Les défenseurs des droits humains et les personnes qui critiquaient le gouvernement continuaient d’être sanctionnés pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression. Les autorités exerçaient toujours un contrôle étroit sur les médias, en utilisant des lois sur la censure restrictives et des actions en justice contre la presse. Elles continuaient aussi de recourir à la détention arbitraire, à la peine de bastonnade et à la peine de mort.
Chee Soon Juan, chef de file d’un parti d’opposition, était toujours en situation de faillite après les poursuites pour diffamation engagées contre lui par d’anciens ministres et par d’autres encore en exercice. Il lui était en conséquence interdit de quitter l’archipel et de briguer des fonctions publiques. Chee Soon Juan et ses collaborateurs étaient passibles d’amendes et de peines d’emprisonnement pour avoir pris la parole en public sans autorisation et pour avoir organisé des réunions illégales. À la fin de l’année, il n’avait pas encore été statué sur les appels interjetés de ces déclarations de culpabilité, et les accusés demeuraient en liberté sous caution.
Un certain nombre de militants islamistes présumés étaient toujours détenus au titre de la Loi relative à la sécurité intérieure, qui permettait le maintien en détention sans jugement.
Une nouvelle arrestation a semble-t-il été opérée aux termes de ces dispositions. Sept personnes, dont une au moins était détenue depuis neuf années, ont été remises en liberté.
Haut de la pageHuit personnes au moins ont été condamnées à mort. Aucune information officielle n’était disponible sur les exécutions.
La peine de bastonnade était appliquée pour une trentaine d’infractions, notamment pour le vandalisme et pour des violations de la législation relative à l’immigration.
Le rapporteur spécial des Nations unies sur le racisme s’est rendu à Singapour en avril. Dans ses recommandations, il a notamment insisté sur la nécessité de prendre des mesures afin de protéger les travailleurs migrants et de mettre en place un cadre légal et institutionnel pour combattre le racisme. Le rapporteur a également déclaré qu’il était temps que les Singapouriens soient autorisés à exprimer leurs opinions sur les questions ethniques et à travailler de concert pour trouver des solutions.
Haut de la pagePour la première fois, plusieurs anciens prisonniers d’opinion se sont publiquement exprimés au sujet de ce qu’ils avaient vécu. Teo Soh Lung a ainsi publié un livre relatant les deux périodes de détention qu’elle avait subies au titre de la Loi relative à la sécurité intérieure, en 1987 puis en 1990.
Haut de la page
Aucun document disponible
Aucune information disponible sur des visites