http://www.amnesty.org/fr/news/all/rss fr Opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée - FAITS ET CHIFFRES http://www.amnesty.org/fr/news/search-and-rescue-operations-central-mediterranean-facts-and-figures-2014-09-30 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">30 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p><strong>Morts en mer</strong> <br /> <br /> Entre 1988 et le 15&nbsp;septembre 2014, 21&nbsp;344&nbsp;personnes sont mortes en mer Méditerranée alors qu’elles tentaient de gagner l’Europe, selon une estimation. En 2011 le nombre de victimes s’est élevé à 1&nbsp;500&nbsp;environ. On en a compté autour de 500 en 2012 et plus de 600 en 2013. <br /> <br /> Entre le début de l’année et le 15&nbsp;septembre 2014, ce sont plus de 2&nbsp;500&nbsp;personnes qui ont péri en mer, dont plus de 2&nbsp;200 depuis le début du mois de juin. Près de 2&nbsp;% des personnes qui ont tenté la traversée en 2014 se sont noyées.<br /> <br /> <strong>Opérations de secours</strong><br /> <br /> Entre le 18&nbsp;octobre 2013 (début de l’opération Mare Nostrum) et le 18&nbsp;septembre&nbsp;2014, la marine italienne a porté secours à 138&nbsp;866&nbsp;personnes. <br /> <br /> La zone couverte par l’opération fait environ 43&nbsp;000&nbsp;km² et s’étend sur 400&nbsp;miles nautiques au sud de Lampedusa et 150&nbsp;miles nautiques à l’est. Elle recouvre en partie les zones de sauvetage maltaise et libyenne.<br /> <br /> Selon certaines informations, l’Italie consacre plus de 9&nbsp;millions d’euros chaque mois à cette opération. Sur la base de 138&nbsp;866&nbsp;personnes secourues durant les 11&nbsp;premiers mois de l’opération, cela place le coût de chaque vie sauvée à quelque 712&nbsp;euros. <br /> <br /> À la fin du mois d’août&nbsp;2014, 565&nbsp;personnes avaient été secourues et conduites à Malte par l’armée maltaise depuis le début de l’année. <br /> <br /> <strong>Arrivées par la mer</strong><br /> <br /> Entre 1998 et 2013, 623&nbsp;118 réfugiés et migrants sont parvenus irrégulièrement sur les rivages d’un pays de l’UE, selon une estimation&nbsp;: un peu moins de 40&nbsp;000 par an en moyenne.<br /> <br /> Sur les 130&nbsp;000&nbsp;personnes ayant franchi la frontière méridionale de l’Europe entre le début de l’année et le 15&nbsp;septembre 2014, plus de 118&nbsp;000 sont arrivées en Italie.<br /> <br /> <strong>Raisons de la hausse du nombre d’arrivées par la mer</strong><br /> <br /> Les conflits et les persécutions au Moyen-Orient et en Afrique, les privations économiques et le verrouillage des frontières terrestres.<br /> <br /> En 2013, le nombre de migrants irréguliers arrêtés aux frontières de la Grèce, de la Bulgarie et de Chypre est passé de 37&nbsp;224 à 24&nbsp;799, soit une chute de 33&nbsp;%. Le nombre de détections d’entrées irrégulières terrestres par cet itinéraire est passé de 32&nbsp;854 à 12&nbsp;986, soit une baisse de 31&nbsp;%, quand dans le même temps la détection de passages irréguliers par voie maritime sur ce même itinéraire augmentait de 171&nbsp;%, passant de 4&nbsp;370 à 11&nbsp;831. <br /> <br /> <strong>Nationalité des arrivants</strong> <br /> <br /> En 2013, 48&nbsp;% de l’ensemble des entrées irrégulières dans l’UE et 63&nbsp;% des entrées irrégulières par voie maritime ont été le fait de personnes venant de Syrie, d’Érythrée, d’Afghanistan et de Somalie&nbsp;: des pays ravagés par des conflits et des violations des droits humains de grande ampleur. &nbsp; <br /> <br /> Durant les huit premiers mois de 2014, environ 40&nbsp;% des personnes arrivées en Europe de manière irrégulière par la zone centrale de la Méditerranée étaient des Érythréens (23&nbsp;%) et des Syriens (17&nbsp;%).</p><div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/199965_Boat_Migrants_Risk_Everything_for_a_New_Life_in_Europe_African_asylum_seekers_rescued_off_boats_and_taken_aboard_an_Italy_navy_ship_June_8_2014..jpg?1411989393" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49502">SOS Europe F+F_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> EUR05/007/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> SOSEurope </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Italie</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="41.392545">41° 23' 33.162" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="14.766125">14° 45' 58.05" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/death-toll-mediterranean-rises-while-europe-looks-other-way-2014-09-30">Le bilan en Méditerranée s&#039;alourdit tandis que l&#039;Europe regarde ailleurs</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 30 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR05/007/2014/en">Des vies à la dérive. Réfugiés et migrants en péril en Méditerranée</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport (version courte), 30 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.sos-europe-amnesty.eu/stop-people-from-suffering-and-dying-at-our-borders-actions">Stop people from suffering and dying at our borders!</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Action en ligne (en anglais et en arabe) </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Europe et Asie centrale Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Tue, 30 Sep 2014 08:18:48 +0000 Amnesty International 49501 at http://www.amnesty.org Le bilan en Méditerranée s'alourdit tandis que l'Europe regarde ailleurs http://www.amnesty.org/fr/news/death-toll-mediterranean-rises-while-europe-looks-other-way-2014-09-30 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Le bilan en Méditerranée s&#039;alourdit </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">30 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Un an après les naufrages de Lampedusa qui ont fait plus de 500&nbsp;morts, un nouveau rapport d’Amnesty International souligne à quel point la honteuse passivité de certains pays de l’Union européenne (UE) a fait croître le nombre de victimes, des milliers de réfugiés et de migrants se noyant en tentant désespérément d’atteindre les rives de l’Europe. <br /> <br /> Le rapport, intitulé <em><a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR05/007/2014/fr">Des vies à la dérive. Réfugiés et migrants en péril en Méditerranée</a>, </em>décrit les conclusions que l’organisation a tirées de ses récentes visites en Italie et à Malte et d’un séjour de recherche sur un navire de la marine italienne. Les entretiens menés avec des rescapés, des experts et des représentants des autorités soulignent la réalité des dangers auxquels s’exposent ceux qui fuient la guerre, les persécutions et la pauvreté, et mettent l’accent sur la réaction pitoyable de la plupart des États d’Europe. <br /> <br /> «&nbsp;Tandis que l’UE construit des murs de plus en plus hauts, le nombre de réfugiés et de migrants qui veulent traverser la Méditerranée dans un ultime espoir d’arriver en Europe ne cesse d’augmenter. Entassés sur de frêles embarcations par des passeurs sans scrupules, ils sont plusieurs centaines à osciller chaque semaine entre la vie et la mort, entre l’espoir et le désespoir, a indiqué John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Depuis le début de l’année, plus de 2&nbsp;500&nbsp;personnes parties d’Afrique du Nord ont péri noyées ou ont disparu en Méditerranée. L’Europe ne peut pas rester indifférente au drame qui se déroule à sa porte. Ce que l’UE et ses pays membres doivent fournir d’urgence, c’est un nombre accru de navires de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, munis d’un mandat clair de sauvetage de vies humaines en haute mer et des ressources nécessaires à cet effet.&nbsp;»<br /> <br /> Les conflits et les persécutions au Moyen-Orient et en Afrique, les privations économiques et la fermeture de frontières terrestres en Europe du sud-est ont poussé les gens, désespérés, vers la Méditerranée. <br /> <br /> En 2014, plus de 130&nbsp;000&nbsp;réfugiés et migrants ont ainsi traversé illégalement les frontières méridionales de l’Europe par la mer. Ils ont pratiquement tous été pris en charge par la marine italienne. Ils venaient pour la plupart de Libye, pays déchiré par la guerre. <br /> <br /> Le rapport identifie certaines faiblesses structurelles des services de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, et lance un appel en faveur d’itinéraires plus sûrs et plus légaux pour ceux qui fuient les conflits et les persécutions et tentent d’atteindre l’Europe. Il faudrait pour cela des programmes de réinstallation et d’admission humanitaire et des mesures facilitant le regroupement familial. Le rapport plaide aussi en faveur d’un réexamen des règlements de Dublin régissant le traitement des demandes d’asile au sein de l’UE. <br /> <strong><br /> Les dangers en mer</strong><br /> En Italie et à Malte, les délégués d’Amnesty International ont parlé avec une cinquantaine de réfugiés et de migrants. Plusieurs récits se recoupaient quant aux dangers affrontés pendant la traversée, sans oublier les coups et la surcharge des embarcations. Certains ont survécu à un naufrage ou à d’autres événements au cours desquels ils auraient pu mourir. <br /> <br /> Mohammed, un jeune homme de 22&nbsp;ans venu de Damas, en Syrie, a raconté à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;Au départ de Libye, on était 400 plus une centaine d’enfants. On a dû embarquer sur des bateaux à rames pour atteindre le bateau plus gros. Au début je ne pouvais pas le voir, mais après j’ai vu qu’il était en mauvais état. Je n’ai pas voulu monter à bord, mais les passeurs m’ont menacé avec une arme à feu. Il a fallu deux heures pour faire monter tout le monde. Vers 2&nbsp;heures du matin j’ai entendu des coups de feu. [Un bateau avec des hommes armés] s’est placé en travers de notre bateau. Pendant quatre heures environ les hommes ont essayé de nous empêcher de partir. Ils tiraient de partout. À l’aube, ils sont partis. Le bateau endommagé tanguait. Nous avons jeté tous nos sacs à la mer, et même les gilets de sauvetage – on voulait vivre&nbsp;!&nbsp;&nbsp;»<br /> <br /> Un manque de coordination entre les États côtiers, en particulier Malte et l’Italie, accentue encore davantage les dangers. Des différends de longue date opposant ces deux pays au sujet de leurs obligations respectives de recherche et de sauvetage sont peut-être à l’origine de la mort de plusieurs centaines de réfugiés et de migrants, survenue le 11&nbsp;octobre 2013 lorsqu’un chalutier transportant plus de 400&nbsp;personnes a coulé dans la zone de recherche et de sauvetage de Malte. <br /> <br /> Les dirigeants de l’UE n’ont mené aucune action significative malgré les protestations de la communauté internationale, qui disait qu’il fallait faire plus pour sauver les vies en mer. La seule réaction est venue de l’Italie, qui a lancé l’opération Mare Nostrum et déployé une partie importante de sa marine pour des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale. <br /> <br /> Cependant, tous les efforts déployés par l’Italie n’ont pas suffi à empêcher toutes les pertes de vies humaines déplorées au cours de l’été 2014. Et l’Italie a récemment fait savoir que l’opération n’est pas durable à long terme. <br /> <br /> «&nbsp;Mare Nostrum a sauvé des dizaines de milliers de vies en mer, mais ce n’est pas une solution à long terme. Il faut un effort concerté de la part de l’UE pour assumer une responsabilité partagée, a ajouté John Dalhuisen. <br /> <br /> «&nbsp;Il a été suggéré récemment de faire intervenir l’agence de l’UE de surveillance des frontières, Frontex. Il s’agit là d’une initiative positive, mais uniquement si les États membres de l’UE mobilisent suffisamment de moyens en haute mer et si le mandat de Frontex met clairement l’accent sur ses fonctions de recherche et de sauvetage.&nbsp;» <br /> <strong><br /> Nécessité de réforme du système d’asile de l’UE</strong><br /> Amnesty International estime en outre que le Règlement Dublin de l’UE, en vertu duquel c’est le pays membre dans lequel arrivent en premier les personnes en quête d’asile qui est responsable du traitement des demandes, fait peser un poids inéquitable sur les pays engagés dans les opérations de sauvetage dès lors que c’est à eux qu’il incombe de répondre aux besoins de ces personnes. <br /> <br /> Les défaillances dans le partage des responsabilités entre les États membres de l’UE dissuadent les pays d’Europe du sud, en particulier Malte, de ramener les réfugiés et les migrants dans leurs ports. L’opération Mare Nostrum a momentanément mis ce problème entre parenthèses, mais si elle devait prendre fin sans être correctement remplacée, les atermoiements et les différends sur les opérations de recherche et de sauvetage risquent de mettre de nouveau des vies en péril. <br /> <br /> «&nbsp;Faisant fi des dangers et des mesures de l’UE visant à les éloigner, les réfugiés et les migrants continueront à risquer leurs vies et celles de leurs enfants pour fuir leurs pays d’origine où sévit la guerre, où leurs droits sont bafoués ou qui luttent pour leur survie économique. Les États de l’UE ne peuvent pas les orienter vers les itinéraires maritimes les plus dangereux du monde pour ensuite les abandonner à leur sort&nbsp;», a déclaré John Dalhuisen.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Un an après les naufrages de Lampedusa qui ont fait plus de 500&nbsp;morts, un nouveau rapport d’Amnesty International souligne à quel point la honteuse passivité de certains pays de l’Union européenne (UE) a fait croître le nombre de victimes, des milliers de réfugiés et de migrants se noyant en tentant désespérément d’atteindre les rives de l’Europe.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/199964_Boat_Migrants_Risk_Everything_for_a_New_Life_in_Europe_African_asylum_seekers_rescued_off_boats_and_taken_aboard_an_Italy_navy_ship_June_8_2014..jpg?1411987722" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49495">SOS Europe_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <ul><li><span>Entre 1988 et le 15&nbsp;septembre 2014, 21&nbsp;344&nbsp;personnes sont mortes en mer Méditerranée alors qu’elles tentaient de gagner l’Europe, selon une estimation.&nbsp;</span><span><br /></span></li><li><span>Près de 2&nbsp;% des personnes qui ont tenté la traversée en 2014 se sont noyées.</span></li><li><span>Entre le 18&nbsp;octobre 2013 (début de l’opération Mare Nostrum) et le 18&nbsp;septembre&nbsp;2014, la marine italienne a porté secours à 138&nbsp;866&nbsp;personnes.</span></li><li><span>L’Italie consacrerait plus de 9&nbsp;millions d’euros chaque mois à cette opération ; cela place le coût de chaque vie sauvée à quelque 712&nbsp;euros.</span></li><li><span>Entre 1998 et 2013, 623&nbsp;118 réfugiés et migrants seraient parvenus irrégulièrement sur les rivages d’un pays de l’UE.</span></li><li><span>Parmi les raisons de la hausse du nombre d’arrivées par la mer figurent les conflits et les persécutions au Moyen-Orient et en Afrique, les privations économiques et le verrouillage des frontières terrestres.</span></li><li><span>Durant les huit premiers mois de 2014, environ 40&nbsp;% des personnes arrivées en Europe de manière irrégulière par la zone centrale de la Méditerranée étaient des Érythréens (23&nbsp;%) et des Syriens (17&nbsp;%).</span></li></ul> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> EUR05/007/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Italie</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="40.481663">40° 28' 53.9868" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="15.644781">15° 38' 41.2116" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Tandis que l’UE construit des murs de plus en plus hauts, le nombre de réfugiés et de migrants qui veulent traverser la Méditerranée dans un ultime espoir d’arriver en Europe ne cesse d’augmenter. Entassés sur de frêles embarcations par des passeurs sans scrupules, ils sont plusieurs centaines à osciller chaque semaine entre la vie et la mort, entre l’espoir et le désespoir. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR05/007/2014/fr">Des vies à la dérive. Réfugiés et migrants en péril en Méditerranée</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport (version courte) </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/search-and-rescue-operations-central-mediterranean-facts-and-figures-2014-09-30">Opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Faits et chiffres, 30 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.sos-europe-amnesty.eu/stop-people-from-suffering-and-dying-at-our-borders-actions">Stop people from suffering and dying at our borders!</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Signez la pétition ! (en anglais et en arabe) </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://livewire.amnesty.org/fr/2014/09/30/le-recit-dun-pere-qui-a-perdu-ses-quatre-filles-dans-un-naufrage-en-mediterranee/">Le récit d’un père qui a perdu ses quatre filles dans un naufrage en Méditerranée</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Billet de blog, 30 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Droits économiques, sociaux et culturels Europe et Asie centrale Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Mon, 29 Sep 2014 12:56:39 +0000 Amnesty International 49494 at http://www.amnesty.org Douze points sur l'interdiction de l'avortement au Salvador http://www.amnesty.org/fr/news/twelve-facts-about-abortion-ban-el-salvador-2014-09-25 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Douze points sur l&#039;interdiction de l&#039;avortement au Salvador </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">25 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>La loi sur l’avortement au Salvador est l’une des plus restrictives au monde. L’avortement est totalement interdit, dans toutes les circonstances, et de lourdes peines de prison sont prononcées à l’encontre des femmes accusées d’avoir mis fin à leur grossesse.</p><p>Le récent rapport d’Amnesty International, <em><a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR29/004/2014/fr">À deux doigts de la mort : la violence contre les femmes et l’interdiction de l’avortement au Salvador</a>, </em>démontre que cette législation restrictive détruit la vie de nombreuses femmes et jeunes filles. Ainsi&nbsp;: <br /> <br /> 1. Les femmes et les jeunes filles déclarées coupables d’avoir avorté risquent des <strong>peines d’emprisonnement allant de deux à huit ans</strong>. Les membres du personnel de santé qui les assistent risquent jusqu’à 12&nbsp;ans de prison.<br /> <br /> 2. Des femmes ayant subi une fausse couche ont été inculpées d’<strong>homicide avec circonstances aggravantes</strong>, une infraction passible d’une peine de 50&nbsp;ans d’emprisonnement. Amnesty International a récolté des informations sur de nombreuses femmes qui ont été condamnées à des dizaines d’années d’emprisonnement à la suite d’une fausse couche.<br /> <br /> 3. Au Salvador, <strong>l’avortement est interdit quelles que soient les circonstances</strong> depuis 1998.<br /> <br /> 4. La police civile nationale a enregistré un total de <strong>16&nbsp;femmes ou jeunes filles</strong> poursuivies en justice pour avortement en 2013, dont six avaient moins de 17&nbsp;ans au moment de l’infraction présumée.<br /> <br /> 5. À cause de l’interdiction, les <strong>avortements clandestins</strong> sont fréquents. Selon le ministère de la Santé, 19&nbsp;290 avortements ont été pratiqués au Salvador entre 2005 et 2008, dont plus du quart concernaient des jeunes filles de moins de 18&nbsp;ans. Il est probable que le chiffre réel soit beaucoup plus élevé.<br /> <br /> 6. Pour mettre fin à leur grossesse, les femmes et les jeunes filles utilisent surtout des <strong>méthodes</strong> telles que l’ingestion de mort-aux-rats ou d’autres pesticides, l’introduction d’aiguilles à tricoter, de bouts de bois ou d’autres objets pointus dans le col de l’utérus, ou l’ingestion de misoprostol, un médicament pour le traitement des ulcères désormais souvent utilisé pour avorter.<br /> <br /> 7. Selon les données les plus récentes de l’Organisation mondiale de la santé, <strong>11&nbsp;% des femmes et des jeunes filles</strong> qui ont subi un avortement clandestin au Salvador sont mortes des suites de cette intervention. Cependant, les avortements étant pratiqués dans le plus grand secret, le chiffre réel est probablement bien plus élevé. <br /> <br /> 8. Au Salvador, 57&nbsp;% des décès de filles enceintes âgées de 10 à 19&nbsp;ans sont des <strong>suicides</strong>. Il est néanmoins probable que de nombreux cas n’aient pas été signalés.<br /> <br /> 9. Selon un sondage réalisé en 2013 par un journal, <strong>74&nbsp;% des personnes</strong> interrogées au Salvador étaient en faveur de l’avortement lorsque la vie de la femme est menacée.</p><p>10. Le Salvador affiche le <strong>plus fort taux de grossesse chez les adolescentes</strong> pour l’Amérique latine. Selon une enquête nationale sur la santé familiale, plus d’un cinquième (23&nbsp;%) des adolescentes salvadoriennes âgées de 15 à 19&nbsp;ans ont été enceintes au moins une fois. Dans près de la moitié des cas elles avaient moins de 18&nbsp;ans et n’avaient pas prévu la grossesse.</p><p>11. La police civile nationale a enregistré l’année dernière <strong>1&nbsp;346&nbsp;viols</strong> de femmes et de jeunes filles. Près des deux tiers avaient moins de 15&nbsp;ans ou étaient considérées comme «&nbsp;mentalement handicapées&nbsp;», et n’étaient donc pas en mesure de donner leur consentement en connaissance de cause, soit parce qu’elles avaient été rendues inconscientes, soit en raison de leur état de santé mentale.</p><p>12. Il n’existe qu’un seul <strong>centre d’accueil pour femmes</strong> au Salvador, qui ne peut accueillir que 35&nbsp;femmes et enfants.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><span>La loi sur l’avortement au Salvador est l’une des plus restrictives au monde. L’avortement est totalement interdit, dans toutes les circonstances, et de lourdes peines de prison sont prononcées à l’encontre des femmes accusées d’avoir mis fin à leur grossesse.&nbsp;</span></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193305_Mural_in_San_Bartolom_Perulap_a..jpg?1411556754" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49440">El Salvador facts_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> MonCorpsMesDroits </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Salvador</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="14.925952">14° 55' 33.4272" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="-90.350562">90° 21' 2.0232" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR29/004/2014/fr">À deux doigts de la mort : la violence contre les femmes et l&#039;interdiction de l&#039;avortement au Salvador</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lire le rapport (version courte) </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/el-salvador-total-ban-abortion-killing-women-and-girls-and-condemning-others-decades-behind-bar">Salvador. Des femmes et des jeunes filles meurent à cause de l&#039;interdiction totale de l&#039;avortement, d&#039;autres sont condamnées à des dizaines d&#039;années derrière les barreaux</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 25 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Discrimination El Salvador Pauvreté Femmes My Body My Rights Wed, 24 Sep 2014 15:11:49 +0000 Amnesty International 49439 at http://www.amnesty.org La 50e ratification du Traité sur le commerce des armes – Questions et réponses http://www.amnesty.org/fr/news/global-arms-trade-treaty-beginners-guide-50th-ratification-update-2014-09-25 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Traité sur le commerce des armes – Questions et réponses </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">25 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p><em>Le 2&nbsp;avril 2013, après 20&nbsp;ans de travail de pression et de campagne mené avec détermination par Amnesty International et les ONG partenaires, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté par un vote décisif le projet de Traité sur le commerce des armes (TCA). Aujourd’hui, ce traité est sur le point de devenir un texte de droit international, ce qui pourrait changer la vie de millions de personnes. </em><br /> <br /><em> Brian Wood, spécialiste des questions d’armement à Amnesty International, explique comment les flux d’armes non réglementés détruisent des millions de vies et déciment des groupes de population, et pourquoi ce traité est historique</em>. <br /> <strong><br /> Comment est venue l’idée d’un Traité sur le commerce des armes&nbsp;?</strong> <br /> Cette idée est née à la fin de l’année 1993 dans un bureau d’Amnesty International du centre de Londres, où trois autres représentants d’ONG britanniques et moi avons élaboré des propositions en vue de créer un instrument juridique pour stopper le commerce des armes qui contribue à des atteintes aux droits humains. <br /> <br /> Dans les années 1920 et 1930, les puissances impériales avaient proposé un traité relatif au commerce des armes mais sans règle commune permettant de protéger les droits humains, si bien que leurs efforts ont échoué avant la Seconde Guerre mondiale. <br /> <br /> Avec l’aide de juristes des universités de Cambridge et de l’Essex et de lauréats du prix Nobel de la paix, notamment Oscar Arias, notre action militante d’ONG s’est propagée de l’Europe aux Amériques, recueillant le soutien de John Kerry au Congrès des États-Unis. <br /> <br /> À partir de 2003, la campagne de la société civile lancée par Amnesty, Oxfam et IANSA, un réseau international rassemblant plusieurs centaines d’ONG qui travaillent sur les armes légères, a pris une ampleur de plus en plus mondiale. L’appel en faveur d’un Traité sur le commerce des armes (TCA) comportant une «&nbsp;règle d’or&nbsp;» pour protéger les droits humains a commencé à faire l’objet de discussions au sein des Nations unies. <br /> <strong><br /> À quoi ressemble le commerce international des armes&nbsp;?</strong><br /> Les détails de ce commerce sont souvent enveloppés d’une atmosphère de secret, mais la valeur officielle des transferts internationaux d’armes classiques avoisine les 100&nbsp;milliards de dollars annuels&nbsp;; en 2010, elle se situait aux alentours de 80&nbsp;milliards de dollars, donc elle augmente rapidement. <br /> <br /> Et si l’on y ajoute tous les services liés, tels que l’armée et le bâtiment, par exemple, on atteint 120&nbsp;milliards de dollars. <br /> <br /> À l’heure actuelle, une quarantaine de pays ont des capacités de production d’armements à grande échelle et environ 60&nbsp;autres fabriquent des armes à plus petite échelle – plus de la moitié des 193&nbsp;États membres des Nations unies produisent et fournissent des armes et des équipements militaires. <br /> <br /> Ce commerce de matériel meurtrier ou dangereux n’étant toujours pas contrôlé strictement et soigneusement, des millions de personnes sont tuées, mutilées et maltraitées. <br /> <strong><br /> Combien de personnes meurent chaque année à cause des armes&nbsp;?