Les familles roms survivent en Slovénie

Danilo Hudorovič et sa famille

Romani man collecting water

Danilo Hudorovič a expliqué : « Je ne sais pas comment nous allons survivre à l'hiver. Mes enfants vivent sans eau, sans électricité, dans des conditions terribles, et je ne peux rien y faire. J'ai vu le maire plusieurs fois pour lui demander de l'aide. L'ensemble de la communauté lui demande depuis des années d'installer une canalisation d'eau près de l'endroit où nous vivons. »

Danilo vit avec sa compagne et ses trois enfants dans la zone d'habitation informelle de Goriča vas, à Ribnica, en Slovénie. La zone n'est pas alimentée en eau, n'a pas d'électricité, ni d'infrastructure sanitaire. Malgré plusieurs tentatives visant à améliorer cette situation, notamment des réunions entre Danilo, les autorités locales et nationales, et Amnesty International, le maire de Ribnica a déclaré qu'il ne pourrait pas fournir d'eau à la zone car ce serait contraire au droit slovène. En février 2011, Danilo Hudorovič et sa famille vivait encore à Goriča vas, sans eau ni électricité.

 

Le camp de Dobruška vas
Ivan Kavčič et sa compagne Vanja Hočevar vivent à Dobruška vas, à Škocjan. Ils utilisent l'eau polluée d'une rivière locale pour boire, cuisiner et se laver. Leur voisin Ljubo Novak vit dans une cabane près de la rivière avec sa compagne Dunja Hočevar et leur 11 enfants. Ljubo a dit à Amnesty International que les eaux usées d'autres maisons, ainsi que les déchets d'un abattoir, se déversent dans la rivière. Dunja Hočevar a expliqué que ses enfants souffraient d'éruptions cutanées et de diarrhées lorsqu'ils utilisaient cette eau.

Pollution in stream in Slovenia

« Nous utilisons l'eau de cette rivière pour tout. Pour boire, pour se laver [...] Nous allons également chercher de l'eau à un kilomètre d'ici mais les gens qui vivent là nous chassent. Lorsque nous le pouvons, nous ramenons 200 litres d'eau pour boire et cuisiner. J'ai quatre enfants qui boivent encore au biberon. »

Elle a également dit qu'en été, ses enfants se lavaient dans la rivière. Un pédiatre de Novo mesto a confirmé que les enfants de Dobruška vas sont bien plus exposés aux diarrhées et aux rotavirus que les enfants d'autres agglomérations, en raison des mauvaises conditions d'hygiène.