Nations unies

Avec 192 pays membres, l’Organisation des Nations unies (ONU) forme la plus grande et la plus importante des organisations internationales, mais aussi la seule à être universelle.

La protection des droits humains a constitué l’un des trois piliers des Nations unies depuis leur création, avec la paix et la sécurité, et le développement économique et social.

Depuis l’adoption, en 1948, de la Déclaration universelle des droits de l’homme, l’un des documents clés de cette organisation, les Nations unies ont élaboré un large éventail de normes relatives aux droits humains.

L’ONU a également mis en place un ensemble de mécanismes pour promouvoir et protéger ces droits, et aider les gouvernements à respecter leurs obligations en la matière.

La vision d’Amnesty International est celle d’un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Dans cette optique, Amnesty International a travaillé plusieurs années aux côtés des Nations unies, et contribué à d’importants progrès en matière de protection des droits humains, notamment:

  • l’adoption de la Convention contre la torture;
  • la mise en place du Haut-Commissariat aux droits de l'homme;
  • la création du Conseil des droits de l'homme.

Afin de réaliser ses objectifs, Amnesty International travaille avec différentes composantes du système des Nations unies:

Le Conseil des droits de l'homme, qui a été créé par l’Assemblée générale en 2006, est le principal organe des Nations unies pour les droits humains. Il est composé de 47 États membres élus, qui doivent observer les normes les plus strictes en matière de promotion et de défense de ces droits. Le Conseil se réunit tout au long de l’année. Il peut travailler sur des problèmes de droits humains liés à des pays ou à des thèmes spécifiques, et émettre des recommandations à l'intention des États. Par le biais du mécanisme d’examen périodique universel, le Conseil analyse comment chaque État membre des Nations unies respecte ses obligations en matière de droits humains.

Conseil des droits de l'homme : élections 2008

L’Assemblée générale est la principale instance délibérante des Nations unies. Les 192 États membres y sont représentés, et chacun dispose d’une seule voix. Elle se réunit une fois par an, pour une durée de trois mois, afin de se pencher sur un grand nombre de questions: situation des droits humains dans divers pays, violence contre les femmes, torture et mauvais traitements, entre autres. L’Assemblée générale adopte quelque 300 résolutions par an. Bien qu’elles ne soient pas contraignantes pour les gouvernements, les résolutions représentent l’autorité morale de la communauté mondiale. Amnesty International fait campagne pour l’adoption et l’application rapide et intégrale de résolutions fortes et progressistes sur des problèmes fondamentaux de droits humains.

Le Conseil de sécurité est l’organe le plus puissant des Nations unies. Il a pour responsabilité principale le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Lui seul peut autoriser l’usage de la force, y compris dans les opérations de maintien de la paix. Il compte 15 membres, dont cinq permanents (la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis). Les membres non permanents sont élus par l’Assemblée générale. Certaines décisions du Conseil de sécurité sont contraignantes pour tous les États membres. Amnesty International fait campagne pour que les droits humains soient une composante essentielle du travail du Conseil de sécurité. Elle effectue un suivi des actions de ce dernier dans des pays et régions comme le Tchad, la République démocratique du Congo, le Kosovo et le Soudan, ou sur des questions thématiques comme le contre-terrorisme, les femmes, la paix et la sécurité.

Les organes de suivi des traités sont des comités d’experts indépendants chargés d’observer comment les États respectent les traités internationaux des droits humains auxquels ils sont parties. À l’heure actuelle, il existe huit comités, dont le Comité des droits de l’homme et le Comité des droits économiques, sociaux et culturels. Les gouvernements doivent soumettre des rapports périodiques aux organes de suivi des traités, qui émettent ensuite des recommandations destinées à aider les États parties à mieux appliquer les traités concernés. Certains de ces comités peuvent aussi se pencher sur des affaires individuelles et mener des enquêtes confidentielles. Amnesty International prépare des rapports sur les pays et assiste régulièrement aux sessions des comités.

Les procédures spéciales sont des experts indépendants mandatés par le Conseil des droits de l'homme. Ces experts suivent la situation de certains pays ou travaillent sur des questions spécifiques. Ils sont actuellement une quarantaine, dont les rapporteurs spéciaux sur la violence contre les femmes, sur le droit à la nourriture, sur le Soudan, ainsi que le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires. Les procédures spéciales agissent de différentes manières: elles peuvent transmettre des communications et des appels urgents concernant des violations présumées des droits humains aux gouvernements; elles entreprennent des études sur des questions essentielles de droits humains, et mènent également des missions dans les pays afin de recueillir des données. Amnesty International s’appuie sur son travail de recherche, y compris sur les cas individuels, pour soumettre régulièrement aux procédures spéciales des informations relevant de leur mandat.

Le Secrétariat des Nations unies représente la fonction publique de l’ONU. Il est dirigé par le secrétaire général (actuellement Ban Ki-moon) et son bureau principal est à New York. Le programme des droits humains des Nations unies est dirigé par la haut-commissaire aux droits de l'homme (actuellement Louise Arbour), dont le bureau se trouve à Genève.

Que fait Amnesty International auprès des Nations unies?

  • Amnesty International fait régulièrement campagne sur des pays et des questions spécifiques. Elle organise également un travail de pression sur les gouvernements, dans les capitales et dans les missions permanentes à Genève, à New York et à Bruxelles, afin que ses préoccupations relatives aux droits humains soient reflétées dans le travail des principaux organes des Nations unies (Assemblée générale, Conseil de sécurité, Conseil des droits de l'homme, etc.) et qu'une action effective soit menée sur des problèmes urgents de droits humains. 
  • Amnesty International soumet régulièrement des informations et des synthèses (sur des pays ou des thèmes donnés) aux procédures spéciales, aux organes de suivi des traités et au Conseil des droits de l'homme. 
  • Amnesty International fait campagne pour la ratification universelle et la mise en œuvre effective des normes et traités internationaux relatifs aux droits humains, mais aussi pour l’élaboration de nouveaux textes en la matière. 
  • Amnesty International milite également pour une réforme institutionnelle de l’ONU, afin de renforcer l'action de cette dernière en matière de promotion et de protection des droits humains (réforme des organes de suivi des traités et des procédures spéciales, mise en place des institutions du Conseil des droits de l'homme et d’une agence sur les droits des femmes plus vigoureuse).
  • Le travail d’Amnesty International aux Nations unies est mené par les membres de l’organisation dans plus de 35 pays, ainsi que par ses représentants auprès des Nations unies à New York et à Genève.