</strong><br /> On estime qu’environ 500&nbsp;000&nbsp;personnes sont tuées chaque année par arme à feu. Elles trouvent la mort sur les champs de bataille ou sont victimes de la répression de l’État ou des bandes criminelles. <br /> <br /> Par ailleurs, plusieurs millions d’autres personnes dans le monde meurent de ne pas pouvoir accéder aux soins médicaux, à l’eau ou à la nourriture parce qu’elles sont piégées dans des conflits alimentés par la circulation non réglementée des armes. En République démocratique du Congo, par exemple, on estime que plus de cinq millions de personnes sont mortes de causes indirectes liées au conflit armé depuis 1998. <br /> <br /> Et pour chaque personne tuée du fait des conflits et de la violence armée, nous devons considérer que beaucoup d’autres sont blessées, torturées, maltraitées, soumises à une disparition forcée, prises en otage ou privées autrement de leurs droits humains sous la menace d’une arme à feu. <br /> <br /> Ce problème est colossal et il persiste, comme on le voit actuellement en Syrie, en Irak, en Libye et au Soudan du Sud. Dans de nombreux endroits du monde, le commerce irresponsable des armes peut détruire tôt ou tard tous les aspects de la vie et des moyens de subsistance des gens. <br /> <strong><br /> Quelles sont les personnes les plus touchées par la circulation non réglementée des armes&nbsp;?</strong><br /> Les femmes sont particulièrement touchées, de manière souvent invisible et peu médiatisée. <br /> En Guinée, par exemple, nous avons eu l’exemple d’une femme qui avait été violée par un soldat tandis qu’un autre lui pointait son arme sur la tempe. Dans certaines situations, ce type de violence peut être généralisé. <br /> <br /> On constate aussi des conséquences disproportionnées sur les enfants, les jeunes et les réfugiés. Dans certains pays, des mineurs sont recrutés dans les forces et les groupes armés et contraints de participer aux combats. <br /> <strong><br /> Qui est responsable de cette situation&nbsp;?</strong><br /> Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies –&nbsp;les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni&nbsp;– sont les principaux exportateurs d’armes. L’Allemagne, Israël, l’Italie, la Suède, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Belgique et l’Ukraine sont aussi de grands marchands d’armes. <br /> <br /> Parmi les principaux importateurs figurent l’Inde, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et d’autres pays d’Asie et du Moyen-Orient. <br /> <strong><br /> Et les entreprises, ne sont-elles pas aussi responsables&nbsp;?</strong> <br /> Certes, la majeure partie du commerce des armes est le fait d’entités commerciales, de sociétés qui les fabriquent, les achètent et les vendent, de prestataires de services militaires, de courtiers et de négociants ou encore d’intermédiaires qui transportent les armes et les financent. <br /> <br /> Cependant, la responsabilité principale incombe aux États, qui revendiquent le droit de se défendre et ont le devoir de protéger leur population. Eux seuls peuvent réglementer ce commerce, en accordant ou en refusant des licences, et eux seuls peuvent interdire certaines armes inhumaines et imposer des embargos et des suspensions concernant les armes. <br /> <br /> Le problème essentiel est que l’élaboration et l’application d’une réglementation relative au commerce des armes ne suivent pas le rythme des marchés mondiaux des armes, et la volonté politique d’y remédier manque cruellement. <br /> <strong><br /> Qu’est-ce que le Traité sur le commerce des armes et que peut-il changer&nbsp;?</strong><br /> Le TCA est un traité international qui établit pour la première fois une règlementation internationale robuste pour que les armes n’arrivent plus entre les mains de ceux qui bafouent les droits humains. <br /> <br /> Il contient un certain nombres de règles visant à arrêter la circulation d’armes, de munitions et d’autres articles liés à destination de pays où l’on sait qu’ils serviraient à commettre ou à faciliter un génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre ou d’autres atteintes graves aux droits humains. Chaque État doit évaluer le risque qu’une exportation d’armes vers un autre pays contribue à de graves atteintes aux droits humains et, le cas échéant, s’abstenir d’exporter ces armes. <br /> <strong><br /> Le Traité sur le commerce des armes fait-il partie du droit international&nbsp;?</strong> <br /> Presque.Pour devenir juridiquement contraignant, il doit être ratifié par 50&nbsp;États. Au cours de l’année écoulée, 119&nbsp;États l’ont signé. Cette semaine, nous avons atteint le seuil des 50&nbsp;ratifications, grâce auquel le traité fera bientôt partie du droit international. <br /> <strong><br /> Qu’est-ce qu’une ratification&nbsp;? </strong><br /> La ratification consiste pour un État à déclarer son consentement à observer les règles d’un traité et se fait en deux étapes. Dans un premier temps, l’État intègre les règles du traité dans sa législation nationale, ce qui nécessite généralement l’approbation du Parlement. Ensuite, il déclare consentir à observer les règles du traité à l’échelle internationale, en remettant des documents officiels aux Nations unies. <br /> <strong><br /> Que signifie vraiment le terme «&nbsp;entrée en vigueur&nbsp;»&nbsp;?</strong> <br /> Il s’agit du moment où les règles du traité prennent effet et où celui-ci devient juridiquement contraignant au titre du droit international pour tous les pays qui l’ont ratifié. <br /> <br /> Le TCA entrera en vigueur 90&nbsp;jours après sa 50e&nbsp;ratification. Celle-ci ayant eu lieu le 25 septembre 2014, le traité deviendra un élément du droit international le 25&nbsp;décembre 2014. <br /> <br /> Une fois que le traité sera entré en vigueur, la principale difficulté consistera à veiller à qu’il soit correctement mis en œuvre, afin qu’aucun État n’autorise des transferts d’armes à destination de ceux qui commettent des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre, ou ne ferme les yeux sur les marchands qui fournissent des armes susceptibles d’être utilisées pour commettre de graves atteintes aux droits humains. <br /> <strong><br /> Qu’en est-il des États qui n’ont pas encore signé ou ratifié le TCA&nbsp;? </strong><br /> La campagne ne s’arrête pas là. Amnesty International et les ONG partenaires maintiennent la pression sur les États en dénonçant des cas de transferts d’armes manifestement irresponsables et en demandant aux gouvernements d’intégrer les règles du traité dans leur législation nationale en le ratifiant. Amnesty International s’assurera également que les États mettent efficacement et rigoureusement en œuvre le TCA et surveillera la manière dont ils le font. <br /> <br /> Vous trouverez ce que vous pouvez faire pour contribuer à mettre la pression sur les gouvernements ici. <br /> <strong><br /> Est-ce que les principaux exportateurs d’armes mondiaux ont adopté le traité&nbsp;? </strong><br /> Sur les 10&nbsp;principaux exportateurs d’armes, cinq ont déjà ratifié le TCA&nbsp;: l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni. Les États-Unis ont signé le traité mais ne l’ont pas encore ratifié. D’autres grands producteurs d’armes ont opposé une certaine réticence devant la ratification, notamment le Canada, la Chine, Israël et la Russie. <br /> <br /> S’il est important que tous les principaux pays exportateurs d’armes soient parties au traité, il convient de souligner que bien plus de la moitié de tous les États ont déjà signé le TCA et que plus du quart l’ont ratifié en à peine plus d’un an, ce qui est rapide pour un tel traité international évoquant des questions relatives à la sécurité et aux droits humains. La société civile et les gouvernements «&nbsp;porte-drapeaux&nbsp;» de ce texte continueront de faire le maximum pour inciter les autres États à signer, et il est essentiel que les militants comme vous y contribuent le plus possible. <br /> <strong><br /> Comment peut-on garantir que les gouvernements vont respecter ce traité ?</strong><br /> Aux termes du traité, tous les gouvernements doivent présenter des rapports annuels faisant état de leurs transferts d’armes. Ils se réuniront régulièrement, ce qui leur donnera l’occasion de faire pression les uns sur les autres pour vérifier s’ils agissent de manière responsable. S’ils s’accusent mutuellement de violer le traité, ils peuvent solliciter un arbitrage ou une médiation. Pour l’heure, le traité ne dispose pas d’un système de contrôle indépendant, mais il peut être renforcé en temps voulu par le biais de modifications. <br /> Pour la première fois, le TCA va créer une norme internationale que les gouvernements et la société civile pourront utiliser pour amener ceux qui vendent des armes ou des munitions de façon irresponsable à rendre compte de leurs actes. Il empêchera en outre les flux d’armes en direction de lieux où les atteintes aux droits humains sont fréquentes, en comblant les nombreuses failles qui permettent aux marchands d’armes et aux gouvernements peu scrupuleux d’agir impunément. <br /> <strong><br /> LES CINQ PLUS GRANDS MARCHANDS D’ARMES MONDIAUX </strong><br /> <strong><br /> Chine</strong><br /> Les données sur le commerce des armes sont tenues secrètes mais ce pays représenterait environ 5&nbsp;% du commerce mondial des armes classiques.<br /> <br /> Principaux clients<br /> Souvent des pays en développement dont le bilan en matière de droits humains n’est pas bon, notamment l’Algérie, l’Angola, le Bangladesh, l’Égypte, la Guinée, l’Indonésie, l’Irak, l’Iran, la Jordanie, le Kenya, la Libye, le Myanmar, le Pakistan, la République démocratique du Congo, le Sri Lanka, le Soudan, le Soudan du Sud et le Zimbabwe. <br /> <br /> Transferts irresponsables<br /> La Chine fournit des munitions et des armes légères au Soudan, où elles sont utilisées par les forces de sécurité et les milices au Darfour, ainsi qu’au Soudan du Sud et à la République démocratique du Congo. Elle a fourni des roquettes et des mines antichars à la Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi, ainsi que des munitions, des grenades pour lanceurs, des mortiers et des obus de mortier au Zimbabwe.<br /> <strong><br /> États-Unis</strong> <br /> Les États-Unis sont, de loin, le plus gros exportateur d’armes au monde&nbsp;; ils sont à l’origine d’environ 30&nbsp;%&nbsp;des transferts d’armes classiques (en valeur). Leur position sur le TCA est donc déterminante.<br /> <br /> Principaux clients<br /> Les États-Unis fournissent des armes à plus de 170&nbsp;pays. Ils ont restreint les transferts d’armes en direction du Myanmar, de la Chine, du Sri Lanka, du Zimbabwe et des pays visés par des embargos sur les armes décrétés par les Nations unies. Ils ont cependant vendu des armes à des pays comme l’Irak, Israël, le Sri Lanka, Bahreïn, l’Égypte et le Yémen, où il existait un risque substantiel qu’elles soient utilisées pour commettre de graves atteintes aux droits humains. <br /> <br /> Transferts irresponsables<br /> Les États-Unis sont le principal fournisseur d’armes de l’Égypte et d’Israël, à qui ils vendent des armes lourdes ainsi que des armes de petit calibre, des munitions et des agents chimiques antiémeutes, malgré la répression violente menée contre les manifestants. Ils ont également fourni des armes de petit calibre, des agents chimiques et des véhicules blindés à Bahreïn. Ils fournissent aussi des armes, une aide militaire et des formations aux forces de sécurité colombiennes, malgré les atteintes répétées aux droits humains qu’elles commettent.<br /> <strong><br /> France</strong><br /> La France est, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, régulièrement classée troisième, quatrième ou cinquième exportateur mondial d’armes classiques en valeur - derrière les États-Unis et la Russie. <br /> <br /> Principaux clients<br /> Singapour, les Émirats arabes unis, la Grèce, d’autres partenaires au sein de l’OTAN et des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que d’autres pays francophones. Récemment, la France et la Russie ont inauguré une coopération en matière de défense et d’équipements navals.<br /> <br /> Transferts irresponsables<br /> La France est généralement favorable à des critères stricts pour les transferts d’armes, mais elle a fourni des armes à des pays où de graves violations des droits humains pouvaient être commises, comme la Libye sous le colonel Kadhafi, l’Égypte, Israël et le Tchad, ainsi que la Syrie entre 2005 et 2009.<br /> <strong><br /> Royaume-Uni</strong><br /> Le Royaume-Uni est, avec l’Allemagne et la France, régulièrement classé troisième, quatrième ou cinquième exportateur mondial d’armes classiques en valeur. <br /> <br /> Principaux clients<br /> Les États-Unis, l’Inde, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, d’autres partenaires au sein de l’OTAN et d’autres pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne. <br /> <br /> Transferts irresponsables<br /> Le Royaume-Uni est généralement favorable à des critères stricts pour les transferts d’armes, mais il a fourni des armes à des pays où il existe un risque élevé de graves violations des droits humains, comme le Sri Lanka. La législation britannique fait l’objet d’un examen à la lumière d’éléments attestant que les autorités ont fourni des armes de petit calibre, des munitions et des équipements pour véhicules blindés à la Libye lorsque le colonel Kadhafi était au pouvoir, ainsi que des armes de petit calibre à Bahreïn et des équipements destinés au maintien de l’ordre au Yémen.<br /> <strong><br /> <br /> Russie</strong><br /> La Russie est le deuxième plus gros vendeur d’armes au monde en termes de valeur des exportations&nbsp;; elle exerce une grande influence sur les négociations autour du TCA. <br /> <br /> Principaux clients<br /> L’Inde, la Syrie, l’Algérie, le Myanmar, le Venezuela, le Soudan et de nombreux autres pays d’Afrique. En perte de vitesse dans plusieurs domaines technologiques clés, le pays cherche des partenaires de pointe et de nouveaux marchés. <br /> <br /> Transferts irresponsables<br /> Environ 10&nbsp;% des exportations d’armes russes seraient à destination de la Syrie, faisant de la Russie le principal fournisseur d’armes de ce pays. Ces transferts incluent des missiles antichars et des avions de combat MiG. La Russie vend au Soudan des hélicoptères de combat utilisés pour attaquer des civils au Darfour et au Kordofan du Sud. Elle se positionne aujourd’hui comme un exportateur majeur d’équipements militaires à destination de l’Égypte. Selon certaines informations parues dans la presse, l’Égypte aurait signé un accord pour 2&nbsp;milliards de dollars de matériel militaire, dont des hélicoptères. Cet accord, qui aurait été finalisé lors de la visite officielle du général al Sisi à Moscou en février, serait financé par les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Brian Wood, spécialiste des questions d’armement à Amnesty International, explique comment les flux d’armes non réglementés détruisent des millions de vies et déciment des groupes de population, et pourquoi ce traité est historique.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/139335_Favela_violence (1).jpg?1411644462" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49513">ATT Q&amp;A_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> ArmsTreaty </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://campaigns.amnesty.org/fr/actions/il-est-temps-de-mettre-fin-aux-ventes-d-armes-utilis-es-pour-des-atrocit-s">Il est temps de mettre fin aux ventes d&#039;armes utilisées pour des atrocités</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Action en ligne </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/un-landmark-arms-trade-treaty-become-reality-50th-ratification-2014-09-24">Nations unies. Le Traité sur le commerce des armes deviendra réalité avec la 50e ratification et marquera un tournant</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 25 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/long-journey-towards-arms-trade-treaty-2013-03-27">Le long chemin vers l&#039;adoption d&#039;un traité sur le commerce des armes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Article, 5 juin 2013 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Conflits armés Groupes armés Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Équipement militaire, de sécurité et de police Nations unies Commerce des armes Tue, 30 Sep 2014 10:00:25 +0000 Amnesty International 49509 at http://www.amnesty.org Salvador. Des femmes et des jeunes filles meurent à cause de l'interdiction totale de l'avortement, d'autres sont condamnées à des dizaines d'années derrière les barreaux http://www.amnesty.org/fr/news/el-salvador-total-ban-abortion-killing-women-and-girls-and-condemning-others-decades-behind-bar <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Au Salvador, l&#039;interdiction de l&#039;avortement tue des femmes </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">25 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Au Salvador, l’interdiction totale de l’avortement, une loi répressive d’un autre âge, détruit la vie de femmes et de jeunes filles car elle les pousse à avoir recours à des avortements clandestins et risqués ou les force à mener à terme des grossesses dangereuses,&nbsp;écrit Amnesty International dans un rapport rendu public&nbsp;jeudi 25&nbsp;septembre. Celles qui mettent fin à leur grossesse risquent des peines de prison pouvant aller jusqu’à plusieurs années.</p><p>Le récent rapport d’Amnesty International, <em><a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR29/004/2014/fr">À deux doigts de la mort : la violence contre les femmes et l’interdiction de l’avortement au Salvador</a>, </em>démontre que du fait de cette loi restrictive des centaines de femmes et de jeunes filles meurent parce qu’elles ont eu recours à des avortements clandestins. De plus, cette pratique étant érigée en crime, les femmes suspectées d’avoir avorté risquent de lourdes peines de prison.</p><p>«&nbsp;La terrible répression à laquelle font face les femmes et les jeunes filles du Salvador est réellement choquante et s’apparente à des actes de torture. Elles sont privées de leur droit fondamental de disposer de leur corps et sont sévèrement punies si elle osent exercer ce droit&nbsp;», a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International, qui a rendu le rapport public à San Salvador ce 25&nbsp;septembre.</p><p>«&nbsp;Il est consternant de voir que l’interdiction s’étend même aux cas où la vie de la femme est en danger. Ainsi, les femmes dont l’état de santé rend la grossesse dangereuse sont face à un choix impossible&nbsp;: elles sont prises au piège entre le risque de prison si elles avortent et une mort certaine si elles ne font rien.&nbsp;»</p><p>Aux termes de cette législation restrictive, les femmes et les jeunes filles déclarées coupables d’avoir avorté risquent entre deux et huit ans d’emprisonnement.</p><p>Le rapport d’Amnesty International apporte des informations sur des cas où des femmes ayant subi une fausse couche ont été poursuivies et emprisonnées pendant des décennies. Au titre des lois sur les homicides, elles risquent des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 50&nbsp;ans.</p><p>C’est ce qui est arrivé à María Teresa Rivera, condamnée après avoir fait une fausse couche et qui purge actuellement une peine de 40&nbsp;ans de prison. <br /> María Teresa Rivera, qui avait déjà un fils de cinq ans, ignorait qu’elle était enceinte quand elle a eu un malaise dans l’usine de confection où elle travaillait. Sa belle-mère l’a découverte baignant dans son sang, sur le sol des toilettes. María Teresa a alors été transportée d’urgence à l’hôpital, où un membre du personnel l’a dénoncée à la police. Les policiers, arrivés sur les lieux, ont commencé à l’interroger en l’absence d’un avocat.</p><p>En juillet 2012, elle a été jugée et déclarée coupable d’homicide aggravé, sur la base de preuves pourtant douteuses. Son petit garçon aura 45&nbsp;ans lorsqu’elle sera libérée.</p><p>María Teresa Rivera est l’une des très nombreuses femmes emprisonnées pour des motifs liés à une grossesse, comme des avortements ou des fausses couches. Certaines d’entre elles sont emprisonnées depuis plus de 10&nbsp;ans déjà. Comme la plupart des femmes dont il est question dans le rapport d’Amnesty International, María Teresa Rivera est issue de la couche la plus pauvre de la société.<br /> <br /> L’interdiction de l’avortement concerne même les enfants victimes de viol. La loi force toutes les femmes à mener à terme leur grossesse, même si cela peut avoir des conséquences dévastatrices, tant sur le plan physique que psychologique. <br /> <br /> Amnesty International a notamment recueilli le témoignage d’un médecin qui avait soigné une fillette de 10&nbsp;ans, victime de viol&nbsp;: «&nbsp;C’était un cas très difficile [...] Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait [...] Elle nous a demandé des crayons de couleur, ça nous a fendu le cœur. On a dit&nbsp;: "C’est juste une petite fille, juste une petite fille." Elle ne comprenait pas qu’elle était enceinte.&nbsp;» La petite fille a été forcée de poursuivre sa grossesse.</p><p>Les lois anti-avortement du Salvador révèlent une discrimination de plus grande ampleur envers les femmes et les jeunes filles du pays. Les préjugés liés au genre affectent même les décisions de justice, puisque les juges remettent parfois en question la crédibilité des femmes. Cette attitude discriminatoire envers les femmes et les jeunes filles implique également qu’il est presque impossible d’avoir accès à une éducation sexuelle et à la contraception.</p><p>«&nbsp;Le gouvernement salvadorien ne combat pas la discrimination envers les femmes, ce qui restreint sérieusement la vie des femmes et des jeunes filles. Il ne s’attaque pas non plus de façon adéquate aux obstacles insurmontables qui entravent l’accès à la contraception et à une véritable éducation sexuelle. Des générations de jeunes femmes risquent ainsi d’être confrontées à un avenir d’inégalité, de discrimination, de limitations dans leurs choix et de restrictions à leurs libertés, a déclaré Salil Shetty.</p><p>«&nbsp;Le monde ne peut pas rester les bras croisés pendant que des femmes et des jeunes filles souffrent et meurent au Salvador. Amnesty International appelle le gouvernement du Salvador à dépénaliser l’avortement en toutes circonstances. Il doit garantir l’accès à des services d’avortement sûrs et légaux au moins pour les femmes et les jeunes filles dont la grossesse met en danger la vie ou la santé, lorsque la grossesse est le résultat d’un viol ou lorsque le fœtus présente de graves malformations.&nbsp;»</p><p>Le Salvador est l’un des sept pays d’Amérique latine où l’avortement est totalement interdit par la loi&nbsp;: le Chili, Haïti, le Honduras, le Nicaragua, la République dominicaine et le Surinam. Certains de ces pays, comme le Chili, ont déjà entrepris de modifier leurs lois.</p><p>Le cas de Beatriz, une jeune femme de 22&nbsp;ans originaire d’une région rurale du Salvador, a été très médiatisé l’année dernière. Beatriz avait des antécédents de lupus et d’autres graves problèmes de santé. Elle est tombée enceinte, mais le fœtus était anencéphale (il lui manquait une grande partie du cerveau et du crâne) et il ne pouvait donc survivre que quelques heures ou quelques jours après la naissance. Même la Cour suprême, saisie de son cas, a refusé d’autoriser l’avortement. Le 3&nbsp;juin 2013, à la suite de l’intervention de la Cour interaméricaine des droits de l’homme et d’une couverture médiatique internationale, le gouvernement salvadorien a finalement autorisé Beatriz à subir une césarienne précoce. Le nouveau-né est décédé quelques heures plus tard.</p><p><strong>Cas individuels</strong></p><p><strong>María Teresa Rivera</strong> a été condamnée pour avoir fait une fausse couche et purge actuellement une peine de 40&nbsp;ans de prison. Âgée de 28&nbsp;ans au moment des faits, elle était mère célibataire et travaillait dans une usine de confection quand, un jour, elle a eu un besoin urgent d’aller aux toilettes. Sa belle-mère l’a découverte par terre, baignant dans son sang. María Teresa ne savait pas qu’elle était enceinte. <br /> <br /> María Teresa Rivera a été transportée d’urgence à l’hôpital, où un membre du personnel l’a dénoncée à la police. Les policiers, arrivés sur les lieux, ont commencé à l’interroger en l’absence d’un avocat. <br /> <br /> Elle a été jugée et déclarée coupable d’homicide avec circonstances aggravantes, sur la base de preuves pourtant douteuses. Le juge a déclaré que les dires de María Teresa, qui affirmait qu’elle ne savait pas qu’elle était enceinte (un point clef du dossier), n’étaient pas crédibles car le tribunal avait la preuve qu’en janvier 2011 elle avait dit à son employeur qu’elle était peut-être enceinte. Si la grossesse avait démarré en janvier 2011 et s’était terminée en novembre 2011, María Teresa aurait eu une grossesse de 11&nbsp;mois.<br /> <br /> María Teresa Rivera a déclaré à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;Le jour de l’audience, j’ai juste eu très mal. Lorsque le jugement a été prononcé, j’ai demandé à Dieu de me donner de la force. J’ai dit “mon Dieu, mon fils aura 45&nbsp;ans quand je sortirai de prison.”&nbsp;»<br /> <br /> «&nbsp;Qu’est-ce que je peux espérer de l’avenir&nbsp;? La liberté. La nuit, je suis souvent triste parce que je veux être avec mon fils, dormir à côté de lui [...] Je veux qu’elles [les femmes qui ne sont pas en prison] apprécient tout ce qu’elles ont dehors, parce qu’elles ne réalisent pas ce qu’elles ont. L’eau, un centime [...] elles devraient apprécier tout ce qu’elles ont, tout&nbsp;».<br /> <br /> María Teresa Rivera est l’une des 17&nbsp;femmes emprisonnées, certaines pour des motifs liés à une grossesse comme des avortements et des fausses couches, pour lesquelles un recours en grâce présidentielle a été déposé. Dans toutes ces affaires, tous les autres recours formés en vue d’une remise en liberté ont été épuisés.<strong><br /> </strong><br /> <strong>Cristina</strong> a déclaré avoir fait une fausse couche à 18&nbsp;ans. Alors qu’elle était enceinte, elle avait ressenti une douleur fulgurante et avait couru aux toilettes où elle avait perdu connaissance. Sa famille l’avait retrouvée en pleine hémorragie, couverte de sang. Elle avait été emmenée d’urgence à l’hôpital mais là, au lieu d’être traitée comme une patiente en souffrance, elle avait été accusée d’être une criminelle et questionnée&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi as-tu tué ton enfant&nbsp;?&nbsp;» <br /> <br /> La soupçonnant d’avoir déclenché un avortement, le personnel de l’hôpital avait dénoncé Cristina à la police. Elle avait été accusée d’homicide avec circonstances aggravantes mais l’affaire avait été classée sans suite en octobre 2004, faute de preuves. Cependant, le Bureau du procureur général a fait appel et Cristina a été déclarée coupable en août 2005 et condamnée à 30&nbsp;ans d’emprisonnement.<br /> <br /> Cristina a déclaré à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;La cause du décès était indéterminée, ils ne savaient pas pourquoi le bébé était mort, alors comment ont-ils pu m’accuser d’homicide aggravé pour la mort de mon enfant s’ils ne disposaient même pas de cette preuve fondamentale&nbsp;? Il s’agit de négligence de la part du juge, c’est évident [...] Comment ces gens, qui sont supposés être si professionnels, peuvent-ils faire ce type d’erreur&nbsp;?&nbsp;»<br /> <br /> Le procureur avait affirmé que Cristina avait l’obligation d’en faire plus pour sauver son enfant. Cependant, un médecin de l’Institut médicolégal aurait fourni des preuves au tribunal que Cristina était en état de choc et avait perdu connaissance au moment de la naissance. <br /> <br /> «&nbsp;Comment, alors que j’étais étendue sur le sol, inconsciente, étais-je censée me précipiter à l’hôpital avec mon bébé&nbsp;?