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 <title>Subscribe to News &amp; Updates</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/all/all</link>
 <description>News &amp; Updates View</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Sri Lanka : l’escalade des hostilités met en péril des dizaines de milliers de personnes</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/tens-of-thousands-at-risk-in-sri-lanka-as-fighting-escalates-20080819</link>
 <description>Les affrontements entre l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e du Sri Lanka et les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE) mettent en danger des dizaines de milliers de personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es. Les hostilit&amp;eacute;s se poursuivent dans la r&amp;eacute;gion de Wanni, dans le nord du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; l&#039;aggravation du conflit s&#039;ajoute une pr&amp;eacute;occupation majeure&amp;nbsp;: comme l&#039;activit&amp;eacute; des journalistes est limit&amp;eacute;e dans la zone, il existe peu d&#039;informations fiables concernant la situation sur le terrain et les deux camps ne cessent de se contredire. Pour cette raison, il est essentiel que des observateurs internationaux ind&amp;eacute;pendants se rendent sans plus attendre sur les lieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&amp;rsquo;existe aucun lieu s&amp;ucirc;r pour les milliers de familles qui tentent d&#039;&amp;eacute;chapper aux bombardements a&amp;eacute;riens et aux pilonnages d&amp;rsquo;artillerie des forces sri-lankaises progressant vers la ville de Kilinochchi. Depuis le mois de mai, les frappes a&amp;eacute;riennes et les tirs de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e gouvernementale ont forc&amp;eacute; plus de 70&amp;nbsp;000 personnes &amp;agrave; fuir leur foyer, essentiellement dans les districts de Kilinochchi et de Mullaitvu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les zones de la r&amp;eacute;gion de Wanni qu&amp;rsquo;ils contr&amp;ocirc;lent, les LTTE ont emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; des milliers de familles de gagner des endroits plus s&amp;ucirc;rs en imposant un syst&amp;egrave;me de laissez-passer tr&amp;egrave;s strict. Certaines personnes ont d&amp;ucirc; rester sur place comme garants du retour d&amp;rsquo;autres membres de leur famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Ces gens n&#039;auront bient&amp;ocirc;t nulle part o&amp;ugrave; aller, ni aucun acc&amp;egrave;s aux biens et services de premi&amp;egrave;re n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Yolanda Foster, chercheuse sur le Sri Lanka pour Amnesty International. &lt;em&gt;Les LTTE les gardent dans des endroits dangereux, et le gouvernement ne d&amp;eacute;ploie pas les efforts n&amp;eacute;cessaires pour leur fournir une assistance de base.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Selon les informations re&amp;ccedil;ues par Amnesty International, le gouvernement place les personnes ayant pu quitter les zones contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE dans des abris temporaires qui s&#039;apparentent souvent &amp;agrave; des centres de d&amp;eacute;tention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des t&amp;eacute;moins du camp de Kalimoddai (district de Mannar) ont indiqu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;organisation que plus de 200&amp;nbsp;familles se trouvent dans le camp et ne peuvent le quitter sous aucun pr&amp;eacute;texte (sauf pour se rendre &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole) lorsqu&amp;rsquo;elles ne disposent pas d&amp;rsquo;un laissez-passer des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; gouvernementales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; les demandes visant la mise en place de couloirs humanitaires qui permettraient aux personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es de se rendre dans des zones plus s&amp;ucirc;res afin de pouvoir b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier d&#039;une assistance de base, on constate que ces personnes servent en fait de tampon entre les deux parties au conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les m&amp;eacute;dias sri-lankais, le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral Sarath Fonseka, commandant des forces arm&amp;eacute;es, aurait ordonn&amp;eacute; &amp;agrave; ses troupes de la r&amp;eacute;gion de Wanni de barrer toutes les routes permettant de sortir de cette zone, afin de bloquer l&#039;infiltration par les LTTE. Ces barrages vont &amp;eacute;galement emp&amp;ecirc;cher les civils de fuir les zones de conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les parties &amp;agrave; ce conflit de longue dur&amp;eacute;e ont montr&amp;eacute; une nouvelle fois qu&#039;elles &amp;eacute;taient pr&amp;ecirc;tes &amp;agrave; mettre en danger des milliers de civils afin d&#039;atteindre leurs objectifs militaires, &lt;/em&gt;a ajout&amp;eacute; Yolanda Foster. &lt;em&gt;Sans la pr&amp;eacute;sence d&amp;rsquo;observateurs internationaux, les civils sri-lankais ne b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient d&amp;rsquo;aucune protection et restent &amp;agrave; la merci des forces en pr&amp;eacute;sence, qui ont toutes les deux de lourds ant&amp;eacute;c&amp;eacute;dents en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;atteintes aux droits humains.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Ce weekend, les autorit&amp;eacute;s ont assur&amp;eacute; qu&amp;rsquo;elles ouvriraient trois couloirs s&amp;eacute;curis&amp;eacute;s, et qu&amp;rsquo;elles autorisaient pour le moment le passage de l&amp;rsquo;aide humanitaire par le poste de contr&amp;ocirc;le d&amp;rsquo;Omanthai, qui se trouve &amp;agrave; la jonction du territoire sous contr&amp;ocirc;le gouvernemental et de la zone d&amp;eacute;tenue par les LTTE. Les personnes affect&amp;eacute;es ont un besoin d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute; de cette aide, mais les organisations humanitaires qui travaillent dans la zone ne cachent pas leur inqui&amp;eacute;tude&amp;nbsp;: si le conflit se poursuit, la situation des civils d&amp;eacute;plac&amp;eacute;s va encore empirer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a &amp;eacute;tabli qu&amp;rsquo;environ un tiers des familles d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es devaient vivre dans des zones &amp;agrave; d&amp;eacute;couvert, sans le moindre abri. Beaucoup n&amp;rsquo;ont pas pu recevoir de nourriture, de b&amp;acirc;ches pour les abris temporaires, ou de combustible en raison du blocage des acc&amp;egrave;s aux zones contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE et des restrictions impos&amp;eacute;es &amp;agrave; la circulation des biens transitant par Omanthai. Pour les femmes et les jeunes filles, on signale une augmentation des violences sexuelles li&amp;eacute;es &amp;agrave; la promiscuit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le d&amp;eacute;placement des civils a tr&amp;egrave;s fortement augment&amp;eacute; en juillet &amp;ndash;&amp;nbsp;14&amp;nbsp;000&amp;nbsp;nouvelles familles se sont retrouv&amp;eacute;es sans logement. Le 7&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, selon les chiffres fournis par le gouvernement, le total des personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es se situait entre 150&amp;nbsp;000 et 160&amp;nbsp;000.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 12:40:15 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5800 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>L’enquête de l’armée sur l’homicide d’un caméraman à Gaza : un &quot;scandale&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/armys-so-called-inquiry-cameramans-killing-gaza-scandal-20080815</link>
