Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées par des policiers, certaines dans des circonstances indiquant qu’il s’agissait peut-être d’homicides illégaux. Au moins 40 personnes étaient sous le coup d’une condamnation à mort ; aucune exécution n’a eu lieu.
En avril, peu de temps avant un vote de défiance à l’égard de son gouvernement et dans un climat d’allégations de corruption, le Premier ministre Patrick Manning a annoncé l’organisation d’élections législatives, 30 mois avant la date prévue. Une coalition de cinq partis, le Partenariat du peuple, a remporté ce scrutin grâce à un programme électoral reposant sur la lutte contre la délinquance, l’accroissement de la transparence, l’éradication de la pauvreté et la promotion de la justice sociale. La nouvelle Première ministre, Kamla Persad-Bissessar, a pris l’engagement de reprendre la consultation de la population au sujet de la réforme constitutionnelle. La situation en matière de sécurité publique restait une priorité politique essentielle, avec 472 homicides recensés par la police.
Haut de la pagePlusieurs dizaines de personnes ont été tuées par la police. Dans certains cas, les témoignages contredisaient la version des policiers selon laquelle ils avaient tiré en état de légitime défense.
Selon les statistiques policières, 482 cas de viol, d’inceste et d’autres crimes sexuels ont été signalés entre janvier et septembre 2010 ; ce chiffre était de 491 pour la même période de 2009. Néanmoins, des organisations de défense des droits des femmes estimaient que les actes de ce type étaient loin d’être tous signalés, car les policiers n’étaient pas suffisamment formés pour traiter les affaires de violence à l’égard des femmes. L’accès à la justice pour les victimes d’agression sexuelle n’était pas satisfaisant. Les taux de condamnation étaient faibles pour ces crimes. Une politique nationale élaborée en 2009 et portant sur les questions de genre et le développement, qui proposait un certain nombre de mesures de prévention et de lutte contre la violence liée au genre, n’avait toujours pas été adoptée à la fin de l’année 2010.
Haut de la pageAu moins 40 personnes étaient sous le coup d’une condamnation à mort ; aucune exécution n’a eu lieu.
Certains ministres du nouveau gouvernement se sont déclarés favorables à la reprise des pendaisons, estimant qu’elles avaient un effet dissuasif contre la criminalité. La nouvelle Première ministre a déclaré que l’exécution par pendaison était « la loi du pays » et que son gouvernement « respect[erait] l’état de droit et appliqu[erait] la législation de Trinité-et-Tobago ». Cependant, elle a également fait savoir que le nouveau gouvernement envisageait de proposer une modification législative afin de mettre fin à l’application obligatoire de la peine capitale pour les meurtres.
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