Mexique), c&#039;&amp;eacute;tait dans une caserne, quelques jours apr&amp;egrave;s son arrestation &amp;agrave; hauteur d&#039;un barrage routier. Des cod&amp;eacute;tenus ont affirm&amp;eacute; qu&#039;il avait &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans d&#039;autres cas de disparition forc&amp;eacute;e, les gouvernements mexicains successifs ont refus&amp;eacute; de donner des &amp;eacute;claircissements sur le sort de Rosendo Radilla. Ses proches, quant &amp;agrave; eux, n&#039;ont pas voulu baisser les bras. Ils ont port&amp;eacute; l&#039;affaire devant la Cour interam&amp;eacute;ricaine des droits de l&#039;homme. Ils esp&amp;egrave;rent que, cette ann&amp;eacute;e, un arr&amp;ecirc;t de la Cour contraindra le gouvernement mexicain &amp;agrave; leur dire la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; et &amp;agrave; concr&amp;eacute;tiser leur droit &amp;agrave; la justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les gens me demandent&lt;/em&gt; &amp;quot;Pourquoi ne pardonnes-tu pas&amp;nbsp;?&amp;quot;, explique Tita Radilla Martinez, la fille de Rosendo Radilla. &lt;em&gt;Parce que personne ne me dit ce qui est arriv&amp;eacute; &amp;agrave; mon p&amp;egrave;re. Est-il mort ou vivant&amp;nbsp;? Je l&#039;ignore. Je me souviens qu&#039;il &amp;eacute;tait frileux. Quand il a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;, j&#039;ai pens&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ccedil;a. A-t-il froid, faim ou soif&amp;nbsp;? Est-ce qu&#039;il souffre&amp;nbsp;? Comment va-t-il&amp;nbsp;? C&#039;est comme &amp;ccedil;a que nous avons pass&amp;eacute; toute notre vie. On me dit&lt;/em&gt; &amp;quot;Ne rouvre pas cette blessure&amp;quot;. &amp;quot;&lt;em&gt;Rouvrir&amp;quot;&amp;nbsp;? La plaie est &amp;agrave; vif, elle n&#039;a jamais cicatris&amp;eacute;.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le monde entier, des familles attendent des informations sur leurs proches, emmen&amp;eacute;s par des repr&amp;eacute;sentants de l&#039;&amp;Eacute;tat ou par des personnes agissant avec son soutien ou son assentiment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amis et parents n&#039;ont aucun moyen de s&#039;informer sur le sort de ces personnes. Une fois qu&#039;une personne a disparu, elle est soustraite &amp;agrave; la protection de la loi. Elle n&#039;est &amp;agrave; l&#039;abri de rien&amp;nbsp;: les cas de torture et m&amp;ecirc;me d&#039;homicide sont monnaie courante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dimanche 30&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t marque la 26e&amp;nbsp;Journ&amp;eacute;e internationale des personnes disparues. Chaque ann&amp;eacute;e, &amp;agrave; l&#039;instar d&#039;autres ONG, des associations de proches de disparus et des associations, Amnesty International comm&amp;eacute;more le souvenir des &amp;laquo;&amp;nbsp;disparus&amp;nbsp;&amp;raquo; et demande justice pour les victimes de la disparition forc&amp;eacute;e, par le biais d&#039;activit&amp;eacute;s et de manifestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des gouvernements ont recours aux disparitions forc&amp;eacute;es comme outil r&amp;eacute;pressif, afin de museler les dissidents et d&#039;&amp;eacute;liminer toute opposition politique, mais aussi pour pers&amp;eacute;cuter des minorit&amp;eacute;s ethniques, religieuses ou politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant le conflit arm&amp;eacute; au Kosovo en 1999, plus de 3&amp;nbsp;000&amp;nbsp;Albanais du Kosovo ont &amp;eacute;t&amp;eacute; victimes de disparition forc&amp;eacute;e aux mains de la police et des forces paramilitaires et militaires serbes. Plus de 800&amp;nbsp;Serbes, Roms et autres ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;s par des groupes arm&amp;eacute;s d&#039;Albanais du Kosovo. Quelque 1&amp;nbsp;900&amp;nbsp;familles, au Kosovo et en Serbie, ne savent toujours pas ce qu&#039;il est advenu de leurs proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les disparitions forc&amp;eacute;es surviennent souvent dans le contexte d&#039;op&amp;eacute;rations contre-insurrectionnelles ou antiterroristes. La Tch&amp;eacute;tch&amp;eacute;nie, qui a tent&amp;eacute; de faire s&amp;eacute;cession de la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration de Russie en 1991, a depuis lors &amp;eacute;t&amp;eacute; ravag&amp;eacute;e par deux conflits arm&amp;eacute;s et une op&amp;eacute;ration antiterroriste. Des membres des forces f&amp;eacute;d&amp;eacute;rales russes aussi bien que des responsables tch&amp;eacute;tch&amp;egrave;nes de l&#039;application des lois ont &amp;eacute;t&amp;eacute; impliqu&amp;eacute;s dans des affaires de disparition forc&amp;eacute;e, dont le nombre se compte en milliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux Philippines, plus de 1&amp;nbsp;600&amp;nbsp;personnes ont disparu depuis les ann&amp;eacute;es soixante-dix, la plupart dans le cadre d&#039;op&amp;eacute;rations contre-insurrectionnelles visant des groupes gauchisants ou s&amp;eacute;paratistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
