En mai, Israël a mené une offensive de cinq jours dans la bande de Gaza, territoire occupé et sous blocus, tuant 11 civil·e·s palestiniens. À la suite d’une attaque lancée par le Hamas le 7 octobre, au cours de laquelle au moins 1 000 personnes ont été tuées, dont 36 enfants, et quelque 245 personnes ont été prises en otage ou faites prisonnières, Israël a répliqué par d’intenses opérations militaires qui ont fait 21 600 morts parmi la population palestinienne de Gaza, dont un tiers d’enfants, et détruit 60 % des habitations de ce territoire. Israël a durci en octobre le blocus imposé à Gaza depuis 16 ans, interrompant tous les approvisionnements, y compris en nourriture, en eau, en électricité, en combustibles et en médicaments, ce qui n’a fait qu’aggraver la catastrophe humanitaire. Après le 7 octobre, les autorités israéliennes ont accru les restrictions du droit de circuler librement dans toute la Cisjordanie occupée. Elles ont aussi renforcé le système d’apartheid qui opprimait les Palestinien·ne·s en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, en appliquant des lois et des politiques de ségrégation, de privation et de déplacement forcé. Rien qu’à Gaza, 1,9 million de Palestiniennes et Palestiniens ont été déplacés de force à cause des offensives israéliennes, sur une population de 2,2 millions de personnes. Les actes de violence commis par des colons, avec la caution de l’État, se sont multipliés. Dans le Néguev/Naqab (sud d’Israël), les forces israéliennes ont continué à démolir des habitations et même des villages entiers de Bédouin·e·s. L’un de ces villages a ainsi été détruit pour la 222e fois. En Cisjordanie, les opérations de maintien de l’ordre israéliennes ont été les plus meurtrières depuis 2005, avec notamment 110 enfants palestiniens parmi les victimes. Le nombre de Palestinien·ne·s détenus sans inculpation ni jugement a atteint un niveau record. Sur le territoire israélien, la police a parfois eu recours à une force excessive et à des arrestations arbitraires lors de manifestations antigouvernementales et a interdit les manifestations contre la guerre dans les communautés palestiniennes. Les personnes LGBTI étaient toujours en butte à des discriminations, en droit comme dans la pratique.
Lire la suiteLa législation prévoit la peine de mort uniquement pour des crimes exceptionnels, tels que ceux commis en temps de guerre
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