Ghana - Amnesty International Rapport 2007

La situation des droits humains : République du Ghana

Amnesty International  Rapport 2013


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Ghana est maintenant en ligne

Capitale: Accra
Superficie: 238537 km²
Population: 22,6 millions
Chef de l'État et du gouvernement: John Agyekum Kufuor
Peine de mort: abolie en pratique
Cour pénale internationale: Statut de Rome ratifié

Les autorités ont commencé à verser des réparations aux personnes qui avaient subi des violations des droits humains sous les gouvernements précédents. La peine de mort a, cette année encore, été prononcée dans des affaires de meurtre et de trahison. Les violences et les pratiques discriminatoires à l'égard des femmes demeuraient très fréquentes.

Violences contre les femmes

Les femmes continuaient d'être victimes de violences au foyer et de mutilations génitales.

Le projet de loi relatif à la violence domestique a fait l'objet d'un débat parlementaire qui a donné lieu à la suppression d'une disposition du texte érigeant le viol conjugal en infraction pénale. Le projet de loi n'avait pas été adopté à la fin de l'année.

Expulsions forcées

Les expulsions et les déplacements forcés à l'intérieur du pays se sont poursuivis, touchant notamment les personnes marginalisées.

• Fin mars et début avril, des centaines d'habitants de l'île de Dudzorme, dans le Parc national de Digya, ont été chassés de chez eux. Ils ne se sont vu proposer ni hébergement de remplacement ni indemnisation. Le 8 avril, certains auraient été embarqués de force à bord d'un ferry qui, surchargé, a chaviré. Une trentaine de personnes sont mortes, selon les autorités, mais beaucoup d'autres ont été portées disparues.

Peine de mort

Bien que des représentants du gouvernement se soient prononcés en faveur de l'abolition de la peine capitale, aucune avancée concrète n'a été enregistrée dans ce sens et des condamnations à mort ont continué d'être prononcées. Aucune exécution n'a eu lieu.

Commission de réconciliation nationale

En octobre, l'État a commencé à verser une indemnisation à quelque 2000 Ghanéens qui avaient été victimes de violations de leurs droits fondamentaux dans le passé. Ces réparations avaient été recommandées par la Commission de réconciliation nationale, créée en 2002 afin d'examiner les atteintes aux droits humains commises sous différents gouvernements depuis l'accession du Ghana à l'indépendance, en 1957.