James Balao, d&amp;eacute;fenseur des droits des peuples autochtones et chercheur, a disparu en septembre 2008, alors qu&#039;il &amp;eacute;tait en route au volant de sa voiture pour rendre visite &amp;agrave; sa famille &amp;agrave; La Trinidad, dans la province de Benguet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des hommes arm&amp;eacute;s en uniforme, se disant policiers, l&#039;ont somm&amp;eacute; de s&#039;arr&amp;ecirc;ter et l&#039;ont fait monter de force dans une camionnette blanche. Des t&amp;eacute;moins de son enl&amp;egrave;vement ont sign&amp;eacute; des d&amp;eacute;clarations sous serment d&amp;eacute;crivant sa capture et se cachent d&amp;eacute;sormais de peur d&#039;&amp;ecirc;tre pers&amp;eacute;cut&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les proches des personnes qui disparaissent, plong&amp;eacute;s dans une incertitude angoissante, n&#039;ont pas la possibilit&amp;eacute; de faire leur deuil et de laisser la vie reprendre ses droits. Chief Ebrima Manneh, un journaliste gambien, a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; en juillet 2006 pour avoir eu l&#039;intention de publier un article de la BBC qui critiquait le gouvernement de son pays. On ignore &amp;agrave; ce jour o&amp;ugrave; il se trouve, malgr&amp;eacute; une d&amp;eacute;cision historique prononc&amp;eacute;e par une cour de justice r&amp;eacute;gionale d&#039;Afrique de l&#039;Ouest, ordonnant au gouvernement gambien de le rel&amp;acirc;cher et de l&#039;indemniser. Sa m&amp;egrave;re explique qu&#039;il lui est impossible de reprendre go&amp;ucirc;t &amp;agrave; la vie parce qu&#039;elle pense constamment &amp;agrave; lui. Ses proches ont dit &amp;agrave; Amnesty International qu&#039;ils se sentaient de plus en plus isol&amp;eacute;s car les gens ont peur de les fr&amp;eacute;quenter. Ils souffrent en outre de privations car ils d&amp;eacute;pendaient du salaire d&#039;Ebrima Manneh.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2006, afin de combattre ce fl&amp;eacute;au, l&#039;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale des Nations unies a adopt&amp;eacute; la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&amp;eacute;es. Une fois en vigueur, la Convention sera un outil efficace visant &amp;agrave; pr&amp;eacute;venir les disparitions forc&amp;eacute;es et, lorsque de tels crimes sont commis, &amp;agrave; faire &amp;eacute;merger la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; et &amp;agrave; garantir que les responsables seront sanctionn&amp;eacute;s et que les victimes et leur famille recevront r&amp;eacute;paration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La d&amp;eacute;finition de la disparition forc&amp;eacute;e donn&amp;eacute;e par la Convention est la suivante&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;&lt;em&gt;L&#039;arrestation, la d&amp;eacute;tention, l&#039;enl&amp;egrave;vement ou toute autre forme de privation de libert&amp;eacute; par des agents de l&#039;&amp;Eacute;tat ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l&#039;autorisation, l&#039;appui ou l&#039;acquiescement de l&#039;&amp;Eacute;tat, suivi du d&amp;eacute;ni de la reconnaissance de la privation de libert&amp;eacute; ou de la dissimulation du sort r&amp;eacute;serv&amp;eacute; &amp;agrave; la personne disparue ou du lieu o&amp;ugrave; elle se trouve, la soustrayant &amp;agrave; la protection de la loi.