Au Népal, le gouvernement menace les manifestants pro-tibétains

À Katmandou, des policiers armés emmènent des militants tibétains (Népal, 24 mars 2008).

À Katmandou, des policiers armés emmènent des militants tibétains (Népal, 24 mars 2008).

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Les autorités népalaises répriment les manifestations pacifiques dénonçant les atteintes aux droits humains commises par la Chine au Tibet (24 mars 2008).

Les autorités népalaises répriment les manifestations pacifiques dénonçant les atteintes aux droits humains commises par la Chine au Tibet (24 mars 2008).

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22 avril 2008

Amnesty International a condamné les menaces de recours à la violence du gouvernement népalais qui veut empêcher les manifestations contre la Chine lorsque la flamme olympique atteindra l’Everest début mai.

Le ministre de l’Intérieur népalais s’est engagé à faire usage de « la force, y compris d’arme à feu […] pour empêcher les manifestations contre la Chine » lorsque la flamme olympique atteindra l’Everest au début du mois de mai. Ces menaces font suite à des opérations anticonstitutionnelles de répression de manifestations pro-tibétaines pacifiques. Depuis le 10 mars, plus de 2 000 personnes ont été arrêtées de façon arbitraire.

Le gouvernement népalais multiplie les opérations policières illégales contre les Tibétains qui vivent au Népal et viole systématiquement leurs droits fondamentaux à la liberté, à une procédure régulière et à la liberté de mouvement, de réunion et d’expression.

« Afin de les empêcher de s’exprimer librement, la police a soumis ces derniers jours les réfugiés tibétains à des mesures punitives de plus en plus sévères, notamment en menaçant de les expulser arbitrairement en Chine, a déclaré Amnesty International. En brandissant la menace du recours à la force meurtrière, les autorités durcissent leur attitude de manière inacceptable. »

Le gouvernement népalais doit faire en sorte que ses agents soient correctement équipés et formés pour qu’ils puissent utiliser des techniques non violentes de contrôle des foules et pour qu’ils ne recourent à la force que lorsque cela est strictement nécessaire. Les armes à feu ne peuvent être utilisées qu’en dernier recours lorsque des vies sont en danger. Le gouvernement népalais doit également veiller à ce que ses agents soient soumis à des règles strictes en ce qui concerne l’utilisation de ces méthodes et l'obligation de rendre des comptes.

Amnesty International demande au gouvernement népalais de veiller au maintien de l’ordre, lors des manifestations, en respectant le Code de conduite des Nations unies pour les responsables de l’application des lois ainsi que les Principes de base des Nations unies sur le recours à la force.

Pour en savoir plus

Des centaines de manifestants arrêtés au Népal (nouvelle, 24 mars 2008)