Plusieurs personnes ont été tuées dans des conflits fonciers en cours dans la région de l’Aguán. Des expulsions forcées ont laissé sans abri des centaines de familles de petits paysans. L’impunité était toujours la règle pour les militaires et les policiers auteurs de violations des droits humains, y compris celles commises durant le coup d’État de 2009. Les défenseurs des droits humains ont cette année encore fait l’objet de manœuvres d’intimidation.
En janvier, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a exprimé sa profonde inquiétude face aux menaces, aux graves actes de violence et aux homicides auxquels était confrontée la communauté transgenre.
En novembre, 28 Honduriennes dont les enfants, partis pour les États-Unis, avaient disparu au Mexique se sont rendues dans ce pays pour exhorter les autorités à mettre en place un mécanisme de recherche officiel permettant de retrouver leurs enfants et de mieux protéger les dizaines de milliers de migrants originaires d’Amérique centrale qui traversent le Mexique chaque année (voir Mexique).
Top of pageEn avril, le gouvernement a mis en place une Commission vérité et réconciliation afin d’analyser les événements qui se sont déroulés avant et pendant le coup d’État. Dans son rapport, publié en juillet, la Commission a reconnu que les événements de 2009 constituaient effectivement un coup d’État et que de multiples violations des droits humains avaient été commises ; l’armée et la police avaient notamment eu recours à la force d’une manière excessive. À la fin de l’année, personne n’avait été traduit en justice ou amené à rendre des comptes pour ces atteintes aux droits fondamentaux.
En juin, le Honduras a de nouveau été admis au sein de l’OEA ; le pays en avait été suspendu à la suite du coup d’État de 2009.
Les membres de l’appareil judiciaire démis de leurs fonctions à la suite de procédures iniques sous le gouvernement de facto n’avaient pas retrouvé leurs postes à la fin de l’année.
Top of pageDes défenseurs des droits humains ont été menacés et harcelés dans l’exercice de leurs activités.
Un décret sur la contraception émis par le gouvernement de facto en 2009 était toujours en vigueur. Ce décret érigeait en infraction pénale le recours à une contraception d’urgence par les femmes et les filles dont la méthode de contraception avait échoué, ou qui risquaient d’être enceintes à la suite de relations sexuelles contraintes.
Top of pageDu personnel militaire et d’importants effectifs de police ont été déployés dans la région de l’Aguán, où des conflits fonciers opposant des centaines de petits paysans et plusieurs entreprises et propriétaires privés ont donné lieu à des actes de violence.
Des expulsions forcées ont également eu lieu tout au long de l’année dans la région de l’Aguán et peu d’efforts ont été faits pour résoudre le problème. Les accords établis entre le gouvernement et des organisations de petits paysans n’ont pas été mis en œuvre, laissant des milliers de familles sans abri ou exposées en permanence au risque d’expulsion.
De nouvelles allégations ont fait état de violations des droits humains perpétrées par la police.
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