 <description>Amnesty International a qualifi&amp;eacute; de scandaleux les propos de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne, qui a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que le tir d&amp;rsquo;obus ayant caus&amp;eacute; la mort de Fadel Shana, un cam&amp;eacute;raman de l&amp;rsquo;agence Reuters, constituait une d&amp;eacute;cision &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;raisonnable&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e est parvenue &amp;agrave; cette conclusion apr&amp;egrave;s avoir men&amp;eacute; une &amp;laquo;&amp;nbsp;enqu&amp;ecirc;te&amp;nbsp;&amp;raquo; sur l&amp;rsquo;homicide de ce journaliste et de trois autres civils non arm&amp;eacute;s, dont deux enfants, le 16&amp;nbsp;avril 2008. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette investigation &amp;eacute;tait manifestement biais&amp;eacute;e, et Amnesty International a exig&amp;eacute; l&amp;rsquo;ouverture d&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante et impartiale sur ces homicides. L&amp;rsquo;organisation estime que les conclusions de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e ne peuvent que renforcer la culture d&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; qui a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; un si grand nombre d&#039;homicides injustifi&amp;eacute;s d&#039;enfants et de civils non arm&amp;eacute;s imputables aux forces isra&amp;eacute;liennes &amp;agrave; Gaza.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fadel Shana travaillait pour l&amp;rsquo;agence de presse Reuters. Il se trouvait dans un v&amp;eacute;hicule portant un marquage &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Presse&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; clairement visible. Lui et son coll&amp;egrave;gue sont sortis du v&amp;eacute;hicule. Tous deux portaient des v&amp;ecirc;tements qui les identifiaient comme des journalistes. Fadel Shana a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; par le char d&#039;assaut qu&#039;il filmait. L&#039;obus que le char a tir&amp;eacute; contre Fadel Shana a &amp;eacute;galement touch&amp;eacute; des civils, notamment des enfants, qui se trouvaient pr&amp;egrave;s de lui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le journaliste et deux enfaxnts, Ahmad Farajallah et Ghassan Khaled Abu Ataiwi, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par des fl&amp;eacute;chettes. Amnesty International a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que les obus &amp;agrave; fl&amp;eacute;chettes, dont le manque de pr&amp;eacute;cision est notoire, ne doivent jamais &amp;ecirc;tre utilis&amp;eacute;s dans ou pr&amp;egrave;s des zones habit&amp;eacute;es. Ces projectiles contiennent pr&amp;egrave;s de 5&amp;nbsp;000&amp;nbsp;dards m&amp;eacute;talliques, ou fl&amp;eacute;chettes, de cinq&amp;nbsp;centim&amp;egrave;tres de long. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la lettre envoy&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;agence Reuters par l&amp;rsquo;avocat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne, l&amp;rsquo;&amp;eacute;quipage du char n&amp;rsquo;avait pas vu de signe distinctif sur le v&amp;eacute;hicule, et pensait que Fadel Shana &amp;eacute;tait un activiste qui les visait avec un lance-roquettes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les deux chars isra&amp;eacute;liens &amp;eacute;taient dot&amp;eacute;s de syst&amp;egrave;mes optiques tr&amp;egrave;s perfectionn&amp;eacute;s et se trouvaient &amp;agrave; moins d&amp;rsquo;un kilom&amp;egrave;tre de leur cible. La zone &amp;eacute;tait d&amp;eacute;gag&amp;eacute;e, en plein jour, et la visibilit&amp;eacute; &amp;eacute;tait tr&amp;egrave;s bonne. Il est donc particuli&amp;egrave;rement difficile de croire que les soldats n&amp;rsquo;ont pas vu le marquage &lt;/em&gt;&amp;quot;TV-Presse&amp;quot;&lt;em&gt; sur le gilet de Fadel Shana et sur le camion Mitsubishi de l&amp;rsquo;agence Reuters&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; un repr&amp;eacute;sentant d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&amp;rsquo;y a pratiquement jamais d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes ind&amp;eacute;pendantes sur les homicides de civils non arm&amp;eacute;s commis par les forces isra&amp;eacute;liennes. M&amp;ecirc;me lorsqu&amp;rsquo;une r&amp;eacute;action internationale contraint l&amp;rsquo;avocat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des forces arm&amp;eacute;es &amp;agrave; se pencher sur ces affaires, la proc&amp;eacute;dure reste limit&amp;eacute;e et manque d&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance et d&amp;rsquo;impartialit&amp;eacute;. Dans cette affaire, comme dans presque toutes les autres, les t&amp;eacute;moins n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucune enqu&amp;ecirc;te digne de ce nom n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;e sur la mort de 13&amp;nbsp;autres civils non arm&amp;eacute;s, dont huit enfants, tu&amp;eacute;s le m&amp;ecirc;me jour apr&amp;egrave;s que des Palestiniens eurent pris en embuscade et abattu trois soldats isra&amp;eacute;liens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les responsables d&amp;rsquo;homicides ill&amp;eacute;gaux n&amp;rsquo;ont pas &amp;agrave; rendre de comptes, ni &amp;agrave; redouter une enqu&amp;ecirc;te, les victimes subissent un d&amp;eacute;ni de justice et d&amp;rsquo;autres abus peuvent survenir plus facilement. Par ailleurs, une telle situation r&amp;eacute;duit les perspectives de r&amp;eacute;solution pacifique du conflit, car les Palestiniens peuvent en conclure qu&#039;il n&#039;y a pas de justice pour eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Il est &amp;eacute;vident qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante et impartiale sur cet homicide s&amp;rsquo;impose&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; le repr&amp;eacute;sentant d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a, &amp;agrave; maintes reprises, condamn&amp;eacute; les attaques, notamment les attaques &amp;agrave; la roquette, lanc&amp;eacute;es contre des civils isra&amp;eacute;liens par des groupes arm&amp;eacute;s palestiniens, et demand&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il y soit mis fin et que les auteurs de ces agissements soient d&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute;s &amp;agrave; la justice. Toutefois, l&amp;rsquo;organisation a aussi indiqu&amp;eacute; que les attaques des groupes arm&amp;eacute;s ne justifiaient pas la culture d&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; qui entoure les homicides de civils palestiniens par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les six premiers mois de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e&amp;nbsp;2008, l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne a tu&amp;eacute; environ 400&amp;nbsp;Palestiniens, dont plus de 50&amp;nbsp;enfants. La plupart ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s &amp;agrave; Gaza, et au moins la moiti&amp;eacute; d&amp;rsquo;entre eux &amp;eacute;taient des civils non arm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode, 25&amp;nbsp;Isra&amp;eacute;liens, dont 17&amp;nbsp;civils, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par des groupes arm&amp;eacute;s palestiniens.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/region/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/israel-and-occupied-territories">Israël et territoires palestiniens occupés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/military-security-and-police-equipment">Équipement militaire, de sécurité et de police</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/palestinian-authority">Autorité palestinienne</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 18:31:53 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5795 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>La suspension des lapidations est une bonne décision mais elle devra être respectée</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/suspension-stoning-executions-welcome-step-if-carried-out-20080815</link>
 <description>Amnesty International a salu&amp;eacute; l&amp;rsquo;annonce faite la semaine derni&amp;egrave;re par le porte-parole du pouvoir judiciaire iranien, qui a indiqu&amp;eacute; que les ex&amp;eacute;cutions par lapidation &amp;eacute;taient suspendues et que plusieurs femmes condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; ce ch&amp;acirc;timent &amp;ndash;&amp;nbsp;et dont le nom n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;ndash; avaient b&amp;eacute;n&amp;eacute;fici&amp;eacute; d&amp;rsquo;une commutation de peine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La lapidation est une pratique odieuse, destin&amp;eacute;e &amp;agrave; accro&amp;icirc;tre la souffrance de la personne ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;e. Elle n&amp;rsquo;a pas sa place dans le monde moderne,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International. &lt;em&gt;Nous comptons sur les autorit&amp;eacute;s iraniennes pour que ce ch&amp;acirc;timent affreux ne soit plus jamais appliqu&amp;eacute;.&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorit&amp;eacute; des personnes condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; mort par lapidation sont des femmes. Celles-ci ne sont pas trait&amp;eacute;es sur un pied d&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute; avec les hommes dans la l&amp;eacute;gislation iranienne et devant les tribunaux nationaux. De plus, le taux d&amp;rsquo;analphab&amp;eacute;tisme &amp;eacute;tant plus &amp;eacute;lev&amp;eacute; chez les femmes, elles risquent davantage de signer des &amp;laquo;&amp;nbsp;aveux&amp;nbsp;&amp;raquo; pour des crimes qu&amp;rsquo;elles n&amp;rsquo;ont pas commis et d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre jug&amp;eacute;es de mani&amp;egrave;re in&amp;eacute;quitable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La suspension de la lapidation est une bonne chose, que l&amp;rsquo;on attendait depuis longtemps. Elle vient couronner les efforts courageux des d&amp;eacute;fenseurs iraniens des droits humains&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Drewery Dyke, du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;N&amp;eacute;anmoins, par le pass&amp;eacute;, un pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent moratoire sur les ex&amp;eacute;cutions par lapidation avait &amp;eacute;t&amp;eacute; enfreint, si bien que nous suivrons de pr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;&amp;eacute;volution de la situation pour voir si cela ne se reproduit pas.