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette Convention traite des violations li&amp;eacute;es &amp;agrave; une disparition forc&amp;eacute;e et des obstacles que rencontrent les personnes qui essaient de mener l&#039;enqu&amp;ecirc;te et d&#039;obtenir que les responsables pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s rendent des comptes. Elle affirme &amp;eacute;galement le droit des familles &amp;agrave; conna&amp;icirc;tre la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; sur le sort r&amp;eacute;serv&amp;eacute; &amp;agrave; une personne disparue et &amp;agrave; obtenir des r&amp;eacute;parations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux termes de la Convention, les &amp;Eacute;tats doivent prot&amp;eacute;ger les t&amp;eacute;moins et tenir pour p&amp;eacute;nalement responsable toute personne impliqu&amp;eacute;e dans une disparition forc&amp;eacute;e. Elle enjoint &amp;eacute;galement aux &amp;Eacute;tats de mettre en place des garanties rigoureuses pour les personnes priv&amp;eacute;es de leur libert&amp;eacute;, de rechercher les personnes disparues et, dans le cas o&amp;ugrave; elles seraient mortes, de localiser leur d&amp;eacute;pouille, de la respecter et de la remettre aux proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &amp;Eacute;tats sont &amp;eacute;galement tenus de poursuivre les responsables pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de disparitions forc&amp;eacute;es qui se trouvent sur leur territoire, ind&amp;eacute;pendamment du lieu o&amp;ugrave; le crime a &amp;eacute;t&amp;eacute; commis, &amp;agrave; moins qu&#039;ils ne d&amp;eacute;cident de les extrader ou de les remettre &amp;agrave; une juridiction p&amp;eacute;nale internationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Comit&amp;eacute; des disparitions forc&amp;eacute;es effectuera un suivi de la mise en &amp;oelig;uvre de la Convention et examinera les plaintes d&amp;eacute;pos&amp;eacute;es par des particuliers et par des &amp;Eacute;tats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convention n&#039;est plus qu&#039;&amp;agrave; quelques ratifications de son entr&amp;eacute;e en vigueur. Amnesty International exhorte tous les gouvernements ne l&#039;ayant pas encore fait &amp;agrave; ratifier la Convention le plus rapidement possible. Ratifier la Convention fera clairement savoir que les disparitions forc&amp;eacute;es ne seront pas tol&amp;eacute;r&amp;eacute;es et donnera &amp;agrave; ceux qui recherchent un proche un nouvel outil qui leur est bien n&amp;eacute;cessaire.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/disappearances-and-abductions">Disparitions et enlèvements</category>
 <pubDate>Tue, 18 Aug 2009 16:01:28 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">11882 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Malaisie : peine de bastonnade suspendue jusqu&#039;à la fin du ramadan </title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/malaysian-woman-caning-postponed-20090824</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/malaysia-kartika-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Lundi 24&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, les autorit&amp;eacute;s malaisiennes ont remis &amp;agrave; la fin du mois de ramadan l&#039;application de la peine de coups de b&amp;acirc;ton &amp;agrave; laquelle a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;e une femme musulmane reconnue coupable d&#039;avoir bu de l&#039;alcool en public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se f&amp;eacute;licitant de ce sursis, Amnesty International a appel&amp;eacute; le gouvernement malaisien &amp;agrave; mettre fin d&amp;eacute;finitivement &amp;agrave; l&#039;utilisation de la peine de bastonnade.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Cette affaire met en lumi&amp;egrave;re la propagation des peines de coups de b&amp;acirc;ton et de fouet en Malaisie&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sam Zarifi, directeur d&#039;Amnesty International pour la r&amp;eacute;gion Asie-Oc&amp;eacute;anie. &lt;em&gt;C&#039;est ainsi que depuis 2002, plus de 35&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes, dont la plupart &amp;eacute;taient des migrants ill&amp;eacute;gaux, se sont vu infliger des peines de coups de b&amp;acirc;ton ou de fouet.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kartika Sari Devvi Shukarno devait retourner lundi 24&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t &amp;agrave; la prison pour femmes de Kajang dans l&#039;&amp;Eacute;tat de Pahang pour y &amp;ecirc;tre soumise dans les sept jours &amp;agrave; la peine de bastonnade &amp;agrave; laquelle elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les informations parues dans la presse, elle &amp;eacute;tait en route pour la prison lorsque le v&amp;eacute;hicule qui la transportait a fait demi-tour et l&#039;a ramen&amp;eacute;e &amp;agrave; la maison de son p&amp;egrave;re.