Slovénie - Amnesty International Rapport 2010

La situation des droits humains : RÉPUBLIQUE DE SLOVÉNIE

Amnesty International  Rapport 2013


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Slovénie est maintenant en ligne

Chef de l’État
Danilo Türk
Chef du gouvernement
Borut Pahor
Peine de mort
abolie
Population
2 millions
Espérance de vie
78,2 ans
Mortalité des moins de cinq ans (M/F)
5 / 4 ‰
Taux d’alphabétisation des adultes
99,7 %

Les droits des « effacés », ces milliers de personnes rayées en toute illégalité des registres de la population slovène en 1992, n’avaient toujours pas été rétablis. En dépit de quelques mesures prises par le gouvernement, les personnes d’origine rom restaient victimes de discriminations, notamment en matière d’accès au logement et à l’enseignement.

Discriminations

Les « effacés »

Les autorités ne garantissaient toujours pas les droits de certains habitants du pays, originaires d’autres républiques de l’ex-Yougoslavie et radiés illégalement du registre slovène des résidents permanents en 1992. Cette situation se traduisait par des violations des droits économiques et sociaux des personnes concernées, dont certaines ont même été expulsées de Slovénie.

En novembre, le gouvernement a soumis au Parlement un projet de loi visant à rétablir le statut antérieur des « effacés », avec effet rétroactif. Ce texte n’avait toutefois pas été adopté à la fin de l’année.

Les pouvoirs publics n’ont fait part d’aucune autre initiative destinée à assurer aux « effacés » des réparations pour les violations des droits fondamentaux subies (rétablissement de l’ensemble des droits économiques, sociaux et culturels, indemnisation, voire excuses officielles).

Les débats parlementaires et publics sur la question des « effacés » ont été pollués tout au long de l’année par les déclarations xénophobes de plusieurs élus.

Les Roms

Malgré quelques mesures prises par le gouvernement pour améliorer le sort de la communauté rom, cette dernière faisait toujours l’objet de discriminations.

La scolarisation des enfants roms dans les écoles maternelles était extrêmement faible, ce qui constituait pour eux un handicap par rapport aux autres enfants, lorsqu’ils arrivaient dans le primaire. Le gouvernement a annoncé en décembre une initiative visant à permettre à davantage de petits Roms d’aller à la maternelle. Quelques avancées ont été enregistrées dans le domaine de la lutte contre les conséquences de la ségrégation dont ont souffert par le passé les élèves roms. Après des années de mobilisation des organisations de défense des droits humains en général, et des droits des Roms en particulier, les autorités ont lancé en septembre une enquête externe et indépendante sur les Roms et l’enseignement. Cette enquête ne portait cependant pas sur le modèle dit « de Bršljin », dont l’application avait débouché sur une ségrégation de fait des élèves roms.

De nombreux Roms ne disposaient pas d’un logement décent. Beaucoup n’avaient aucune sécurité d’occupation et vivaient sans eau, sans électricité et sans installations sanitaires. Les Roms étaient souvent cantonnés dans des secteurs ou sur des terrains isolés et coupés du reste de la société. Lors de certaines opérations d’expulsion planifiées, les membres de la communauté rom n’avaient été ni informés ni consultés comme ils auraient dû l’être.

En novembre, un projet de programme national pour les Roms a été soumis à l’attention de l’opinion publique et présenté à des ONG dans le cadre d’une consultation. Ce programme énonçait un certain nombre de mesures destinées à améliorer la situation de la communauté rom pendant la période allant de 2010 à 2015. Il couvrait plusieurs domaines sociaux, dans lesquels les Roms sont confrontés à des discriminations (logement, enseignement, emploi et accès aux soins, notamment).

Documents d’Amnesty International