Le procès pour trahison de Caprivi est entré dans sa 11e année. Un autre accusé est mort, ce qui portait à 21 le nombre de personnes mises en cause dans cette affaire qui étaient décédées en détention. Le gouvernement et le parti au pouvoir, l’Organisation du peuple Sud-Ouest africain (SWAPO), ont pris pour cible des défenseurs des droits humains, des journalistes et des organisations de la société civile qui étaient critiques à leur égard.
Des partis politiques d’opposition ont déposé une requête auprès de la Haute Cour afin qu’elle invalide les résultats des élections législatives de novembre 2009.
Haut de la pageLe procès pour haute trahison de Caprivi s’est poursuivi. Il s’agissait du procès pénal le plus important et le plus long de l’histoire de la Namibie. Les personnes mises en cause étaient accusées de participation à des attaques lancées en 1999 dans le couloir de Caprivi par l’Armée de libération de Caprivi. Lorsque le procès s’est ouvert en octobre 2003, 132 personnes devaient être jugées. À la fin 2010, 21 d’entre elles étaient mortes en détention – dont Ritual Mukungu Matengu, décédé le 28 mai 2010.
Saviour Ndala Tutalife, Postrick Mwinga et Britian Simisho Lielezo, trois accusés qui avaient déposé des demandes d’indemnisation pour torture auprès des ministres de l’Intérieur et de la Défense, ont vu leur requête rejetée par la Haute Cour. L’arrêt a été rendu en janvier pour Britian Simisho Lielezo et en juillet pour Saviour Ndala Tutalife et Postrick Mwinga.
Haut de la pageDes médias et des journalistes critiques envers le gouvernement et des membres de la SWAPO, le parti au pouvoir, ont été pris pour cible par les autorités et leurs sympathisants. Des défenseurs des droits humains et des organisations dénonçant les agissements du gouvernement ont également été visés. Ce dernier a maintenu l’interdiction faite en 2000 aux services gouvernementaux de placer des encarts publicitaires dans The Namibian, un journal indépendant considéré comme hostile au gouvernement et à la SWAPO.
Des viols, des tentatives de viol et des meurtres de femmes ont été signalés tout au long de l’année.
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