&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2002, le responsable du pouvoir judiciaire iranien avait en effet annonc&amp;eacute; que le recours &amp;agrave; la lapidation comme m&amp;eacute;thode d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution &amp;eacute;tait suspendu. Mais en mai 2006 une femme et un homme auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; lapid&amp;eacute;s &amp;agrave; Mashad. Une autre ex&amp;eacute;cution par lapidation a eu lieu le 5&amp;nbsp;juillet 2007&amp;nbsp;: Jafar Kiani, un homme reconnu coupable d&amp;rsquo;adult&amp;egrave;re, a &amp;eacute;t&amp;eacute; ex&amp;eacute;cut&amp;eacute; dans la province de Qazvin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;C&amp;rsquo;est vraiment au Parlement &lt;/em&gt;[qui examine actuellement un nouveau projet de loi p&amp;eacute;nale] &lt;em&gt;qu&amp;rsquo;il appartient de r&amp;eacute;viser la l&amp;eacute;gislation et de veiller &amp;agrave; ce que les ex&amp;eacute;cutions par lapidation ne soient plus jamais autoris&amp;eacute;es&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;/em&gt;a ajout&amp;eacute; Drewery Dyke.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;annonce de la suspension des lapidations fait suite &amp;agrave; l&amp;rsquo;action concert&amp;eacute;e des d&amp;eacute;fenseurs iraniens des droits humains, qui ont lanc&amp;eacute; une campagne contre cette pratique en octobre 2006 &lt;em&gt;(Stop Stoning Forever)&lt;/em&gt;. Leurs efforts, conjugu&amp;eacute;s aux &amp;eacute;chos donn&amp;eacute;s par les m&amp;eacute;dias locaux et internationaux et au soutien d&amp;rsquo;Amnesty International et d&amp;rsquo;autres organisations, semblent avoir contribu&amp;eacute; &amp;agrave; sauver au moins cinq personnes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout en se r&amp;eacute;jouissant de l&amp;rsquo;annonce concernant les lapidations, Amnesty International continue d&amp;rsquo;appeler les autorit&amp;eacute;s iraniennes &amp;agrave; mettre fin aux autres peines cruelles et inhumaines comme la flagellation, &amp;agrave; abroger les dispositions qui, bien que rarement mises en &amp;oelig;uvre, pr&amp;eacute;voient l&amp;rsquo;amputation de membres, et &amp;agrave; prendre d&amp;rsquo;autres mesures pour r&amp;eacute;duire le recours &amp;agrave; la peine de mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En vertu de l&amp;rsquo;actuel Code p&amp;eacute;nal iranien, l&#039;adult&amp;egrave;re entre personnes mari&amp;eacute;es est puni de mort par lapidation. Il est m&amp;ecirc;me prescrit que les pierres utilis&amp;eacute;es doivent &amp;ecirc;tre assez grosses pour causer de la souffrance, mais pas au point de tuer la victime imm&amp;eacute;diatement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les d&amp;eacute;fenseurs iraniens des droits humains restent expos&amp;eacute;s &amp;agrave; des arrestations, &amp;agrave; des actes de harc&amp;egrave;lement et &amp;agrave; des man&amp;oelig;uvres d&amp;rsquo;intimidation de la part des autorit&amp;eacute;s. Trente-trois femmes, dont des membres de la campagne Stop Stoning Forever, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es en mars 2007 alors qu&#039;elles manifestaient contre le proc&amp;egrave;s de cinq militantes des droits des femmes &amp;agrave; T&amp;eacute;h&amp;eacute;ran.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/death-penalty">Peine de mort </category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-gulf/iran">Iran</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/law-enforcement">Application des lois</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/stop-violence-against-women">Halte à la violence contre les femmes</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/women">Femmes</category>
 <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 14:38:04 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5798 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Solidarité avec le Zimbabwe à l’approche de la réunion de la SADC</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/solidarity-zimbabwe-ahead-sadc-meeting-20080815</link>
 <description>Pr&amp;egrave;s de 80&amp;nbsp;organisations, dont plusieurs sections africaines d&amp;rsquo;Amnesty International, ont manifest&amp;eacute; conjointement leur solidarit&amp;eacute; avec le peuple du Zimbabwe. Dans une d&amp;eacute;claration &amp;agrave; la Communaut&amp;eacute; de d&amp;eacute;veloppement de l&#039;Afrique australe (SADC), qui se r&amp;eacute;unit ce week-end en Afrique du Sud, elles ont fait part de leurs pr&amp;eacute;occupations devant les atteintes aux droits fondamentaux dont les Zimbabw&amp;eacute;ens continuent &amp;agrave; &amp;ecirc;tre victimes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;ecirc;tre conscientes que les partis politiques zimbabw&amp;eacute;ens, la SADC, l&amp;rsquo;Union africaine et les Nations unies tentent de trouver une solution &amp;agrave; la situation politique et &amp;eacute;conomique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces organisations, parmi lesquelles figurent le r&amp;eacute;seau d&amp;rsquo;information sur les droits de la personne HURINET (Ouganda), la branche tanzanienne de SAHRiNGON, r&amp;eacute;seau d&amp;rsquo;ONG militant en faveur des droits humains en Afrique australe, et le Centre d&amp;rsquo;assistance juridique (LAC) de Namibie, ont mis l&amp;rsquo;accent sur les atteintes aux droits humains qui se sont poursuivies apr&amp;egrave;s la signature du protocole d&#039;accord par les partis politiques, le 21&amp;nbsp;juillet. Elles ont soulign&amp;eacute; que des actes de torture et autres mauvais traitements ainsi que des man&amp;oelig;uvres de harc&amp;egrave;lement et d&amp;rsquo;intimidation ont continu&amp;eacute; &amp;agrave; &amp;ecirc;tre inflig&amp;eacute;s aux militants politiques et aux d&amp;eacute;fenseurs des droits humains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous nous inqui&amp;eacute;tons &amp;eacute;galement du fait que d&#039;importantes questions relatives &amp;agrave; la justice et &amp;agrave; l&#039;impunit&amp;eacute; n&#039;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; abord&amp;eacute;es de mani&amp;egrave;re explicite dans ce protocole d&#039;accord, ce qui laisse &amp;agrave; penser qu&amp;rsquo;elles ne seront pas examin&amp;eacute;es au cours des discussions entre partis,&lt;/em&gt; dit la d&amp;eacute;claration commune. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous ajoutons nos voix &amp;agrave; celles des dirigeants civils et politiques, des militants et des citoyens ordinaires qui, en nombre croissant, condamnent les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements du Zimbabwe qui ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; valu au peuple de ce pays des souffrances incalculables. La perp&amp;eacute;tuation des violences politiques, la suppression des droits humains essentiels et le manque de gouvernance, qui a directement contribu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;appauvrissement du peuple du Zimbabwe, doivent &amp;ecirc;tre combattus imm&amp;eacute;diatement. &lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Avec un m&amp;eacute;pris cynique pour les droits inscrits dans la Charte africaine des droits de l&amp;rsquo;homme et des peuples, le gouvernement actuel a brutalement r&amp;eacute;prim&amp;eacute; toute opposition d&amp;eacute;mocratique et pers&amp;eacute;cut&amp;eacute; militants politiques et d&amp;eacute;fenseurs des droits humains.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
Les auteurs de la d&amp;eacute;claration demandent aux dirigeants africains &amp;agrave; tous les niveaux &amp;ndash;&amp;nbsp;panafricain, r&amp;eacute;gional et national&amp;nbsp;&amp;ndash; ainsi qu&amp;rsquo;aux institutions africaines d&amp;rsquo;exhorter le gouvernement du Zimbabwe &amp;agrave; mettre fin sans tarder aux graves violations des droits humains commises dans ce pays, &amp;agrave; d&amp;eacute;noncer publiquement toute violence politique et &amp;agrave; demander qu&amp;rsquo;il y soit mis fin.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/southern-africa/south-africa">Afrique du Sud</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/southern-africa/zimbabwe">Zimbabwe</category>