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s de Pahang ont indiqu&amp;eacute; que l&#039;application de la peine &amp;eacute;tait report&amp;eacute;e &amp;agrave; la fin du mois de jeun. Lundi &amp;eacute;tait le troisi&amp;egrave;me jour du ramadan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kartika Sari Devvi Shukarno, &amp;acirc;g&amp;eacute;e de 32&amp;nbsp;ans, a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;e &amp;agrave; une peine de six coups de b&amp;acirc;ton pour avoir consomm&amp;eacute; de l&#039;alcool dans le bar d&#039;un h&amp;ocirc;tel il y a plusieurs mois. La jeune femme, qui a plaid&amp;eacute; coupable, a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;e &amp;agrave; une amende de 5&amp;nbsp;000&amp;nbsp;ringgits (pr&amp;egrave;s de 1&amp;nbsp;000&amp;nbsp;euros) par un tribunal de l&#039;&amp;Eacute;tat malaisien de Pahang appliquant la charia (loi islamique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle n&#039;a pas fait appel de sa condamnation. Si la peine de bastonnade est appliqu&amp;eacute;e, Kartika Sari Devvi Shukarno sera la premi&amp;egrave;re femme punie de cette fa&amp;ccedil;on en Malaisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 2009, le gouvernement malaisien a annonc&amp;eacute; que 47&amp;nbsp;914 migrants avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; la bastonnade pour des infractions li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&#039;immigration depuis l&#039;entr&amp;eacute;e en vigueur, en 2002, des modifications &amp;agrave; la loi sur l&#039;immigration. Entre 2002 et 2008, au moins 34&amp;nbsp;923&amp;nbsp;migrants ont &amp;eacute;t&amp;eacute; soumis &amp;agrave; la bastonnade, selon les chiffres de l&#039;administration p&amp;eacute;nitentiaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a demand&amp;eacute; au gouvernement d&#039;abroger toutes les lois permettant le recours &amp;agrave; une telle peine et &amp;agrave; toute autre forme de ch&amp;acirc;timent corporel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La bastonnade constitue un ch&amp;acirc;timent cruel, inhumain et d&amp;eacute;gradant et elle est &amp;agrave; ce titre interdite par le droit international relatif aux droits humains&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sam Zarifi. &lt;em&gt;Le gouvernement malaisien devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin &amp;agrave; l&#039;utilisation de ce ch&amp;acirc;timent en toute circonstance.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bastonnade est actuellement appliqu&amp;eacute;e &amp;agrave; titre de peine compl&amp;eacute;mentaire pour au moins 40&amp;nbsp;infractions en Malaisie mais c&#039;est la premi&amp;egrave;re fois que cette peine est utilis&amp;eacute;e contre une personne reconnue coupable d&#039;avoir viol&amp;eacute; les lois religieuses du pays. La charia ne s&#039;applique qu&#039;aux musulmans, qui constituent 60&amp;nbsp;% des 28&amp;nbsp;millions d&#039;habitants de la Malaisie.&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-east-asia/malaysia">Malaisie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Mon, 24 Aug 2009 16:27:56 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">11918 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Malaisie : première femme condamnée à des coups de bâton en application de la charia</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/malaysian-woman-caning-shariah-20090821</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/malaysia-kartika-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Un tribunal malaisien a condamn&amp;eacute; une femme musulmane &amp;acirc;g&amp;eacute;e de 32&amp;nbsp;ans &amp;agrave; une peine de six coups de b&amp;acirc;ton pour avoir consomm&amp;eacute; de l&#039;alcool dans un h&amp;ocirc;tel de l&#039;&amp;Eacute;tat de Pahang.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a demand&amp;eacute; au gouvernement malaisien de mettre fin imm&amp;eacute;diatement &amp;agrave; l&#039;utilisation de la bastonnade comme sanction et d&#039;abroger toutes les lois permettant le recours &amp;agrave; une telle peine et &amp;agrave; toute autre forme de ch&amp;acirc;timent corporel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kartika Sari Dewi Shukarno, qui a plaid&amp;eacute; coupable, a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;e &amp;agrave; une amende de 5&amp;nbsp;000&amp;nbsp;ringgits (pr&amp;egrave;s de 1&amp;nbsp;000&amp;nbsp;euros) par un tribunal de l&#039;&amp;Eacute;tat malaisien de Pahang appliquant la charia (loi islamique). Le tribunal a ordonn&amp;eacute; son placement en d&amp;eacute;tention &amp;agrave; la prison pour femmes de Kajang le lundi 24&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t 2009, afin qu&#039;elle y subisse son ch&amp;acirc;timent dans un d&amp;eacute;lai de sept jours &amp;agrave; compter de cette date.