Des personnes qui se montraient critiques à l’égard du Premier ministre ont été harcelées et ont fait l’objet de poursuites. Des travailleurs étrangers ont été exploités et maltraités par leurs employeurs. Des milliers de bidun (Arabes apatrides) résidant au Koweït étaient toujours apatrides, ce qui les privait, entre autres, de leurs droits à la santé et à l’éducation. Trois personnes au moins ont été condamnées à mort ; aucune exécution n’a été signalée.
La situation des droits humains au Koweït a été examinée en mai dans le cadre de l’examen périodique universel des Nations unies. En septembre, le gouvernement a accepté 114 recommandations, y compris celle l’invitant à améliorer les conditions de vie des travailleurs migrants, et il en a rejeté 25 autres, dont une qui préconisait un moratoire sur les exécutions.
Haut de la pageDeux détracteurs du Premier ministre continuaient d’être harcelés et de faire l’objet de poursuites.
Deux ressortissants koweïtiens – Fawzi al Odah et Faiz al Kandari – étaient toujours détenus par les États-Unis à Guantánamo Bay (Cuba) à la fin de l’année. En septembre, une magistrate américaine a rejeté la requête en habeas corpus introduite en faveur de Faiz al Kandari, ce qui l’a placé de fait en détention illimitée.
Le gouvernement a refusé en avril d’accéder à la demande des autorités américaines de confisquer les passeports de Khaled al Mutairi et de Fouad al Rabia, deux anciens détenus de Guantánamo, et de leur imposer d’autres restrictions.
En mai, un tribunal pénal a acquitté huit hommes accusés d’appartenir à une cellule d’Al Qaïda et d’avoir planifié une attaque contre une base américaine au Koweït ; cette décision a été confirmée le 28 octobre par la Cour d’appel. En décembre 2009, un tribunal avait reconnu que ces hommes avaient été maltraités durant leur détention provisoire. Aucune mesure ne semblait avoir été prise contre les responsables de ces agissements.
Haut de la pageLes femmes continuaient d’être victimes de discrimination, dans la législation et dans la pratique. Le gouvernement a toutefois promulgué une nouvelle loi qui permet aux femmes koweïtiennes de recevoir une aide sociale de l’État si leur mari ne la perçoit pas ; cette loi prévoit également un congé de maternité rémunéré pour les fonctionnaires.
En novembre, le gouvernement a annoncé l’adoption d’un plan global pour résoudre les problèmes de la communauté bidun ; il a précisé que beaucoup recevraient la nationalité koweïtienne, mais que plus de la moitié d’entre eux resteraient apatrides. Des milliers de bidun résidant de longue date au Koweït continuaient d’être privés de la nationalité koweïtienne et étaient apatrides. De ce fait, ils n’avaient pas accès à la santé, à l’éducation, à l’emploi ni aux services sociaux dans les mêmes conditions que les citoyens koweïtiens.
Haut de la pageLes travailleurs étrangers n’étaient pas suffisamment protégés, ni dans la législation ni dans la pratique, et ils continuaient d’être exploités et maltraités par leurs employeurs. Selon certaines sources, leur taux de suicide était élevé.
Un nouveau Code du travail qui concernait essentiellement le secteur privé est entré en vigueur le 20 février. Il interdit d’employer des mineurs de moins de 15 ans et prévoit la mise en place d’un organisme officiel chargé de contrôler les modalités de recrutement et les conditions de travail des travailleurs étrangers.
Haut de la pageAu moins deux hommes et une femme ont été condamnés à mort pour meurtre. Une sentence capitale aurait été commuée à l’issue de la procédure d’appel. Aucune exécution n’a été signalée.
En décembre, le Koweït a été l’un des quelques pays qui ont voté contre une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies en faveur d’un moratoire mondial sur les exécutions.
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