 <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 15:03:15 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5786 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Attentat à la bombe au Liban : 14 morts, dont des civils</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/lebanon-bus-bomb-kills-14-including-civilians-20080715</link>
 <description>Mercredi 13 ao&amp;ucirc;t, &amp;agrave; Tripoli, dans le nord du Liban, au moins 14&amp;nbsp;personnes auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es dans l&amp;rsquo;explosion d&amp;rsquo;une bombe qui a touch&amp;eacute; un bus &amp;agrave; bord duquel se trouvaient des civils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bombe a explos&amp;eacute; alors que le v&amp;eacute;hicule se trouvait &amp;agrave; proximit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un arr&amp;ecirc;t de bus dans une rue tr&amp;egrave;s fr&amp;eacute;quent&amp;eacute;e. Parmi les morts figurent des civils et des soldats qui se trouvaient &amp;agrave; bord du bus ou qui &amp;eacute;taient de simples passants. Des dizaines d&amp;rsquo;autres personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le secteur de Tripoli est depuis un an le th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de graves violences. Cet &amp;eacute;t&amp;eacute;, plus de 20&amp;nbsp;personnes ont&amp;nbsp;perdu la&amp;nbsp;vie dans des affrontements entre deux groupes politiques rivaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e derni&amp;egrave;re, plus de 40&amp;nbsp;civils et quelque 170&amp;nbsp;soldats ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s dans des combats entre le groupe arm&amp;eacute; islamiste Fatah al Islam &amp;ndash;&amp;nbsp;qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait install&amp;eacute; dans le camp de r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s palestiniens de Nahr el Bared, au nord de Tripoli&amp;nbsp;&amp;ndash; et l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e libanaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 12&amp;nbsp;d&amp;eacute;cembre, le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral Fran&amp;ccedil;ois el Hajj, chef des op&amp;eacute;rations de l&#039;arm&amp;eacute;e libanaise durant les combats de Nahr el Bared, a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; ainsi qu&#039;un de ses gardes du corps dans l&#039;explosion d&#039;une voiture pi&amp;eacute;g&amp;eacute;e &amp;agrave; Baabda, non loin de Beyrouth.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International condamne toutes les attaques dirig&amp;eacute;es contre des civils et appelle les autorit&amp;eacute;s &amp;agrave; diligenter une enqu&amp;ecirc;te efficace et impartiale sur l&#039;attentat &amp;agrave; l&#039;explosif perp&amp;eacute;tr&amp;eacute; &amp;agrave; Tripoli. L&amp;rsquo;organisation demande &amp;eacute;galement que tous les responsables pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s soient d&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute;s &amp;agrave; la justice conform&amp;eacute;ment aux normes internationales relatives &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/lebanon">Liban</category>
 <pubDate>Thu, 14 Aug 2008 17:21:10 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5773 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Les civils toujours vulnérables après les hostilités en Géorgie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/civilians-vulnerable-after-hostilities-georgia-20080814</link>
 <description>En G&amp;eacute;orgie, malgr&amp;eacute; la fin des hostilit&amp;eacute;s de grande ampleur, la population civile reste expos&amp;eacute;e &amp;agrave; de graves atteintes aux droits humains, y compris &amp;agrave; des attaques bas&amp;eacute;es sur l&amp;rsquo;appartenance ethnique. Des attaques auraient aussi vis&amp;eacute; des G&amp;eacute;orgiens et leurs biens sur le territoire de la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration de Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a exprim&amp;eacute; son inqui&amp;eacute;tude face aux informations qui continuent de faire &amp;eacute;tat de graves atteintes aux droits humains dans un contexte fragile. L&amp;rsquo;organisation a appel&amp;eacute; toutes les parties &amp;agrave; mettre imm&amp;eacute;diatement fin aux violences et a demand&amp;eacute; l&amp;rsquo;ouverture d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant de nouvelles n&amp;eacute;gociations, la G&amp;eacute;orgie et la Russie ont accept&amp;eacute; le 12&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t un cessez-le-feu provisoire n&amp;eacute;goci&amp;eacute; par la France. Cet accord est intervenu apr&amp;egrave;s cinq jours d&amp;rsquo;affrontements militaires dans les r&amp;eacute;gions contest&amp;eacute;es d&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud et d&amp;rsquo;Abkhazie, ainsi que sur le territoire m&amp;ecirc;me de la G&amp;eacute;orgie. Pendant cette p&amp;eacute;riode, des milliers de civils auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s ou bless&amp;eacute;s, et des dizaines de milliers d&amp;rsquo;autres auraient d&amp;ucirc; fuir de chez eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, des informations continuent de faire &amp;eacute;tat de violences localis&amp;eacute;es depuis l&amp;rsquo;accord de cessez-le-feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les violences contre les civils se poursuivent&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Les repr&amp;eacute;sailles interethniques perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es par les diff&amp;eacute;rentes forces en pr&amp;eacute;sence &amp;eacute;taient l&amp;rsquo;une des caract&amp;eacute;ristiques des conflits qui ont frapp&amp;eacute; la G&amp;eacute;orgie au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es&amp;nbsp;1990 et qui avaient d&amp;eacute;j&amp;agrave; pour cause les territoires contest&amp;eacute;s de l&amp;rsquo;Abkhazie et de l&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud. Aujourd&amp;rsquo;hui, on observe de nouveau les premiers signes de tels agissements&amp;nbsp;; des villages o&amp;ugrave; vivent des habitants d&amp;rsquo;origine g&amp;eacute;orgienne ont notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; incendi&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;gion s&amp;eacute;paratiste d&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Russie, selon des informations non confirm&amp;eacute;es, des G&amp;eacute;orgiens ont &amp;eacute;t&amp;eacute; la cible de violentes agressions en Oss&amp;eacute;tie du Nord, &amp;agrave; Moscou et ailleurs. &amp;Agrave; Nazran, en Ingouchie, un caf&amp;eacute; appel&amp;eacute; Cuisine g&amp;eacute;orgienne aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; incendi&amp;eacute; le 11&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t. En 2006, les tensions extr&amp;ecirc;mes entre la G&amp;eacute;orgie et la Russie avaient conduit &amp;agrave; l&amp;rsquo;arrestation et au renvoi de G&amp;eacute;orgiens de la F&amp;eacute;d&amp;eacute;ration de Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des pillages ont par ailleurs &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;s en Oss&amp;eacute;tie du Sud, ainsi que dans la ville de Gori et dans les villages voisins situ&amp;eacute;s sur le territoire g&amp;eacute;orgien proprement dit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes arm&amp;eacute;s irr&amp;eacute;guliers, implant&amp;eacute;s localement, semblent s&amp;rsquo;organiser en Oss&amp;eacute;tie du Sud et aux alentours. Ils parviennent &amp;agrave; agir en toute impunit&amp;eacute;, ce qui accro&amp;icirc;t les dangers potentiels pour les civils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Des attaques apparemment men&amp;eacute;es sans discrimination&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Amnesty International r&amp;eacute;unit actuellement des informations sur les nombreuses victimes civiles recens&amp;eacute;es pendant les affrontements. Leur nombre s&amp;rsquo;&amp;eacute;l&amp;egrave;verait &amp;agrave; plusieurs milliers, mais il est extr&amp;ecirc;mement difficile de v&amp;eacute;rifier de mani&amp;egrave;re ind&amp;eacute;pendante ces chiffres et les circonstances dans lesquelles ces personnes sont mortes ou ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;es. Des bombardements de cibles non militaires seraient &amp;eacute;galement &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine de la mort de civils et de la destruction de b&amp;acirc;timents civils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, en particulier, la G&amp;eacute;orgie a lanc&amp;eacute; une attaque contre Tskhinvali, bombardant la capitale de l&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud pendant quatorze heures. Le lendemain, les forces russes ont lanc&amp;eacute; une s&amp;eacute;rie d&amp;rsquo;attaques contre des cibles en G&amp;eacute;orgie, dont la ville de Gori.