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La bastonnade constitue un ch&amp;acirc;timent cruel, inhumain et d&amp;eacute;gradant et elle est &amp;agrave; ce titre interdite par le droit international relatif aux droits humains&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sam Zarifi, directeur d&#039;Amnesty International pour la r&amp;eacute;gion Asie-Oc&amp;eacute;anie. &lt;em&gt;Le gouvernement malaisien devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin &amp;agrave; l&#039;utilisation de ce ch&amp;acirc;timent en toute circonstance.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bastonnade est actuellement appliqu&amp;eacute;e &amp;agrave; titre de peine compl&amp;eacute;mentaire pour au moins 40&amp;nbsp;infractions en Malaisie mais c&#039;est la premi&amp;egrave;re fois que cette peine est utilis&amp;eacute;e contre une personne reconnue coupable d&#039;avoir viol&amp;eacute; les lois religieuses du pays. La charia ne s&#039;applique qu&#039;aux musulmans, qui constituent 60&amp;nbsp;% des 28&amp;nbsp;millions d&#039;habitants de la Malaisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juin 2009, le gouvernement malaisien a annonc&amp;eacute; que 47&amp;nbsp;914 migrants avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; la bastonnade pour des infractions li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&#039;immigration depuis l&#039;entr&amp;eacute;e en vigueur, en 2002, des modifications &amp;agrave; la loi sur l&#039;immigration.  Entre 2002 et 2008, au moins 34&amp;nbsp;923&amp;nbsp;migrants ont &amp;eacute;t&amp;eacute; soumis &amp;agrave; la bastonnade, selon les chiffres de l&#039;administration p&amp;eacute;nitentiaire.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/human-rights-standards">Normes relatives aux droits humains</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-east-asia/malaysia">Malaisie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Fri, 21 Aug 2009 14:54:43 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">11900 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Chine : des militants venus en aide aux victimes d’un tremblement de terre vont être jugés</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/china-sichuan-earthquake-activists-to-be-tried-20090804</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/china-sichuan-road-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;br /&gt;
Deux militants qui &amp;eacute;taient venus en aide aux victimes du tremblement de terre qui a touch&amp;eacute; la province du Sichuan en mai 2008 vont passer en jugement ce mois-ci. L&amp;rsquo;arrestation de ces deux hommes s&amp;rsquo;inscrit dans le cadre des mesures que le gouvernement chinois continue de prendre, en se basant sur la l&amp;eacute;gislation p&amp;eacute;nale, afin d&amp;rsquo;entraver des activit&amp;eacute;s de d&amp;eacute;fense des droits humains pourtant l&amp;eacute;gales et pacifiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Huang Qi sera jug&amp;eacute; &amp;agrave; huis clos le 5&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t devant le tribunal populaire du district de Houwu, &amp;agrave; Chengdu. Il est accus&amp;eacute; de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;d&amp;eacute;tention ill&amp;eacute;gale de documents class&amp;eacute;s hautement confidentiels&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. Il risque jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; trois ans d&amp;rsquo;emprisonnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre militant intervenu aupr&amp;egrave;s des victimes du tremblement de terre, Tan Zuoren, sera jug&amp;eacute; devant le tribunal populaire interm&amp;eacute;diaire de Chengdu le 12&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t pour &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;incitation &amp;agrave; la subversion de l&#039;&amp;Eacute;tat&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. Il est accus&amp;eacute; d&#039;avoir diffam&amp;eacute; le Parti communiste et le gouvernement chinois dans ses &amp;eacute;crits en ligne relatifs &amp;agrave; la fa&amp;ccedil;on dont les autorit&amp;eacute;s ont r&amp;eacute;agi en ce qui concerne la r&amp;eacute;pression du soul&amp;egrave;vement de la place Tiananmen en 1989.