&nbsp;» demande Cristina.<br /> <br /> Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique a finalement commué sa peine, au motif qu’elle était excessive, sévère et disproportionnée. <br /> <br /> Cristina a été libérée en août 2009, après tout de même quatre années de prison.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><span>Au Salvador, l’interdiction totale de l’avortement, une loi répressive d’un autre âge, détruit la vie de femmes et de jeunes filles car elle les pousse à avoir recours à des avortements clandestins et risqués ou les force à mener à terme des grossesses dangereuses.</span></p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/193297_Street_scene_in_Suchitoto..jpg?1411557235" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49442">El Salvador Story_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <ul><li><span>Les femmes et les jeunes filles déclarées coupables d’avoir avorté risquent des peines d’emprisonnement allant de deux à huit ans</span></li><li><span>Les membres du personnel de santé qui les assistent risquent jusqu’à 12 ans de prison.&nbsp;</span></li><li><span>Des femmes ayant subi une fausse couche ont été inculpées d’homicide avec circonstances aggravantes, une infraction passible d’une peine de 50 ans d’emprisonnement.&nbsp;</span></li><li><span>Au Salvador, l’avortement est interdit quelles que soient les circonstances depuis 1998.&nbsp;</span></li><li><span>La police civile nationale a enregistré un total de 16 femmes ou jeunes filles poursuivies en justice pour avortement en 2013, dont six avaient moins de 17 ans au moment de l’infraction présumée.&nbsp;</span></li><li><span>À cause de l’interdiction, les avortements clandestins sont fréquents. Selon le ministère de la Santé, 19 290 avortements ont été pratiqués au Salvador entre 2005 et 2008, dont plus du quart concernaient des jeunes filles de moins de 18 ans. Il est probable que le chiffre réel soit beaucoup plus élevé.&nbsp;</span></li><li><span>Pour mettre fin à leur grossesse, les femmes et les jeunes filles utilisent surtout des méthodes telles que l’ingestion de mort-aux-rats ou d’autres pesticides, l’introduction d’aiguilles à tricoter, de bouts de bois ou d’autres objets pointus dans le col de l’utérus, ou l’ingestion de misoprostol, un médicament pour le traitement des ulcères désormais souvent utilisé pour avorter.&nbsp;</span></li><li><span>Selon les données les plus récentes de l’Organisation mondiale de la santé, 11 % des femmes et des jeunes filles qui ont subi un avortement clandestin au Salvador sont mortes des suites de cette intervention. &nbsp;</span></li><li><span>Au Salvador, 57 % des décès de filles enceintes âgées de 10 à 19 ans sont des suicides. Il est néanmoins probable que de nombreux cas n’aient pas été signalés.&nbsp;</span></li><li><span>Selon un sondage réalisé en 2013 par un journal, 74 % des personnes interrogées au Salvador étaient en faveur de l’avortement lorsque la vie de la femme est menacée.&nbsp;</span></li><li><span>Le Salvador affiche le plus fort taux de grossesse chez les adolescentes pour l’Amérique latine.&nbsp;</span></li><li><span>La police civile nationale a enregistré l’année dernière 1 346 viols de femmes et de jeunes filles. Près des deux tiers avaient moins de 15 ans ou étaient considérées comme « mentalement handicapées », et n’étaient donc pas en mesure de donner leur consentement en connaissance de cause.&nbsp;</span></li><li><span>Il n’existe qu’un seul centre d’accueil pour femmes au Salvador, qui ne peut accueillir que 35 femmes et enfants.&nbsp;</span></li></ul> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AMR29/004/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> MonCorpsMesDroits </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Salvador</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="14.353414">14° 21' 12.2904" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="-88.849418">88° 50' 57.9048" W</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La terrible répression à laquelle font face les femmes et les jeunes filles du Salvador est réellement choquante et s’apparente à des actes de torture. Elles sont privées de leur droit fondamental de disposer de leur corps et sont sévèrement punies si elle osent exercer ce droit.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Salil Shetty, secrétaire général d&#039;Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Comment, alors que j’étais étendue sur le sol, inconsciente, étais-je censée me précipiter à l’hôpital avec mon bébé ?</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Cristina, qui a passé plusieurs années en prison après une fausse couche. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR29/004/2014/fr">À deux doigts de la mort : la violence contre les femmes et l&#039;interdiction de l&#039;avortement au Salvador</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport (version courte). </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/twelve-facts-about-abortion-ban-el-salvador-2014-09-25">Douze points sur l’interdiction de l’avortement au Salvador</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Faits et chiffres, 25 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://campaigns.amnesty.org/fr/campaigns/end-abortion-ban-el-salvador">En finir avec l&#039;interdiction totale de l&#039;avortement au Salvador</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Action en ligne ! </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Détention Droits économiques, sociaux et culturels El Salvador Pauvreté Femmes Pas de sécurité sans droits humains Wed, 24 Sep 2014 16:31:29 +0000 Amnesty International 49443 at http://www.amnesty.org République tchèque. La Commission européenne agit contre la discrimination dans les écoles : une victoire pour les Roms http://www.amnesty.org/fr/news/eu-action-against-czech-republic-discrimination-schools-victory-rights-justice-and-roma-2014-09 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> République tchèque : une victoire pour les Roms </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">25 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p><strong>Bruxelles, le 25&nbsp;septembre 2014 </strong>–&nbsp;Amnesty International a salué l’annonce de la Commission européenne, qui s’est engagée jeudi 25&nbsp;septembre à user de ses pouvoirs afin de lancer une procédure d’infraction contre la République tchèque pour violation de la loi relative à la lutte contre la discrimination en vigueur au sein de l’Union européenne (UE).<br /> <br /> «&nbsp;Depuis des années, Amnesty International recense les discriminations systémiques dont sont victimes les enfants roms dans les écoles tchèques. Jusqu’à présent, le gouvernement tchèque n’a pas pris de mesures efficaces en vue de faire face et de remédier à cette situation, a déclaré Nicolas J. Beger, directeur du Bureau des institutions européennes d’Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;En décidant de lancer une procédure d’infraction, la Commission adresse un message clair à la République tchèque et à tous les États membres&nbsp;: la discrimination systémique envers les Roms ne sera pas tolérée.&nbsp;»<br /> <br /> La procédure pré-contentieuse permet à la Commission de demander au gouvernement tchèque de rendre des comptes et d’exercer des pressions publiques et politiques afin qu’il mette un terme à la discrimination systémique et illégale à l’égard des enfants roms dans les écoles tchèques.<br /> <br /> Cette décision intervient un an et demi après qu’Amnesty International et d’autres organisations de la société civile ont demandé à la Commission d’engager une procédure d’infraction contre le gouvernement tchèque, afin qu’il s’attaque à la discrimination exercée à l’égard des enfants roms au sein du système éducatif. Amnesty International a présenté une pétition ayant recueilli près de 100&nbsp;000&nbsp;signatures en moins de trois mois pour inviter la Commission à se montrer plus ferme vis-à-vis des États membres de l’UE qui n’appliquent pas la loi relative à la lutte contre la discrimination visant à protéger les Roms. L’organisation s’appuie sur des éléments recueillis pendant 10&nbsp;ans, qui attestent d’une discrimination généralisée et illégale à l’égard des enfants roms dans le système éducatif tchèque&nbsp;; la ségrégation se traduit notamment par le placement dans des écoles destinées aux élèves souffrant de «&nbsp;handicaps mentaux légers&nbsp;», ou dans des écoles ou des classes réservées aux Roms qui offrent un niveau d’enseignement plus faible.<br /> <br /> «&nbsp;L’éducation est un droit fondamental qui doit être garanti pour tous les enfants. La discrimination que constitue la ségrégation dans les écoles est illégale. Elle se traduit par un enseignement de qualité inférieure et limite les opportunités futures en termes d’emploi&nbsp;: les enfants roms sont pris au piège du cercle vicieux de la marginalisation et de l’exclusion&nbsp;», a déclaré Nicolas Beger.<br /> <br /> Une étude menée en 2013 par l’Inspectorat académique tchèque (institution nationale chargée de veiller à ce que les établissements scolaires respectent la législation nationale) a dévoilé la forte surreprésentation des enfants roms dans les écoles pour élèves présentant des «&nbsp;handicaps mentaux légers&nbsp;». Le suivi de 483&nbsp;écoles accueillant au minimum cinq élèves présentant ce diagnostic a montré que 28,2&nbsp;% d’entre eux étaient Roms. Or, les Roms représentent moins de 3&nbsp;% de l’ensemble de la population. En 2012, le médiateur tchèque (chargé de surveiller et de garantir la mise en œuvre de la Loi relative à la lutte contre la discrimination) a qualifié cette situation de discriminatoire.<br /> <br /> Les perspectives d’avenir pour les enfants roms qui passent par le système classique ne sont guère meilleures. Beaucoup sont placés dans des écoles et des classes qui dispensent un enseignement au rabais. En 2014, Amnesty International a recueilli de nouveaux éléments démontrant que les écoles classiques réservées aux Roms proposent des programmes éducatifs très semblables à ceux suivis dans les écoles pour élèves souffrant de «&nbsp;handicaps mentaux légers&nbsp;».<br /> <br /> «&nbsp;Aujourd’hui, la Commission s’est montrée digne de son rôle de "&nbsp;gardienne des traités de l’UE&nbsp;", qui fait respecter le droit communautaire et interpelle les États membres bafouant les droits fondamentaux, a déclaré Nicolas Beger. Ses déclarations doivent être suivies de mesures rapides, concrètes et cohérentes en vue de demander à la République tchèque de rendre des comptes et de mettre fin à la discrimination. Elle protègera ainsi les générations présentes et futures de Roms en République tchèque, mais aussi à travers l’UE, où elles restent confrontées à une discrimination systématique.&nbsp;»<br /> <br /> <strong>Complément d’information<br /> </strong>La procédure d’infraction définie à l’article&nbsp;258 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne dote la Commission d’un outil législatif efficace pour faire en sorte que les 28&nbsp;États membres de l’UE respectent le droit communautaire. Si la Commission estime qu’un État membre a manqué à l’une des obligations qui lui incombent, elle peut saisir la Cour de justice de l’UE. Si la Cour statue que cet État membre a failli à l’une de ses obligations, elle lui ordonnera de prendre les mesures nécessaires.<br /> <br /> La décision de lancer une procédure contre la République tchèque a été annoncée le 25&nbsp;septembre à la suite d’une réunion du Collège des commissaires. La procédure pointe du doigt le non-respect par la République tchèque de l’article&nbsp;21 (1) de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui interdit toute discrimination fondée notamment sur la race ou les origines ethniques, et de la Directive sur l’égalité raciale(2000/43/EC (RED)), articles 2.2a, 2.2b, 2.3, 3.1.g, qui interdit toute discrimination fondée sur la race et l’origine ethnique en matière d’éducation.<br /> <br /> La Commission va adresser un avis fondé sur son évaluation de la situation au gouvernement tchèque, qui dispose d’un certain délai pour présenter ses observations. Ensuite, elle se prononcera sur le fait que la République tchèque respecte ou non le droit communautaire. En cas d’infraction, la Commission peut saisir la Cour de justice de l’Union européenne.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La Commission européenne&nbsp;adresse un message clair à la République tchèque et à tous les États membres : la discrimination systémique envers les Roms ne sera pas tolérée.&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/161471_Czech_Republic_-_Ostrava_June_2012_ (1).jpg?1411651744" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49536">EU Czech Roma decision_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Roma </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République tchèque</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="50.047267">50° 2' 50.1612" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="17.226563">17° 13' 35.6268" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>En décidant de lancer une procédure d’infraction, la Commission adresse un message clair à la République tchèque et à tous les États membres : la discrimination systémique envers les Roms ne sera pas tolérée. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nicolas J. Beger, directeur du Bureau des institutions européennes d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Je, 25/09/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/czech-republic-action-not-words-needed-end-discrimination-against-roma-schools-2012-11-09">République tchèque : les mots ne suffisent pas pour mettre fin à la discrimination envers les Roms à l&#039;école</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, rapport, 9 novembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/EUR71/003/2009/en">Injustice renamed: Discrimination in education of Roma persists in the Czech Republic</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 31 décembre 2009 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/wake-call-giant-eu-must-end-discrimination-against-roma-2013-04-04">Il faut que le géant se réveille : l&#039;UE doit faire cesser les discriminations contre les Roms</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 4 avril 2013 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Czech Republic Discrimination Roma Rights Tue, 30 Sep 2014 15:41:42 +0000 Amnesty International 49535 at http://www.amnesty.org Le commerce chinois de la torture exposé au grand jour http://www.amnesty.org/fr/news/china-s-booming-torture-trade-revealed-2014-09-23 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Le commerce chinois de la torture exposé au grand jour </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">23 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Le commerce, la fabrication et l’exportation des instruments de torture par des entreprises chinoises, en plein essor, alimentent les violations des droits humains en Afrique et en Asie, selon des recherches menées récemment par Amnesty International et la Fondation de recherche Omega. <br /> <br /> Le nouveau rapport d’Amnesty International, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA17/043/2014/fr"><em>Le commerce chinois des instruments de torture et de répression</em></a>, révèle que plus de 130&nbsp;entreprises chinoises participent aujourd’hui à la production et au commerce d’équipements de maintien de l’ordre potentiellement dangereux – elles étaient seulement 28 il y a dix ans. <br /> <br /> Certains dispositifs commercialisés ouvertement par ces sociétés – notamment les matraques incapacitantes à impulsions électriques, les matraques à pointes et les menottes pour chevilles à chaîne lestée – sont intrinsèquement cruels et inhumains et devraient donc être immédiatement interdits. <br /> <br /> D’autres équipements pouvant avoir une utilité légitime dans le cadre du maintien de l’ordre (tels que les gaz lacrymogènes, les projectiles en plastique ou les véhicules antiémeutes) sont exportés par la Chine même lorsqu’il existe un risque substantiel de voir les organes chargés de l’application des lois à qui ils sont destinés commettre de graves violations des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;De plus en plus d’entreprises chinoises tirent profit du commerce des instruments de torture et de répression, alimentant ainsi les atteintes aux droits humains dans le monde, a déclaré Patrick Wilcken, chargé des recherches sur le commerce des équipements de sécurité et les droits humains au sein d’Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Ce commerce – qui cause d’immenses souffrances – est en plein essor car les autorités chinoises ne font rien pour empêcher les sociétés fournissant ces dispositifs révoltants d’exporter, ni pour éviter que du matériel destiné au maintien de l’ordre ne tombe entre les mains de destinataires connus pour bafouer les droits humains.&nbsp;» <br /> <br /> Les entreprises chinoises – dont la plupart sont publiques – sont de plus en plus présentes sur le marché mondial des équipements à usage répressif. <br /> <br /> La Chine est le seul pays connu pour fabriquer des matraques à pointes (munies de pointes métalliques sur toute la longueur ou à l’extrémité). Celles-ci sont conçues spécifiquement pour infliger des actes de torture et peuvent provoquer des douleurs considérables. <br /> <br /> Sept sociétés chinoises font ouvertement de la publicité pour exporter ces instruments inhumains. Des matraques à pointes produites en Chine auraient été utilisées par la police au Cambodge et exportées aux forces de sécurité au Népal et en Thaïlande.<br /> <br /> Les recherches menées ont montré que 29&nbsp;entreprises chinoises impliquées dans ces exportations faisaient de la publicité pour des matraques incapacitantes à impulsions électriques, cruelles par nature. Ces dispositifs permettent aux agents des forces de sécurité d’infliger facilement à la main des décharges multiples extrêmement douloureuses sur des zones sensibles du corps telles que les parties génitales, la gorge, l’aine ou les oreilles sans laisser de traces physiques durables. <br /> <br /> De nombreuses entreprises chinoises fabriquent et commercialisent des dispositifs de contrainte, dont des menottes pour chevilles à chaîne lestée et des chaises d’immobilisation rigides&nbsp;; une société produit même des dispositifs combinés qui entravent le cou. Ces entraves pour le cou peuvent mettre en danger la vie d’une personne en restreignant la respiration, la circulation sanguine et les communications nerveuses entre le corps et le cerveau. <br /> <br /> Une étude de plusieurs supports marketing des entreprises concernées révèle que ces équipements sont vendus à divers organes chargés de l’application des lois dans le monde, dont certains bafouent constamment les droits humains. <br /> <br /> «&nbsp;Rien ne saurait justifier que l’on autorise la fabrication et le commerce de matériel dont l’objet principal est de torturer ou d’infliger des traitements cruels, inhumains ou dégradants à des personnes. Ces actes odieux sont totalement prohibés par le droit international et les autorités chinoises doivent sans délai interdire la production et le commerce de ces dispositifs cruels et inhumains&nbsp;», a déclaré Patrick Wilcken.<br /> <br /> Une société – China Xinxing Import / Export Corporation, qui fait de la publicité pour des équipements comprenant des poucettes, des chaises d’immobilisation et des matraques et pistolets incapacitants à impulsions électriques – a indiqué en 2012 qu’elle avait des relations avec plus de 40&nbsp;pays africains et que ses échanges avec l’Afrique représentaient plus de 100&nbsp;millions de dollars.<br /> <br /> Amnesty International et Omega ont recueilli des éléments montrant que des matraques à impulsions électriques vraisemblablement fabriquées en Chine équipent des policiers au Ghana, au Sénégal, en Égypte et à Madagascar.<br /> <br /> Des entreprises chinoises continuent en outre d’exporter du matériel qui ne peut avoir une utilisation légitime dans le cadre du maintien de l’ordre que si leur utilisation est conforme aux normes internationales et si les agents sont correctement formés et tenus de rendre compte de leurs actes. Cependant, le rapport cite des cas d’exportations d’équipements de maintien de l’ordre potentiellement dangereux depuis la Chine vers des pays où il existe un risque substantiel que ces équipements contribuent à de graves violations des droits humains. <br /> <br /> Un exemple mis en avant dans le rapport est celui d’une livraison massive d’équipements «&nbsp;antiémeutes&nbsp;» chinois à l’Ouganda en février 2011, malgré des accusations de torture et d’autres mauvais traitements portées à l’encontre de la police dans ce pays. <br /> <br /> Deux mois plus tard, du matériel antiémeutes fabriqué en Chine a été utilisé par les forces de sécurité ougandaises pour réprimer sévèrement les manifestations contre la hausse du coût de la vie. Des véhicules blindés provenant de Chine ont été employés tout au long de cette violente répression, au cours de laquelle au moins neuf personnes ont été abattues, plus de 100&nbsp;blessées et 600&nbsp;arrêtées. <br /> <br /> Des équipements antiémeutes chinois ont également été utilisés pour réprimer l’opposition en République démocratique du Congo lors des élections de 2011, qui ont donné lieu à des violences faisant au moins 33&nbsp;morts et 83&nbsp;blessés. Leur exportation s’est déroulée en dépit des éléments faisant état de fréquentes violations des droits humains par les forces de sécurité congolaises.<br /> <br /> Le rapport montre que les contrôles de la Chine concernant les exportations de matériel destiné au maintien de l’ordre sont peu rigoureux, manquent de transparence et ne semblent pas étudier le bilan du pays destinataire en matière de respect des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Le système défectueux de contrôle des exportations de la Chine permet au commerce de la torture et de la répression de prospérer. Il faut de toute urgence que les autorités chinoises réforment en profondeur leur réglementation commerciale pour mettre fin au transfert irresponsable d’équipements de maintien de l’ordre à des organes qui les utiliseront probablement pour bafouer les droits humains&nbsp;», a déclaré Patrick Wilcken. <br /> <br /> Le système d’exportation de la Chine n’est pas le seul qui ne contrôle pas efficacement le transfert de matériel destiné au maintien de l’ordre afin de garantir le respect des droits humains. Le commerce mondial de ces équipements n’est guère contrôlé, et même les pays dotés d’une réglementation plus élaborée, comme ceux de l’UE et les États-Unis, doivent encore l’améliorer et remédier aux failles à mesure que de nouveaux produits et technologies arrivent sur le marché. <br /> <br /> L’essor du commerce international des instruments de torture et de répression par la Chine coïncide avec un contexte de violations persistantes des droits humains dans ce pays lui-même. La torture, les autres formes de mauvais traitements et le recours à une force arbitraire y demeurent répandus en détention et lors de la répression des manifestations. Amnesty International a constaté des pratiques de torture physique très diverses en Chine, dont certaines impliquent l’utilisation de matraques à impulsions électriques.<br /> <br /> Une Chinoise victime de torture a raconté à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;Ils [les policiers] ont utilisé une matraque électrique sur mon visage – les policiers surnomme cette torture “bengbao popcorn” car votre visage se fend et ressemble à du maïs éclaté. L’odeur était horrible&nbsp;; c’était celle de la chair brûlée.&nbsp;»<br /> <br /> Le rapport met aussi en évidence la fréquente utilisation abusive des dispositifs mécaniques d’immobilisation sur des détenus en Chine. De nombreux détenus se sont plaints d’avoir été attachés par les poignets et les chevilles, suspendus à un plafond ou maintenus dans des positions douloureuses. <br /> <br /> Amnesty International et Omega exhortent les autorités chinoises et celles de tous les autres pays à prendre les mesures suivantes&nbsp;:<br /> <br /> - interdire immédiatement la production et le commerce des équipements dont l’utilisation est en soi abusive&nbsp;; <br /> - prononcer la suspension immédiate, et refuser l’octroi, des licences commerciales pour la fourniture d’autres équipements destinés à des organes chargés de l’application des lois et à des forces de sécurité s’il existe un risque substantiel de voir ces équipements servir à commettre ou faciliter des violations graves des droits humains&nbsp;; <br /> - mettre en place une réglementation et des pratiques pour contrôler les exportations de matériel de police et de sécurité pouvant avoir une utilité légitime mais qu’il est aisé d’utiliser de façon abusive&nbsp;;<br /> - mettre fin à toutes les formes de torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à l’usage de la force arbitraire, et enquêter sur toutes les allégations faisant état de tels actes afin de traduire en justice les responsables présumés.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le commerce, la fabrication et l’exportation des instruments de torture par des entreprises chinoises, en plein essor, alimentent les violations des droits humains en Afrique et en Asie, selon des recherches menées récemment par Amnesty International et la Fondation de recherche Omega.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="560" height="400" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198775_China_Holds_Show_On_Police_Equipment_And_Anti-Terrorism_Technology_0.jpg?1411369375" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49385">China Tools of Torture Getty Image_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/49396">China Tools of Torture - neck cuff_FR</a> </div> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49397">China Tools of Torture Spiked Stick_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/49399">CHINA - TOOLS TORTURE - ELECTRIC SHOCK _FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>- Plus de&nbsp;130&nbsp;entreprises ont récemment participé à la 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field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> stoptorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn">China</span> <div class="country-name">Chine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="39.660685">39° 39' 38.466" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="116.872559">116° 52' 21.2124" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Ce commerce – qui cause d’immenses souffrances – est en plein essor car les autorités chinoises ne font rien pour empêcher les sociétés fournissant ces dispositifs révoltants d’exporter, ni pour éviter que du matériel destiné au maintien de l’ordre ne tombe entre les mains de destinataires connus pour bafouer les droits humains. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Patrick Wilcken, chargé des recherches sur le commerce des équipements de sécurité et les droits humains au sein d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Ma, 23/09/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA17/043/2014/fr">Le commerce chinois des instruments de torture et de répression</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport (version courte), 23 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/eu-must-close-all-loopholes-torture-trade-2014-07-29">L’UE doit remédier aux lacunes de la réglementation du commerce de la torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 29 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ASA17/042/2013/en">China’s &#039;Re-education Through Labour&#039; camps: Replacing one system of repression with another?</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 17 décembre 2013. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ACT30/062/2012/en">No more delays: Putting an end to the EU trade in &quot;tools of torture&quot;</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 29 juin 2012. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> No justification for torture China Stop Torture Torture et mauvais traitements Mon, 22 Sep 2014 13:38:34 +0000 Amnesty International 49382 at http://www.amnesty.org Le commerce chinois de la torture exposé au grand jour http://www.amnesty.org/fr/news/china-s-booming-torture-trade-revealed-2014-09-23 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Le commerce chinois de la torture exposé au grand jour </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">23 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Le commerce, la fabrication et l’exportation des instruments de torture par des entreprises chinoises, en plein essor, alimentent les violations des droits humains en Afrique et en Asie, selon des recherches menées récemment par Amnesty International et la Fondation de recherche Omega. <br /> <br /> Le nouveau rapport d’Amnesty International, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA17/043/2014/fr"><em>Le commerce chinois des instruments de torture et de répression</em></a>, révèle que plus de 130&nbsp;entreprises chinoises participent aujourd’hui à la production et au commerce d’équipements de maintien de l’ordre potentiellement dangereux – elles étaient seulement 28 il y a dix ans. <br /> <br /> Certains dispositifs commercialisés ouvertement par ces sociétés – notamment les matraques incapacitantes à impulsions électriques, les matraques à pointes et les menottes pour chevilles à chaîne lestée – sont intrinsèquement cruels et inhumains et devraient donc être immédiatement interdits. <br /> <br /> D’autres équipements pouvant avoir une utilité légitime dans le cadre du maintien de l’ordre (tels que les gaz lacrymogènes, les projectiles en plastique ou les véhicules antiémeutes) sont exportés par la Chine même lorsqu’il existe un risque substantiel de voir les organes chargés de l’application des lois à qui ils sont destinés commettre de graves violations des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;De plus en plus d’entreprises chinoises tirent profit du commerce des instruments de torture et de répression, alimentant ainsi les atteintes aux droits humains dans le monde, a déclaré Patrick Wilcken, chargé des recherches sur le commerce des équipements de sécurité et les droits humains au sein d’Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Ce commerce – qui cause d’immenses souffrances – est en plein essor car les autorités chinoises ne font rien pour empêcher les sociétés fournissant ces dispositifs révoltants d’exporter, ni pour éviter que du matériel destiné au maintien de l’ordre ne tombe entre les mains de destinataires connus pour bafouer les droits humains.&nbsp;» <br /> <br /> Les entreprises chinoises – dont la plupart sont publiques – sont de plus en plus présentes sur le marché mondial des équipements à usage répressif. <br /> <br /> La Chine est le seul pays connu pour fabriquer des matraques à pointes (munies de pointes métalliques sur toute la longueur ou à l’extrémité). Celles-ci sont conçues spécifiquement pour infliger des actes de torture et peuvent provoquer des douleurs considérables. <br /> <br /> Sept sociétés chinoises font ouvertement de la publicité pour exporter ces instruments inhumains. Des matraques à pointes produites en Chine auraient été utilisées par la police au Cambodge et exportées aux forces de sécurité au Népal et en Thaïlande.<br /> <br /> Les recherches menées ont montré que 29&nbsp;entreprises chinoises impliquées dans ces exportations faisaient de la publicité pour des matraques incapacitantes à impulsions électriques, cruelles par nature. Ces dispositifs permettent aux agents des forces de sécurité d’infliger facilement à la main des décharges multiples extrêmement douloureuses sur des zones sensibles du corps telles que les parties génitales, la gorge, l’aine ou les oreilles sans laisser de traces physiques durables. <br /> <br /> De nombreuses entreprises chinoises fabriquent et commercialisent des dispositifs de contrainte, dont des menottes pour chevilles à chaîne lestée et des chaises d’immobilisation rigides&nbsp;; une société produit même des dispositifs combinés qui entravent le cou. Ces entraves pour le cou peuvent mettre en danger la vie d’une personne en restreignant la respiration, la circulation sanguine et les communications nerveuses entre le corps et le cerveau. <br /> <br /> Une étude de plusieurs supports marketing des entreprises concernées révèle que ces équipements sont vendus à divers organes chargés de l’application des lois dans le monde, dont certains bafouent constamment les droits humains. <br /> <br /> «&nbsp;Rien ne saurait justifier que l’on autorise la fabrication et le commerce de matériel dont l’objet principal est de torturer ou d’infliger des traitements cruels, inhumains ou dégradants à des personnes. Ces actes odieux sont totalement prohibés par le droit international et les autorités chinoises doivent sans délai interdire la production et le commerce de ces dispositifs cruels et inhumains&nbsp;», a déclaré Patrick Wilcken.<br /> <br /> Une société – China Xinxing Import / Export Corporation, qui fait de la publicité pour des équipements comprenant des poucettes, des chaises d’immobilisation et des matraques et pistolets incapacitants à impulsions électriques – a indiqué en 2012 qu’elle avait des relations avec plus de 40&nbsp;pays africains et que ses échanges avec l’Afrique représentaient plus de 100&nbsp;millions de dollars.<br /> <br /> Amnesty International et Omega ont recueilli des éléments montrant que des matraques à impulsions électriques vraisemblablement fabriquées en Chine équipent des policiers au Ghana, au Sénégal, en Égypte et à Madagascar.<br /> <br /> Des entreprises chinoises continuent en outre d’exporter du matériel qui ne peut avoir une utilisation légitime dans le cadre du maintien de l’ordre que si leur utilisation est conforme aux normes internationales et si les agents sont correctement formés et tenus de rendre compte de leurs actes. Cependant, le rapport cite des cas d’exportations d’équipements de maintien de l’ordre potentiellement dangereux depuis la Chine vers des pays où il existe un risque substantiel que ces équipements contribuent à de graves violations des droits humains. <br /> <br /> Un exemple mis en avant dans le rapport est celui d’une livraison massive d’équipements «&nbsp;antiémeutes&nbsp;» chinois à l’Ouganda en février 2011, malgré des accusations de torture et d’autres mauvais traitements portées à l’encontre de la police dans ce pays. <br /> <br /> Deux mois plus tard, du matériel antiémeutes fabriqué en Chine a été utilisé par les forces de sécurité ougandaises pour réprimer sévèrement les manifestations contre la hausse du coût de la vie. Des véhicules blindés provenant de Chine ont été employés tout au long de cette violente répression, au cours de laquelle au moins neuf personnes ont été abattues, plus de 100&nbsp;blessées et 600&nbsp;arrêtées. <br /> <br /> Des équipements antiémeutes chinois ont également été utilisés pour réprimer l’opposition en République démocratique du Congo lors des élections de 2011, qui ont donné lieu à des violences faisant au moins 33&nbsp;morts et 83&nbsp;blessés. Leur exportation s’est déroulée en dépit des éléments faisant état de fréquentes violations des droits humains par les forces de sécurité congolaises.<br /> <br /> Le rapport montre que les contrôles de la Chine concernant les exportations de matériel destiné au maintien de l’ordre sont peu rigoureux, manquent de transparence et ne semblent pas étudier le bilan du pays destinataire en matière de respect des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Le système défectueux de contrôle des exportations de la Chine permet au commerce de la torture et de la répression de prospérer. Il faut de toute urgence que les autorités chinoises réforment en profondeur leur réglementation commerciale pour mettre fin au transfert irresponsable d’équipements de maintien de l’ordre à des organes qui les utiliseront probablement pour bafouer les droits humains&nbsp;», a déclaré Patrick Wilcken. <br /> <br /> Le système d’exportation de la Chine n’est pas le seul qui ne contrôle pas efficacement le transfert de matériel destiné au maintien de l’ordre afin de garantir le respect des droits humains. Le commerce mondial de ces équipements n’est guère contrôlé, et même les pays dotés d’une réglementation plus élaborée, comme ceux de l’UE et les États-Unis, doivent encore l’améliorer et remédier aux failles à mesure que de nouveaux produits et technologies arrivent sur le marché. <br /> <br /> L’essor du commerce international des instruments de torture et de répression par la Chine coïncide avec un contexte de violations persistantes des droits humains dans ce pays lui-même. La torture, les autres formes de mauvais traitements et le recours à une force arbitraire y demeurent répandus en détention et lors de la répression des manifestations. Amnesty International a constaté des pratiques de torture physique très diverses en Chine, dont certaines impliquent l’utilisation de matraques à impulsions électriques.<br /> <br /> Une Chinoise victime de torture a raconté à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;Ils [les policiers] ont utilisé une matraque électrique sur mon visage – les policiers surnomme cette torture “bengbao popcorn” car votre visage se fend et ressemble à du maïs éclaté. L’odeur était horrible&nbsp;; c’était celle de la chair brûlée.&nbsp;»<br /> <br /> Le rapport met aussi en évidence la fréquente utilisation abusive des dispositifs mécaniques d’immobilisation sur des détenus en Chine. De nombreux détenus se sont plaints d’avoir été attachés par les poignets et les chevilles, suspendus à un plafond ou maintenus dans des positions douloureuses. <br /> <br /> Amnesty International et Omega exhortent les autorités chinoises et celles de tous les autres pays à prendre les mesures suivantes&nbsp;:<br /> <br /> - interdire immédiatement la production et le commerce des équipements dont l’utilisation est en soi abusive&nbsp;; <br /> - prononcer la suspension immédiate, et refuser l’octroi, des licences commerciales pour la fourniture d’autres équipements destinés à des organes chargés de l’application des lois et à des forces de sécurité s’il existe un risque substantiel de voir ces équipements servir à commettre ou faciliter des violations graves des droits humains&nbsp;; <br /> - mettre en place une réglementation et des pratiques pour contrôler les exportations de matériel de police et de sécurité pouvant avoir une utilité légitime mais qu’il est aisé d’utiliser de façon abusive&nbsp;;<br /> - mettre fin à toutes les formes de torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à l’usage de la force arbitraire, et enquêter sur toutes les allégations faisant état de tels actes afin de traduire en justice les responsables présumés.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le commerce, la fabrication et l’exportation des instruments de torture par des entreprises chinoises, en plein essor, alimentent les violations des droits humains en Afrique et en Asie, selon des recherches menées récemment par Amnesty International et la Fondation de recherche Omega.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="560" height="400" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198775_China_Holds_Show_On_Police_Equipment_And_Anti-Terrorism_Technology_0.jpg?1411369375" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49385">China Tools of Torture Getty Image_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/49396">China Tools of Torture - neck cuff_FR</a> </div> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49397">China Tools of Torture Spiked Stick_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/49399">CHINA - TOOLS TORTURE - ELECTRIC SHOCK _FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>- Plus de&nbsp;130&nbsp;entreprises ont récemment participé à la fabrication et à la fourniture d’équipements à usage répressif en Chine, alors qu’elles n’étaient que 28 il y a dix ans.<br />- 29&nbsp;entreprises chinoises font de la publicité pour des matraques incapacitantes à impulsions électriques, cruelles par nature.&nbsp;<br /> - Sept sociétés chinoises font ouvertement de la publicité pour exporter des matraques à pointes, qui<span>&nbsp;ne peuvent se prêter qu'à une utilisation cruelle, inhumaine et dégradante</span>.&nbsp;<br /> - 28 entreprises chinoises exportent des équipements à usage répressif dont l’utilisation est intrinsèquement abusive tels que des menottes pour chevilles à chaîne lestée et des chaises d’immobilisation rigides.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> ASA17/043/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text 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souffrances – est en plein essor car les autorités chinoises ne font rien pour empêcher les sociétés fournissant ces dispositifs révoltants d’exporter, ni pour éviter que du matériel destiné au maintien de l’ordre ne tombe entre les mains de destinataires connus pour bafouer les droits humains. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Patrick Wilcken, chargé des recherches sur le commerce des équipements de sécurité et les droits humains au sein d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Ma, 23/09/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA17/043/2014/fr">Le commerce chinois des instruments de torture et de répression</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport (version courte), 23 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/eu-must-close-all-loopholes-torture-trade-2014-07-29">L’UE doit remédier aux lacunes de la réglementation du commerce de la torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 29 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ASA17/042/2013/en">China’s &#039;Re-education Through Labour&#039; camps: Replacing one system of repression with another?</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 17 décembre 2013. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ACT30/062/2012/en">No more delays: Putting an end to the EU trade in &quot;tools of torture&quot;</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 29 juin 2012. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> No justification for torture China Stop Torture Torture et mauvais traitements Mon, 22 Sep 2014 13:38:34 +0000 Amnesty International 49382 at http://www.amnesty.org Le commerce chinois de la torture exposé au grand jour http://www.amnesty.org/fr/news/china-s-booming-torture-trade-revealed-2014-09-23 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Le commerce chinois de la torture exposé au grand jour </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">23 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Le commerce, la fabrication et l’exportation des instruments de torture par des entreprises chinoises, en plein essor, alimentent les violations des droits humains en Afrique et en Asie, selon des recherches menées récemment par Amnesty International et la Fondation de recherche Omega. <br /> <br /> Le nouveau rapport d’Amnesty International, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA17/043/2014/fr"><em>Le commerce chinois des instruments de torture et de répression</em></a>, révèle que plus de 130&nbsp;entreprises chinoises participent aujourd’hui à la production et au commerce d’équipements de maintien de l’ordre potentiellement dangereux – elles étaient seulement 28 il y a dix ans. <br /> <br /> Certains dispositifs commercialisés ouvertement par ces sociétés – notamment les matraques incapacitantes à impulsions électriques, les matraques à pointes et les menottes pour chevilles à chaîne lestée – sont intrinsèquement cruels et inhumains et devraient donc être immédiatement interdits. <br /> <br /> D’autres équipements pouvant avoir une utilité légitime dans le cadre du maintien de l’ordre (tels que les gaz lacrymogènes, les projectiles en plastique ou les véhicules antiémeutes) sont exportés par la Chine même lorsqu’il existe un risque substantiel de voir les organes chargés de l’application des lois à qui ils sont destinés commettre de graves violations des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;De plus en plus d’entreprises chinoises tirent profit du commerce des instruments de torture et de répression, alimentant ainsi les atteintes aux droits humains dans le monde, a déclaré Patrick Wilcken, chargé des recherches sur le commerce des équipements de sécurité et les droits humains au sein d’Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Ce commerce – qui cause d’immenses souffrances – est en plein essor car les autorités chinoises ne font rien pour empêcher les sociétés fournissant ces dispositifs révoltants d’exporter, ni pour éviter que du matériel destiné au maintien de l’ordre ne tombe entre les mains de destinataires connus pour bafouer les droits humains.&nbsp;» <br /> <br /> Les entreprises chinoises – dont la plupart sont publiques – sont de plus en plus présentes sur le marché mondial des équipements à usage répressif. <br /> <br /> La Chine est le seul pays connu pour fabriquer des matraques à pointes (munies de pointes métalliques sur toute la longueur ou à l’extrémité). Celles-ci sont conçues spécifiquement pour infliger des actes de torture et peuvent provoquer des douleurs considérables. <br /> <br /> Sept sociétés chinoises font ouvertement de la publicité pour exporter ces instruments inhumains. Des matraques à pointes produites en Chine auraient été utilisées par la police au Cambodge et exportées aux forces de sécurité au Népal et en Thaïlande.<br /> <br /> Les recherches menées ont montré que 29&nbsp;entreprises chinoises impliquées dans ces exportations faisaient de la publicité pour des matraques incapacitantes à impulsions électriques, cruelles par nature. Ces dispositifs permettent aux agents des forces de sécurité d’infliger facilement à la main des décharges multiples extrêmement douloureuses sur des zones sensibles du corps telles que les parties génitales, la gorge, l’aine ou les oreilles sans laisser de traces physiques durables. <br /> <br /> De nombreuses entreprises chinoises fabriquent et commercialisent des dispositifs de contrainte, dont des menottes pour chevilles à chaîne lestée et des chaises d’immobilisation rigides&nbsp;; une société produit même des dispositifs combinés qui entravent le cou. Ces entraves pour le cou peuvent mettre en danger la vie d’une personne en restreignant la respiration, la circulation sanguine et les communications nerveuses entre le corps et le cerveau. <br /> <br /> Une étude de plusieurs supports marketing des entreprises concernées révèle que ces équipements sont vendus à divers organes chargés de l’application des lois dans le monde, dont certains bafouent constamment les droits humains. <br /> <br /> «&nbsp;Rien ne saurait justifier que l’on autorise la fabrication et le commerce de matériel dont l’objet principal est de torturer ou d’infliger des traitements cruels, inhumains ou dégradants à des personnes. Ces actes odieux sont totalement prohibés par le droit international et les autorités chinoises doivent sans délai interdire la production et le commerce de ces dispositifs cruels et inhumains&nbsp;», a déclaré Patrick Wilcken.<br /> <br /> Une société – China Xinxing Import / Export Corporation, qui fait de la publicité pour des équipements comprenant des poucettes, des chaises d’immobilisation et des matraques et pistolets incapacitants à impulsions électriques – a indiqué en 2012 qu’elle avait des relations avec plus de 40&nbsp;pays africains et que ses échanges avec l’Afrique représentaient plus de 100&nbsp;millions de dollars.<br /> <br /> Amnesty International et Omega ont recueilli des éléments montrant que des matraques à impulsions électriques vraisemblablement fabriquées en Chine équipent des policiers au Ghana, au Sénégal, en Égypte et à Madagascar.<br /> <br /> Des entreprises chinoises continuent en outre d’exporter du matériel qui ne peut avoir une utilisation légitime dans le cadre du maintien de l’ordre que si leur utilisation est conforme aux normes internationales et si les agents sont correctement formés et tenus de rendre compte de leurs actes. Cependant, le rapport cite des cas d’exportations d’équipements de maintien de l’ordre potentiellement dangereux depuis la Chine vers des pays où il existe un risque substantiel que ces équipements contribuent à de graves violations des droits humains. <br /> <br /> Un exemple mis en avant dans le rapport est celui d’une livraison massive d’équipements «&nbsp;antiémeutes&nbsp;» chinois à l’Ouganda en février 2011, malgré des accusations de torture et d’autres mauvais traitements portées à l’encontre de la police dans ce pays. <br /> <br /> Deux mois plus tard, du matériel antiémeutes fabriqué en Chine a été utilisé par les forces de sécurité ougandaises pour réprimer sévèrement les manifestations contre la hausse du coût de la vie. Des véhicules blindés provenant de Chine ont été employés tout au long de cette violente répression, au cours de laquelle au moins neuf personnes ont été abattues, plus de 100&nbsp;blessées et 600&nbsp;arrêtées. <br /> <br /> Des équipements antiémeutes chinois ont également été utilisés pour réprimer l’opposition en République démocratique du Congo lors des élections de 2011, qui ont donné lieu à des violences faisant au moins 33&nbsp;morts et 83&nbsp;blessés. Leur exportation s’est déroulée en dépit des éléments faisant état de fréquentes violations des droits humains par les forces de sécurité congolaises.<br /> <br /> Le rapport montre que les contrôles de la Chine concernant les exportations de matériel destiné au maintien de l’ordre sont peu rigoureux, manquent de transparence et ne semblent pas étudier le bilan du pays destinataire en matière de respect des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Le système défectueux de contrôle des exportations de la Chine permet au commerce de la torture et de la répression de prospérer. Il faut de toute urgence que les autorités chinoises réforment en profondeur leur réglementation commerciale pour mettre fin au transfert irresponsable d’équipements de maintien de l’ordre à des organes qui les utiliseront probablement pour bafouer les droits humains&nbsp;», a déclaré Patrick Wilcken. <br /> <br /> Le système d’exportation de la Chine n’est pas le seul qui ne contrôle pas efficacement le transfert de matériel destiné au maintien de l’ordre afin de garantir le respect des droits humains. Le commerce mondial de ces équipements n’est guère contrôlé, et même les pays dotés d’une réglementation plus élaborée, comme ceux de l’UE et les États-Unis, doivent encore l’améliorer et remédier aux failles à mesure que de nouveaux produits et technologies arrivent sur le marché. <br /> <br /> L’essor du commerce international des instruments de torture et de répression par la Chine coïncide avec un contexte de violations persistantes des droits humains dans ce pays lui-même. La torture, les autres formes de mauvais traitements et le recours à une force arbitraire y demeurent répandus en détention et lors de la répression des manifestations. Amnesty International a constaté des pratiques de torture physique très diverses en Chine, dont certaines impliquent l’utilisation de matraques à impulsions électriques.<br /> <br /> Une Chinoise victime de torture a raconté à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;Ils [les policiers] ont utilisé une matraque électrique sur mon visage – les policiers surnomme cette torture “bengbao popcorn” car votre visage se fend et ressemble à du maïs éclaté. L’odeur était horrible&nbsp;; c’était celle de la chair brûlée.&nbsp;»<br /> <br /> Le rapport met aussi en évidence la fréquente utilisation abusive des dispositifs mécaniques d’immobilisation sur des détenus en Chine. De nombreux détenus se sont plaints d’avoir été attachés par les poignets et les chevilles, suspendus à un plafond ou maintenus dans des positions douloureuses. <br /> <br /> Amnesty International et Omega exhortent les autorités chinoises et celles de tous les autres pays à prendre les mesures suivantes&nbsp;:<br /> <br /> - interdire immédiatement la production et le commerce des équipements dont l’utilisation est en soi abusive&nbsp;; <br /> - prononcer la suspension immédiate, et refuser l’octroi, des licences commerciales pour la fourniture d’autres équipements destinés à des organes chargés de l’application des lois et à des forces de sécurité s’il existe un risque substantiel de voir ces équipements servir à commettre ou faciliter des violations graves des droits humains&nbsp;; <br /> - mettre en place une réglementation et des pratiques pour contrôler les exportations de matériel de police et de sécurité pouvant avoir une utilité légitime mais qu’il est aisé d’utiliser de façon abusive&nbsp;;<br /> - mettre fin à toutes les formes de torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à l’usage de la force arbitraire, et enquêter sur toutes les allégations faisant état de tels actes afin de traduire en justice les responsables présumés.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le commerce, la fabrication et l’exportation des instruments de torture par des entreprises chinoises, en plein essor, alimentent les violations des droits humains en Afrique et en Asie, selon des recherches menées récemment par Amnesty International et la Fondation de recherche Omega.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="560" height="400" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198775_China_Holds_Show_On_Police_Equipment_And_Anti-Terrorism_Technology_0.jpg?1411369375" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49385">China Tools of Torture Getty Image_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/49396">China Tools of Torture - neck cuff_FR</a> </div> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49397">China Tools of Torture Spiked Stick_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/49399">CHINA - TOOLS TORTURE - ELECTRIC SHOCK _FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>- Plus de&nbsp;130&nbsp;entreprises ont récemment participé à la 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class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ACT30/062/2012/en">No more delays: Putting an end to the EU trade in &quot;tools of torture&quot;</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 29 juin 2012. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> No justification for torture China Stop Torture Torture et mauvais traitements Mon, 22 Sep 2014 13:38:34 +0000 Amnesty International 49382 at http://www.amnesty.org Le commerce chinois de la torture exposé au grand jour http://www.amnesty.org/fr/news/china-s-booming-torture-trade-revealed-2014-09-23 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Le commerce chinois de la torture exposé au grand jour </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">23 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Le commerce, la fabrication et l’exportation des instruments de torture par des entreprises chinoises, en plein essor, alimentent les violations des droits humains en Afrique et en Asie, selon des recherches menées récemment par Amnesty International et la Fondation de recherche Omega. <br /> <br /> Le nouveau rapport d’Amnesty International, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA17/043/2014/fr"><em>Le commerce chinois des instruments de torture et de répression</em></a>, révèle que plus de 130&nbsp;entreprises chinoises participent aujourd’hui à la production et au commerce d’équipements de maintien de l’ordre potentiellement dangereux – elles étaient seulement 28 il y a dix ans. <br /> <br /> Certains dispositifs commercialisés ouvertement par ces sociétés – notamment les matraques incapacitantes à impulsions électriques, les matraques à pointes et les menottes pour chevilles à chaîne lestée – sont intrinsèquement cruels et inhumains et devraient donc être immédiatement interdits. <br /> <br /> D’autres équipements pouvant avoir une utilité légitime dans le cadre du maintien de l’ordre (tels que les gaz lacrymogènes, les projectiles en plastique ou les véhicules antiémeutes) sont exportés par la Chine même lorsqu’il existe un risque substantiel de voir les organes chargés de l’application des lois à qui ils sont destinés commettre de graves violations des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;De plus en plus d’entreprises chinoises tirent profit du commerce des instruments de torture et de répression, alimentant ainsi les atteintes aux droits humains dans le monde, a déclaré Patrick Wilcken, chargé des recherches sur le commerce des équipements de sécurité et les droits humains au sein d’Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Ce commerce – qui cause d’immenses souffrances – est en plein essor car les autorités chinoises ne font rien pour empêcher les sociétés fournissant ces dispositifs révoltants d’exporter, ni pour éviter que du matériel destiné au maintien de l’ordre ne tombe entre les mains de destinataires connus pour bafouer les droits humains.&nbsp;» <br /> <br /> Les entreprises chinoises – dont la plupart sont publiques – sont de plus en plus présentes sur le marché mondial des équipements à usage répressif. <br /> <br /> La Chine est le seul pays connu pour fabriquer des matraques à pointes (munies de pointes métalliques sur toute la longueur ou à l’extrémité). Celles-ci sont conçues spécifiquement pour infliger des actes de torture et peuvent provoquer des douleurs considérables. <br /> <br /> Sept sociétés chinoises font ouvertement de la publicité pour exporter ces instruments inhumains. Des matraques à pointes produites en Chine auraient été utilisées par la police au Cambodge et exportées aux forces de sécurité au Népal et en Thaïlande.<br /> <br /> Les recherches menées ont montré que 29&nbsp;entreprises chinoises impliquées dans ces exportations faisaient de la publicité pour des matraques incapacitantes à impulsions électriques, cruelles par nature. Ces dispositifs permettent aux agents des forces de sécurité d’infliger facilement à la main des décharges multiples extrêmement douloureuses sur des zones sensibles du corps telles que les parties génitales, la gorge, l’aine ou les oreilles sans laisser de traces physiques durables. <br /> <br /> De nombreuses entreprises chinoises fabriquent et commercialisent des dispositifs de contrainte, dont des menottes pour chevilles à chaîne lestée et des chaises d’immobilisation rigides&nbsp;; une société produit même des dispositifs combinés qui entravent le cou. Ces entraves pour le cou peuvent mettre en danger la vie d’une personne en restreignant la respiration, la circulation sanguine et les communications nerveuses entre le corps et le cerveau. <br /> <br /> Une étude de plusieurs supports marketing des entreprises concernées révèle que ces équipements sont vendus à divers organes chargés de l’application des lois dans le monde, dont certains bafouent constamment les droits humains. <br /> <br /> «&nbsp;Rien ne saurait justifier que l’on autorise la fabrication et le commerce de matériel dont l’objet principal est de torturer ou d’infliger des traitements cruels, inhumains ou dégradants à des personnes. Ces actes odieux sont totalement prohibés par le droit international et les autorités chinoises doivent sans délai interdire la production et le commerce de ces dispositifs cruels et inhumains&nbsp;», a déclaré Patrick Wilcken.<br /> <br /> Une société – China Xinxing Import / Export Corporation, qui fait de la publicité pour des équipements comprenant des poucettes, des chaises d’immobilisation et des matraques et pistolets incapacitants à impulsions électriques – a indiqué en 2012 qu’elle avait des relations avec plus de 40&nbsp;pays africains et que ses échanges avec l’Afrique représentaient plus de 100&nbsp;millions de dollars.<br /> <br /> Amnesty International et Omega ont recueilli des éléments montrant que des matraques à impulsions électriques vraisemblablement fabriquées en Chine équipent des policiers au Ghana, au Sénégal, en Égypte et à Madagascar.<br /> <br /> Des entreprises chinoises continuent en outre d’exporter du matériel qui ne peut avoir une utilisation légitime dans le cadre du maintien de l’ordre que si leur utilisation est conforme aux normes internationales et si les agents sont correctement formés et tenus de rendre compte de leurs actes. Cependant, le rapport cite des cas d’exportations d’équipements de maintien de l’ordre potentiellement dangereux depuis la Chine vers des pays où il existe un risque substantiel que ces équipements contribuent à de graves violations des droits humains. <br /> <br /> Un exemple mis en avant dans le rapport est celui d’une livraison massive d’équipements «&nbsp;antiémeutes&nbsp;» chinois à l’Ouganda en février 2011, malgré des accusations de torture et d’autres mauvais traitements portées à l’encontre de la police dans ce pays. <br /> <br /> Deux mois plus tard, du matériel antiémeutes fabriqué en Chine a été utilisé par les forces de sécurité ougandaises pour réprimer sévèrement les manifestations contre la hausse du coût de la vie. Des véhicules blindés provenant de Chine ont été employés tout au long de cette violente répression, au cours de laquelle au moins neuf personnes ont été abattues, plus de 100&nbsp;blessées et 600&nbsp;arrêtées. <br /> <br /> Des équipements antiémeutes chinois ont également été utilisés pour réprimer l’opposition en République démocratique du Congo lors des élections de 2011, qui ont donné lieu à des violences faisant au moins 33&nbsp;morts et 83&nbsp;blessés. Leur exportation s’est déroulée en dépit des éléments faisant état de fréquentes violations des droits humains par les forces de sécurité congolaises.<br /> <br /> Le rapport montre que les contrôles de la Chine concernant les exportations de matériel destiné au maintien de l’ordre sont peu rigoureux, manquent de transparence et ne semblent pas étudier le bilan du pays destinataire en matière de respect des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Le système défectueux de contrôle des exportations de la Chine permet au commerce de la torture et de la répression de prospérer. Il faut de toute urgence que les autorités chinoises réforment en profondeur leur réglementation commerciale pour mettre fin au transfert irresponsable d’équipements de maintien de l’ordre à des organes qui les utiliseront probablement pour bafouer les droits humains&nbsp;», a déclaré Patrick Wilcken. <br /> <br /> Le système d’exportation de la Chine n’est pas le seul qui ne contrôle pas efficacement le transfert de matériel destiné au maintien de l’ordre afin de garantir le respect des droits humains. Le commerce mondial de ces équipements n’est guère contrôlé, et même les pays dotés d’une réglementation plus élaborée, comme ceux de l’UE et les États-Unis, doivent encore l’améliorer et remédier aux failles à mesure que de nouveaux produits et technologies arrivent sur le marché. <br /> <br /> L’essor du commerce international des instruments de torture et de répression par la Chine coïncide avec un contexte de violations persistantes des droits humains dans ce pays lui-même. La torture, les autres formes de mauvais traitements et le recours à une force arbitraire y demeurent répandus en détention et lors de la répression des manifestations. Amnesty International a constaté des pratiques de torture physique très diverses en Chine, dont certaines impliquent l’utilisation de matraques à impulsions électriques.<br /> <br /> Une Chinoise victime de torture a raconté à Amnesty International&nbsp;: «&nbsp;Ils [les policiers] ont utilisé une matraque électrique sur mon visage – les policiers surnomme cette torture “bengbao popcorn” car votre visage se fend et ressemble à du maïs éclaté. L’odeur était horrible&nbsp;; c’était celle de la chair brûlée.&nbsp;»<br /> <br /> Le rapport met aussi en évidence la fréquente utilisation abusive des dispositifs mécaniques d’immobilisation sur des détenus en Chine. De nombreux détenus se sont plaints d’avoir été attachés par les poignets et les chevilles, suspendus à un plafond ou maintenus dans des positions douloureuses. <br /> <br /> Amnesty International et Omega exhortent les autorités chinoises et celles de tous les autres pays à prendre les mesures suivantes&nbsp;:<br /> <br /> - interdire immédiatement la production et le commerce des équipements dont l’utilisation est en soi abusive&nbsp;; <br /> - prononcer la suspension immédiate, et refuser l’octroi, des licences commerciales pour la fourniture d’autres équipements destinés à des organes chargés de l’application des lois et à des forces de sécurité s’il existe un risque substantiel de voir ces équipements servir à commettre ou faciliter des violations graves des droits humains&nbsp;; <br /> - mettre en place une réglementation et des pratiques pour contrôler les exportations de matériel de police et de sécurité pouvant avoir une utilité légitime mais qu’il est aisé d’utiliser de façon abusive&nbsp;;<br /> - mettre fin à toutes les formes de torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi qu’à l’usage de la force arbitraire, et enquêter sur toutes les allégations faisant état de tels actes afin de traduire en justice les responsables présumés.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le commerce, la fabrication et l’exportation des instruments de torture par des entreprises chinoises, en plein essor, alimentent les violations des droits humains en Afrique et en Asie, selon des recherches menées récemment par Amnesty International et la Fondation de recherche Omega.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="560" height="400" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198775_China_Holds_Show_On_Police_Equipment_And_Anti-Terrorism_Technology_0.jpg?1411369375" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49385">China Tools of Torture Getty Image_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/49396">China Tools of Torture - neck cuff_FR</a> </div> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49397">China Tools of Torture Spiked Stick_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/node/49399">CHINA - TOOLS TORTURE - ELECTRIC SHOCK _FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>- Plus de&nbsp;130&nbsp;entreprises ont récemment participé à la fabrication et à la fourniture d’équipements à usage répressif en Chine, alors qu’elles n’étaient que 28 il y a dix ans.<br />- 29&nbsp;entreprises chinoises font de la publicité pour des matraques incapacitantes à impulsions électriques, cruelles par nature.&nbsp;<br /> - Sept sociétés chinoises font ouvertement de la publicité pour exporter des matraques à pointes, qui<span>&nbsp;ne peuvent se prêter qu'à une utilisation cruelle, inhumaine et dégradante</span>.&nbsp;<br /> - 28 entreprises chinoises exportent des équipements à usage répressif dont l’utilisation est intrinsèquement abusive tels que des menottes pour chevilles à chaîne lestée et des chaises d’immobilisation rigides.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> ASA17/043/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text 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souffrances – est en plein essor car les autorités chinoises ne font rien pour empêcher les sociétés fournissant ces dispositifs révoltants d’exporter, ni pour éviter que du matériel destiné au maintien de l’ordre ne tombe entre les mains de destinataires connus pour bafouer les droits humains. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Patrick Wilcken, chargé des recherches sur le commerce des équipements de sécurité et les droits humains au sein d’Amnesty International </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date-popup"> <div class="field-label">Date:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">Ma, 23/09/2014</span> </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/ASA17/043/2014/fr">Le commerce chinois des instruments de torture et de répression</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport (version courte), 23 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/eu-must-close-all-loopholes-torture-trade-2014-07-29">L’UE doit remédier aux lacunes de la réglementation du commerce de la torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 29 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ASA17/042/2013/en">China’s &#039;Re-education Through Labour&#039; camps: Replacing one system of repression with another?</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 17 décembre 2013. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/library/info/ACT30/062/2012/en">No more delays: Putting an end to the EU trade in &quot;tools of torture&quot;</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 29 juin 2012. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> No justification for torture China Stop Torture Torture et mauvais traitements Mon, 22 Sep 2014 13:38:34 +0000 Amnesty International 49382 at http://www.amnesty.org Nigeria : la torture dénoncée dans un nouveau rapport http://www.amnesty.org/fr/news/nigeria-s-torture-chambers-exposed-new-report-2014-09-18 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nigeria : la torture dénoncée dans un nouveau rapport </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">18 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>Les policiers et les militaires nigérians torturent couramment des hommes, des femmes et des adolescents –&nbsp;parfois âgés de seulement 12&nbsp;ans&nbsp;– au moyen de diverses méthodes telles que les coups, les blessures par balle et le viol, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public jeudi 18&nbsp;septembre 2014.</p><p>Intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR44/011/2014/fr"><em>«&nbsp;Bienvenue en enfer&nbsp;». Torture et mauvais traitements au Nigeria</em></a>, ce rapport détaille les opérations «&nbsp;coups de filet&nbsp;» au cours desquelles des personnes sont arrêtées puis torturées à titre punitif ou pour leur extorquer de l’argent ou leur arracher des «&nbsp;aveux&nbsp;» dans le but de «&nbsp;résoudre&nbsp;» plus vite les affaires. <br /> <br /> «&nbsp;Ces pratiques vont bien au-delà des tortures et des homicides dont sont victimes les membres présumés de Boko Haram. Dans tout le pays, l’ampleur et la gravité des tortures infligées aux hommes, femmes et enfants nigérians par les autorités censées les protéger sont insoutenables même pour les observateurs des droits humains les plus endurcis&nbsp;», a déclaré Netsanet Belay, directeur de la recherche et du travail de plaidoyer à Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;La torture n’est pas considérée comme un crime aux termes du droit nigérian. Le Parlement de ce pays doit immédiatement adopter une loi érigeant la torture en infraction. Cette mesure est attendue de longue date et rien ne saurait justifier un nouveau retard.&nbsp;»<br /> <br /> Rédigé à partir de centaines de témoignages et d’éléments de preuve recueillis pendant 10&nbsp;ans, le rapport d’Amnesty International dénonce l’institutionnalisation du recours à la torture au sein de la police et les violences systématiques commises par l’armée dans un pays dont la Constitution interdit la torture mais qui n’a toujours pas adopté de législation prohibant cette pratique.<br /> <br /> Ce rapport révèle aussi que la plupart des personnes arrêtées sont détenues au secret –&nbsp;sans contact avec l’extérieur, que ce soit avec leurs avocats, leurs familles ou les instances judiciaires.<br /> <br /> La torture fait tellement partie du système de maintien de l’ordre au Nigeria que de nombreux postes de police disposent d’un agent officieusement désigné comme «&nbsp;chargé de torture&nbsp;». L’éventail des techniques utilisées est effrayant et comprend notamment l’arrachage d’ongles ou de dents, la suffocation, les décharges électriques et les violences sexuelles.<br /> <br /> Par exemple, Abosede, âgée de 24&nbsp;ans, a raconté à Amnesty International les méthodes révoltantes de la police, qui ont provoqué chez elle des lésions permanentes&nbsp;:<br /> <br /> «&nbsp;Une policière m’a emmenée dans une petite pièce et m’a ordonné de me déshabiller. Elle m’a écarté les jambes et m’a tiré du gaz lacrymogène dans le vagin […] Ils voulaient me faire avouer que j’avais commis un vol à main armée […] Je saignais […] Aujourd’hui encore, je souffre de douleurs dans l’utérus.&nbsp;»<br /> <br /> L’armée nigériane se rend elle aussi coupable de violations des droits humains du même type et procède à des milliers d’arrestations dans le cadre de ses opérations de recherche de membres de Boko Haram. <br /> <br /> Mahmood, un jeune garçon de 15&nbsp;ans vivant dans l’État de Yobe, a été arrêté par des soldats avec une cinquantaine d’autres personnes, principalement des garçons âgés de 13 à 19&nbsp;ans. Il a raconté à Amnesty International que les militaires l’avaient gardé en détention pendant trois semaines, l’avaient frappé à maintes reprises à coups de crosse, de matraque et de machette, lui avaient versé du plastique fondu sur le dos, l’avaient fait marcher ou rouler sur des tessons de bouteille et l’avaient contraint à assister aux exécutions extrajudiciaires d’autres détenus. Il a finalement été libéré en avril 2013. <br /> <br /> Dans l’État de Yobe, des soldats ont même arrêté et frappé un garçon de 12&nbsp;ans&nbsp;; ils lui ont versé de l’alcool dessus, l’ont forcé à nettoyer du vomi à mains nues et l’ont piétiné. <br /> <br /> «&nbsp;Les soldats arrêtent des centaines de personnes, cherchant celles qui ont des liens avec Boko Haram, puis torturent les suspects durant un processus de «&nbsp;tri&nbsp;» qui ressemble à une chasse aux sorcières du Moyen-Âge&nbsp;», a déclaré Netsanet Belay.<br /> <br /> «&nbsp;L’ampleur de la torture s’explique en partie par le fait que personne, y compris dans la hiérarchie, n’est tenu de rendre compte de ses actes. Le Nigeria doit changer radicalement de manière de procéder&nbsp;; il doit suspendre de leurs fonctions tous les agents contre lesquels il existe des allégations crédibles de torture, enquêter de manière approfondie sur ces allégations et veiller à ce que les tortionnaires présumés soient traduits en justice.&nbsp;»<br /> <br /> Dans la plupart des cas d’allégations de torture aux mains de forces de sécurité qu’Amnesty International a étudiés, aucune enquête satisfaisante n’a été menée et rien n’a été fait pour poursuivre en justice les auteurs présumés. <br /> <br /> Lorsque des enquêtes internes à la police ou à l’armée sont effectivement ouvertes, leurs conclusions ne sont pas rendues publiques et leurs recommandations sont rarement suivies. Sur les centaines de cas examinés par Amnesty International, aucune victime de torture ou d’autres mauvais traitements n’a reçu une indemnisation ni aucune autre forme de réparation de la part de l’État nigérian. <br /> <br /> Le gouvernement du Nigeria est conscient du problème et a créé, au cours de ces 10&nbsp;dernières années, au moins cinq commissions présidentielles et groupes de travail sur la réforme du système judiciaire et l’éradication de la torture. Toutefois, la mise en œuvre des recommandations qui en ont découlé est d’une lenteur désespérante. <br /> <br /> «&nbsp;Le message que nous adressons aujourd’hui aux autorités nigérianes est clair&nbsp;: ériger la torture en infraction, mettre un terme à la détention au secret et enquêter pleinement sur les allégations de violences&nbsp;», a déclaré Netsanet Belay.<br /> <br /> «&nbsp;Ce serait un premier pas important vers la fin de cette pratique odieuse. Il est grand temps que les autorités nigérianes prouvent qu’elles peuvent être prises au sérieux à ce sujet.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les policiers et les militaires nigérians torturent couramment des hommes, des femmes et des adolescents – parfois âgés de seulement 12 ans – au moyen de diverses méthodes telles que les coups, les blessures par balle et le viol.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/199223_An_artist_s_drawing_portraying_water_torture_Nigeria.jpg?1410525829" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49269">Nigeria PR_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p><strong>La torture en chiffres</strong></p><p><strong>5&nbsp;000</strong>&nbsp;– nombre <em>minimum</em> estimé de personnes ayant été incarcérées depuis 2009 (début des opérations militaires contre le groupe armé Boko Haram), dont beaucoup ont subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements<br /> <br /> <strong>500 </strong>– nombre d’entretiens réalisés par Amnesty International avec des victimes de la torture, des détenus, leurs proches, des défenseurs des droits humains et des avocats pendant ses recherches<br /> <br /> <strong>20 </strong> –&nbsp;nombre de missions de recherche d’Amnesty International au Nigeria sur lesquelles s’appuie ce rapport<br /> <br /> <strong>12 </strong>– nombre de méthodes courantes de torture recensées dans le rapport d’Amnesty International<br /> <br /> <strong>7</strong> –&nbsp;nombre d’années écoulées depuis que le rapporteur spécial des Nations unies contre la torture a conclu que la torture était «&nbsp;intrinsèquement liée au mode de fonctionnement de la police au Nigeria&nbsp;» et a recommandé qu’elle soit érigée en infraction<br /> <br /> <strong>7</strong> –&nbsp;nombre d’instruments internationaux interdisant la torture auxquels le Nigeria est partie et qu’il n’applique pas<br /> <br /> <strong>2</strong> – nombre d’années depuis lesquelles une loi érigeant la torture en infraction est en attente d’examen devant le Parlement nigérian<br /> <br /> <strong>1</strong> – nombre, dans certains postes de police nigérians, d’agents officieusement responsables de la torture, connus sous le nom de «&nbsp;chargés de torture&nbsp;»</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AFR44/011/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Nigeria</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="10.622295">10° 37' 20.262" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="10.373089">10° 22' 23.1204" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Dans tout le pays, l’ampleur et la gravité des tortures infligées aux hommes, femmes et enfants nigérians par les autorités censées les protéger sont insoutenables même pour les observateurs des droits humains les plus endurcis. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Netsanet Belay, directeur de la recherche et du travail de plaidoyer à Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Une policière m’a emmenée dans une petite pièce et m’a ordonné de me déshabiller. Elle m’a écarté les jambes et m’a tiré du gaz lacrymogène dans le vagin […] Ils voulaient me faire avouer que j’avais commis un vol à main armée […] Je saignais […] Aujourd’hui encore, je souffre de douleurs dans l’utérus.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Abosede, victime de tortures. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR44/011/2014/fr">«Bienvenue en enfer». Torture et mauvais traitements au Nigeria</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/nigeria-torture-numbers-2014-09-18">Nigeria. La torture en chiffres</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Faits et chiffres, 18 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">Stop Torture</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Campagne internationale </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Nigeria Stop Torture Torture et mauvais traitements Fri, 12 Sep 2014 15:04:28 +0000 Amnesty International 49268 at http://www.amnesty.org Nigeria. Le double discours sur la torture http://www.amnesty.org/fr/news/nigeria-torture-numbers-2014-09-18 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nigeria : la torture en chiffres </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">18 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>Bien que le Nigeria interdise la torture et les autres mauvais traitements dans sa Constitution et que le pays ait ratifié de nombreux instruments internationaux relatifs aux droits humains qui prohibent cette pratique, les autorités continuent de fermer les yeux sur la torture et ne l’ont pas érigée en infraction dans le droit national. Les <em>Faits et chiffres</em> ci-dessous donnent une idée de l’ampleur du problème et de l’inaction durable du gouvernement.