20 juillet 2010
Halte au règne de la peur en Gambie

En Gambie c'est la peur qui règne en maître, pas la liberté. Le 22 juillet, des personnes du monde entier vont agir ensemble pour demander au gouvernement de la Gambie de veiller au respect des libertés et des droits fondamentaux de la population gambienne.

Cette journée d'action coïncide avec un jour férié en Gambie, la « Journée de la liberté », célébrée depuis l'arrivée au pouvoir du président Yahya Jammeh en 1994. La liberté n'existe pourtant pas en Gambie. En revanche, le bilan du pays en termes de violations des droits humains est extrêmement lourd.

Des atteintes aux droits humains sont commises par l'Agence nationale de renseignement, l'armée et la police, à l'encontre des opposants réels et présumés du gouvernement, et ce de manière courante. Lorsque des personnes sont détenues par le gouvernement, elles sont susceptibles de subir de nombreuses violations des droits humains, notamment la détention illégale, la torture, les procès iniques, les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires.

L'an dernier, le président Jammeh a menacé de tuer quiconque souhaitait déstabiliser le pays. Il a expressément menacé les défenseurs des droits humains et les personnes travaillant avec eux, en insistant sur le fait que le gouvernement de la Gambie ne garantirait pas leur sécurité.

Le 22 juillet, des militants et des membres du public prendront part à des manifestations, des actions de pression et des conférences de presse dans 14 pays et 19 villes.

Soyez l'une de ces personnes, agissez pour :

1.  engager la Gambie à mettre un terme aux violations des droits humains et à respecter les obligations qui lui incombent en vertu de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples à l'égard du droit à la liberté, du droit de ne pas être soumis à la torture, du droit à des procès équitables et de la liberté d'expression et d'association ;
2. obtenir que médecins, avocats et parents de détenus soient autorisés à se rendre dans les prisons et les autres lieux de détention ;
3. encourager la Gambie à en finir avec la détention au secret et les disparitions forcées, et obtenir que les membres des services de sécurité qui auraient été impliqués dans ces pratiques soient traduits en justice et jugés au cours de procès équitables ;
4. faire cesser les manœuvres de harcèlement visant les journalistes et les organes de presse.

Joignez-vous à l'action, signez la pétition d'Amnesty International, qui exhorte le gouvernement de la Gambie à Mettre un terme au règne de la peur et à Inaugurer le respect de l'état de droit. Si vous ne souhaitez pas que votre nom complet apparaisse, signez de votre prénom et de l'initiale de votre nom de famille, par exemple : Ndey Ceassay devient Ndey C.

Merci de faire circuler cette information auprès de vos amis et de vos proches, ainsi que de vos réseaux.

Photo : Personnes manifestant devant le siège de la représentation gambienne à Londres en juillet 2009, en signe de protestation contre l'absence de liberté dont pâtit la population gambienne © Amnesty International

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