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vu l&amp;rsquo;ampleur des destructions et, semble-t-il, le nombre des victimes civiles &amp;agrave; Tskhinvali et &amp;agrave; Gori, on peut craindre que ces attaques n&amp;rsquo;aient &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;es sans discernement, voire que la population civile n&amp;rsquo;ait &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute;ment prise pour cible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette derni&amp;egrave;re hypoth&amp;egrave;se tout comme dans le cas d&amp;rsquo;attaques sans discernement ou disproportionn&amp;eacute;es contre des civils, il s&amp;rsquo;agirait de crimes de guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;De tels crimes ne doivent pas rester impunis,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;Les crimes de guerre et les crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; qui ont pu &amp;ecirc;tre commis sur le territoire g&amp;eacute;orgien, quelle que soit la nationalit&amp;eacute; des auteurs de ces actes, rel&amp;egrave;vent de la comp&amp;eacute;tence de la Cour p&amp;eacute;nale internationale (CPI) aux termes de l&amp;rsquo;article&amp;nbsp;12 du Statut de Rome de la CPI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La G&amp;eacute;orgie a ratifi&amp;eacute; le Statut de Rome le 5&amp;nbsp;septembre 2003. La Russie l&amp;rsquo;a sign&amp;eacute; le 13&amp;nbsp;septembre 2000&amp;nbsp;; bien qu&amp;rsquo;elle ne l&amp;rsquo;ait pas encore ratifi&amp;eacute;, elle est tenue de ne pas aller &amp;agrave; l&amp;rsquo;encontre de son objet ou de ses finalit&amp;eacute;s en commettant des crimes de guerre ou des crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute;.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pas de v&amp;eacute;rification ind&amp;eacute;pendante des informations&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Pour l&amp;rsquo;heure, il est difficile de v&amp;eacute;rifier les informations provenant des zones touch&amp;eacute;es par le conflit, souvent contradictoires, exag&amp;eacute;r&amp;eacute;es ou vagues. Cela emp&amp;ecirc;che toute &amp;eacute;valuation pr&amp;eacute;cise de la situation des droits humains sur le terrain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que des professionnels des m&amp;eacute;dias aient eux-m&amp;ecirc;mes &amp;eacute;t&amp;eacute; victimes des violences, avec une dizaine de journalistes tu&amp;eacute;s ou bless&amp;eacute;s au cours des attaques men&amp;eacute;es par les diff&amp;eacute;rentes parties au conflit, ne fait qu&amp;rsquo;accentuer le probl&amp;egrave;me de l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les journalistes, comme tous les autres civils se trouvant dans la zone en proie au conflit, doivent &amp;ecirc;tre prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s contre les hostilit&amp;eacute;s,&lt;/em&gt; a ajout&amp;eacute; Nicola Duckworth. &lt;em&gt;Les observateurs des droits humains, y compris ceux qui travaillent pour des organes intergouvernementaux de d&amp;eacute;fense de ces droits, doivent pouvoir acc&amp;eacute;der pleinement &amp;agrave; la zone de conflit.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une aide humanitaire n&amp;eacute;cessaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s le Haut-Commissariat des Nations unies pour les r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s (HCR), pr&amp;egrave;s de 100&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es par le conflit. Des organes des Nations unies ont signal&amp;eacute; le 13&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t qu&amp;rsquo;en G&amp;eacute;orgie 3&amp;nbsp;500&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enregistr&amp;eacute;es comme d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es &amp;agrave; Tbilissi et dans les r&amp;eacute;gions de Tianeti et Kakheti, et qu&amp;rsquo;ils se pr&amp;eacute;parent &amp;agrave; fournir une aide &amp;agrave; 30&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes au moins. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s russes ont enregistr&amp;eacute; l&amp;rsquo;entr&amp;eacute;e en Russie depuis l&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud d&amp;rsquo;au moins 20&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes, mais l&amp;rsquo;on pense que le nombre de personnes se trouvant actuellement dans des camps de r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s en Russie est moins &amp;eacute;lev&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International exhorte toutes les parties au conflit &amp;agrave; assurer un passage s&amp;eacute;curis&amp;eacute; aux personnes qui fuient les violences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;De plus, avant le cessez-le-feu, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute; que l&amp;rsquo;aide humanitaire avait &amp;eacute;t&amp;eacute; emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute;e de parvenir aux civils pris au pi&amp;egrave;ge dans la zone de conflit, &lt;/em&gt;a soulign&amp;eacute; Nicola Duckworth. &lt;em&gt;Par exemple, des m&amp;eacute;dias russes ont rapport&amp;eacute; que l&amp;rsquo;aide fournie par la Russie n&amp;rsquo;avait pas pu &amp;ecirc;tre achemin&amp;eacute;e jusqu&#039;&amp;agrave; Tskhinvali le 11&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t &amp;agrave; cause de la poursuite des hostilit&amp;eacute;s. Le 12&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, le Comit&amp;eacute; international de la Croix-Rouge (CICR) a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que son acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud, o&amp;ugrave; elle devait apporter une aide, &amp;eacute;tait entrav&amp;eacute; par l&amp;rsquo;intensit&amp;eacute; des combats.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Amnesty International demande instamment &amp;agrave; toutes les parties au conflit de prot&amp;eacute;ger l&amp;rsquo;aide humanitaire et d&#039;accorder un droit de passage et de distribution de l&amp;rsquo;aide au CICR et aux autres organismes de protection des droits humains &amp;oelig;uvrant dans la r&amp;eacute;gion, afin que cette aide puisse parvenir &amp;agrave; ceux qui en ont besoin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;En outre, le CICR devrait pouvoir acc&amp;eacute;der sans entrave aux personnes d&amp;eacute;tenues dans le cadre du conflit par quelque partie que ce soit,&lt;/em&gt; a poursuivi Nicola Duckworth. &lt;em&gt;Amnesty International va continuer de surveiller la situation et d&#039;appeler toutes les parties au conflit &amp;agrave; fournir une protection aux refugi&amp;eacute;s et &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que les personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es puissent retourner chez elles en toute s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et durablement.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;</description>
 <pubDate>Thu, 14 Aug 2008 18:46:24 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5782 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>La Géorgie et la Russie doivent protéger les civils en Ossétie du Sud</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/georgia-and-russia-must-protect-civilians-south-ossetia-2008081</link>
 <description>Amnesty International appelle toutes les parties au conflit en Oss&amp;eacute;tie du Sud &amp;agrave; respecter pleinement le droit international humanitaire afin que les civils soient prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s des hostilit&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les combats qui se d&amp;eacute;roulent depuis quelques jours en Oss&amp;eacute;tie du Sud, une r&amp;eacute;gion litigieuse, auraient fait de nombreuses victimes civiles. Bien que le d&amp;eacute;compte des morts et des bless&amp;eacute;s civils varie selon les sources, le nombre des victimes et le d&amp;eacute;roulement des &amp;eacute;v&amp;egrave;nements &amp;eacute;tant difficiles &amp;agrave; &amp;eacute;tablir de fa&amp;ccedil;on ind&amp;eacute;pendante, les images re&amp;ccedil;ues et les reportages montrent que des biens civils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; endommag&amp;eacute;s du fait des attaques men&amp;eacute;es par les deux parties. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; Tskhinvali, par exemple, capitale de l&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud, des dizaines de b&amp;acirc;timents civils auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truits par les forces g&amp;eacute;orgiennes&amp;nbsp;; des maisons, des b&amp;acirc;timents administratifs, un magasin de jouets, l&#039;universit&amp;eacute; et l&#039;h&amp;ocirc;pital r&amp;eacute;publicain auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; touch&amp;eacute;s. Le 9&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, des bombes russes ont frapp&amp;eacute; un quartier r&amp;eacute;sidentiel de Gori, une ville situ&amp;eacute;e dans le centre le la G&amp;eacute;orgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande instamment &amp;agrave; toutes les parties au conflit de s&#039;abstenir de proc&amp;eacute;der &amp;agrave; des attaques visant directement des personnes ou des biens civils. Elle leur demande &amp;eacute;galement de renoncer aux op&amp;eacute;rations militaires qui ne font pas de distinction entre cibles militaires et cibles civiles, ainsi qu&#039;aux attaques ayant un impact disproportionn&amp;eacute; sur des personnes ou des biens civils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation craint que certaines des attaques ne constituent des crimes de guerre. En outre, la G&amp;eacute;orgie et la Russie doivent assurer la protection des personnes fuyant les combats et leur assurer un passage s&amp;eacute;curis&amp;eacute;&amp;nbsp;; elles doivent veiller &amp;agrave; ce que l&#039;aide humanitaire parvienne sans restriction &amp;agrave; toutes les personnes se trouvant dans les zones affect&amp;eacute;es par les combats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande instamment que le droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des civils, soit scrupuleusement respect&amp;eacute; dans les hostilit&amp;eacute;s connexes qui auraient &amp;eacute;clat&amp;eacute; dans les gorges de Kodori en Abkhazie, autre r&amp;eacute;gion litigieuse de la G&amp;eacute;orgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International exhorte &amp;eacute;galement la communaut&amp;eacute; internationale &amp;agrave; faire tout ce qui est en son pouvoir pour que toutes les parties au conflit respectent le droit international humanitaire, et accordent la priorit&amp;eacute; absolue &amp;agrave; la protection des civils et &amp;agrave; une solution n&amp;eacute;goci&amp;eacute;e au conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s des mois d&#039;une tension de plus en plus vive et de r&amp;eacute;centes escarmouches, le ton entre la G&amp;eacute;orgie et la r&amp;eacute;gion s&amp;eacute;paratiste d&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud est mont&amp;eacute; d&#039;un cran le 8&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t&amp;nbsp;2008 au matin pour se transformer en une confrontation s&amp;eacute;rieuse, la plus grave depuis la tr&amp;ecirc;ve de 1992 qui avait alors mis fin &amp;agrave; la guerre civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;accord de cessez-le-feu comprenait la mise en place d&#039;une force tripartite de maintien de la paix compos&amp;eacute;e de bataillons russes, oss&amp;egrave;tes et g&amp;eacute;orgiens. Les troupes g&amp;eacute;orgiennes ont lanc&amp;eacute; ce qui appara&amp;icirc;t comme une offensive militaire coordonn&amp;eacute;e contre Tskhinvali, capitale de l&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud, pour &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;restaurer l&#039;ordre constitutionnel&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pr&amp;eacute;sident russe Dimitri Medvedev a r&amp;eacute;agi en envoyant de nouvelles troupes appuy&amp;eacute;es par des chars pour renforcer celles d&amp;eacute;j&amp;agrave; stationn&amp;eacute;es en Oss&amp;eacute;tie du Sud dans le cadre du cessez-le-feu, avec l&#039;objectif d&amp;eacute;clar&amp;eacute; de r&amp;eacute;tablir le &lt;em&gt;statu quo&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forces g&amp;eacute;orgiennes et russes se sont alors engag&amp;eacute;es dans ce qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;crit comme de violents combats, &amp;agrave; Tskhinvali et dans ses environs&amp;nbsp;; le 10&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, la G&amp;eacute;orgie a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; avoir retir&amp;eacute; ses troupes de Tskhinvali et d&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud et les avoir d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es plus au sud sur les positions qu&#039;elles occupaient avant que n&#039;&amp;eacute;clatent les hostilit&amp;eacute;s actuelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des informations re&amp;ccedil;ues plus tard dans la journ&amp;eacute;e, la G&amp;eacute;orgie aurait ordonn&amp;eacute; &amp;agrave; ses troupes de cesser le feu. De nombreuses victimes civiles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;es, mais toute v&amp;eacute;rification ind&amp;eacute;pendante reste difficile. La Russie aurait &amp;eacute;galement bombard&amp;eacute; le port de Poti, sur la mer Noire, et la ville de Gori, situ&amp;eacute;e juste au sud de la r&amp;eacute;gion litigieuse, et o&amp;ugrave; se trouvent trois bases militaires g&amp;eacute;orgiennes &amp;ndash; faisant cette fois encore des victimes civiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des milliers de personnes auraient fui la r&amp;eacute;gion pour se r&amp;eacute;fugier notamment dans la r&amp;eacute;publique russe d&#039;Oss&amp;eacute;tie du Nord. Les camps russe et g&amp;eacute;orgien ont tous deux fait &amp;eacute;tat de morts et de bless&amp;eacute;s parmi leurs soldats impliqu&amp;eacute;s dans le conflit.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eurasia/georgia">Géorgie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eastern-europe/russia">Russie</category>
 <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 17:49:58 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5748 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Anwar Ibrahim poursuit sa campagne électorale malgré des accusations douteuses</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/anwar-ibrahim-continues-campaign-despite-questionable-charges-20080808</link>
 <description>Anwar Ibrahim, le dirigeant de l&amp;rsquo;opposition en Malaisie, a &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute; sous caution apr&amp;egrave;s avoir plaid&amp;eacute; non coupable des accusations de sodomie port&amp;eacute;es contre lui. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les m&amp;eacute;dias, la prochaine audience aura lieu le 10&amp;nbsp;septembre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anwar Ibrahim a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que ces accusations n&amp;rsquo;allaient pas l&#039;emp&amp;ecirc;cher de poursuivre sa campagne pour les &amp;eacute;lections l&amp;eacute;gislatives. Son objectif est de d&amp;eacute;loger du pouvoir le Front national, la coalition &amp;agrave; la t&amp;ecirc;te de la Malaisie depuis l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance du pays, en 1957.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anwar Ibrahim est le dirigeant de l&amp;rsquo;Alliance populaire, une coalition regroupant trois partis d&amp;rsquo;opposition qui ont remport&amp;eacute; 82 des 222&amp;nbsp;si&amp;egrave;ges au Parlement lors des &amp;eacute;lections l&amp;eacute;gislatives de mars 2008. C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait la premi&amp;egrave;re fois depuis 1969 que le Front national perdait sa majorit&amp;eacute; des deux tiers au Parlement, cette majorit&amp;eacute; &amp;eacute;tant n&amp;eacute;cessaire pour contrecarrer toute tentative de veto et pour modifier la Constitution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Il y a dix ans, le gouvernement a utilis&amp;eacute; de semblables accusations de sodomie contre Anwar Ibrahim, et il l&amp;rsquo;a maintenu en d&amp;eacute;tention pendant six ans, jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; son acquittement,&lt;/em&gt; a indiqu&amp;eacute; Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;En 1998, Amnesty International a consid&amp;eacute;r&amp;eacute; Anwar Ibrahim comme un prisonnier d&amp;rsquo;opinion. Certains indices laissent aujourd&amp;rsquo;hui penser que le gouvernement ne respecte &amp;agrave; nouveau pas les r&amp;egrave;gles du jeu politique dans cette affaire.