<br /> <br /> <strong>La torture en chiffres<br /> <br /> 5&nbsp;000&nbsp;</strong>–nombre <em>minimum</em> estimé de personnes ayant été incarcérées depuis 2009 (début des opérations militaires contre le groupe armé Boko Haram), dont beaucoup ont subi des actes de torture et d’autres mauvais traitements<br /> <br /> <strong>500 </strong>– nombre d’entretiens réalisés par Amnesty International avec des victimes de la torture, des détenus, leurs proches, des défenseurs des droits humains et des avocats pendant ses recherches<br /> <br /> <strong>20 </strong> –&nbsp;nombre de missions de recherche d’Amnesty International au Nigeria sur lesquelles s’appuie ce rapport<br /> <br /> <strong>12 </strong>– nombre de méthodes courantes de torture recensées dans le rapport d’Amnesty International<br /> <br /> <strong>7</strong> –&nbsp;nombre d’années écoulées depuis que le rapporteur spécial des Nations unies contre la torture a conclu que la torture était «&nbsp;intrinsèquement liée au mode de fonctionnement de la police au Nigeria&nbsp;» et a recommandé qu’elle soit érigée en infraction<br /> <br /> <strong>7</strong> –&nbsp;nombre d’instruments internationaux interdisant la torture auxquels le Nigeria est partie et qu’il n’applique pas<br /> <br /> <strong>2</strong> – nombre d’années depuis lesquelles une loi érigeant la torture en infraction est en attente d’examen devant le Parlement nigérian<br /> <br /> <strong>1</strong> – nombre, dans certains postes de police nigérians, d’agents officieusement responsables de la torture, connus sous le nom de «&nbsp;chargés de torture&nbsp;»<br /> <br /> <br /> <br /> <strong>Les principales méthodes de torture au Nigeria<br /> <br /> </strong>Les policiers et les militaires nigérians utilisent couramment un éventail choquant de méthodes pour torturer les détenus&nbsp;:<br /> <br />  Les coups de fouet, de crosse, de machette, de matraque, de baguette, de bâton et de câble<br /> <br />  Le viol et d’autres formes de violences sexuelles, telles que l’introduction de bouteilles ou d’autres objets dans le vagin<br /> <br />  Les blessures par balles, tirées dans la jambe, le pied ou la main pendant les interrogatoires<br /> <br />  L’arrachage de dents et d’ongles des pieds et des mains à l’aide de tenailles<br /> <br />  La suspension des détenus par les pieds, la tête en bas, pendant des heures<br /> <br />  La suspension des détenus à une barre par les genoux et les coudes comme sur une broche<br /> <br />  La privation de nourriture<br /> <br />  L’obligation de s’asseoir, de s’allonger ou de se rouler sur des objets pointus, comme des morceaux de verre ou des planches dont ressortent des clous<br /> <br />  Les décharges électriques, notamment sur les parties génitales<br /> <br />  L’étranglement au moyen d’une corde, jusqu’à ce que la victime perde connaissance<br /> <br />  Le <em>tabay</em> –&nbsp;suspension des détenus à un bâton, les coudes liés dans le dos<br /> <br />  La torture à l’eau –&nbsp;eau chaude ou glacée versée sur le corps dénudé<br /> <br /> <br /> <br /> <strong>Le non-respect des obligations du Nigeria<br /> <br /> </strong>En permettant la pratique quotidienne de la torture, le gouvernement du Nigeria bafoue ses engagements aux termes des instruments suivants&nbsp;:<br /> <br /> 1. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques<br /> <br /> 2. La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants<br /> <br /> 3. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées<br /> <br /> 4. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples<br /> <br /> 5. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes<br /> <br /> 6. La Convention relative aux droits de l’enfant<br /> <br /> 7. Les Conventions de Genève (article&nbsp;3 commun aux quatre Conventions) et leur deuxième Protocole additionnel</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Bien que le Nigeria interdise la torture et les autres mauvais traitements dans sa Constitution et que le pays ait ratifié de nombreux instruments internationaux relatifs aux droits humains qui prohibent cette pratique, les autorités continuent de fermer les yeux sur la torture et ne l’ont pas érigée en infraction dans le droit national. Les <em>Faits et chiffres</em> ci-dessous donnent une idée de l’ampleur du problème et de l’inaction durable du gouvernement.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/199222_An_artist_s_drawing_depicting_an_interrogation_Nigeria.jpg?1410525027" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49271">Nigeria facts and figures_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AFR44/011/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> StopTorture </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Nigeria</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="9.650484">9° 39' 1.7424" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="6.065454">6° 3' 55.6344" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR44/011/2014/fr">«Bienvenue en enfer». Torture et mauvais traitements au Nigeria</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Nigeria Stop Torture Torture et mauvais traitements Fri, 12 Sep 2014 15:39:31 +0000 Amnesty International 49270 at http://www.amnesty.org Centrafrique. La force de maintien de la paix de l’ONU doit être déployée dans sa totalité pour protéger les civils http://www.amnesty.org/fr/central-african-republic-full-deployment-un-peacekeepers-urgently-needed-protect-civilian-lives <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Centrafrique. Déploiement de la force de maintien de la paix de l’ONU </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">15 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains, a déclaré Amnesty International lundi 15&nbsp;septembre 2014, date où la mission commencera à exécuter son mandat.<br /> <br /> La mission de maintien de la paix de l’ONU prend en effet le relais de celle de l’Union africaine (UA) et Amnesty International craint que le déploiement initial (65&nbsp;% seulement de son effectif total) ne lui permette pas d’accomplir son mandat étendu, qui inclut la protection des civils et la stabilisation et la sécurisation du pays.<br /> <br /> «&nbsp;La passation de l’UA à l’ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme&nbsp;: l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine, a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;Si nous saluons la nouvelle mission pour la paix, nous craignons qu’elle ne soit pas en mesure de protéger efficacement les civils contre les violences tant qu’elle ne sera pas totalement déployée.&nbsp;»<br /> <br /> La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), qui prend le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA ) dirigée par l’UA, est chargée de protéger les civils contre les violences, et plus particulièrement de protéger les femmes et les enfants touchés par le conflit armé. Afin de remplir cette mission, la MINUSCA doit montrer à la population centrafricaine que sa présence peut fait une réelle différence sur le terrain.<br /> <br /> Le déploiement initial de la MINUSCA se compose de quelque 7&nbsp;600&nbsp;casques bleus. Amnesty International demande à l’ONU de l’amener à sa capacité totale de 12&nbsp;000&nbsp;soldats et policiers le plus tôt possible, et de déployer rapidement son personnel essentiel, notamment les observateurs chargés de veiller au respect des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Il faut combler sans attendre l’écart entre le nombre de casques bleus promis et déployé. Ce n’est que lorsqu’ils seront tous présents sur le terrain, effectuant des patouilles et protégeant la population civile, que la MINUSCA pourra remplir son mandat&nbsp;», a déclaré Stephen Cockburn. <br /> <br /> Amnesty International a recensé toute une liste de graves violations des droits humains, notamment des homicides illégaux, imputables à des troupes de la MISCA.<br /> <br /> L’organisation demande à l’ONU de veiller à ce que les membres des forces de maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains en République centrafricaine lorsqu’ils servaient au sein de la MISCA n’intègrent pas la MINUSCA. Ils doivent faire l’objet d’enquêtes et, en cas de preuves suffisantes, être amenés à rendre des comptes.<br /> <br /> «&nbsp;Il faut enquêter sur tous les incidents impliquant des troupes de l’UA et améliorer le système d’évaluation lacunaire afin de garantir que la mission de l’ONU n’intègre pas des agents du maintien de la paix soupçonnés d’avoir bafoué les droits humains&nbsp;», a déclaré Stephen Cockburn.<br /> <br /> À la suite d’un épisode survenu à Bangui le 29&nbsp;mars 2014 dans lequel des soldats de la paix tchadiens ont ouvert le feu sur des civils, faisant une trentaine de morts et des centaines de blessés, le Tchad a unilatéralement retiré ses troupes de la MISCA le mois suivant. Le 24&nbsp;mars, le contingent de la République du Congo (Brazzaville) de la MISCA a été impliqué dans la disparition forcée d’au moins 11&nbsp;personnes. À la connaissance d’Amnesty International, aucun membre de la MISCA n’a été poursuivi en justice pour des violations des droits humains.<br /> <br /> «&nbsp;Il importe de mettre en place une procédure de sélection afin que les soldats et les policiers soupçonnés d’avoir commis de graves violations des droits humains n’intègrent pas la MINUSCA, a déclaré Stephen Cockburn. <br /> <br /> «&nbsp;L’ONU doit veiller à ce que sa politique d’évaluation du respect des droits humains par son personnel s’applique à tous moments et à ce que les soldats, les policiers et le personnel civil n’aient commis aucune atteinte aux droits humains dans leur pays et à l’étranger.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit être déployée de toute urgence dans son intégralité pour être en mesure d’assurer la protection d’une population civile exposée à de graves atteintes aux droits humains.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/189857_Surge_in_violence_in_Central_African_Republic_0.jpg?1410758135" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49280">CAR_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">République centrafricaine</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="5.013342">5° 0' 48.0312" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="21.973655">21° 58' 25.158" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La passation de l’UA à l’ONU ne doit pas se limiter à un changement d’uniforme : l’échange des bérets verts contre les casques bleus. Elle doit au contraire signifier un nouveau départ pour l’opération de maintien de la paix en République centrafricaine. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Steve Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/car-resignation-government-must-not-open-door-impunity-2014-08-06">République centrafricaine. La démission du gouvernement ne doit pas ouvrir la voie à l&#039;impunité </a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 6 août 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/car-perpetrators-atrocities-must-have-nowhere-hide-justice-2014-07-10">République centrafricaine : les auteurs d&#039;atrocités ne doivent pas pouvoir échapper à la justice</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 10 juillet 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/006/2014/fr">République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 10 juillet 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-3"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR19/007/2014/fr">République centrafricaine. Les forces de maintien de la paix doivent protéger et respecter les droits humains</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Déclaration orale, 26e session du Conseil des droits de l&#039;homme des Nations unies, 24 juin 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Conflits armés Groupes armés Central African Republic Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Organisations internationales Nations unies Mon, 15 Sep 2014 08:17:14 +0000 Amnesty International 49279 at http://www.amnesty.org Mexique. Les autorités ferment les yeux devant la hausse scandaleuse des cas de torture et de mauvais traitements signalés http://www.amnesty.org/fr/news/mexico-shocking-rise-reports-torture-and-ill-treatment-authorities-turn-blind-eye-2014-09-04 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Mexique. Augmentation des cas de torture </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">04 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>La torture et les mauvais traitements sont hors de toute mesure au Mexique. Le nombre de cas signalés a augmenté de 600&nbsp;% au cours de la dernière décennie, d’après un nouveau <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/020/2014/fr">rapport </a>publié par Amnesty International. L’organisation prie le gouvernement mexicain d’agir dès maintenant pour mettre fin au recours généralisé et persistant à la torture par des membres de la police et de l’armée.</p> <p>Le rapport, intitulé <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/020/2014/fr"><em>Hors de toute mesure. La torture et les autres mauvais traitements au Mexique</em></a>, fait état d’une augmentation sérieuse de la torture et des autres formes de mauvais traitements dans ce pays, et de la prédominance de la tolérance et de l’impunité. Seuls sept tortionnaires ont à ce jour été déclarés coupables par des tribunaux fédéraux, et bien moins par des tribunaux des États.</p> <p>Les autorités ne peuvent pas continuer à fermer les yeux sur la torture, a déclaré Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International. Le fait d’omettre systématiquement d’appliquer les garanties contre la torture et les mauvais traitements, et d’ouvrir sur les plaintes des enquêtes qui pêchent souvent par leur partialité et minimisent la gravité des faits, est symptomatique d’un gouvernement qui ne protège pas les droits humains&nbsp;».</p> <p>«&nbsp;La hausse scandaleuse des cas de torture au Mexique laisse entendre que, dans ce pays, tout le monde pourrait être victime de mauvais traitements. D’après l’étude d’Amnesty International, 64&nbsp;% des Mexicains craignent d’être torturés s’ils sont détenus par les autorités.&nbsp;»</p> <p>&nbsp;</p> <p><object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="700" height="418"><param name="movie" value="https://adam.amnesty.org/tools/jwplayer/player.swf" /><param name="flashvars" value="file=https://adam.amnesty.org/images/assets/198301-198400/198390/Mexico_Torture_Spot_French_version_corrected_for_ADAM-p.mp4&amp;image=https://adam.amnesty.org/images/assets/198301-198400/198390/36_Mexico_Torture_Spot_French_version_corrected_for_ADAM-l-m.jpg&amp;backcolor=000000&amp;frontcolor=EEEEEE&amp;lightcolor=FFFFFF&amp;screencolor=000000&amp;autostart=false&amp;stretching=uniform&amp;provider=video&amp;duration=77" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="scale" value="default" /><param name="bgcolor" value="111111" /></object></p> <p>&nbsp;</p> <p>Il s’agit du premier d’une série de cinq rapports sur des pays qui seront diffusés dans le cadre de la <a href="http://www.amnesty.org/fr/stoptorture">campagne mondiale STOP TORTURE d’Amnesty Internationa</a>l.</p> <p>Il y est indiqué qu’entre 2010 et la fin de 2013 la Commission nationale des droits humains a reçu plus de 7&nbsp;000&nbsp;plaintes pour torture et autres mauvais traitements. Récemment, en 2014, le nombre de plaintes aurait diminué, mais il reste bien plus élevé qu’il y a 10&nbsp;ans.</p> <p>Dans plusieurs régions différentes, des gens ont raconté à Amnesty International comment ils ont été frappés et menacés de mort et soumis à des violences sexuelles, à des décharges électriques et à la quasi-asphyxie alors qu’ils étaient entre les mains de la police ou des forces armées. Le but de ces traitements était souvent de leur extorquer des «&nbsp;aveux&nbsp;» ou d’obtenir qu’ils incriminent d’autres dans des infractions graves.</p> <p>Des policiers et des militaires ont torturé et autrement maltraité Ángel Amílcar Colón Quevedo, un Noir de nationalité hondurienne, du fait de son statut de migrant et de la couleur de sa peau. Ils l’ont frappé, quasiment asphyxié à l’aide d’un sac en plastique, déshabillé de force, contraint d’effectuer des actes humiliants et couvert d’insultes racistes. Inculpé sur la base de la déclaration qu’il a faite à la suite de ce traitement, il est actuellement en prison dans l’attente de son procès. Amnesty International l’a reconnu cette année comme prisonnier d’opinion.</p> <p>Le rapport de l’organisation contient des informations sur plus de 20&nbsp;personnes qui, comme Ángel Colón, ont été torturées alors qu’elles étaient détenues par les autorités mexicaines.</p> <p>Bien que cela soit prohibé par la loi, des membres de l’appareil judiciaire continuent de retenir comme preuves des éléments obtenus grâce à la détention arbitraire et à la torture. Non seulement cela encourage le recours à la torture et aux autres mauvais traitements, mais en outre le terrain se prête à des procès iniques et à des condamnations sans garantie, ce qui porte atteinte à la crédibilité de la justice et au respect des droits humains des personnes inculpées.</p> <p>Les rares fois où des enquêtes officielles sont réellement menées sur des allégations de torture, elles sont souvent entachées d’erreurs.</p> <p>La Procédure spéciale du Bureau du procureur général de la République (Évaluation médicopsychologique spécialisée de cas potentiels de torture ou de mauvais traitements), dont le but est que des enquêtes soient menées sur les cas de torture et de mauvais traitements, est souvent bien loin d’appliquer les normes internationales figurant dans le Protocole d’Istanbul. Malgré cela, les procureurs et les juges s’appuient sur ces enquêtes officielles déficientes et refusent d’accepter d’autres preuves émanant de sources indépendantes.</p> <p>«&nbsp;Le manque d’enquêtes crédibles et exhaustives sur les allégations de torture est une forme de violence supplémentaire. Si les autorités ne recueillent pas les preuves de mauvais traitements, les victimes n’obtiendront pas réparation et ne pourront pas prouver que leurs «&nbsp;aveux&nbsp;» ont été extorqués sous la contrainte, a déclaré Erika Guevara.</p> <p>«&nbsp;Il est temps de réformer radicalement le système d’enquête sur les allégations de torture et de mauvais traitements, et notamment la manière dont sont appliquées les normes énoncées dans le Protocole d’Istanbul, reconnues par la communauté internationale. Les autorités mexicaines doivent aussi veiller à ce que les éléments de preuve collectés par les médecins experts indépendants puissent être acceptés comme tels dans les procédures judiciaires.&nbsp;»</p> <p>Le rapport énonce une série de mesures à prendre pour empêcher la torture et les autres mauvais traitements, pour que des enquêtes soient menées sur les cas qui se produisent et pour que leurs auteurs soient punis. À cet effet, le gouvernement doit commencer par reconnaître l’ampleur de la torture dans le pays et s’engager publiquement à donner l’absolue priorité à la lutte contre cette grave forme de violation des droits humains.</p> <p><strong>Contexte</strong> <br /> Entre 2010 et la fin de 2013 la Commission nationale des droits humains a reçu 7&nbsp;000&nbsp;plaintes pour torture et autres mauvais traitements. Le Bureau du Procureur général de la République a appliqué sa Procédure spéciale dans 364&nbsp;cas, ce qui a donné lieu à 26&nbsp;cas de torture avérée.</p> <p>Entre 2006 et 2013, le Bureau a ouvert 1&nbsp;219&nbsp;enquêtes sur des plaintes pour torture et autres mauvais traitements, mais n’a engagé que 12&nbsp;actions en justice. La justice fédérale fait état de sept condamnations pour torture prononcées par les tribunaux fédéraux, en tout et pour tout, soit un taux de 0,006&nbsp;%. Au niveau des différents États du Mexique, la torture et l’impunité sont encore plus présentes.</p> <p>La Commission nationale des droits humains omet souvent de mener en temps utile des enquêtes exhaustives sur toutes les plaintes qu’elle reçoit et de défendre correctement les droits des victimes. Sur les 7&nbsp;000&nbsp;plaintes reçues entre 2010 et 2013, elle n’a formulé que 44&nbsp;recommandations publiques confirmant qu’il y avait eu torture.</p> <p>Le Protocole d’Istanbul est le nom courant du Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, créé en 1999 par les Nations unies.</p> <div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La torture et les mauvais traitements dépassent toute mesure au Mexique, le nombre de cas signalés ayant augmenté de 600&nbsp;% au cours de la dernière décennie.&nbsp;</p><p>&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/196152_Police_patrol_the_streets_on_a_truck_as_a_group_of_young_people_walk_past_in_Ciudad_Juarez.jpg?1409752038" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49151">Mexico torture_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AMR41/020/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Mexico </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Mexique</div> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Les autorités ne peuvent pas continuer à fermer les yeux sur la torture. Le fait d’omettre systématiquement d’appliquer les garanties contre la torture et les mauvais traitements, et d’ouvrir sur les plaintes des enquêtes qui pêchent souvent par leur partialité et minimisent la gravité des faits, est symptomatique d’un gouvernement qui ne protège pas les droits humains.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d&#039;Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/020/2014/fr">Hors de toute mesure. La torture et les autres mauvais traitements au Mexique</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Lisez le rapport. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/torture-mexico-fourteen-facts-2014-09-04">La torture au Mexique: 14 faits</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Faits et chiffres, 4 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-2"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/amnesty-international-calls-mexico-s-president-confront-critical-human-righ">Amnesty International demande au président mexicain de prendre des mesures face à la situation critique des droits humains</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 18 février 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Mexico Stop Torture Torture et mauvais traitements Thu, 04 Sep 2014 10:26:17 +0000 Amnesty International 49150 at http://www.amnesty.org La torture au Mexique : 14 faits http://www.amnesty.org/fr/news/torture-mexico-fourteen-facts-2014-09-04 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> La torture au Mexique : 14 faits </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">04 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>Depuis plusieurs années, Amnesty International enquête et recueille des éléments de preuve sur la torture au Mexique. Le dernier rapport, intitulé <em>Hors de toute mesure. La torture et les autres mauvais traitements au Mexique, </em>contient une multitude de faits troublants qui montrent à quel point le phénomène est répandu et destructeur. L’étude a dévoilé ce qui suit&nbsp;: <br /> <br /> 1. La torture et les autres mauvais traitements sont hors de toute mesure au Mexique – le nombre de cas signalés en 2013 (1&nbsp;505) <strong>dépassait de 600&nbsp;%</strong> celui de 2003, d’après la Commission nationale des droits humains (CNDH). Et le chiffre réel est probablement encore plus élevé. <br /> <br /> 2. Entre 2010 et la fin de 2013, la CNDH a reçu <strong>plus de 7&nbsp;000&nbsp;plaintes</strong> pour torture et autres mauvais traitements. En 2014, toujours selon la CNDH, le nombre de plaintes aurait diminué, mais il reste bien plus élevé qu’il y a 10&nbsp;ans.<br /> <br /> 3. La peur d’être un jour torturé est répandue. D’après une récente étude commandée par Amnesty International,<strong> 64&nbsp;% des Mexicains</strong> <strong>craignent d’être torturés</strong> s’ils sont détenus.<br /> <br /> 4. Les informations faisant état de torture et autres mauvais traitements se sont multipliées au Mexique et <strong>la violence a augmenté de façon draconienne</strong> à la suite de la déclaration de guerre contre le trafic de drogue par le gouvernement, en 2006. <br /> <br /> 5. <strong>L’impunité persiste pour les tortionnaires</strong>. D’après le Conseil fédéral de la magistrature, les juridictions fédérales ont engagé 123&nbsp;poursuites pour torture entre 2005 et 2013, dont seulement sept ont abouti à des condamnations aux termes de la législation fédérale.<br /> <br /> 6. Les organes officiels chargés de traiter le problème manquent à leurs devoirs. <strong>Moins d’un pour cent des victimes</strong> de violations des droits humains, y compris celles qui ont été torturées, ont vu la CNDH formuler une recommandation publique sur leurs cas. L’opinion publique n’a aucun droit de regard sur les autres plaintes.<br /> <br /> 7. Une personne arrêtée par la police peut être maintenue longtemps en détention avant d’être inculpée d’une quelconque infraction. De 2008 à 2013, le procureur général de la République a placé <strong>8&nbsp;595&nbsp;personnes en détention sans inculpation <em>(arraigo)</em> pour des périodes allant jusqu’à 80&nbsp;jours</strong>, pendant lesquelles les détenus risquent d’être torturés. Depuis 2013 le gouvernement a réduit le recours à l’arraigo, mais il ne l’a pas rendu illégal.<br /> <br /> 8. La peur de la torture est telle que les personnes détenues –&nbsp;ou leurs proches&nbsp;– s’adressent à la justice pour tenter d’empêcher les représentants des autorités de les torturer. Entre 2005 et 2013, on a enregistré <strong>3&nbsp;749&nbsp;recours devant les tribunaux fédéraux</strong> dans lesquels les détenus tentaient d’obtenir une protection contre la torture et les autres violations des droits humains. Le nombre de demandes ayant abouti n’est pas connu.<br /> <br /> 9. À la fin du mois d’août 2014, des représentants des autorités fédérales reconnaissent que <strong>plus de 22&nbsp;000&nbsp;personnes ont «&nbsp;disparu&nbsp;» ou sont portées disparues au Mexique</strong>. Des fonctionnaires sont impliqués dans certains cas de disparition forcée. Dans les rares cas où des restes de victimes de disparition et d’enlèvement ont été retrouvés, ils présentaient des signes évidents de torture et d’autres mauvais traitements.<br /> <br /> 10. Les descriptions des méthodes de torture émanant de différentes régions du pays se ressemblent. <strong>La quasi-asphyxie, les coups, les simulacres d’exécution, les violences sexuelles, les menaces de mort et les décharges électriques</strong> en font partie. <br /> <br /> 11. En 2003, le Bureau du procureur général de la République a adopté une procédure spéciale d’évaluation médicale permettant de rassembler des informations sur les allégations de torture et de mauvais traitements. Cette évaluation se fonde sur la procédure établie par l’ONU pour recueillir des éléments médicaux prouvant qu’il y a eu torture, le Protocole d’Istanbul. Malgré les milliers de plaintes déposées, il n’y a eu que<strong> 472 évaluations</strong> de cette nature.<br /> <br /> 12. <strong>Les plaintes pour torture, même si elles sont bien-fondées, sont souvent rejetées</strong> ou minimisées par les procureurs, les médecins experts ou les commissions des droits humains. En moyenne, sur 20&nbsp;victimes présumées de torture ou autres mauvais traitements qui ont déposé une plainte auprès de la CNDH, une seule a fait l’objet d’un examen médicolégal ordonné par le Bureau du procureur général (la situation est bien pire au niveau des États).<br /> <br /> 13. Dans seulement un cas sur huit, cet examen médicolégal conclut à des preuves de torture mais, même dans ces cas-là, l’enquête s’arrête souvent peu après. Le procureur général de la République n’avait <strong>engagé que 12&nbsp;poursuites pénales pour torture</strong> entre 2006 et la fin de 2013.<br /> <br /> 14. En mai 2014, à la suite d’une visite au Mexique, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture faisait observer&nbsp;: «&nbsp;La torture et d’autres formes de mauvais traitements restent une <strong>pratique généralisée</strong> dans le pays&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Depuis plusieurs années, Amnesty International enquête et recueille des éléments de preuve sur la torture au Mexique. Voici quelques-uns des faits les plus troublants.