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, selon des sources locales, Tan Zuoren aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; parce qu&amp;rsquo;il avait l&amp;rsquo;intention de rendre publique, au moment du premier anniversaire du tremblement de terre, un rapport d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante sur l&amp;rsquo;effondrement de b&amp;acirc;timents scolaires d&amp;ucirc; &amp;agrave; la corruption au sein du gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Apr&amp;egrave;s plus de treize mois de d&amp;eacute;tention, Huang Qi souffre de graves probl&amp;egrave;mes de sant&amp;eacute;, notamment de deux tumeurs apparues depuis son incarc&amp;eacute;ration, et l&amp;rsquo;on craint qu&amp;rsquo;il ne re&amp;ccedil;oive pas les soins m&amp;eacute;dicaux n&amp;eacute;cessaires&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Madhu Malhotra, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s ont rejet&amp;eacute; les demandes successives pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;es par sa famille afin qu&amp;rsquo;il b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie d&#039;une lib&amp;eacute;ration sous caution dans l&amp;rsquo;attente de son proc&amp;egrave;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Huang Qi a &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute; &amp;agrave; de nombreuses reprises au sujet de l&amp;rsquo;aide qu&amp;rsquo;il a apport&amp;eacute;e aux parents ayant engag&amp;eacute; contre les autorit&amp;eacute;s locales des poursuites en lien avec le tremblement de terre&amp;nbsp;: leurs enfants sont morts lorsque les b&amp;acirc;timents scolaires se sont effondr&amp;eacute;s et ils estiment que c&amp;rsquo;est &amp;agrave; cause de la corruption qui gangr&amp;egrave;ne les institutions locales que des b&amp;acirc;timents publics de mauvaise qualit&amp;eacute; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; construits et se sont &amp;eacute;croul&amp;eacute;s lors du s&amp;eacute;isme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; les autorit&amp;eacute;s chinoises &amp;agrave; abandonner les poursuites engag&amp;eacute;es pour des motifs politiques contre Huang Qi et Tan Zuoren, et &amp;agrave; lib&amp;eacute;rer ces deux hommes imm&amp;eacute;diatement et sans condition. &lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/activists">Militants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/east-asia/china">Chine</category>
 <pubDate>Tue, 04 Aug 2009 12:14:59 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">11659 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Un avocat syrien est poursuivi en justice pour avoir défendu les droits humains </title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/syrian-human-rights-lawyer-faces-prosecution-for-defending-human-rights-20090803</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/MENA/syria-muhannad-al-hassani-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;
Un avocat syrien de renom a &amp;eacute;t&amp;eacute; formellement inculp&amp;eacute; jeudi 30 juillet en relation avec son action l&amp;eacute;gitime de d&amp;eacute;fense des droits des prisonniers politiques en Syrie. Amnesty International demande sa lib&amp;eacute;ration imm&amp;eacute;diate. 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt;
Muhannad al Hassani, qui a jou&amp;eacute; &amp;agrave; plusieurs reprises le r&amp;ocirc;le d&#039;observateur lors de proc&amp;egrave;s devant la Cour supr&amp;ecirc;me de s&amp;ucirc;ret&amp;eacute; de l&#039;&amp;Eacute;tat, a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; le 28&amp;nbsp;juillet 2009 par la s&amp;ucirc;ret&amp;eacute; de l&#039;&amp;Eacute;tat et inculp&amp;eacute; d&#039;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;atteinte au sentiment national&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;diffusion de fausses informations&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Muhannad al Hassani a &amp;eacute;t&amp;eacute; conduit le 30&amp;nbsp;juillet au Palais de justice de Damas, o&amp;ugrave; il a &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute; et d&amp;ucirc;ment inculp&amp;eacute; lors d&#039;une audience &amp;agrave; huis clos &amp;agrave; laquelle son avocat n&#039;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; autoris&amp;eacute; &amp;agrave; assister. Il est passible d&#039;une peine pouvant aller jusqu&#039;&amp;agrave; sept ans d&#039;emprisonnement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant son arrestation, Muhannad al Hassani avait &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute; &amp;agrave; plusieurs reprises sur la d&amp;eacute;fense de d&amp;eacute;tenus politiques qu&#039;il avait assur&amp;eacute;e et sur les activit&amp;eacute;s de son organisation des droits humains SAWASIYAH. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SAWASIYAH surveille et rend publiques les violations des droits humains commises par les autorit&amp;eacute;s syriennes. Muhannad al Hassani pr&amp;eacute;side le conseil d&#039;administration de cette organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s syriennes avaient emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; auparavant Muhannad al Hassani et d&#039;autres avocats sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;s dans la d&amp;eacute;fense des droits humains de se rendre &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;tranger pour participer &amp;agrave; des &amp;eacute;v&amp;eacute;nements et des s&amp;eacute;minaires de formation sur les droits humains. Il s&#039;agit l&amp;agrave; d&#039;une m&amp;eacute;thode utilis&amp;eacute;e par les autorit&amp;eacute;s syriennes pour harceler et sanctionner les d&amp;eacute;fenseurs des droits humains et supprimer toute dissidence politique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Amnesty International craint que Muhannad al Hassani ne soit incarc&amp;eacute;r&amp;eacute; en raison de son action l&amp;eacute;gitime en faveur des droits humains, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord de l&#039;organisation&lt;em&gt;. Parmi les autres personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es pour les m&amp;ecirc;mes motifs figure Anwar al Bunni, avocat et d&amp;eacute;fenseur des droits humains de premier plan en Syrie qui purge actuellement une peine de cinq ans d&#039;emprisonnement pour&lt;/em&gt; &amp;quot;diffusion de fausses informations portant pr&amp;eacute;judice &amp;agrave; l&#039;&amp;Eacute;tat&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anwar al Bunni avait d&amp;eacute;clar&amp;eacute; en avril 2006 &amp;agrave; un journal qatari que la mort en d&amp;eacute;tention du prisonnier politique Muhammad Shaher Haysa &amp;eacute;tait &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;due &amp;agrave; de mauvais traitements, voire &amp;agrave; des actes de torture&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. 
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/activists">Militants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/syria">Syrie</category>
 <pubDate>Mon, 03 Aug 2009 14:14:51 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">11672 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Une juge américaine ordonne la libération d&#039;un jeune détenu de Guantánamo</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/us-judge-orders-release-of-young-guant%C3%A1namo-detainee-20090731</link>
 <description>Aux &amp;Eacute;tats-Unis, une juge d&#039;un tribunal de district a ordonn&amp;eacute; mardi 28&amp;nbsp;juillet la lib&amp;eacute;ration de Mohammed Jawad, un ressortissant afghan d&amp;eacute;tenu depuis six ans et demi par les autorit&amp;eacute;s am&amp;eacute;ricaines &amp;agrave; Guant&amp;aacute;namo. Elle a cependant retard&amp;eacute; de trois semaines sa lib&amp;eacute;ration afin que le gouvernement puisse pr&amp;eacute;senter son rapport au Congr&amp;egrave;s conform&amp;eacute;ment &amp;agrave; une r&amp;eacute;cente loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mohammed Jawad est d&amp;eacute;tenu &amp;agrave; Guant&amp;aacute;namo depuis le d&amp;eacute;but de l&#039;ann&amp;eacute;e 2003. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; &amp;agrave; Kaboul en d&amp;eacute;cembre 2002 apr&amp;egrave;s une attaque &amp;agrave; la grenade qui a bless&amp;eacute; deux soldats am&amp;eacute;ricains et leur interpr&amp;egrave;te afghan. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; soumis &amp;agrave; des techniques d&#039;interrogatoire et &amp;agrave; des conditions de d&amp;eacute;tention cruelles en Afghanistan et &amp;agrave; Guant&amp;aacute;namo, et il n&#039;a pu avoir acc&amp;egrave;s &amp;agrave; un avocat que cinq ans apr&amp;egrave;s son incarc&amp;eacute;ration. En d&amp;eacute;cembre 2003, il a tent&amp;eacute; de se suicider, ayant apparemment &amp;eacute;t&amp;eacute; pouss&amp;eacute; &amp;agrave; bout par la fa&amp;ccedil;on dont il &amp;eacute;tait trait&amp;eacute; en d&amp;eacute;tention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La juge de district Ellen Segal Huvelle a ordonn&amp;eacute; la