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Un jeune assistant d&#039;Anwar Ibrahim, Mohamad Saiful Bukhari Azlan, a port&amp;eacute; plainte contre ce dernier, l&amp;rsquo;accusant de l&amp;rsquo;avoir sodomis&amp;eacute; contre son gr&amp;eacute; dans un appartement &amp;agrave; Kuala-Lumpur le 26&amp;nbsp;juin 2008. La l&amp;eacute;gislation conservatrice du pays pr&amp;eacute;voit que la sodomie, m&amp;ecirc;me lorsqu&amp;rsquo;elle est pratiqu&amp;eacute;e d&amp;rsquo;un commun accord, est un crime passible d&amp;rsquo;une peine pouvant aller jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; vingt ans d&amp;rsquo;emprisonnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 16&amp;nbsp;juillet, &amp;agrave; la suite du d&amp;eacute;p&amp;ocirc;t de cette plainte, des policiers arm&amp;eacute;s et masqu&amp;eacute;s ont arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; Anwar Ibrahim, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; maintenu en d&amp;eacute;tention jusqu&amp;rsquo;au lendemain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 28&amp;nbsp;juillet, la presse a &amp;eacute;t&amp;eacute; avertie du contenu du rapport m&amp;eacute;dical &amp;eacute;tabli apr&amp;egrave;s l&#039;examen de Mohamad Saiful Bukhari Azlan par un m&amp;eacute;decin dans une clinique priv&amp;eacute;e. Le rapport indiquait que le jeune homme n&amp;rsquo;avait pas &amp;eacute;t&amp;eacute; sodomis&amp;eacute;. Le m&amp;eacute;decin a toutefois conseill&amp;eacute; &amp;agrave; ce dernier de se rendre dans un h&amp;ocirc;pital public pour un deuxi&amp;egrave;me examen, ce qu&amp;rsquo;il aurait fait plus tard ce jour-l&amp;agrave;. On ignore actuellement o&amp;ugrave; se trouve ce m&amp;eacute;decin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous sommes &amp;eacute;galement pr&amp;eacute;occup&amp;eacute;s par la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de tous les t&amp;eacute;moins dans cette affaire, en particulier par celle du docteur Mohamed Osman, et nous appelons le gouvernement &amp;agrave; les prot&amp;eacute;ger de mani&amp;egrave;re ad&amp;eacute;quate, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sam Zarifi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, la police malaisienne a fait savoir &amp;agrave; Anwar Ibrahim qu&amp;rsquo;il allait &amp;ecirc;tre inculp&amp;eacute; de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;rapport charnel contre-nature&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et qu&amp;rsquo;il devait se pr&amp;eacute;senter devant un tribunal de Kuala-Lumpur &amp;agrave; dix heures dans la matin&amp;eacute;e du 7&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t &amp;eacute;galement, la Commission &amp;eacute;lectorale a annonc&amp;eacute; que les &amp;eacute;lections l&amp;eacute;gislatives partielles &amp;agrave; Permatang Pauh, dans l&#039;&amp;Eacute;tat de Penang, auxquelles Anwar Ibrahim participe, auraient lieu le 26&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anwar Ibrahim a perdu son poste de vice-Premier ministre et ministre des Finances en septembre 1998, apr&amp;egrave;s avoir critiqu&amp;eacute; la politique financi&amp;egrave;re du Premier ministre de l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque, Mahathir Mohamad, dans le contexte de la crise &amp;eacute;conomique qui a touch&amp;eacute; l&amp;rsquo;Asie en 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril 1999, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; &amp;agrave; une peine de six ans d&amp;rsquo;emprisonnement pour corruption, puis &amp;agrave; neuf ans d&#039;emprisonnement pour sodomie en ao&amp;ucirc;t 2000. Apr&amp;egrave;s six ann&amp;eacute;es en prison, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; acquitt&amp;eacute; des accusations de sodomie par la cour f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale en septembre 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa condamnation pour corruption l&amp;rsquo;a emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; de se pr&amp;eacute;senter &amp;agrave; des &amp;eacute;lections ou d&#039;occuper des fonctions politiques jusqu&amp;rsquo;en avril 2008.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-east-asia/malaysia">Malaisie</category>
 <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 16:12:08 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Salim Hamdan condamné par une commission militaire</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/hamdan-sentenced-military-commission-20080808</link>
 <description>Salim Hamdan a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; le 7&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t &amp;agrave; cinq ans et demi de prison au terme du premier proc&amp;egrave;s organis&amp;eacute; par une commission militaire am&amp;eacute;ricaine &amp;agrave; Guant&amp;aacute;namo. L&amp;rsquo;accusation avait requis une peine de pas moins de trente ans d&amp;rsquo;emprisonnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La veille, un jury compos&amp;eacute; de six militaires am&amp;eacute;ricains avait reconnu Salim Hamdan coupable de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;soutien mat&amp;eacute;riel au terrorisme&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;. Il l&amp;rsquo;avait en revanche innocent&amp;eacute; du chef d&amp;rsquo;inculpation de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;complot&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peine d&amp;rsquo;emprisonnement inclut les soixante et un mois et huit jours que Salim Hamdan a d&amp;eacute;j&amp;agrave; pass&amp;eacute;s en d&amp;eacute;tention &amp;agrave; Guant&amp;aacute;namo depuis qu&amp;rsquo;il a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;clar&amp;eacute; apte &amp;agrave; &amp;ecirc;tre jug&amp;eacute; en 2003. Le pr&amp;eacute;sident des &amp;Eacute;tats-Unis avait dans un premier temps autoris&amp;eacute; par d&amp;eacute;cret que le d&amp;eacute;tenu soit jug&amp;eacute; dans le cadre du pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent syst&amp;egrave;me de commissions militaires, mais la Cour supr&amp;ecirc;me avait ensuite estim&amp;eacute; en 2006 qu&amp;rsquo;un tel proc&amp;egrave;s serait ill&amp;eacute;gal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un syst&amp;egrave;me judiciaire ordinaire, Salim Hamdan retrouverait la libert&amp;eacute; dans moins de cinq mois. Mais le 5&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, le Pentagone a laiss&amp;eacute; entendre que, quel que soit le verdict, Salim Hamdan resterait en d&amp;eacute;tention pour une dur&amp;eacute;e illimit&amp;eacute;e du fait de son statut de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;combattant ennemi&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Matt Pollard, conseiller juridique d&amp;rsquo;Amnesty International, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que Salim Hamdan avait &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnu coupable au terme d&amp;rsquo;une proc&amp;eacute;dure n&amp;rsquo;ayant absolument pas respect&amp;eacute; les normes internationales en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Prononcer une peine dans le cadre d&amp;rsquo;une telle proc&amp;eacute;dure ne peut qu&amp;rsquo;aggraver l&amp;rsquo;injustice du proc&amp;egrave;s et des autres violations des droits humains commises au cours des nombreuses ann&amp;eacute;es de d&amp;eacute;tention ill&amp;eacute;gale&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a-t-il ajout&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les lois et r&amp;egrave;glements qui r&amp;eacute;gissent le fonctionnement des commissions militaires vont totalement &amp;agrave; l&amp;rsquo;encontre du droit international et ont fait l&amp;rsquo;objet de critiques &amp;agrave; travers le monde. Il semble cependant que les autorit&amp;eacute;s am&amp;eacute;ricaines aient l&amp;rsquo;intention de poursuivre sur leur lanc&amp;eacute;e, soumettant ainsi de nombreux autres d&amp;eacute;tenus de Guant&amp;aacute;namo &amp;agrave; ces proc&amp;eacute;dures ill&amp;eacute;gales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International consid&amp;egrave;re que le syst&amp;egrave;me des commissions militaires est fondamentalement vici&amp;eacute; et qu&amp;rsquo;il doit &amp;ecirc;tre abandonn&amp;eacute;. L&amp;rsquo;organisation de d&amp;eacute;fense des droits humains continue de faire campagne pour que les proc&amp;egrave;s des d&amp;eacute;tenus de Guant&amp;aacute;namo se d&amp;eacute;roulent devant des tribunaux civils ordinaires sur le territoire des &amp;Eacute;tats-Unis, qu&amp;rsquo;ils ne donnent pas lieu &amp;agrave; des condamnations &amp;agrave; mort et que le centre de d&amp;eacute;tention de Guant&amp;aacute;namo soit ferm&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/counter-terror-justice">Contre le terrorisme: la justice</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/north-america/usa">États-Unis d&amp;#039;Amérique</category>
 <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 15:06:31 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5717 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Un ressortissant mexicain exécuté au Texas</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/mexican-national-executed-in-texas-20080807</link>