&nbsp;</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/198351_MEXICAN_FEDERAL_FORCES_ARMOUR_MICHOACAN_MUNICIPALITIES.jpg?1409751488" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49135">Mexico facts and figures_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-ai-index-number"> <div class="field-label">Amnesty International Index Number:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> AMR41/020/2014 </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Mexico </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Mexique</div> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/news/mexico-shocking-rise-reports-torture-and-ill-treatment-authorities-turn-blind-eye-2014-09-04">Mexico: Shocking rise in reports of torture and ill-treatment as authorities turn a blind eye</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 4 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR41/020/2014/fr">Hors de toute mesure. La torture et les autres mauvais traitements au Mexique</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rapport, 4 septembre 2014. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Mexico Stop Torture Torture et mauvais traitements Wed, 03 Sep 2014 15:00:15 +0000 Amnesty International 49134 at http://www.amnesty.org Crimes de guerre commis par l'EI en Syrie et en Irak : l'assassinat de Steven Sotloff est la « partie émergée de l'iceberg » http://www.amnesty.org/fr/news/killing-steven-sotloff-tip-iceberg-war-crimes-syria-and-iraq-2014-09-03 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Assassinat de Steven Sotloff par l&#039;État islamique </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">03 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>La décapitation du journaliste américain Steven Sotloff par des militants de l’État islamique est le dernier en date d’une série de crimes de guerre perpétrés par le groupe armé en Syrie et en Irak, a déclaré Amnesty International mercredi 3&nbsp;septembre.<br /> <br /> Mardi 2&nbsp;septembre, le groupe armé, qui se présente sous le nom d’État islamique (EI), a mis en ligne une vidéo montrant Steven Sotloff tué dans les mêmes conditions que James Foley, autre journaliste indépendant américain assassiné le mois dernier. Steven Sotloff avait été enlevé dans le nord de la Syrie en août 2013.<br /> <br /> «&nbsp;L’exécution de Steven Sotloff est un crime de guerre, elle s’inscrit dans le cadre d’autres atrocités choquantes commises par l’État islamique ces derniers mois, a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.<br /> <br /> «&nbsp;La communauté internationale a condamné à juste titre les morts brutales de Steven Sotloff et de James Foley. Ces assassinats injustifiables ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg&nbsp;: l’État islamique est responsable d’autres violations en Syrie et en Irak.&nbsp;»<br /> <br /> L’assassinat de Sotloff, dont la vidéo a été considérée comme authentique par les autorités des États-Unis mercredi 3&nbsp;septembre, intervient après les exécutions sommaires par l’EI de plusieurs centaines, voire de milliers, d’autres personnes dans la région cette année.&nbsp;<br /> <br /> Parmi les victimes figurent des membres de minorités religieuses et ethniques, des militaires, des policiers et d’autres journalistes.<br /> <br /> Quelque 150&nbsp;membres de l’armée nationale syrienne ont été tués après que l’EI eut pris le contrôle de la base aérienne de Tabqa, dans le nord-est du pays, le 24&nbsp;août 2014.<br /> <br /> Cette année déjà, plusieurs dizaines d’autres Syriens, dont des enfants, ont été tués par l’EI dans des lieux publics pour toute une série de «&nbsp;crimes&nbsp;».<br /> <br /> En Irak, plusieurs centaines de soldats gouvernementaux capturés ont été sommairement exécutés à Tikrit, après que la ville fut tombée sous la coupe de l’EI en juin 2014.<br /> <br /> L’EI a aussi pris pour cible les minorités religieuses et ethniques. Des centaines, peut-être davantage, de villageois yézidis de la région de Sinjar ont été sommairement exécutés en août 2014, dans le cadre parfois de massacres.&nbsp;<br /> <br /> «&nbsp;Les assassinats ces dernières semaines de deux journalistes américains augmentent encore l’urgence à obtenir la libération des personnes toujours retenues en otage par l’État islamique, a déclaré Philip Luther.<br /> <br /> «&nbsp;Il convient aussi de chercher à obtenir justice pour les centaines d’autres victimes de crimes de l’État islamique, et de protéger les minorités, particulièrement exposées aux attaques de ce groupe.&nbsp;»<br /> <br /> Dans une synthèse publiée mardi 2&nbsp;septembre, <em><strong>Ethnic cleansing on a historic scale: the Islamic State’s systematic targeting of minorities in northern Iraq</strong></em>, Amnesty International écrivait que l’EI avait lancé une campagne systématique de nettoyage ethnique dans le nord de l’Irak.<br /> <br /> L’organisation a rassemblé des informations sur des crimes de guerre, notamment des enlèvements et des massacres, qui visent tout particulièrement des minorités religieuses et ethniques.<br /> <br /> Parmi les groupes touchés dans le nord de l’Irak figurent, outre les yézidis, les chrétiens assyriens, les chiites turkmènes et shabaks, les kakaïs et les mandéens sabéens.&nbsp;<br /> <br /> De nombreux Arabes sunnites qui s’opposent, ou sont soupçonnés de s’opposer, à l’EI ont aussi été pris pour cible dans le nord de l’Irak.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>La décapitation du journaliste américain Steven Sotloff par des militants de l’État islamique est le dernier en date d’une série de crimes de guerre perpétrés par le groupe armé en Syrie et en Irak, a déclaré Amnesty International mercredi 3&nbsp;septembre.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/199238_File_Photo_Of_US_Journalist_Steven_Sotloff_Held_Hostage_By_Extremists (1).jpg?1409754419" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49149">sotloff_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> syria </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>L’exécution de Steven Sotloff s’inscrit dans le cadre d’autres atrocités choquantes commises par l’État islamique ces derniers mois. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/en/news/gruesome-evidence-ethnic-cleansing-northern-iraq-islamic-state-moves-wipe-out-minorities-2014-0#.VAWkW6wqn1Q.twitter">Gruesome evidence of ethnic cleansing in northern Iraq as Islamic State moves to wipe out minorities</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Synthèse, 2 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/syria-beheading-us-reporter-war-crime-highlights-chilling-risk-journalists-">Syrie. La décapitation d&#039;un reporter est un crime de guerre mettant en relief le terrible risque que courent les journalistes</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 20 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Groupes armés Crimes contre l’humanité et crimes de guerre Disparitions et enlèvements Discrimination Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux Iraq Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants Syria Thu, 04 Sep 2014 10:01:38 +0000 Amnesty International 49146 at http://www.amnesty.org Des utilisateurs de Twitter sont en instance de jugement alors qu'un important sommet de l'ONU sur Internet se tient en Turquie http://www.amnesty.org/fr/news/twitter-users-trial-while-turkey-hosts-key-un-internet-summit-2014-09-02 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Tweeter en Turquie : Sommet et répression </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">02 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p>&nbsp;</p><p>De nombreux adversaires de la liberté d’expression en ligne assistent au Forum sur la gouvernance d’Internet<br /> <br /> Les poursuites engagées par les autorités turques contre des personnes les ayant critiquées sur Twitter mettent en évidence la profonde hypocrisie du pays hôte du Forum sur la gouvernance d’Internet, a déclaré Amnesty International mardi 2&nbsp;septembre. L’organisation a demandé aux pays qui accueilleront cette manifestation à l’avenir d’offrir un meilleur exemple, puis a évoqué les atteintes à la liberté d’expression commises par l’Arabie saoudite, les États-Unis, l’Éthiopie et le Viêt-Nam. <br /> <br /> Cet événement, qui se déroule à Istanbul entre les 2 et 5&nbsp;septembre, réunit gouvernements et membres de la société civile dans une optique de partage des bonnes pratiques sur Internet en matière de règlementation, de sécurité et de droits humains. <br /> <br /> Vingt-neuf utilisateurs de Twitter sont actuellement jugés à Izmir, en Turquie, et encourent jusqu’à trois ans de prison pour avoir publié durant les manifestations de l’an dernier des tweets qui ont selon les autorités «&nbsp;incité le public à enfreindre la loi&nbsp;». Aucun de ces tweets ne contenaient d’incitation à la violence.<br /> <br /> «&nbsp;Il est stupéfiant que les autorités turques s’entêtent à poursuivre des individus ayant tweeté des opinions critiques, alors même qu’elles accueillent un débat traitant de la gouvernance sur Internet qui réserve une place de choix aux droits humains&nbsp;», a déclaré Sherif Elsayed-Ali, directeur adjoint du programme Thématiques mondiales à Amnesty International. <br /> <br /> «&nbsp;Cette politique du deux poids deux mesures en matière de liberté d’expression sur Internet est particulièrement ironique pour les dizaines d’utilisateurs turcs de Twitter qui sont en instance de jugement pour avoir tweeté à propos des manifestations de l’an dernier.&nbsp;»<br /> <br /> Trois utilisateurs ont en outre été inculpés pour «&nbsp;insultes&nbsp;» au Premier ministre. Ces 29&nbsp;internautes sont les derniers d’une longue liste de dissidents poursuivis ou condamnés pour leurs publications sur les médias sociaux.<br /> <br /> La Turquie n’est pas le seul pays participant au Forum à avoir la main lourde en ce qui concerne la surveillance d’Internet, ainsi que le montre Amnesty International. Des militants présents à cette manifestation braqueront les projecteurs sur quatre autres pays qui s’en sont pris à des citoyens ayant exercé leur liberté d’expression en ligne ou dénoncé des atteintes au droit à la vie privée sur Internet.<br /> <br /> En Éthiopie, sept blogueurs risquent la peine de mort pour avoir partagé des informations sur la sécurité en ligne. Au Viêt-Nam, deux personnes purgent des peines de 10 et 12&nbsp;ans de prison pour avoir écrit sur des violations des droits humains - et 32&nbsp;autres internautes ont été arrêtés. En Arabie saoudite, le fondateur d’un site Internet a été condamné à 10&nbsp;ans d’emprisonnement, 1&nbsp;000&nbsp;coups de fouet et une amende d’environ 203&nbsp;000&nbsp;euros pour avoir «&nbsp;insulté l’islam&nbsp;». <br /> <br /> «&nbsp;L’Arabie saoudite, l’Éthiopie et le Viêt-Nam ont prononcé certaines des peines les plus sévères contre les personnes utilisant Internet pour partager et recevoir des informations&nbsp;», a déclaré Sherif Elsayed-Ali. <br /> <br /> «&nbsp;Ces condamnations doivent être annulées et chaque pays doit apprendre à faire preuve de beaucoup plus de tolérance face aux critiques formulées en ligne.&nbsp;»<br /> <br /> En révolutionnant l’accès à l’information, et en renforçant la transparence et l’obligation de rendre des comptes, la contribution d’Internet au développement des droits humains s’est avérée inestimable. <br /> <br /> Cependant, certains États ont eu tôt fait de commettre des abus, utilisant cette technologie pour réprimer la liberté d’expression, censurer les informations relatives aux violations des droits humains et mener une surveillance non ciblée des utilisateurs au nom de la sécurité, souvent en collaboration avec des entreprises.<br /> <br /> Ceux qui dénonce les abus de ce type sont eux-mêmes pris pour cibles. L’Américain Edward Snowden, actuellement en exil en Russie, encourt 30&nbsp;ans de réclusion s’il est extradé vers les États-Unis, pour avoir fait des révélations sur la surveillance non ciblée effectuée à l’échelle mondiale par le gouvernement américain.<br /> <br /> «&nbsp;Au lieu de traquer Edward Snowden, le gouvernement américain devrait se concentrer sur la réforme de ses programmes de surveillance et mettre un terme aux atteintes injustifiées à la vie privée que cet homme a révélées&nbsp;», a déclaré Sherif Elsayed-Ali.<br /> <br /> «&nbsp;Si Internet a permis à la liberté d’expression de se développer dans de nombreux endroits où elle était étroitement contrôlée, il a également fourni aux gouvernements de nouveaux moyens d’espionner, de censurer et de faire taire leurs détracteurs.<br /> <br /> «&nbsp;Les États participant au Forum sur la gouvernance d’Internet doivent en tirer parti pour s’engager à mettre fin aux manœuvres d’intimidation et poursuites visant ceux qui font l’exercice de leur liberté d’expression en ligne. Ils doivent mettre un terme à la censure injustifiée, renverser la tendance à la surveillance illicite et non ciblée, et protéger les lanceurs d’alerte.&nbsp;»<br /> <br /> <br /> <strong>Cas et contexte<br /> VIÊT-NAM<br /> </strong>Deux blogueurs purgent actuellement des peines de 10 et 12&nbsp;ans de prison pour des écrits publiés sur Internet. Nguyen Van Hai, alias Dieu Cay, et Ta Phong Tan, à l’origine du blog «&nbsp;Justice et Vérité&nbsp;», ont été condamnés en septembre 2012 pour «&nbsp;propagande&nbsp;» contre l’État, en vertu de l’article 88 du Code pénal vietnamien.<br /> <br /> Ils ont écrit sur un ensemble de sujets parmi lesquels les violations des droits humains, les injustices sociales et la souveraineté nationale. Ils font partie des membres fondateurs du Club des journalistes vietnamiens libres, créé en septembre 2007 afin d’encourager l’exercice de la liberté d’expression au Viêt-Nam face aux médias contrôlés par l’État. Par le biais de leurs écrits et de leur action, ils ont contribué à inspirer la nouvelle génération de journalistes citoyens, en défendant la liberté d’expression et en réclamant que le gouvernement vietnamien respecte l’obligation de rendre des comptes et fasse preuve de transparence.<br /> <br /> L’article 88 est un des passages rédigés en termes vagues de la section relative à la sécurité nationale dans Code pénal vietnamien. Les autorités l’invoquent fréquemment afin d’arrêter, de poursuivre et d’emprisonner des dissidents pour leur militantisme non violent, y compris des blogueurs, des défenseurs des droits des travailleurs et des droits fonciers, des disciples de certaines religions, des militants politiques, en faveur des droits humains et de la justice sociale, et même des auteurs de chansons.<br /> <br /> Ta Phong Tan est une ancienne policière. Elle a été arrêtée en septembre 2011. Alors qu’elle se trouvait en détention provisoire, sa mère est morte après s’être immolée par le feu devant des bureaux administratifs, désespérée par le traitement réservé à sa fille et à sa famille, qui était harcelée par les forces de sécurité. Ta Phong Tan n’a pas été autorisée à assister à ses funérailles.<br /> <br /> Nguyen Van Hai, journaliste, a initialement été emprisonné en avril 2008 sur la base d’accusations d’évasion fiscale motivées par des considérations politiques. Au lieu d’être libéré au terme de sa peine, en octobre 2010, il a été maintenu en détention aux fins d’une enquête plus approfondie, jusqu’au procès de septembre 2012.<br /> Tous deux sont détenus dans des conditions éprouvantes dans des prisons différentes situées à plus de 1&nbsp;500&nbsp;km de chez eux, ce qui rend les visites de leurs proches difficiles. Amnesty International les a adoptés comme prisonniers d’opinion.<br /> <strong>ÉTATS-UNIS<br /> </strong>Le 20&nbsp;mai 2013, Edward Snowden, sous-traitant pour l’Agence nationale de sécurité (NSA), a quitté son domicile de Hawaï pour Hong Kong en emportant des documents des services de renseignement révélant l’existence de vastes programmes de surveillance mis sur pied par la NSA (États-Unis) et le Quartier général des communications du gouvernement (Royaume-Uni). Ces programmes espionnent la plupart des communications numériques dans le monde et entravent le droit à la vie privée à l’échelle mondiale.<br /> <br /> Amnesty International estime que nul ne devrait être inculpé, en vertu de quelque loi que ce soit, pour avoir dévoilé des informations portant sur des violations des droits humains perpétrées par le gouvernement. De telles révélations sont protégées par les droits à l’information et à la liberté d’expression. De hauts fonctionnaires américains ont cependant déjà condamné Edward Snowden sans procès, le déclarant coupable et le qualifiant de traître.<br /> <br /> Encourant 30&nbsp;ans de prison s’il retourne aux États-Unis, il a obtenu l’asile temporaire en Russie. Les charges retenues contre lui au titre de la Loi sur l’espionnage sont obsolètes et ne permettent pas de prendre en considération les spécificités de son cas. Elles pourraient par ailleurs l’empêcher de construire sa défense en invoquant l’intérêt général comme motif de son action, conformément au droit américain.<br /> <br /> La possibilité qu’il bénéficie d’un procès équitable s’il revient aux États-Unis suscite en outre de sérieux doutes. D’autres personnes poursuivies aux États-Unis pour des faits similaires ont été détenues dans des conditions dont Amnesty International et des représentants des Nations unies estiment qu’elles s’apparentent à un traitement cruel, inhumain et dégradant allant à l’encontre du droit international.<br /> <br /> Outre le fait d’avoir inculpé Edward Snowden, les autorités américaines ont révoqué son passeport, ce qui représente un obstacle au droit de cet homme à circuler librement et à obtenir l’asile dans les pays qui lui offrent leur protection. Les États-Unis continuent à se reposer lourdement sur des gouvernements du monde entier afin qu’il ne puisse pas transiter par leur territoire ni voyager dans leur espace aérien.<br /> <br /> <strong>TURQUIE<br /> </strong>Vingt-neuf femmes et hommes de la ville d’Izmir, en Turquie, sont actuellement poursuivis pour avoir publié des tweets lors des manifestations ayant eu lieu l’an dernier à travers le pays. Ces 29&nbsp;personnes sont accusées d’avoir «&nbsp;incité le public à enfreindre la loi&nbsp;» et sont passibles de trois ans de prison. Trois d’entre elles sont également accusées d’avoir «&nbsp;insulté&nbsp;» le Premier ministre, partie civile dans l’affaire.<br /> <br /> Les tweets en question indiquaient par exemple les lieux où la police recourait à la force contre les manifestants et les mots de passe pour les réseaux sans fil de la zone où se déroulait l’action de protestation, ou faisaient état d’opinions ou de messages de soutien aux manifestations. Aucun de ces tweets ne contenait d’incitation -&nbsp;ni d’indication de participation&nbsp;- à la violence.<br /> <br /> Aucun des éléments présentés à la justice ne prouve la commission d’«&nbsp;infractions&nbsp;» qui ne soient protégées en vertu des normes internationales relatives aux droits humains en matière de liberté d’expression. Trois audiences ont déjà eu lieu. Ces poursuites font craindre que les autorités n’essaient de dissuader d’autres personnes d’utiliser les médias sociaux dans ce pays où Twitter a brièvement été bloqué cette année. S’ils étaient emprisonnés, Amnesty International considérerait ces 29&nbsp;internautes comme des prisonniers d’opinion.<br /> <br /> <strong>ARABIE SAOUDITE<br /> </strong>Après avoir pris conscience de l’importance des médias sociaux et du cybermilitantisme, les autorités saoudiennes ont lourdement investi dans les nouvelles technologies et les outils leur permettant de réprimer la libre expression en ligne. À la mi-2013, les autorités ont essayé de contrôler ou d’interdire purement et simplement l’ensemble des applications chiffrées basées sur les réseaux sociaux telles que Skype, WhatsApp, Viber et Line. Des dizaines de militants ont été forcés à fermer leurs comptes en ligne et à signer des documents dans lesquels ils s’engageaient à cesser leur action. De nombreux autres, notamment ceux qui ont refusé de mettre un terme à leur cybermilitantisme, ont vu leurs écrits utilisés contre eux dans des accusations forgées de toutes pièces.<br /> <br /> Raif Badawi est l’un de ces cybermilitants de premier plan dont les autorités ont essayé de faire un exemple. Il a été arrêté le 17&nbsp;juin 2012, puis inculpé d’«&nbsp;apostasie&nbsp;», qui est considérée comme une infraction grave en Arabie saoudite et est passible de la peine de mort. Il a dans un premier temps été condamné à sept ans de prison et 600&nbsp;coups de fouet pour avoir enfreint la loi saoudienne sur l’informatique, insulté les autorités religieuses dans ses écrits en ligne et publié les propos d’autres personnes sur son site Internet. Cette condamnation a toutefois été annulée en appel et l’affaire a été renvoyée devant le tribunal pénal.<br /> <br /> Le 7&nbsp;mai 2014, ce tribunal a déclaré Raif Badawi coupable d’avoir «&nbsp;créé un site Internet&nbsp;», insulté l’islam et ridiculisé des figures islamiques, et l’a condamné à 10&nbsp;ans de prison, 1&nbsp;000&nbsp;coups de fouet et une amende d’environ 203&nbsp;000&nbsp;euros. Il a par ailleurs été frappé d’une interdiction de quitter le pays pendant 10&nbsp;ans après sa libération, et de toute activité dans les médias. Le juge a en outre ordonné la fermeture de son forum en ligne. Il a fait appel.<br /> <br /> Les chefs d’inculpation retenus contre Raif Badawi sont liés à des articles dont il est l’auteur, notamment un texte sur la Saint-Valentin (dont la célébration est interdite en Arabie saoudite) qui lui a valu l’accusation d’avoir tourné en dérision la Commission saoudienne pour la promotion de la vertu et la prévention du vice.<br /> <br /> Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion et demande sa libération immédiate et sans condition.<br /> <br /> <strong>ÉTHIOPIE<br /> </strong>Le 17&nbsp;juillet 2014, sept membres du collectif de blogueurs Zone 9 et trois journalistes indépendants ont été accusés d’infractions à caractère terroriste et d’«&nbsp;outrages à la Constitution&nbsp;» en Éthiopie. Soliana Shimeles, blogueuse, a été accusée par contumace, tandis que les autres - Befeqadu Hailu, Atnaf Berahane, Mahlet Fantahun, Zelalem Kiberet, Natnael Feleke, Abel Wabela, Tesfalem Waldyes, Edom Kassaye et Asmamaw Hailegeorgis - sont tous en détention depuis leur arrestation les 25 et 26&nbsp;avril 2014.<br /> <br /> Ces personnes ont été appréhendées quelques jours à peine après que Zone 9 - dont le slogan est «&nbsp;on blogue parce qu’on y croit&nbsp;» - a annoncé qu’il reprenait ses activités après des mois de harcèlement et d’intimidation. Parmi les charges retenues contre eux figuraient la participation à des formations sur le codage des communications en ligne par le biais de l’utilisation du kit «&nbsp;Security in a box&nbsp;».<br /> <br /> L’Éthiopie recourt régulièrement à la Loi relative à la lutte contre le terrorisme pour réduire au silence les voix dissidentes. Depuis son introduction en 2009, cette loi a été invoquée plus souvent contre des membres de partis politiques d’opposition, des journalistes indépendants et des manifestants non violents que contre un quelconque autre groupe.<br /> <br /> Amnesty International considère ces blogueurs et journalistes privés de liberté comme des prisonniers d’opinion, uniquement incarcérés pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d’expression. L’organisation a demandé leur libération immédiate et inconditionnelle, et l’abandon de toutes les charges.</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les poursuites engagées par les autorités turques contre des personnes les ayant critiquées sur Twitter mettent en évidence la profonde hypocrisie du pays hôte du Forum sur la gouvernance d’Internet, a déclaré Amnesty International mardi 2&nbsp;septembre.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/191526_A_mugshot_of_the_twitter_bird_is_seen_on_a_smart_phone_with_a_Turkish_flag.jpg?1409576427" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49110">turkey_FR</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-onpagesummary"> <div class="field-label">En un coup d&#039;œil:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Les chiffres de l’ingérence gouvernementale sur Internet<br /> <br /> <strong>2&nbsp;millions</strong> - nombre de personnes actuellement employées pour surveiller Internet en <strong>Chine</strong>. <br /> <br /> <strong>193</strong> - nombre de gouvernements étrangers, factions étrangères et organisations politiques que l’Agence nationale de sécurité a été autorisée à espionner par les autorités des <strong>États-Unis</strong>. <br /> <br /> <strong>1&nbsp;000</strong> - nombre de coups de fouet auquel Raif Badawi a été condamné en <strong>Arabie saoudite</strong>, après avoir été déclaré coupable d’avoir «&nbsp;créé un site Internet&nbsp;», insulté l’islam et ridiculisé des figures islamiques. Il purge actuellement une peine de 10&nbsp;ans d’emprisonnement pour cette même infraction. <br /> <br /> <strong>24&nbsp;</strong>heures - durée de la déconnexion à Internet ordonnée par les autorités <strong>soudanaises</strong> afin d’empêcher l’organisation d’actions de protestation sur les réseaux sociaux le 25&nbsp;septembre 2013. <br /> <br /> <strong>29</strong> - nombre d’utilisateurs de Twitter qui encourent trois ans de prison à Izmir, en <strong>Turquie</strong>, pour avoir publié des tweets durant les manifestations de l’an dernier. Aucun de ces tweets ne contenait d’incitation à la violence. Ces 29&nbsp;internautes sont les derniers en date d’une longue liste de dissidents poursuivis ou condamnés pour leurs publications sur les médias sociaux. <br /> <br /> <strong>Sept</strong> - nombre de jours écoulés entre la présentation par le <strong>Royaume-Uni</strong> d’un projet de loi sur l’extension des pouvoirs de surveillance des services britanniques de sécurité, et la promulgation de ce texte. Le projet de loi sur la conservation des données et les pouvoirs d’enquête a été adopté à la hâte à la faveur d’une procédure d’urgence, ce qui a empêché que le Parlement ou le public britanniques puissent le soumettre à un examen scrupuleux. <br /> <br /> <strong>34</strong> - nombre de blogueurs détenus au <strong>Viêt-Nam</strong>, ce qui situe ce pays au deuxième rang mondial en matière d’incarcération d’internautes. La Chine occupe la première place.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Internet </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Turquie</div> <span class="geo"><abbr class="latitude" title="38.565348">38° 33' 55.2528" N</abbr>, <abbr class="longitude" title="32.343750">32° 20' 37.5" E</abbr></span> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Il est stupéfiant que les autorités turques s’entêtent à poursuivre des individus ayant tweeté des opinions critiques, alors même qu’elles accueillent un débat traitant de la gouvernance sur Internet qui réserve une place de choix aux droits humains</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Sherif Elsayed-Ali,directeur adjoint du programme Thématiques mondiales à Amnesty International. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/big-brother-knows-best-2014-09-02">Big Brother a toujours raison - Les chiffres de l’ingérence gouvernementale sur Internet</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Faits et chiffres, 2 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Liberté d’expression Turkey Tue, 02 Sep 2014 10:45:41 +0000 Amnesty International 49093 at http://www.amnesty.org Big Brother a toujours raison - Les chiffres de l'ingérence gouvernementale sur Internet http://www.amnesty.org/fr/news/big-brother-knows-best-2014-09-02 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Big Brother a toujours raison </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">02 septembre 2014</span> </div> </div> </div> <p><br /> Des gouvernements du monde entier prennent le contrôle d’Internet pour réprimer la libre expression en ligne, censurer les informations relatives aux violations des droits et surveiller les internautes de manière non ciblée au nom de la sécurité nationale. <br /> <br /> Figurent ci-après quelques exemples choquants de l’ingérence et de la surveillance exercées par les autorités sur Internet, sélectionnés afin d’illustrer l’ampleur et la gravité du problème, que ce soit dans des pays développés ou en développement. <strong><br /> <br /> Les chiffres de l’ingérence gouvernementale sur Internet</strong><br /> <br /> <strong>2&nbsp;millions</strong> - nombre de personnes actuellement employées pour surveiller Internet en <strong>Chine (1)&nbsp;</strong>. <br /> <br /> <strong>193</strong> - nombre de gouvernements étrangers, factions étrangères et organisations politiques que l’Agence nationale de sécurité a été autorisée à espionner par les autorités des <strong>États-Unis (2)&nbsp;</strong>. <br /> <br /> <strong>1&nbsp;000</strong> - nombre de coups de fouet auquel Raif Badawi a été condamné en <strong>Arabie saoudite</strong>, après avoir été déclaré coupable d’avoir «&nbsp;créé un site Internet&nbsp;», insulté l’islam et ridiculisé des figures islamiques. Il purge actuellement une peine de 10&nbsp;ans d’emprisonnement pour cette même infraction. <br /> <br /> <strong>24&nbsp;</strong>heures - durée de la déconnexion à Internet ordonnée par les autorités <strong>soudanaises</strong> afin d’empêcher l’organisation d’actions de protestation sur les réseaux sociaux le 25&nbsp;septembre 2013 <strong>(3)</strong>. <br /> <br /> <strong>29</strong> - nombre d’utilisateurs de Twitter qui encourent trois ans de prison à Izmir, en <strong>Turquie</strong>, pour avoir publié des tweets durant les manifestations de l’an dernier. Aucun de ces tweets ne contenait d’incitation à la violence. Ces 29&nbsp;internautes sont les derniers en date d’une longue liste de dissidents poursuivis ou condamnés pour leurs publications sur les médias sociaux. <br /> <br /> <strong>7</strong> - nombre de jours écoulés entre la présentation par le <strong>Royaume-Uni</strong> d’un projet de loi sur l’extension des pouvoirs de surveillance des services britanniques de sécurité, et la promulgation de ce texte. Le projet de loi sur la conservation des données et les pouvoirs d’enquête a été adopté à la hâte à la faveur d’une procédure d’urgence, ce qui a empêché que le Parlement ou le public britanniques puissent le soumettre à un examen scrupuleux. <br /> <br /> <strong>34</strong> - nombre de blogueurs détenus au <strong>Viêt-Nam</strong>, ce qui situe ce pays au deuxième rang mondial en matière d’incarcération d’internautes. La Chine occupe la première place <strong>(4)</strong>. <br /> <br /> <strong>Le saviez-vous&nbsp;?</strong> <br /> <br /> La <strong>France</strong> a introduit la Loi de programmation militaire, un nouveau texte qui autorise l’interception de communications en ligne sans que cela ne nécessite de mandat. <br /> <br /> L’Autorité des télécommunications du <strong>Pakistan</strong> a demandé à Twitter de bloquer les tweets «&nbsp;blasphématoires&nbsp;». Après avoir brièvement accepté, Twitter est revenu sur sa décision au bout de quelques semaines, face à la forte réaction de la société civile et des utilisateurs des médias sociaux, notamment sur Twitter<strong>(5)</strong>. Facebook est régulièrement bloqué par les autorités pakistanaises en raison de contenus blasphématoires, et YouTube continue à être entièrement interdit pour le même motif.<strong> <br /> <br /> </strong>La <strong>Thaïlande</strong> a bloqué YouTube après la publication de vidéos critiquant le roi de ce pays. En 2014, plusieurs utilisateurs de Facebook ont été arrêtés et poursuivis pour des publications considérées comme offensantes à l’égard de la monarchie. Même ceux qui ont «&nbsp;aimé&nbsp;» ces déclarations ont été menacés de poursuites. <br /> <br /> Depuis 2013, les autorités <strong>saoudiennes</strong> ont intensifié leurs efforts de prévention du cybermilitantisme, en essayant de contrôler tous les médias sociaux ou d’interdire purement et simplement les applications chiffrées de type Skype, WhatsApp, Viber et Line. <br /> <br /> Les services secrets <strong>éthiopiens</strong> utilisent des logiciels développés par des entreprises <strong>britanniques</strong> et <strong>allemandes</strong> qui permettent d’infecter un ordinateur et de le contrôler à distance. Ces outils permettent de prendre connaissance des dossiers d’un utilisateur, de ses informations personnelles et activités, notamment en relevant les caractères saisis sur le clavier de l’ordinateur afin d’obtenir ses mots de passe, et en allumant la webcam et le micro, transformant ni plus ni moins l’ordinateur en dispositif d’écoute <strong>(6)</strong>&nbsp;. <br /> <br /> En 2011, l’<strong>Iran</strong> a créé une cyberpolice chargée de lutter contre les «&nbsp;infractions commises sur Internet&nbsp;» et de prévenir certaines activités en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, qui représentent selon les autorités une menace à la sécurité nationale. Cet organe effectue un suivi des activités de certains internautes et arrête fréquemment des personnes pour leurs publications en ligne, bien que beaucoup d’entre elles n’aient fait qu’exercer leur droit à la liberté d’expression de manière pourtant pacifique.&nbsp;<br />&nbsp;<br />&nbsp;<em>Remarque&nbsp;: Les faits et statistiques avec un appel de note ne sont pas les résultats de recherches effectuées par Amnesty International.</em>&nbsp;<br />&nbsp;<br />&nbsp;<span><span><span><strong>(1).</strong><em> The Beijing News</em>. <a href="http://epaper.bjnews.com.cn/html/2013-10/03/content_469152.htm">http://epaper.bjnews.com.cn/html/2013-10/03/content_469152.htm</a></span></span></span></p><p><span>&nbsp;</span><span><span><span><strong>(2). </strong><em>The Washington Post</em>. <a href="http://www.washingtonpost.com/world/national-security/court-gave-nsa-broad-leeway-in-surveillance-documents-show/2014/06/30/32b872ec-fae4-11e3-8176-f2c941cf35f1_story.html">http://www.washingtonpost.com/world/national-security/court-gave-nsa-broad-leeway-in-surveillance-documents-show/2014/06/30/32b872ec-fae4-11e3-8176-f2c941cf35f1_story.html</a></span></span></span></p><p><span>&nbsp;</span><span><span><span><strong><span> </span>(3).</strong> Reporters sans frontières. </span><span><span><a href="http://12mars.rsf.org/2014-fr/">http://12mars.rsf.org/2014-fr/</a></span></span></span></span></p><p><strong><span>&nbsp;</span></strong><span><span><span><strong>(4).</strong> Reporters sans frontières. <a href="http://rsf.org/index2014/en-asia.php">http://rsf.org/index2014/en-asia.php</a></span><span></span></span></span></p><p><span>&nbsp;</span><span><span><span><strong>(5).</strong><em> The New York Times</em>. <a href="http://www.nytimes.com/2014/05/22/world/asia/twitter-agrees-to-block-blasphemous-tweets-in-pakistan.html">http://www.nytimes.com/2014/05/22/world/asia/twitter-agrees-to-block-blasphemous-tweets-in-pakistan.html</a></span></span></span></p><p><span><span><span>&nbsp;</span><span><strong>(6).</strong> Human Rights Watch. <a href="http://www.hrw.org/reports/2014/03/25/they-know-everything-we-do">http://www.hrw.org/reports/2014/03/25/they-know-everything-we-do</a></span></span></span><br />&nbsp;<br />&nbsp;</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Des gouvernements du monde entier prennent le contrôle d’Internet pour réprimer la libre expression en ligne, censurer les informations relatives aux violations des droits et surveiller les internautes de manière non ciblée au nom de la sécurité nationale.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/195426_Facebook_ban_lifted_in_Syria_1.jpg?1409575148" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49086">Internet_FR</a> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/news/twitter-users-trial-while-turkey-hosts-key-un-internet-summit-2014-09-02">Des utilisateurs de Twitter sont en instance de jugement alors qu&#039;un sommet de l&#039;ONU sur Internet se tient en Turquie</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Nouvelle, 2 septembre 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Liberté d’expression Tue, 02 Sep 2014 09:26:06 +0000 Amnesty International 49085 at http://www.amnesty.org Disparitions forcées en Syrie : les fantômes de la guerre http://www.amnesty.org/fr/news/disappearances-syria-ghosts-war-2014-08-29 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Disparitions forcées en Syrie </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">29 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>La dernière fois que Rania (son prénom a été modifié) a parlé avec son ami Mohamed Bachir Arab, c’était le 1er&nbsp;novembre 2011. Médecin travaillant dur et militant politique engagé, Mohamed Bachir Arab vivait caché depuis six mois pour essayer d’échapper aux tentacules omniprésents des services de renseignement syriens, qui arrêtent régulièrement des militants pacifiques comme lui.<br /> <br /> Le lendemain, les pires craintes de Rania étaient devenues réalité. Les informations du soir annonçaient que son ami avait été arrêté. Aucun de ses proches ne savait où il avait été emmené.<br /> <br /> Mohamed Bachir Arab était une cible désignée. Il avait été chef de file des étudiants à l’université d’Alep, dans le nord-ouest de la Syrie. Au fil des ans, il avait organisé de nombreuses manifestations contre les politiques du gouvernement, ce qui lui avait valu des ennuis avec les autorités. En 2004-2005, il avait été maintenu plusieurs mois en détention avant d’être libéré.<br /> <br /> Mais cette fois, ses proches et ses collègues craignaient que ce soit différent. Depuis que la crise a éclaté en Syrie en mars 2011, le nombre de personnes détenues secrètement par l’État (ou victimes de disparition forcée) a atteint des proportions démesurées.<br /> <br /> «&nbsp;La stratégie des autorités syriennes concernant la dissidence est implacable&nbsp;: exprimez une fois votre opposition et elles vous arrêtent. Recommencez et elles vous font purement et simplement disparaître&nbsp;», a expliqué Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein d’Amnesty International.<br /> <br /> Beaucoup des personnes assez chanceuses pour être libérées après des mois, parfois même des années, de détention portent les marques du traitement cruel auquel elles ont été soumises.<br /> <br /> La plupart racontent être passées par certains des centres de détention qui forment le sombre labyrinthe de mauvais traitements contrôlé par les forces de sécurité et les agences de renseignement syriennes.<br /> <br /> «&nbsp;Quand quelqu’un est secrètement arrêté et détenu, il est probable que cette personne va être torturée dans le but de lui soutirer des informations ou en guise de punition. Vu le passif révoltant de la Syrie, il existe un grand risque pour qu’un tel traitement affecte gravement la santé de la personne disparue, voire entraîne sa mort&nbsp;», a déclaré Philip Luther.<br /> <br /> Et pour leurs proches, la douleur de ne pas savoir est intolérable.<br /> <br /> Dès que la famille de Mohamed Bachir Arab a su qu’il avait été arrêté, elle a commencé à essayer de découvrir des indices sur l’endroit où il était détenu.<br /> <br /> Au départ, elle n'a rien trouvé. Mais après quelque temps, des renseignements ont commencé à filtrer. Plusieurs hommes libérés de l’un des centres de détention les plus tristement célèbres du pays l’ont avertie qu’ils l’avaient vu à divers endroits.<br /> <br /> Peu après son arrestation, Mohamed Bachir Arab a été aperçu dans les locaux des services de renseignement de l’armée de l’air à Alep, puis dans un hôpital de la ville. L’homme qui a fourni ces informations a indiqué que Mohamed Bachir Arab souffrait de blessures à la tête qui auraient été dues à des actes de torture ou d’autres mauvais traitements.<br /> <br /> Amnesty International s’est entretenue avec plusieurs personnes qui ont été maintenues dans ce centre de détention. Un homme, qui vit désormais hors de Syrie et a demandé à ce que son nom ne soit pas révélé, a confié que la vie dans le centre était si dure qu’il aurait souvent préféré être mort.<br /> <br /> Il a expliqué que les détenus étaient souvent roués de coups, maintenus dans des cellules surpeuplées et que le manque d’eau potable les obligeait à boire l’eau des toilettes. L’absence d’hygiène était à l’origine d’épidémies de diarrhées et d’autres maladies infectieuses, ce qui a contribué à la mort de plusieurs détenus.<br /> <br /> D’après d’autres détenus libérés, Mohamed Bachir Arab a été vu dans d’autres centres de détention, notamment à la branche d’al Ameerya des services de renseignement de l’armée de l’air, à Damas, et dans les locaux des renseignements des armées à Qaboun.<br /> <br /> Mais les informations concernant le lieu où il pourrait se trouver sont insuffisantes. En début d’année, un autre homme a indiqué avoir vu Mohamed Bachir Arab à la prison militaire de Saydnaya, où il pourrait avoir été traduit devant un tribunal militaire, mais on ignore toujours ce qu’il est advenu de lui.<br /> <br /> «&nbsp;Le fait que, près de trois ans après qu’il a été placé en détention, personne ne sache où se trouve Mohamed Bachir Arab dresse un portrait scandaleux du fonctionnement du réseau opaque de centres de détention contrôlé par les autorités syriennes. Les implacables forces de sécurité maintiennent secrètement des personnes en détention et les déplacent dans tout le pays sans même penser à l’immense angoisse dans laquelle elles plongent les familles des détenus&nbsp;», a déclaré Philip Luther.<br /> <br /> Mohamed Bachir Arab n’est que l’un des noms qui figurent sur une longue liste de militants pacifiques, d’avocats, de journalistes et de travailleurs humanitaires perçus comme opposés aux politiques des autorités syriennes et détenus secrètement par les forces de sécurité. On est toujours sans nouvelle de beaucoup d’entre eux.<br /> <br /> Sur cette liste figurent Ali Mahmoud Othman, journaliste citoyen arrêté à Homs en mars 2012, Juwan Abd Rahman Khaled, militant kurde arrêté à Damas en septembre 2012, Khalil Matouq, avocat spécialiste des droits humains vu pour la dernière fois à un poste de contrôle près de Damas en octobre 2012, ou encore Nasser Saber Bondek, poète et militant humanitaire emmené de son domicile de Damas en février 2014.<br /> <br /> Et la liste est loin d’être complète. Ce sont les fantômes de la guerre de Syrie.<br /> <br /> Rania, qui vit désormais hors de Syrie, compte continuer à chercher Mohamed Bachir Arab&nbsp;: «&nbsp;Je n’ai eu aucune véritable nouvelle de Mohamed depuis huit mois, mais je vais continuer à le chercher. C’est quelqu’un de vraiment pacifique alors je ne comprends pas pourquoi il est en prison. Il faut que les choses changent en Syrie.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le militant pacifiste Mohamed Bachir Arab est détenu au secret depuis qu'il a été arrêté par les services de renseignement syriens le 2 novembre 2011. Il fait partie des nombreuses personnes qui ont « disparu » en Syrie.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/197958_Mohamed_Bachir_Arab.jpg?1409244565" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49022">Syria_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/multimedia/video/syrievideofr-">Syrie_video_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Syria </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Syrie</div> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La stratégie des autorités syriennes concernant la dissidence est implacable : exprimez une fois votre opposition et elles vous arrêtent. Recommencez et elles vous font purement et simplement disparaître.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Je n’ai eu aucune véritable nouvelle de Mohamed depuis huit mois, mais je vais continuer à le chercher. C’est quelqu’un de vraiment pacifique alors je ne comprends pas pourquoi il est en prison. Il faut que les choses changent en Syrie. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rania, une amie de Mohamed. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/syria-s-forgotten-crisis-enforced-disappearances-rife-amid-un-inaction-2014">La Syrie oubliée. Les disparitions forcées continuent à être monnaie courante tandis que l&#039;ONU reste inactive</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 29 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://campaigns.amnesty.org/fr/campaigns/conflict-in-syria">Halte aux disparitions forcées en Syrie</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Action en ligne, 29 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Conflits armés Conflict in Syria Détention Disparitions et enlèvements Conditions de détention Syria Torture et mauvais traitements Fri, 29 Aug 2014 06:42:02 +0000 Amnesty International 49021 at http://www.amnesty.org Disparitions forcées en Syrie : les fantômes de la guerre http://www.amnesty.org/fr/news/disappearances-syria-ghosts-war-2014-08-29 <div class="field field-type-text field-field-headline"> <div class="field-label">Headline Title:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Disparitions forcées en Syrie </div> </div> </div> <div class="field field-type-date field-field-date"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <span class="date-display-single">29 août 2014</span> </div> </div> </div> <p>La dernière fois que Rania (son prénom a été modifié) a parlé avec son ami Mohamed Bachir Arab, c’était le 1er&nbsp;novembre 2011. Médecin travaillant dur et militant politique engagé, Mohamed Bachir Arab vivait caché depuis six mois pour essayer d’échapper aux tentacules omniprésents des services de renseignement syriens, qui arrêtent régulièrement des militants pacifiques comme lui.<br /> <br /> Le lendemain, les pires craintes de Rania étaient devenues réalité. Les informations du soir annonçaient que son ami avait été arrêté. Aucun de ses proches ne savait où il avait été emmené.<br /> <br /> Mohamed Bachir Arab était une cible désignée. Il avait été chef de file des étudiants à l’université d’Alep, dans le nord-ouest de la Syrie. Au fil des ans, il avait organisé de nombreuses manifestations contre les politiques du gouvernement, ce qui lui avait valu des ennuis avec les autorités. En 2004-2005, il avait été maintenu plusieurs mois en détention avant d’être libéré.<br /> <br /> Mais cette fois, ses proches et ses collègues craignaient que ce soit différent. Depuis que la crise a éclaté en Syrie en mars 2011, le nombre de personnes détenues secrètement par l’État (ou victimes de disparition forcée) a atteint des proportions démesurées.<br /> <br /> «&nbsp;La stratégie des autorités syriennes concernant la dissidence est implacable&nbsp;: exprimez une fois votre opposition et elles vous arrêtent. Recommencez et elles vous font purement et simplement disparaître&nbsp;», a expliqué Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein d’Amnesty International.<br /> <br /> Beaucoup des personnes assez chanceuses pour être libérées après des mois, parfois même des années, de détention portent les marques du traitement cruel auquel elles ont été soumises.<br /> <br /> La plupart racontent être passées par certains des centres de détention qui forment le sombre labyrinthe de mauvais traitements contrôlé par les forces de sécurité et les agences de renseignement syriennes.<br /> <br /> «&nbsp;Quand quelqu’un est secrètement arrêté et détenu, il est probable que cette personne va être torturée dans le but de lui soutirer des informations ou en guise de punition. Vu le passif révoltant de la Syrie, il existe un grand risque pour qu’un tel traitement affecte gravement la santé de la personne disparue, voire entraîne sa mort&nbsp;», a déclaré Philip Luther.<br /> <br /> Et pour leurs proches, la douleur de ne pas savoir est intolérable.<br /> <br /> Dès que la famille de Mohamed Bachir Arab a su qu’il avait été arrêté, elle a commencé à essayer de découvrir des indices sur l’endroit où il était détenu.<br /> <br /> Au départ, elle n'a rien trouvé. Mais après quelque temps, des renseignements ont commencé à filtrer. Plusieurs hommes libérés de l’un des centres de détention les plus tristement célèbres du pays l’ont avertie qu’ils l’avaient vu à divers endroits.<br /> <br /> Peu après son arrestation, Mohamed Bachir Arab a été aperçu dans les locaux des services de renseignement de l’armée de l’air à Alep, puis dans un hôpital de la ville. L’homme qui a fourni ces informations a indiqué que Mohamed Bachir Arab souffrait de blessures à la tête qui auraient été dues à des actes de torture ou d’autres mauvais traitements.<br /> <br /> Amnesty International s’est entretenue avec plusieurs personnes qui ont été maintenues dans ce centre de détention. Un homme, qui vit désormais hors de Syrie et a demandé à ce que son nom ne soit pas révélé, a confié que la vie dans le centre était si dure qu’il aurait souvent préféré être mort.<br /> <br /> Il a expliqué que les détenus étaient souvent roués de coups, maintenus dans des cellules surpeuplées et que le manque d’eau potable les obligeait à boire l’eau des toilettes. L’absence d’hygiène était à l’origine d’épidémies de diarrhées et d’autres maladies infectieuses, ce qui a contribué à la mort de plusieurs détenus.<br /> <br /> D’après d’autres détenus libérés, Mohamed Bachir Arab a été vu dans d’autres centres de détention, notamment à la branche d’al Ameerya des services de renseignement de l’armée de l’air, à Damas, et dans les locaux des renseignements des armées à Qaboun.<br /> <br /> Mais les informations concernant le lieu où il pourrait se trouver sont insuffisantes. En début d’année, un autre homme a indiqué avoir vu Mohamed Bachir Arab à la prison militaire de Saydnaya, où il pourrait avoir été traduit devant un tribunal militaire, mais on ignore toujours ce qu’il est advenu de lui.<br /> <br /> «&nbsp;Le fait que, près de trois ans après qu’il a été placé en détention, personne ne sache où se trouve Mohamed Bachir Arab dresse un portrait scandaleux du fonctionnement du réseau opaque de centres de détention contrôlé par les autorités syriennes. Les implacables forces de sécurité maintiennent secrètement des personnes en détention et les déplacent dans tout le pays sans même penser à l’immense angoisse dans laquelle elles plongent les familles des détenus&nbsp;», a déclaré Philip Luther.<br /> <br /> Mohamed Bachir Arab n’est que l’un des noms qui figurent sur une longue liste de militants pacifiques, d’avocats, de journalistes et de travailleurs humanitaires perçus comme opposés aux politiques des autorités syriennes et détenus secrètement par les forces de sécurité. On est toujours sans nouvelle de beaucoup d’entre eux.<br /> <br /> Sur cette liste figurent Ali Mahmoud Othman, journaliste citoyen arrêté à Homs en mars 2012, Juwan Abd Rahman Khaled, militant kurde arrêté à Damas en septembre 2012, Khalil Matouq, avocat spécialiste des droits humains vu pour la dernière fois à un poste de contrôle près de Damas en octobre 2012, ou encore Nasser Saber Bondek, poète et militant humanitaire emmené de son domicile de Damas en février 2014.<br /> <br /> Et la liste est loin d’être complète. Ce sont les fantômes de la guerre de Syrie.<br /> <br /> Rania, qui vit désormais hors de Syrie, compte continuer à chercher Mohamed Bachir Arab&nbsp;: «&nbsp;Je n’ai eu aucune véritable nouvelle de Mohamed depuis huit mois, mais je vais continuer à le chercher. C’est quelqu’un de vraiment pacifique alors je ne comprends pas pourquoi il est en prison. Il faut que les choses changent en Syrie.&nbsp;»</p><div class="field field-type-text field-field-strapline"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <p>Le militant pacifiste Mohamed Bachir Arab est détenu au secret depuis qu'il a été arrêté par les services de renseignement syriens le 2 novembre 2011. Il fait partie des nombreuses personnes qui ont « disparu » en Syrie.</p> </div> </div> </div> <div class="field field-type-filefield field-field-photo"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <img class="imagefield imagefield-field_photo" width="620" height="620" alt="" src="http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/197958_Mohamed_Bachir_Arab.jpg?1409244565" /> </div> </div> </div> <div class="field field-type-nodereference field-field-medianode"> <div class="field-label">Media Node:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="/fr/node/49022">Syria_FR</a> </div> <div class="field-item even"> <a href="/fr/multimedia/video/syrievideofr-">Syrie_video_fr</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-twittertag"> <div class="field-label">Twitter Tag:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Syria </div> </div> </div> <div class="field field-type-location field-field-storylocation"> <div class="field-label">Story Location:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="location vcard"><div class="adr"> <span class="fn"></span> <div class="country-name">Syrie</div> </div> <div class="map-link"> </div> </div> </div> </div> </div> <fieldset class="content-multigroup-group-quotestory"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>La stratégie des autorités syriennes concernant la dissidence est implacable : exprimez une fois votre opposition et elles vous arrêtent. Recommencez et elles vous font purement et simplement disparaître.</blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-text field-field-quote"> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <div class="field-quote-begin">&#8220;</div><blockquote>Je n’ai eu aucune véritable nouvelle de Mohamed depuis huit mois, mais je vais continuer à le chercher. C’est quelqu’un de vraiment pacifique alors je ne comprends pas pourquoi il est en prison. Il faut que les choses changent en Syrie. </blockquote><div class="field-quote-end">&#8221;</div> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-storyfullname"> <div class="field-label">Source:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Rania, une amie de Mohamed. </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-group-relatedlinks"><fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-0"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/syria-s-forgotten-crisis-enforced-disappearances-rife-amid-un-inaction-2014">La Syrie oubliée. Les disparitions forcées continuent à être monnaie courante tandis que l&#039;ONU reste inactive</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Communiqué de presse, 29 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> <fieldset class="content-multigroup-wrapper content-multigroup-1"><div class="field field-type-link field-field-url"> <div class="field-label">URL:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> <a href="https://campaigns.amnesty.org/fr/campaigns/conflict-in-syria">Halte aux disparitions forcées en Syrie</a> </div> </div> </div> <div class="field field-type-text field-field-url-description"> <div class="field-label">Description:&nbsp;</div> <div class="field-items"> <div class="field-item odd"> Action en ligne, 29 août 2014 </div> </div> </div> </fieldset> </fieldset> Militants Conflits armés Conflict in Syria Détention Disparitions et enlèvements Conditions de détention Syria Torture et mauvais traitements Fri, 29 Aug 2014 06:42:02 +0000 Amnesty International 49021 at http://www.amnesty.org