Guyana
Chef de l’État et du gouvernement
Bharrat Jagdeo
Peine de mort
maintenue
Population
0,8 million
Espérance de vie
67,9 ans
Mortalité des moins de cinq ans (M/F)
66 / 47 ‰

Une personne au moins a été tuée par la police dans des circonstances laissant penser qu’il pourrait s’agir d’un homicide illégal. Les populations indigènes se heurtaient toujours à des obstacles dans l’exercice de leurs droits à la terre. Une condamnation à mort au moins a été prononcée ; aucune exécution n’a eu lieu.

Contexte

Le bilan du Guyana en matière de droits humains a été évalué en septembre dans le cadre de l’examen périodique universel des Nations unies. Les autorités ont apporté leur soutien à plusieurs recommandations, mais en ont rejeté de nombreuses autres. Le gouvernement ne s’est pas engagé, par exemple, à ouvrir une enquête indépendante sur la mort de plus de 200 personnes qui auraient été tuées par des « escadrons de la mort » entre 2002 et 2006.

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Torture et autres mauvais traitements

La procédure judiciaire entamée contre trois policiers accusés d’avoir maltraité et torturé trois personnes, dont un adolescent de 15 ans, en octobre 2009 au poste de police de Leonora, n’a pas abouti. L’une des victimes aurait accepté un dédommagement financier et une personne proche d’une autre victime a déclaré que l’affaire avait été « réglée ». Les trois policiers mis en cause n’avaient pas été suspendus de leurs fonctions à la fin de l’année.

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Homicides illégaux

Kelvin Fraser, un adolescent de 16 ans, a été mortellement blessé en juin par des policiers dans la localité de Patentia, région des Îles d’Essequibo-Demerera occidental. Selon les informations recueillies, Kelvin Fraser et trois autres jeunes gens ont pris la fuite lorsque des policiers sont venus enquêter sur des allégations selon lesquelles ils harcelaient des jeunes filles du collège-lycée de Patentia. Un policier a attrapé Kelvin Fraser et lui a tiré dans la poitrine lors de cette tentative d’arrestation. Une enquête a été ouverte, mais n’était pas achevée à la fin de l’année.

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Droits des peuples indigènes

Les membres de la Commission des populations indigènes ont été nommés en septembre. Cette toute nouvelle instance a notamment pour mission la promotion et la protection des droits des populations indigènes. Il lui appartient également de formuler des recommandations sur les politiques en matière d’éducation et d’économie à mettre en œuvre pour servir les intérêts de ces peuples.

Les revendications territoriales des populations indigènes relevaient toujours de la Loi amérindienne de 2006. Les populations indigènes se plaignaient toutefois de l’inadéquation des processus de délimitation des terrains et du fait que le gouvernement pouvait ainsi s’approprier des terres traditionnelles. Elles affirmaient aussi que dans certaines zones, la démarcation avait eu lieu sans que les communautés concernées y aient au préalable consenti, librement et en toute connaissance de cause.

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Violences faites aux femmes et aux filles

Les violences envers les femmes et les jeunes filles demeuraient très répandues. Selon le Fonds de développement des Nations unies pour la femme (UNIFEM), une femme sur quatre au Guyana a subi des violences physiques dans le cadre d’une relation.

L’Assemblée nationale a adopté en avril la Loi relative aux infractions à caractère sexuel. Le texte, qui comprend des dispositions élargissant la définition du viol et faisant du viol conjugal une infraction pénale, a été salué comme un pas important dans la lutte pour l’éradication de la violence sexuelle.

Un groupe de travail instauré pour la mise en œuvre du Plan national pour la prévention des infractions à caractère sexuel s’est réuni pour la première fois en octobre.

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Droits des lesbiennes, des gays, des personnes bisexuelles et des transgenres

Les relations sexuelles entre hommes constituaient toujours une infraction pénale passible de lourdes peines d’emprisonnement. Des lois datant de l’époque coloniale continuaient d’être utilisées à titre discriminatoire contre les personnes transgenres.

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Droit à la santé – VIH/sida

L’opprobre et la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH ou le sida demeuraient un obstacle au bon déroulement des thérapies.

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Peine de mort

Une personne au moins a été condamnée à mort en 2010. Plus de 30 prisonniers étaient sous le coup d’une sentence capitale à la fin de l’année. Aucune exécution n’a eu lieu en 2010 ; la dernière s’est déroulée en 1997.

Une modification du Code pénal abolissant l’imposition obligatoire de la peine de mort pour meurtre a été adoptée en octobre. Le gouvernement a cependant rejeté les demandes visant à l’instauration d’un moratoire sur les exécutions dans l’attente de l’abolition de la peine capitale.

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