 <description>Un ressortissant mexicain qui n&amp;rsquo;avait pas &amp;eacute;t&amp;eacute; inform&amp;eacute; de son droit &amp;agrave; une assistance consulaire apr&amp;egrave;s son arrestation a &amp;eacute;t&amp;eacute; ex&amp;eacute;cut&amp;eacute; au Texas le 5&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n a &amp;eacute;t&amp;eacute; ex&amp;eacute;cut&amp;eacute; en violation des obligations juridiques internationales des &amp;Eacute;tats-Unis et malgr&amp;eacute; les appels de la communaut&amp;eacute; internationale visant &amp;agrave; emp&amp;ecirc;cher son ex&amp;eacute;cution, notamment un appel du secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des Nations unies Ban Ki-moon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un recours a &amp;eacute;t&amp;eacute; form&amp;eacute; &amp;agrave; la derni&amp;egrave;re minute devant la Cour supr&amp;ecirc;me des &amp;Eacute;tats-Unis, qui a cependant d&amp;eacute;cid&amp;eacute; par cinq voix contre quatre qu&amp;rsquo;aucun sursis ne serait accord&amp;eacute; &amp;agrave; Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n. L&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution a eu lieu un peu avant 22h00, soit environ quatre heures plus tard que pr&amp;eacute;vu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;un des juges oppos&amp;eacute;s au refus d&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;cher cette ex&amp;eacute;cution a &amp;eacute;crit qu&amp;rsquo;en la permettant, les &amp;Eacute;tats-Unis &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;violeraient irr&amp;eacute;m&amp;eacute;diablement le droit international et manqueraient aux promesses faites en vertu des trait&amp;eacute;s&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution de Jos&amp;eacute; Ernesto Medell&amp;iacute;n Rojas par l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat du Texas constitue une violation du droit international, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International.&lt;em&gt; Elle remet en cause l&amp;rsquo;autorit&amp;eacute; de la Cour internationale de justice (CIJ), qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait prononc&amp;eacute;e en faveur d&amp;rsquo;un report de l&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; &amp;agrave; mort en 1994 pour avoir particip&amp;eacute; au meurtre de deux adolescentes, Jennifer Ertman, &amp;acirc;g&amp;eacute;e de quatorze ans, et Elizabeth Pena, &amp;acirc;g&amp;eacute;e de seize ans, tu&amp;eacute;es &amp;agrave; Houston en 1993.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s du Texas ne l&amp;rsquo;ont jamais inform&amp;eacute; de son droit, en tant que ressortissant &amp;eacute;tranger incarc&amp;eacute;r&amp;eacute;, de demander une assistance consulaire, comme l&amp;rsquo;exige pourtant l&amp;rsquo;article&amp;nbsp;36 de la Convention de Vienne sur les relations consulaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette violation de ce trait&amp;eacute; a emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n de b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier de toute l&amp;rsquo;assistance que le Mexique pr&amp;eacute;voit pour la d&amp;eacute;fense de ses citoyens qui encourent la peine capitale aux &amp;Eacute;tats-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le consulat mexicain n&#039;a &amp;eacute;t&amp;eacute; inform&amp;eacute; de cette affaire qu&amp;rsquo;environ quatre ans apr&amp;egrave;s l&#039;arrestation de Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n, une fois que son proc&amp;egrave;s et sa premi&amp;egrave;re proc&amp;eacute;dure en appel, qui a abouti &amp;agrave; la confirmation de sa reconnaissance de culpabilit&amp;eacute; et de sa condamnation &amp;agrave; mort, &amp;eacute;taient achev&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 4&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, le Comit&amp;eacute; des gr&amp;acirc;ces et des lib&amp;eacute;rations conditionnelles du Texas a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;unanimit&amp;eacute; de ne pas recommander au gouverneur de cet &amp;Eacute;tat de commuer sa peine de mort ou de lui accorder un sursis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouverneur, Rick Perry, avait encore la possibilit&amp;eacute; de prononcer un sursis de trente jours pour retarder l&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution de Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n, et d&amp;rsquo;engager le Comit&amp;eacute; &amp;agrave; r&amp;eacute;examiner sa d&amp;eacute;cision, afin de respecter la r&amp;eacute;cente d&amp;eacute;cision de la CIJ, mais il a refus&amp;eacute; de le faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La CIJ a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; en 2004 que les &amp;Eacute;tats-Unis avaient manqu&amp;eacute; aux obligations leur incombant en vertu de la Convention de Vienne sur les relations consulaires, &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard de Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n et de&amp;nbsp;50 autres ressortissants mexicains condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; mort dans ce pays. Elle a ordonn&amp;eacute; aux &amp;Eacute;tats-Unis de proc&amp;eacute;der &amp;agrave; &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;un r&amp;eacute;examen et une r&amp;eacute;vision&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; des verdicts de culpabilit&amp;eacute; et des peines prononc&amp;eacute;s, afin de d&amp;eacute;terminer si ces violations de la Convention de Vienne avaient port&amp;eacute; pr&amp;eacute;judice &amp;agrave; ces personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars de cette ann&amp;eacute;e, la Cour supr&amp;ecirc;me des &amp;Eacute;tats-Unis a statu&amp;eacute; que la d&amp;eacute;cision de la CIJ constituait &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;une obligation au regard du droit international pour les &amp;Eacute;tats-Unis&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt; Cependant, elle a jug&amp;eacute; par six voix contre trois que la d&amp;eacute;cision de la CIJ &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;ne &lt;/em&gt;[liait]&lt;em&gt; pas directement les tribunaux des &amp;Eacute;tats-Unis&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et que le pouvoir de la faire appliquer &amp;eacute;tait entre les mains du Congr&amp;egrave;s am&amp;eacute;ricain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les initiatives prises au Congr&amp;egrave;s pour faire adopter une loi d&amp;rsquo;application n&amp;rsquo;ont pas abouti, et le Texas a maintenu la date qu&amp;rsquo;il avait fix&amp;eacute;e pour l&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution de Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n. La CIJ a ordonn&amp;eacute; au gouvernement am&amp;eacute;ricain de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;prendre toutes les mesures n&amp;eacute;cessaires&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; pour emp&amp;ecirc;cher cette ex&amp;eacute;cution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des Nations unies, Ban Ki-moon, fait &amp;eacute;galement partie de ceux qui ont lanc&amp;eacute; des appels afin de l&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;cher&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Toutes les d&amp;eacute;cisions et instructions de la Cour internationale de justice doivent &amp;ecirc;tre respect&amp;eacute;es par les &amp;Eacute;tats&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a-t-il d&amp;eacute;clar&amp;eacute; sur une cha&amp;icirc;ne de t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision &amp;agrave; Mexico, o&amp;ugrave; il &amp;eacute;tait venu assister &amp;agrave; une conf&amp;eacute;rence sur le sida.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la suite de l&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cution de Jos&amp;eacute; Medell&amp;iacute;n, le gouvernement mexicain a publi&amp;eacute; une d&amp;eacute;claration dans laquelle il indiquait que les &amp;Eacute;tats-Unis y avaient proc&amp;eacute;d&amp;eacute; &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;au m&amp;eacute;pris manifeste&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; de la d&amp;eacute;cision de la CIJ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ajoutait&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le gouvernement mexicain a envoy&amp;eacute; au D&amp;eacute;partement d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat am&amp;eacute;ricain une note diplomatique afin de protester contre cette violation du droit international, en exprimant sa pr&amp;eacute;occupation relative au pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent qu&amp;rsquo;elle pourrait cr&amp;eacute;er pour les droits des ressortissants mexicains qui seraient d&amp;eacute;tenus aux &amp;Eacute;tats-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le minist&amp;egrave;re des Relations ext&amp;eacute;rieures r&amp;eacute;affirme que l&amp;rsquo;importance de cette affaire d&amp;eacute;coule fondamentalement du respect du droit &amp;agrave; l&amp;rsquo;assistance et &amp;agrave; la protection fournies par les consulats de chaque &amp;Eacute;tat &amp;agrave; chacun de ses ressortissants &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/death-penalty">Peine de mort </category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/central-america/mexico">Mexique</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/north-america/usa">États-Unis d&amp;#039;Amérique</category>
 <pubDate>Thu, 07 Aug 2008 12:14:29 +0100</pubDate>
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