lib&amp;eacute;ration de Mohammed Jawad &amp;agrave; compter du 21&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t. Elle a &amp;eacute;galement ordonn&amp;eacute; au gouvernement de le traiter &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;avec humanit&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. Cependant, contrairement &amp;agrave; ce que demandaient les avocats du jeune homme, elle ne s&#039;est pas oppos&amp;eacute;e &amp;agrave; ce qu&#039;il soit encagoul&amp;eacute; ou entrav&amp;eacute; lors de son transfert hors de Guant&amp;aacute;namo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La d&amp;eacute;cision de justice ordonnant sa lib&amp;eacute;ration intervient trois ans et demi apr&amp;egrave;s le premier recours contestant la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de la d&amp;eacute;tention de Mohammed Jawad d&amp;eacute;pos&amp;eacute; aupr&amp;egrave;s d&#039;un tribunal f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de district. Il n&#039;avait pas plus de dix-sept ans lorsqu&#039;il a &amp;eacute;t&amp;eacute; plac&amp;eacute; en d&amp;eacute;tention &amp;agrave; Kaboul&amp;nbsp;; les autorit&amp;eacute;s afghanes affirment pour leur part qu&#039;il &amp;eacute;tait alors &amp;acirc;g&amp;eacute; de douze ans. Les &amp;Eacute;tats-Unis n&#039;ont pas tenu compte du jeune &amp;acirc;ge de Mohammed Jawad au moment de son arrestation, contrairement &amp;agrave; ce que pr&amp;eacute;voit le droit international. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; cette d&amp;eacute;cision judiciaire, la lib&amp;eacute;ration de Mohammed Jawad n&#039;est pas garantie. Les chefs d&#039;inculpation retenus contre lui en 2008 en vue d&#039;un proc&amp;egrave;s devant une commission militaire ont &amp;eacute;t&amp;eacute; abandonn&amp;eacute;s le 31&amp;nbsp;juillet 2009, mais le minist&amp;egrave;re de la Justice am&amp;eacute;ricain s&#039;est r&amp;eacute;serv&amp;eacute; la possibilit&amp;eacute; de l&#039;inculper et de le transf&amp;eacute;rer aux &amp;Eacute;tats-Unis afin qu&#039;il soit jug&amp;eacute; devant un tribunal f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral. La judge Huvelle, qui avait au d&amp;eacute;but du mois admonest&amp;eacute; le gouvernement en raison de sa conduite dans cette affaire, qu&#039;elle a qualifi&amp;eacute; de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;scandaleuse&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a averti qu&#039;une telle initiative se heurterait &amp;agrave; d&#039;importants obstacles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Actuellement, 229&amp;nbsp;personnes sont toujours d&amp;eacute;tenues &amp;agrave; Guant&amp;aacute;namo &amp;ndash; 95&amp;nbsp;% du total recens&amp;eacute; au moment de l&#039;investiture du nouveau pr&amp;eacute;sident des &amp;Eacute;tats-Unis, le 20&amp;nbsp;janvier de cette ann&amp;eacute;e. De plus, treize mois et demi apr&amp;egrave;s que la Cour supr&amp;ecirc;me des &amp;Eacute;tats-Unis a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; que les d&amp;eacute;tenus avaient droit &amp;agrave; une audience &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;dans les meilleurs d&amp;eacute;lais&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; afin de contester la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de leur d&amp;eacute;tention, de telles audiences n&#039;ont eu lieu que dans un petit nombre de cas. Dans cinq cas, des juges f&amp;eacute;d&amp;eacute;raux ont confirm&amp;eacute; la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de la d&amp;eacute;tention, et dans 29&amp;nbsp;autres cas, des juges ont estim&amp;eacute; que la d&amp;eacute;tention &amp;eacute;tait ill&amp;eacute;gale et ordonn&amp;eacute; la lib&amp;eacute;ration des d&amp;eacute;tenus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vingt de ces 29&amp;nbsp;personnes sont cependant toujours en d&amp;eacute;tention, dans certains cas plusieurs mois apr&amp;egrave;s que la justice a ordonn&amp;eacute; leur lib&amp;eacute;ration. Ils attendent que les n&amp;eacute;gociations diplomatiques relatives &amp;agrave; leur transfert aboutissent, ou que le gouvernement am&amp;eacute;ricain change de politique et cesse de refuser que ceux pour lesquels il n&#039;existe actuellement aucune autre solution soient rel&amp;acirc;ch&amp;eacute;s aux &amp;Eacute;tats-Unis.</description>
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 <pubDate>Fri, 31 Jul 2009 16:56:37 +0000</pubDate>
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