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Les États-Unis doivent permettre aux détenus de Bagram de comparaître devant les tribunaux américains

Des prisonniers afghans dans la Cour suprême, après avoir quitté la base américaine de Bagram (Kaboul, Afghanistan, 2005).

Des prisonniers afghans dans la Cour suprême, après avoir quitté la base américaine de Bagram (Kaboul, Afghanistan, 2005).

© APGraphicsBank


16 septembre 2009

Les États-Unis doivent accorder à tous les prisonniers qu'ils détiennent à la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, la possibilité de comparaître devant un tribunal américain et de consulter un avocat, puisque ces détenus ne sont toujours pas en mesure de contester la légalité de leur détention auprès d'un tribunal indépendant et impartial en Afghanistan, a déclaré Amnesty International mercredi 16 septembre 2009.

Le gouvernement américain a révélé la nouvelle procédure de révision administrative s'appliquant aux détenus de Bagram dans un document juridique présenté le 14 septembre, dans le droit fil de ses efforts visant à les empêcher de contester leur détention devant une cour de justice américaine.

Amnesty International a exhorté le gouvernement des États-Unis à autoriser sans délai les prisonniers à prendre contact avec leur famille et avec des représentants consulaires, et à être examiné par un médecin.

Actuellement, quelque 600 prisonniers sont maintenus en détention à la base de Bagram, pour la plupart des ressortissants afghans. Certains y sont enfermés depuis des années. Ils sont maintenus en détention sans avoir la possibilité d'entrer en contact avec un avocat ni de comparaître devant un tribunal.

Par ailleurs, les États-Unis doivent aider le gouvernement afghan à instaurer des mécanismes visant à garantir l'équité des procès de ces prisonniers.

Washington et Kaboul doivent envisager de mettre sur pied des tribunaux mixtes, composés de juges nationaux et internationaux, afin de juger les personnes arrêtées dans le cadre des opérations anti-insurrectionnelles par les autorités afghanes, mais aussi américaines et internationales.